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Qui détient les medias en France ?

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«Aujourd’hui ce sont les milliardaires qui vous informent» Peut-il encore exister des journaux indépendants des pouvoirs financiers ?

«Aujourd’hui ce sont les milliardaires qui vous informent»

Ce n’est pas qu’une question de moyens, c’est avant tout une question politique. Aujourd’hui, des titres comme l’Humanité, la Croix, le Monde diplomatique, Politis, ou encore la Marseillaise (…), indépendants des entreprises du CAC 40, doivent démultiplier des trésors d’imagination pour vivre. Paradoxe, les quotidiens qui perçoivent le plus d’aides à la presse sont aussi ceux qui sont adossés aux milliardaires de ce pays.

Pouvoir politique, pouvoir de l’argent : la liberté d’informer menacée ? Médias : pourquoi 10 milliardaires contrôlent notre information ? - Blabla #07 - Osons Causer. Presse subventionnée - Les 20 journaux les plus aidés par l'Etat. Les montants des subventions versées aux journaux de la presse écrite ont été publiés par le ministère de la Culture fin 2016.

Presse subventionnée - Les 20 journaux les plus aidés par l'Etat

Voici le classement des aides versées en 2015, dont l'ordre est défini en fonction du montant total de l'aide. Les montants indiqués sont en euros. Médias français : qui possède quoi, par Marie Beyer & Jérémie Fabre (Le Monde diplomatique, juillet 2016) Cette infographie sur les médias français réalisée avec l’association Action-Critique-Médias (Acrimed) est une refonte de la carte du Parti de la presse et de l’argent (PPA) conçue pour Le Plan B en 2007 et mise à jour à l’occasion de la sortie du documentaire Les Nouveau Chiens de garde en 2012.

Médias français : qui possède quoi, par Marie Beyer & Jérémie Fabre (Le Monde diplomatique, juillet 2016)

Voir aussi « Le pouvoir médiatique en France »,une adaptation de cette infographie sous forme d’affiche, imprimée avec l’édition de décembre 2016. Plutôt que l’exhaustivité, nous avons fait le choix de la lisibilité, en simplifiant l’information. Ainsi, seuls les principaux propriétaires des médias sont indiqués ici, plutôt que la multitude de petits actionnaires qui cohabitent souvent avec eux (1).

Enfin, les groupes indépendants des puissances d’argent (Société nouvelle du journal L’Humanité, SAS Le Canard enchaîné etc.) ainsi que la presse dite alternative ne sont pas représentés (3). "Le Figaro", "Libé", "l'Obs"... qui possède la presse française ? - 16 octobre 2015. Si François Régis Hutin, fils du fondateur de "Ouest-France" Paul Hutin-Desgrées, est le président du directoire du quotidien régional "Ouest-France", il n’en est plus, officiellement, le propriétaire.

"Le Figaro", "Libé", "l'Obs"... qui possède la presse française ? - 16 octobre 2015

"Ouest-France" (le quotidien le plus lu en France) appartient en effet au groupe Sipa – Ouest France, lui-même propriété de… l'Association pour le soutien des principes de la démocratie humaniste ! Une association de type loi de 1901, fondée en avril 1990,voulue par François Régis Hutin, pour mettre son journal à l'abri d'un rachat : "Cette association est la gardienne du temple.

Les clés des médias: le pluralisme des médias. La presse quotidienne régionale, un secteur en crise ? - La Croix. Si les quotidiens locaux se portent légèrement mieux que la presse nationale, le secteur cache d’importantes disparités entre les titres.

La presse quotidienne régionale, un secteur en crise ? - La Croix

Reflet de la diversité des territoires français, la presse quotidienne régionale (PQR) a connu des regroupements comparables à ceux des communes et plus récemment des régions. De 150 titres après la Seconde Guerre mondiale, on n’en compte plus qu’une soixantaine actuellement. Des concentrations au sein de grands groupes.

Groupe EBRA

Allociné : la rédaction en chef reconnait à demi-mot favoriser certains films. Allociné, ou les fautes à moitié avouées.

Allociné : la rédaction en chef reconnait à demi-mot favoriser certains films

Suite à l’enquête de L’Obs sur le "malaise" des salariés du site Allociné depuis son rachat en 2013 par Webedia, les rédacteurs en chef du site, Yoann Sardet et Vincent Garnier, ont choisi de prendre la parole, mais "en interne". Dans un long mail envoyé à tous les salariés du groupe Webedia, qu'@si a pu consulter, ils expliquent ainsi vouloir répondre "sur les points qui [les] touchent directement, à savoir le contenu du site et sa ligne éditoriale". Comme le notait @si, L’Obs portait deux principales accusations sur la ligne éditoriale du site. La première concernait un élargissement du panel des médias pris en compte pour la revue de presse, pour y intégrer des publications comme Voici ou Public, "peu réputés pour avoir la dent dure".

"Nous a-t-on demandé d’être vigilants sur «Aladin» ? A Canal+, Vincent Bolloré censure un documentaire sur le Crédit Mutuel. Dassault et les 53 millions : service minimum au Figaro. Quelques lignes sur le web, pas mieux dans le papier.

Dassault et les 53 millions : service minimum au Figaro

Le Figaro a fait le service minimum après le nouveau rebondissement dans l'affaire dite des "achats de votes" présumés de Serge Dassault (propriétaire du Figaro) dans les cadre des élections municipales de 2008 à 2012 à Corbeil (Essonne). Selon Libération et France inter, le comptable suisse de Serge Dassault, un certain Gérard Limat, a indiqué aux juges d'instruction, lors de sa garde à vue en octobre 2014, qu'il avait remis près de 53 millions d'euros en liquide à Dassault, entre 1995 et 2012. Des fonds transférés depuis la Suisse. "Sur la seule période 2008-2012, qui englobe les trois élections visées par l’enquête, Gérard Limat a livré 7,45 millions d’euros en cash à Dassault.

Nicolas de Tavernost ne veut pas que M6 étrille les annonceurs de la chaîne. Le patron de M6 était l'invité dimanche de l'émission "Le Supplément", sur Canal+.

Nicolas de Tavernost ne veut pas que M6 étrille les annonceurs de la chaîne

Voilà les journalistes de M6 prévenus. Invité du "Supplément" de Canal+ dimanche, Nicolas de Tavernost, patron de la chaîne, a expliqué ne pas souhaiter que les reportages de sa chaîne étrillent ses "clients", à savoir les annonceurs. "Nous n'avons plus de pression politique, ça c'est terminé mais nous avons la pression de nos clients. Je ne peux pas supporter qu'on dise du mal de nos clients, a-t-il expliqué. Souvent il y a des discussions, nous vivons de nos clients".

Censure : un exemple EBRA

Médias : les petits coups de ciseaux de Bernard Arnault - 6 mars 2010. Bernard Arnault à la présentation des résultats de LVMH en 2006 (Benoît Tessier/Reuters).

Médias : les petits coups de ciseaux de Bernard Arnault - 6 mars 2010

L’interview de Bernard Arnault sur RTL, « ça nous a fait hurler ! », relate une journaliste de La Tribune. Même s’il décroche rarement lui-même son téléphone, ses collaborateurs n’hésitent pas à faire pression sur des journalistes ou à sucrer des budgets publicitaires. Voire à caviarder ou trapper des articles, comme c’est arrivé plusieurs fois à La Tribune. Le patron de LVMH a pourtant affirmé jeudi matin sur RTL que pendant les quinze années où il a possédé le titre, les journalistes du quotidien « ont été parfaitement libres » vis-à-vis des pouvoirs économiques et politiques :

“Laisse tomber, McDo c'est des copains !”