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Marche des beurs

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Vingt ans après, constat amer des organisateurs de la "marche de. Par Mié KOHIYAMA Décembre 1983 : sur le perron de l’Elysée. Toumi Djaidja, 20 ans, annonce triomphalement : "il y a déjà un pas vers l’égalité". Ce jeune beur de Vénissieux, (banlieue est de Lyon) vient d’être reçu par François Mitterrand, à l’issue d’une "marche pour l’égalité et contre le racisme", qui a réuni des milliers de jeunes des banlieues françaises. Le Président François Mitterrand leur a notamment octroyé la généralisation de la carte unique de séjour et de travail valable dix ans, en leur indiquant que le droit de vote pour les étrangers était toujours "une des ses préoccupations".

Avril 2002 : lendemain d’élection amer dans les locaux de Divercité, un collectif d’une vingtaine d’associations présentes dans les banlieues lyonnaises. "L’espoir de 1981 a été déçu. "Bien sûr il n’y a pas photo, on appelle à barrer la route au FN et on va voter Chirac", ajoute-t-il. "Ce sera un vote pour la démocratie et non pour la république. Rédigé par M. Mezze. Marche des beurs. La “Marche des Beurs” ? Connais pas ! - Le fil idées - Télérama. Marseille : 25 ans après la "Marche des beurs", des jeunes repre. La Marche des Beurs, 25 ans après. Quels sens peut avoir la commémoration de la Marche « pour l’égalité et contre le racisme », plus connue sous le nom – attribué par les médias – de Marche des Beurs ?

Cet événement appartient-il vraiment à une autre époque ou sommes-nous encore dans le même cycle politique et social, où les revendications de la Marche de 1983 n’ont toujours pas été satisfaites ? Force est, en tout cas, de constater que le schéma, ­désormais tristement classique, de la mort d’un jeune issu de l’immigration, où est impliquée la police, entraînant l’embrasement de sa cité se répète régulièrement depuis plusieurs décennies.

Déjà en 1996, dans un ouvrage de référence, Violences urbaines (Hachette), les sociologues Christian Bachman et Nicole Le Guennec avaient recensé les révoltes dans les banlieues françaises et mis en lumière ce mécanisme bien rôdé. Départ de la Marche à Marseille, le 15 ? Octobre 1983. Ciot/AFP [1] Histoire politique des immigrations (post)-coloniales. . [3] Les Guerres de mémoires. Histoire de la Marche des Beurs. Partager cet article. 1.bp. Marche.jpg. Vingt ans après la Marche des beurs. Deux gamins dévorent des yeux les piles de gâteaux qui emplissent la vitrine d'une pâtisserie orientale. La pizzeria halal ouvre enfin ses portes. Les groupes de jeunes adultes, scotchés depuis des heures au pied des immeubles, se dispersent.

Il est 17 h 20 et le jour décline rapidement. C'est le moment du ftour, l'heure où les musulmans se retrouvent en famille pour rompre le jeûne du ramadan. A Vénissieux, dans la banlieue lyonnaise, la cité des Minguettes est plus qu'une ville dans la ville. Il y a vingt ans, pourtant, les Minguettes furent à l'origine d'un formidable espoir de fusion black-blanc-beur.

Vingt ans après, les jeunes des Minguettes affirment que le pays est passé d'un racisme antiarabe à un racisme antimusulman. Pour des jeunes en quête d'identité ou en rupture sociale, il est tentant de se revaloriser ou de se venger de la société en se tournant vers la religion.