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En quête de règles internationales, par Alexandre Magnan, Teresa Ribera & Julien Rochette (Le Monde diplomatique, novembre 2015) Les êtres humains ont une grande responsabilité vis-à-vis de la planète bleue.

En quête de règles internationales, par Alexandre Magnan, Teresa Ribera & Julien Rochette (Le Monde diplomatique, novembre 2015)

Ils doivent prendre conscience des changements qui s’y opèrent et des actions à mettre en œuvre pour limiter tant les causes que les effets du bouleversement des équilibres océaniques : surexploitation des ressources de pêche, pollution provenant des activités terrestres (agriculture, industrie, etc.), destruction des écosystèmes (défrichement des mangroves, creusement des récifs coralliens, marées noires), impact du réchauffement climatique… De plus en plus de voix s’élèvent pour dire combien l’océan, des zones côtières à la haute mer, est important pour la survie de l’humanité. D’abord parce que les pays en développement comme les pays développés doivent à tout prix préserver l’océan nourricier. Des solutions basées sur la nature Une meilleure anticipation. Premiers pas vers une « économie bleue », par Dan Laffoley (Le Monde diplomatique, novembre 2015)

Face à la dégradation de l’écosystème des océans, qui recouvrent plus de 70 % de la surface de la planète, les aires marines protégées (AMP) représentent l’un des meilleurs outils d’équilibre et de résilience.

Premiers pas vers une « économie bleue », par Dan Laffoley (Le Monde diplomatique, novembre 2015)

Une AMP est une zone où s’appliquent un ensemble de mesures destinées à protéger, gérer et rétablir la santé des espaces maritimes. En d’autres termes, il s’agit de préserver la qualité et la diversité des écosystèmes, des habitats et des espèces, leurs fonctions essentielles, ou tout simplement la beauté du monde marin. La bataille gagnée des Rapa Nui à l’île de Pâques, par Sébastien Deslandes (Le Monde diplomatique, novembre 2015) Dans le petit port de pêche de Hanga Piko, sur l’île de Pâques, les légères embarcations de pêche colorées vont et viennent, ballottées par le reflux du Pacifique.

La bataille gagnée des Rapa Nui à l’île de Pâques, par Sébastien Deslandes (Le Monde diplomatique, novembre 2015)

Les pêcheurs saluent un départ, quelques-uns accueillent la récolte d’une nuit — thons ou barracudas, parfois langoustes — sous le regard séduit des touristes. Une femme fixe de ses grands yeux noirs cette parade pour elle habituelle. Mme Sara Roé préside l’association des pêcheurs de Hanga Piko, la plus importante de l’île, forte de soixante membres. « Le problème de la pêche illégale est ancien. Cinq mille aires marines protégées dans le monde, par Ferdinand Moeck (Le Monde diplomatique, novembre 2015) Selon la Convention sur la diversité biologique (CDB), adoptée en 1992 lors du Sommet de la Terre à Rio de Janeiro et signée par 168 Etats, une aire marine protégée (AMP) est une « zone située à l’intérieur ou à proximité du milieu marin, avec ses eaux sous-jacentes, la faune et la flore associées, et les éléments historiques et culturels qui s’y trouvent, qui a été mise en réserve par une loi ou d’autres dispositions utiles, y compris la coutume, dans le but d’accorder à la diversité biologique marine ou côtière un degré de protection plus élevé que celui dont bénéficie le milieu environnant (1) ».

Cinq mille aires marines protégées dans le monde, par Ferdinand Moeck (Le Monde diplomatique, novembre 2015)

Face aux événements climatiques extrêmes et aux conséquences de l’exploitation des ressources naturelles par l’homme, la création des AMP vise donc à limiter celle-ci (pour le poisson, le pétrole ou le gaz) afin de préserver « l’utilisation durable [des] éléments [de la biodiversité] et le partage juste et équitable des avantages découlant de l’exploitation des ressources génétiques ». Acteurs et victimes du réchauffement de la planète, par Jean-Pierre Gattuso & Alexandre Magnan (Le Monde diplomatique, novembre 2015) La masse d’eau qui recouvre plus des deux tiers de la planète fonctionne comme un « intégrateur du climat » et limite l’ampleur du changement climatique pour deux raisons essentielles.

Acteurs et victimes du réchauffement de la planète, par Jean-Pierre Gattuso & Alexandre Magnan (Le Monde diplomatique, novembre 2015)

D’une part, elle absorbe la presque totalité de la chaleur qui s’accumule dans l’atmosphère : les océans ont ainsi emmagasiné 93 % de l’excès de chaleur lié à l’augmentation de l’effet de serre (1), au prix de leur propre réchauffement et de la montée du niveau des mers, principalement par dilatation et fonte de la calotte glaciaire du Groenland. D’autre part, elle capture une portion importante (28 % depuis 1750) des émissions de gaz carbonique (CO2) dues aux activités humaines, au prix cette fois d’une augmentation de l’acidité de l’eau de mer (voir graphique page IV).

Une fonction régulatrice. Geographie des mers et oceans. Document 3 : Les ports japonnais, extrait de la conférence d'Yves BOQUET, Les grands ports d’Asie orientale, saint Dié, octobre 2009.

geographie des mers et oceans

La Mégalopolis japonaise est la plus ancienne des façades maritimes asiatiques. Ce « Japon de l'endroit » qui s’allonge sur près de 1000 kilomètres forme un ensemble d’aires métropolitaines très vastes, organisées autour de villes portuaires et industrielles : Chiba, Tokyo, Yokohama et Kawasaki en baie de Tokyo, Nagoya et Toyota City en baie d’Ise, Osaka et Kobé dans la région du Kansai, puis en continuant vers l’ouest Okayama et Hiroshima sur l’île de Honshu, et enfin Kitakysuhu, Fukuoka et Nagasaki sur l’île de Kyushu. L’objectif est à terme d’avoir au Japon trois grands organismes portuaires (« Keihin Port » regroupant Tokyo, Yokohama et Kawasaki, « Ise Bay Port » associant Nagoya et Yokkaichi, et « Hanshin Port » combinant Osaka et Kobe.