Déchéance de la nationalité

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Le «New York Times» condamne la politique sécuritaire de Sarkozy. Avec ses nouvelles mesures sécuritaires, Nicolas Sarkozy «attise dangereusement les sentiments anti-immigrés», juge ce vendredi un éditorial du New York Times.

Le «New York Times» condamne la politique sécuritaire de Sarkozy

Le célèbre quotidien y condamne en particulier le projet de retrait de la nationalité française aux délinquants d'origine étrangère coupables de polygamie, d'excision ou ayant attenté à la vie d'un membre des forces de l'ordre. Rappelant qu'aux Etats-Unis la citoyenneté américaine, qu'elle soit de naissance ou acquise, est protégée par le 14e amendement, le New York Times écrit que «Nicolas Sarkozy, qui aime être appelé Sarko l'Américain, attise dangereusement les passions anti-immigrés pour des calculs politiques à court terme». Principe d'égalité devant la loi. La communauté internationale dénonce la France raciste de Sarkozy. Du New York Times à l'ONU, en passant par le Conseil de l'Europe, la France de Nicolas Sarkozy est accablée par la communauté internationale.

La communauté internationale dénonce la France raciste de Sarkozy

Les dernières accusations en date sont venues de Genève, ces 11 et 12 août: le Comité des Nations unies pour l'élimination de la discrimination raciale vient de dénoncer la «recrudescence notable du racisme et de la xénophobie» en France et l'absence de «vraie volonté politique» de ses autorités. Les principales séquences de la politique sarkozyste sur la sécurité et l'immigration, au cours de l'année écoulée, sont rudement pointées. Déchéance de nationalité: la droite baratine. Salve de tirs contre le parti socialiste à la sortie du Conseil des ministres, ce mardi matin.

Déchéance de nationalité: la droite baratine

Plusieurs membres du gouvernement ont justifié leur volonté d'étendre les possibilités de déchéance de la nationalité, en affirmant que la gauche, en son temps, avait agit de manière similaire. Et de citer la loi Guigou datant de 1998, désormais au cœur de la polémique. C'est Nicolas Sarkozy qui a donné le ton, d'après Nadine Morano: le chef de l'Etat «a fait quelques remarques et quelques allusions notamment à Mme Guigou (Elisabeth) qui, lorsqu'elle était garde des Sceaux, savait très bien que la déchéance de la nationalité existait dans notre droit», a rapporté la secrétaire d'Etat, à l'issue du dernier Conseil avant les vacances.

«Elle l'avait renforcée, elle ne l'a pas supprimée puisqu'elle l'avait étendue aux personnes qui font des actes de terrorisme, ce qui est très bien par ailleurs», a-t-elle ajouté. Chatel et Lellouche en rajoutent une couche. Guigou: «Je n'ai pas rajouté le terrorisme comme motif de déchéance» Belle bourde lors du dernier Conseil des ministres.

Guigou: «Je n'ai pas rajouté le terrorisme comme motif de déchéance»

Nicolas Sarkozy y a, d'après la secrétaire d'Etat Nadine Morano, «fait quelques remarques et quelques allusions notamment à Mme Guigou qui, lorsqu'elle était garde des Sceaux, savait très bien que la déchéance de la nationalité existait dans notre droit (...) Elle l'avait renforcée [en 1998], elle ne l'a pas supprimée puisqu'elle l'avait étendue aux personnes qui font des actes de terrorisme».

Perdu. La disposition date de 1996, soit sous le gouvernement Juppé. Discours de Nicolas Sarkozy: une stratégie de «boucs émissaires» pour masquer «l'échec» de la droite sur la sécurité | Parti socialiste - Site officiel du PS - La France qu'on aime. «Incapable», «stratégie électoraliste», le PS critique la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy.

Les mesures annoncées par Nicolas Sarkozy visant à déchoir de la nationalité française certains délinquants ne passent pas au parti socialiste.

«Incapable», «stratégie électoraliste», le PS critique la politique sécuritaire de Nicolas Sarkozy

Nicolas Sarkozy est «à ranger au rayon des incapables en la matière», explique le député Arnaud Montebourg dans une interview au Parisien-Aujourd'hui en France daté de dimanche 8 août. Après Elisabeth Guigou, Martine Aubry, Michel Rocard, Le député socialiste critique avec vigueur le bilan du président de la République en terme de sécurité.

«Ce sont presque dix ans de pleins pouvoirs pour Nicolas Sarkozy, comme ministre de l'Intérieur et président de la République, une trentaine de lois votées, des déclarations de guerre depuis des années qui n'ont jamais eu de résultats». Nationalité : le "précédent de la gauche" qui n'existait pas. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Les propos sont rapportés par Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille, mardi 3 août, à l'issue du conseil des ministres.

Nationalité : le "précédent de la gauche" qui n'existait pas

Selon elle, Nicolas Sarkozy aurait, à cette occasion, fait référence "à Mme Guigou qui, lorsqu'elle était garde des sceaux, savait très bien que la déchéance de nationalité existait dans notre droit. Elle l'a elle-même renforcée puisque ce décret existe depuis 1998". "Elle l'avait renforcée, elle ne l'a pas supprimée, a-t-elle poursuivi, puisqu'elle l'avait étendue aux personnes qui font des actes de terrorisme, ce qui est très bien par ailleurs.

" Deux affirmations qui sont fausses. Déchéance de nationalité : un projet en peau de chagrin. Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Samuel Laurent Eric Besson l'a redit, mardi 17 août au micro de RTL : la déchéance de la nationalité devrait rester une procédure "exceptionnelle".

Déchéance de nationalité : un projet en peau de chagrin

La polémique de l'été pourrait donc déboucher sur une loi bien minime.