Marianne

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Mais une faillite ne laisse pas que des actionnaires sur le carreau : des créditeurs aussi. Le droit ordinaire des faillites et ses résolutions concordataires offrent cependant à ces derniers une chance de récupérer une partie de leur mise. Mais ce droit-là est privé et la logique du défaut souverain lui est hétérogène. Mis à part les dettes souveraines, le gros du problème tient dans le réseau des dettes-créances interbancaires. On peut imaginer leur partiel netting (1) sur le territoire pertinent – dont on réserve de dire quelle doit être la circonscription (voir infra). Ce netting « interne » peut s’accompagner d’un défaut sur les engagements « externes » (i. e. avec les institutions financières situées hors du « territoire pertinent » ), à la façon dont les banques islandaises se sont remises bien plus vite que prévu du fait de n’avoir pas hésité à dénoncer les passifs non-résidents (2) – et mieux encore d’avoir fait valider ce geste de dénonciation par un référendum populaire !

Crise : Pour sauver l'Europe, il faut saisir les banques (4/4)

http://www.marianne2.fr/Crise-Pour-sauver-l-Europe-il-faut-saisir-les-banques-4-4_a200517.html
http://www.marianne2.fr/Crise-Pour-sauver-l-Europe-il-faut-saisir-les-banques-3-4_a200336.html

Crise : Pour sauver l'Europe, il faut saisir les banques (3/4)

Il faut bien reconnaître cependant qu’il n’est pas facile de décourager les plans naufrageurs du public en colère quand le système bancaire lui-même travaille si bien à son propre effondrement… Car voilà où en est la magnifique Europe des traités, celle-là même qui voulait tant qu’on ne l’appelle pas « L’Europe de la finance » , et voilà ce qui lui pend au nez comme un sifflet de deux ronds : le défaut généralisé. Désormais les uns entraînent les autres sans qu’on n’ait plus idée ni de la cause ni de l’effet. Dans l’atmosphère de panique qui emporte les marchés obligataires, le fait marquant est en effet la solidarité (dans la déveine) des financials et des sovereigns , c’est-à-dire des titres bancaires et des titres publics.

Crise : Pour sauver l'Europe, il faut saisir les banques (2/4)

A la question de savoir comment tout ceci peut se finir, la réponse est donc : mal. Et ceci d’autant plus que les corps sociaux commencent à sérieusement renauder. http://www.marianne2.fr/Crise-Pour-sauver-l-Europe-il-faut-saisir-les-banques-2-4_a200332.html
En univers financiarisé, il n’y a pas de signe de crise plus caractéristique et plus inquiétant que la perte des ancrages cognitifs collectifs qui, en temps ordinaires, régularisaient les jugements et les comportements des investisseurs. Or tout vole en éclat et la croyance financière n’est plus que dérive erratique. Inutile de le dire, la perte de toute régularité interprétative et comportementale rend impossible la conduite des politiques économiques toujours exposées au risque d’être reçues à l’envers des effets qu’elles pensaient produire, et même d’être systématiquement rejetées puisque, quelle que soit la proposition, les jugements de la finance sont écrasés par un affect directeur de panique et que, littéralement parlant, plus rien ne va – énoncé qu’il faudrait d’ailleurs lire en remettant les mots dans leur ordre adéquat : rien ne va plus.

Crise : Pour sauver l'Europe, il faut saisir les banques! (1/4)

http://www.marianne2.fr/Crise-Pour-sauver-l-Europe-il-faut-saisir-les-banques-1-4_a200328.html
Alors que Free était censé révolutionner le petit monde de la téléphonie mobile avec son arrivée sur le marché, les couacs se multiplient et le bilan semble plutôt contrasté au bout de deux mois et demie d'activité. Pour autant, les mariannautes défendent l'opérateur qui tire les prix vers le bas. http://www.marianne2.fr/

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