background preloader

Cognition

Facebook Twitter

Captologie, nudge : dans les biais des armes de persuasion massive. Ressentez-vous les symptômes suivants : impossibilité de décrocher de l’écran avant d’aller dormir ? Besoin compulsif de jeter un œil à votre smartphone quand il est posé sur une table ? Sentiment d’être influencé par un message Facebook anodin vous proposant de sortir « parce qu’il fait beau » ? Pas de panique, vous êtes simplement ciblé par de grandes campagnes de persuasion 3.0… qui ne vont pas sans poser quelques questions éthiques. Avant de commencer ce petit tour d’horizon, autorisons-nous un rappel : nous sommes moins libres que nous ne le croyons. La captologie est une « science » qui utilise les dispositifs numériques pour nous influencer, on parle de « persuasive technologies ».

La captologie nous rappelle qu’un objet technique est rarement neutre, c’est-à-dire qu’il ne se limite pas à quelque chose qu’on utilise « en bien ou en mal » ou encore « si on le souhaite ». La carte des biais cognitifs Du côté des politiques publiques, c’est un large débat de société qui s’ouvre. Focus: Cognitive Science. Resources. Hugo Mercier : la théorie argumentative du raisonnement. - Des idées pour les SVT. Son site : (cliquez sur l'image) Thèse : Hugo Mercier (2009) La théorie argumentative du raisonnement, thèse de doctorat en sciences sociales, mention sciences cognitives, dirigée par Dan SPERBER.

Livres : → Jean-Baptiste Van der Henst et Hugo Mercier (sous la direction de) (2009) Darwin en tête ! → Sandrine Rossi et Jean-Baptiste Van der Henst (sous la direction de) (2007) Psychologie du raisonnement, De Boeck. . → Hugo Mercier & Dan Sperber (2017) The Enigma of Reason, Havard University Press. Vidéos : → "The Evolution of Reasoning as an Argumentative Mechanism" (2011) . → Un live de La Tronche en Biais (août 2015) : Le Cerveau qui raisonne. Albert Moukheiber : « démystifier les neurosciences mais sans en perdre la complexité » Albert Moukheiber est Docteur en neurosciences et psychologue clinicien.

Pour le dire simplement, il essaie de comprendre comment notre cerveau réorganise la réalité, bien souvent pour nous conforter dans nos certitudes. Loin de céder à la folie des neurosciences – nouvelle magie noire réponse-à-tout pour beaucoup – le chercheur rappelle que si nous en savons de plus en plus sur le cerveau, nous sommes loin d’avoir tout compris. D’un côté, il guide ses patients dans la compréhension de leurs propres biais inconscients, de l’autre, avec son association Chiasma, il anime des débats publics dont la forme permet de mieux saisir les édifices complexes qui sous-tendent nos raisonnements.

Tu rappelles souvent que notre cerveau interprète la réalité, jusqu’à la biaiser complètement, peux-tu préciser ? Oui, notre cerveau reconstruit parfois la réalité de façon assez peu rationnelle – j’utilise ce mot « rationnel » avec beaucoup de précautions. D’un point de vue cérébral, rien n’a changé.