Comment le Qatar a acheté la France (et s'est payé sa classe politique) La chaîne de télévision qatari Al-Jazeera vient d'acquérir une grande partie des droits de retransmission de la Ligue des champions pour les saisons courant de 2012 à 2015.
Nous republions à cette occasion cet article d'Eric Leser de juin 2011 sur la façon dont le petit Etat achète la France. Le Qatar qui vient de racheter la majorité du capital du PSG, qui intervient militairement aux côtés des Occidentaux en Libye et qui organisera la Coupe du monde de football en 2022 est à peine un Etat. Etabli sur une petite presqu'île de 11.437 km2, un peu plus grande que la Corse, à l'est de l'Arabie saoudite, son territoire désertique est invivable l'été quand les températures oscillent entre 40 et 50 degrés. L'émirat a obtenu son indépendance en 1971. Il compte 1,5 million d'habitants dont 200.000 seulement sont des citoyens qataris. Alternance de coups d’Etat Il a failli y avoir un autre coup d'Etat en juillet 2009, mais il a échoué. L’addition des biens acquis ne gêne personne Eric Leser.
La France dans un état critique. - A l'aéroport de Tokyo, en 2009, un écran de contrôle de la température des passagers, pendant la grippe.
REUTERS/Yuriko Nakao - Une croissance de 1,5% seulement, contre 1,7% pour la moyenne en zone euro. Un déficit extérieur qui replonge à 51,4 milliards d'euros. Un chômage en hausse de 80.000 (+3%) qui touche au total 2,7 millions de personnes (catégorie A). Un déficit budgétaire de près de 150 milliards d'euros, 7,7% du PIB. «La France a bien passé la crise», s'était vanté Nicolas Sarkozy l'an dernier. Publicité A seize mois de l'élection présidentielle, il serait temps que les Français et leur classe politique en prennent conscience et que le débat public sorte des faux sujets (les faits divers et les conflits de personnes) et porte sur le ressaisissement.
Face au déclin de son industrie, quelle politique industrielle pour la France ? Le Monde.fr | • Mis à jour le | Par Pierre-André Buigues, ancien conseiller économique de la Commission Européenne, professeur Toulouse Business School Dans un ouvrage sur la politique industrielle qui s'appuie sur un rapport préparé pour la Commission Européenne, nous avons comparé les politiques de soutien à l'industrie ("Industrial Policy in Europe, Japan and the USA", Pierre Buigues, Khalid Sekkat, Palgrave).
On constate qu'il y a des gagnants et des perdants dans ce grand chambardement de l'industrie mondiale actuel. En quoi, la politique industrielle des gagnants est-elle différente et quels sont les leçons à tirer pour le soutien public aux entreprises françaises ? Pour de nombreux économistes français, l'industrie n'a plus d'avenir dans les pays développés.
La croissance économique est faible, le poids de l'industrie diminue rapidement. Dans les faits, tous les gouvernements pratiquent tous des formes différentes de soutien à leur activité industrielle. La France du déclin tranquille. Jean Peyrelevade, ancien conseiller du gouvernement de Pierre Mauroy et ancien président du Crédit Lyonnais, livre un constat sans appel: «Nous sommes en train de consommer les derniers restes d'une prospérité passée.»
Comment se dessine l'avenir du pays? Une longue décennie de croissance anémique, de chômage persistant, d'horizon bouché pour les jeunes. Une «japonisation». Les élections verront, à Paris comme à Tokyo, les gouvernements valser les uns après les autres, sans que cela ne change jamais rien au lent délitement. Le déclin, dans un climat débilitant de débats dérisoires sur la TVA du parc Astérix ou sur l'heure à laquelle DSK est arrivé chez lui place des Vosges. Aux yeux d'une majorité de Français et de la classe politique, rien ne paraît encore si grave. D'où l'idée entendue qu'il faut souhaiter une franche récession. Le mensonge des délocalisations Espérons que nous l'éviterons. Le mal a trois racines: la dette, la perte de compétitivité et l'Europe. Eric Le Boucher.