background preloader

Geopolitics

Facebook Twitter

Le président de l’IPEMED, Radhi Meddeb : « 10 à 15 milliards d’euros pour construire la Tunisie de demain !» | Capbon en mouvement. Tunisie : le régime parlementaire n’est pas la solution. « La rédaction d’une Constitution implique des choix trop graves pour qu’ils soient faits à la légère ». Habib Bourguiba, discours du 8 avril 1957. La faveur dont jouit actuellement le régime parlementaire est aisément compréhensible. Le peuple tunisien a envie de tourner définitivement la page du despotisme, d’ouvrir un nouveau chapitre de son histoire, placé cette fois sous le signe de la démocratie. Tourner le dos au régime présidentiel, n’est-ce pas le meilleur moyen de conjurer le danger d’un retour de l’absolutisme présidentiel ? Evidemment. Mais raisonner de la sorte, c’est aborder le problème à l’envers.

Le régime parlementaire, pour fonctionner, a besoin d’un certain nombre de conditions. Il n’existe ni Constitution ni système idéal, mais simplement des constitutions et des systèmes plus ou moins adaptés à des situations concrètes. Le régime parlementaire, théorie et pratique Le régime semi-présidentiel, ou « mixte » : un compromis efficace Que faut-il conclure ? FRANCE 24 - "La situation politique tourne au jeu de massacre" Pourquoi je dis trois fois non au «débat sur l'islam» Le débat sur l’islam et la laïcité réclamé par Nicolas Sarkozy et la direction de l’UMP aura-t-il bien lieu, début avril? La question n’est pas vaine, tant sont nombreux ceux qui, y compris au sein de la majorité, traînent les pieds. Ils craignent qu’à courir derrière les thèses du Front national, la droite modérée n’en finisse par perdre ses électeurs et son âme. La querelle laïque est l’un de nos grands classiques nationaux.

Ce débat est inopportun, inutile, dangereux. Parce qu'il est inopportun Rouvrir la discussion sur la compatibilité de l’islam avec la démocratie, sur sa place dans la République laïque va jeter le trouble chez ceux qui s’interrogent sur l’avenir des actuelles révoltes dans le monde arabe. Publicité Or, le débat sur l’islam en France, tel qu’il est posé par le Front national et risque d’être imité, favorisera, qu’on le veuille ou non, la répétition des vieux amalgames entre islam et islamisme.

Parce qu'il est inutile Parce qu'il est dangereux Henri Tincq Devenez fan sur. Africa Internet Usage and Population Statistics.

Economique

Moyen-Orient : la note visionnaire qui accable le gouvernement. Il y a tout juste six ans, le Centre d’analyse et de prévision (CAP) du ministère des Affaires étrangères rédigeait une note qui annonçait largement les événements actuels dans le monde arabe. Elle est restée lettre morte. De quoi alimenter les critiques de certains diplomates sur le mépris dont fait preuve l’exécutif à l’égard du travail d’expertise. Ce document de deux pages, daté du 24 février 2005, a été rédigé par le chercheur Olivier Roy. Il nous indique que le directeur du CAP jusqu’en 2010, Pierre Lévy, l’a approuvé avant de le transmettre à sa hiérarchie. Mais ni le ministre des Affaires étrangères Michel Barnier, ni l’Elysée de Chirac n’en ont tenu compte. Ces avertissements visionnaires du CAP n’ont pas plus été écoutés par la suite. . « Nous risquons de nous trouver en décalage » Roy rappelait d’abord les trois motifs de réticence française face à la politique de démocratisation soutenue par Washington.

Puis il livrait en une phrase son analyse, avant de la développer : “The embourgeoisement of the Islamists”: Olivier Roy on the uprisings. Last week, Olivier Roy, writing in the New Statesman, argued that the uprisings in the Middle East and North Africa show how secular Islam has become in the region: Look at those involved in the uprisings, and it is clear that we are dealing with a post-Islamist generation.

For them, the great revolutionary movements of the 1970s and 1980s are ancient history, their parents’ affair. The members of this young generation aren’t interested in ideology: their slogans are pragmatic and concrete – “Erhal!” Or “Go now!”. Unlike their predecessors in Algeria in the 1980s, they make no appeal to Islam; rather, they are rejecting corrupt dictatorships and calling for democracy. This is not to say that the demonstrators are secular; but they are operating in a secular political space, and they do not see in Islam an ideology capable of creating a better world.

Radical Islamist groups have either gone off to wage international jihad and lost touch with local politics or depoliticized themselves: Diplomaths. Aux dorures décrépites de notre diplomatie pend, en lambeaux, une certaine grandeur française. De la révolution arabe qui embrase l'un après l'autre les pays du Sud, comme le mistral souffle l'incendie de pin en pin, les brillants émissaires du Quai d'Orsay n'ont rien vu venir.

De l'émergence des nouveaux géants, ils n'ont rien su prévoir. De la détermination nouvelle des ennemis de la France, ils n'ont rien su prévenir. Nos diplomates sont bons en lettres, mais mauvais en calculs. Le dévouement de ceux qui représentent la France à l'étranger n'est pas en cause. Mais notre corps diplomatique, à l'excellence sans nul doute pérenne, est d'évidence perclus d'archaïsmes. Le monde va trop vite pour lui. Un pays ne rayonne plus aujourd'hui, et influence encore moins, par les fastes et le prestige. C'est la définition même du jeu diplomatique qu'il faut changer. Malgré les ivresses que soulèvent les événements tunisiens ou égyptiens, la nouvelle diplomatie doit se garder de tout angélisme.