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CULTURE AMATEURE

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© Eloise Capet Nouveau chapitre dans l'histoire de la photographie : après l'appareil argentique, le numérique, de plus en plus de photographes ne sont plus équipés que d'un simple… téléphone.

Née dans les années 2000, la photographie mobile - désormais surnommée « iPhonographie » -, qui utilise le Smartphone pour photographier et retoucher, a immédiatement été perçue avec méfiance et dédain par les professionnels de la photo. Car à mesure que le Smartphone se démocratisait, tout le monde devenait photographe.

Face à cette défiance, « l'iPhotographe » s'était résolu à n'accorder aucune valeur à ses images, les réduisant à des clichés sans prétention. Même lorsque la lumière, la texture ou le cadrage accrochaient le regard, on arguait qu'il ne s'agissait là que de l'effet du filtre, du recadrage. Un art sans savoir faire ? Qu'est ce qui, au juste, pose problème dans la photographie mobile ? © Cédric Blanchon Nouvelles écritures photographiques Dématérialisation partielle. Lorsque j’ai commencé à m’intéresser aux youtubeurs, je connaissais Norman et Cyprien, le Studio Bagel, et je savais que Monsieur Poulpe, du Grand Journal, en faisait partie.

C’est à peu près tout. Je ne savais pas que le Palmashow cartonnait sur Internet et je n’avais jamais entendu parler de Squeezie, 18 ans et déjà plus de 735 millions de visionnages de ses près de 600 vidéos. Les youtubeurs, c’est vous, c’est moi, c’est quiconque racontant sa vie ou commentant celle des autres en vidéo sur Youtube, depuis sa chambre ou son salon. Mais ces dernières années, le phénomène a pris une autre ampleur.

Les youtubeurs (ou podcasteurs) sont devenus une communauté, un nouveau média, un nouveau pouvoir. (Crédit : Unsplash / Pixabay) Chaque année, en France, seul 1 % des manuscrits reçus par les maisons d'édition est publié.

Peut-être plus pour longtemps, car des solutions alternatives se développent. Si le numérique est souvent perçu comme une menace par l'industrie du livre, il a aussi ouvert la voie à de nouvelles formes de publications, permettant aux auteurs amateurs de diffuser leurs œuvres. Après le développement de l’autoédition, rendue populaire grâce au succès phénoménal de romans publiés sur le net tels que Cinquante nuances de Grey, place aux plateformes d’écriture dites "participatives". Le principe : faire émerger de nouveaux talents en mettant en relation apprentis écrivains et internautes. "D'une activité solitaire, l'écriture devient une activité sociale et de partage", explique Hugues de Saint-Vincent, fondateur de la maison d'édition Hugo & Cie à l'Express. (Crédit : DariuszSankowski / Pixabay) Écrit sur un smartphone (Crédit : Foundry / Pixabay) Concours d’écriture.

Georges Lewi (Crédit : Marc Bertrand) "On estime qu’entre un et sept millions de manuscrits dorment dans les tiroirs, désespérant leurs auteurs, qui ont souvent travaillé pendant des années à leur écriture.

" Le constat de Georges Lewi, le directeur du groupe des éditions François Bourin, n’a pas franchement de quoi encourager les apprentis écrivains. Mais que ces derniers se rassurent (un Français sur trois serait concerné), des solutions se profilent pour leur permettre de percer. Lui-même écrivain, Georges Lewi a lancé début janvier Les Éditeurs amoureux. Avec ce nouveau système d’édition intégré au groupe François Bourin, à mi-chemin entre le numérique et le papier, il espère publier plus de 200 manuscrits sur Internet d'ici fin août.

We Demain : Comment vous est venue l’idée de ce nouveau système d'édition ? Le pdf du premier manuscrit édité par les Éditeurs amoureux (Crédit : DR) Quel intérêt pour les auteurs ? Image d'illustration (Crédit : Groume/FlickR) Une photo ratée est-elle ratée? Pas toujours.

Une photo ratée est-elle ratée?

Dans certains cas, l'échec confine même au génie. C'est ce que cherche à prouver l'artiste néerlandais Erik Kessels en collectionnant les plus gros plantages de l'histoire de la photographie amateur. Le premier cliché fut déniché dans la corbeille d'un laboratoire de tirage de photos argentiques, aux Pays-Bas. "C'est l'illustration même de l''instant décisif' qu'évoque Henri Cartier-Bresson, avance Erik Kessels. Un photographe professionnel aurait été incapable d'appuyer sur le déclencheur à ce moment précis. La deuxième photo, Erik Kessels l'a trouvée sur un marché aux puces, à New York. Rassemblés dans un ouvrage, Parfaites Imperfections, ces clichés permettent à Kessels de développer une séduisante petite philosophie de l'échec: "En évoluant, notre société a tendance à bannir l'erreur du quotidien.