Qui étais Galatée ? | Nymphe et déesse de la mythologie grecque |Sirenas. Galatée est un nom étroitement associé à la mythologie grecque, et bien que la plupart des gens pensent que ce nom représente la statue animée par Aphrodite, le nom de Galatée, dans l’Antiquité, était uniquement attribué à une nymphe Néréide.
Les Néréides étaient les 50 nymphes de la mer, filles de Nérée, l’ancien dieu de la mer, et de sa femme, l’Océanide Doris. Parmi les sœurs de Galatée se trouvaient Amphitrite, qui allait devenir l’épouse de Poséidon, et Thétis, la mère d’Achille et épouse de Pélée. Les Néréides étaient traditionnellement perçues comme faisant partie de la suite de Poséidon, mais on pensait qu’elles étaient présentes dans toute la mer Méditerranée et étaient souvent des guides utiles pour les marins perdus et en détresse. La Néréide de la mer apparaît spécifiquement dans un mythe; le conte d’Acis et Galatée. L’histoire d’Acis et de sa bien aimé se déroule sur l’île de Sicile, où Acis était un berger mortel. Galatée -Gustave Moreau – Lumières des étoiles.
Gustave Moreau (1826-1898) Galatée 1880 Huile sur bois Dim 85,5 x 66 cm Conservé au musée d’Orsay Dans les Métamorphoses d’Ovide, le cyclope Polyphème, est amoureux de Galatée. Robert de Montesquiou (poète et critique d’art), dans un sonnet, en 1880, évoque le tableau : Galatée Un rêve de cristal, d’azur et de fleurs peintes. Aux parois d’airain clair, décor de flores feintes, Et, comme elles, dressant l’émail de son corps nu, Galatée, immobile et d’un geste ingénu Défiant à jamais l’insulte des étreintes. Calme, sous le regard du cyclope affolé De l’éternel appât de la chair tentatrice, Dont le désir crispe son masque de bronze lisse.
Songe, parmi les fleurs du retrait isolé, Receleur du trésor de ses gloires charnelles, À l’intacte blancheur des neiges fraternelles. Le tableau Gustave Moreau peint un tableau à caractère fantastique qui suscita des critiques enthousiastes au salon de 1880. La nymphe Galatée est endormie nue dans une grotte. Composition C’est une composition en deux parties : Galatée - Gustave Moreau | Musée d'Orsay. Le sujet de ce tableau est tiré de la 12e fable du livre XIII des Métamorphoses d'Ovide qui relate la jalousie du cyclope Polyphème envers l'amour qu'éprouve Galatée pour le berger Acis. Deux photographies, accrochées par Gustave Moreau dans sa salle à manger, témoignent de l'intérêt du peintre pour ce thème : l'une reproduisait le Triomphe de Galatée par Raphaël et l'autre le Polyphème de Sebastiano del Piombo.Ici, loin d'illustrer le récit, Moreau n'en retient que la première ligne : "Voici un géant épouvantable qui aime une belle nymphe".
Il propose une relecture personnelle, moderne et féerique de la mythologie païenne, rejette l'anecdote et se concentre sur la l'opposition entre l'horrible laideur et la beauté exquise, la bête et la belle, l'amour et le dédain. Sa composition orchestre une lutte entre l'ombre et la lumière, le minéral et le liquide, le bien et le mal.