Urbanisme et société

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Jeff Speck: The walkable city. Splendeur et décadence du hall de gare : gérer les pas perdus, par Benoît Duteurtre. Au-delà des professions de foi sur le développement durable et les avantages écologiques du rail, les grands administrateurs français ne semblent aimer ni les gares ni le train.

Splendeur et décadence du hall de gare : gérer les pas perdus, par Benoît Duteurtre

Rien, en tout cas, de ce que le transport ferroviaire apporte de simple, d’accessible et de pratique dans la vie quotidienne. Depuis deux décennies, leur vrai modèle est l’avion, avec son système de réservation obligatoire (le fameux « Socrate », acheté à American Airlines), ses tarifs variables selon l’offre et la demande, ses cabines et ses places de plus en plus étroites, son obligation d’étiqueter les bagages (en attendant de les faire payer partout)... L’une des plus éclatantes démonstrations de cette mutation tient, probablement, dans l’édification de nouvelles gares en rase campagne — coques de verre et de béton qui font la fierté des élus locaux. Basta ! - Agence d'informations sur les luttes environnementales et sociales. Zurich, la capitale économique suisse, est une des villes les pus chères du monde.

Basta ! - Agence d'informations sur les luttes environnementales et sociales

Pour loger malgré tout les petits revenus et les familles, la ville développe depuis plus d’un siècle le système des coopératives de location. Aujourd’hui, leurs loyers sont d’un tiers inférieur à ceux du parc privé. Demain, la ville « frugale » Jean Haëntjens est urbaniste et économiste et conseil en stratégies urbaines au cabinet Urbatopies auprès des collectivités locales et des administrations.

Demain, la ville « frugale »

Après Le pouvoir des villes (2008) et Urbatopies (2010), il vient de faire paraître La ville frugale chez FYP éditions. Derrière ce concept, Jean Haëntjens cherche à rendre accessible une autre forme de ville durable que celle que nous proposent de bâtir bien des architectes avec des bâtiments à haute qualité écologique intégrés dans des écoquartiers qui sont loin d'être accessibles à tous, financièrement parlant. Ces bidonvilles qui croissent malgré la main invisible du marché. « Il y a assez de ressources dans le monde pour les besoins de chacun, mais pas assez pour la convoitise de tous » - GANDHI Sept mythes sur les bidonvilles Si on s'intéresse à la question des bidonvilles, quelques données fondamentales vont vite paraître évidentes.

Ces bidonvilles qui croissent malgré la main invisible du marché

D'abord, le centre de la pauvreté dans le monde se déplace actuellement des campagnes vers les villes, et plus de la moitié de la population mondiale vit actuellement dans des zones urbaines pour la première fois de l'histoire de l'humanité. Deuxièmement, la majorité de la population mondiale, la majorité de ses plus grandes villes et la majorité de la pauvreté urbaine se situent aujourd'hui en Afrique, en Asie et en Amérique Latine – le prétendu monde en voie de développement. Crises, Bidonvilles et paupérisation. Billet invité Parmi les souvenirs qui vous poursuivent, il y a celui des mégapoles des pays émergents, quand vous avez vécu dans l’une d’entre elles.

Crises, Bidonvilles et paupérisation

Ces villes hypertrophiées qui grossissent au gré des flux d’une irrésistible immigration intérieure, chassée par la misère et attirée par cette vitrine où s’expose la richesse. D’où vous n’êtes pas mécontent de sortir lorsque vous n’êtes ni d’un monde ni de l’autre. Mémoire bidonvilles. L’autosuffisance agricole des villes, une vaine utopie ? N’en déplaise aux architectes qui rêvent de potagers verticaux, aucune ville au monde n’est en mesure d’assurer son autosuffisance alimentaire en l’état actuel des savoir-faire de notre civilisation.

L’autosuffisance agricole des villes, une vaine utopie ?

En revanche, cette autosuffisance peut être imaginée à l’échelle d’une région urbaine impliquant au minimum sa périphérie rurale. On peut dès lors se demander quelle doit être l’échelle de cette région et dans quelle logique spatiale elle doit être comprise. De ce point de vue, les différentes fonctions que l’agriculture est appelée à remplir vis-à-vis de la ville ne relèvent pas du même type d’espace. L’approvisionnement alimentaire, inscrit de longue date dans une logique d’échanges commerciaux, relèverait plutôt d’un espace compris comme un réseau, alors que les fonctions environnementales ou paysagères, non délocalisables par nature, relèveraient davantage de ce que Roger Brunet appelle une aire dans sa typologie des chorèmes [1].

« La Part-Dieu est un échec retentissant ! » Au moment où Delfante arrive aux commandes du service d’urbanisme de la ville de Lyon, deux constats l’attendent : Lyon ne possède alors ni bibliothèque moderne, ni salle de concert conséquente, de cinéma d’art et essai, ni de lieu d’expositions, de réunions, et les commerces n’ont plus de terrain pour se développer… Lyon doit absolument se doter d’un nouveau centre ville.

« La Part-Dieu est un échec retentissant ! »

Si ce problème est récurrent dans nombre métropoles françaises, c’est Lyon qui est désignée comme cobaye des possibles pour faire rayonner les villes françaises. Les plans de la future Part Dieu, Charles Delfante les a réfléchis dans un souci d’urbanisme humaniste, une « volonté de mieux vivre, de faire mieux vivre, de mieux servir ». Exode urbain, exil rural, par Gatien Elie, Allan Popelard et Paul Vannier. De Montpellier, il faut trois quarts d’heure pour arriver à Ganges, gros bourg de quatre mille habitants situé aux confins de l’Hérault.

Exode urbain, exil rural, par Gatien Elie, Allan Popelard et Paul Vannier

En direction du nord, après s’être frayé un chemin entre Euromédecine et Agropolis, les deux technopôles symboles du dynamisme de « la ville qui réalise ses rêves », la route tourne définitivement le dos à la métropole, traverse en droite ligne les plaines viticoles, les coteaux du Languedoc, avant de prendre un cours plus sinueux aux premières marches des Cévennes. Loin de Montpellier, de ses emplois et de ses services, la commune attire pourtant de nouveaux habitants : depuis 1992, ils sont près d’un millier à s’y être installés.

Les éclats des écrans Numériflash » Article » OWNI, Digital Journalism. Alors que les écrans Numériflash tendent à se banaliser dans les couloirs du métro parisien, Erwan François s'inquiète de la gêne qu'ils représentent et s'interroge sur la prégnance publicitaire.

Les éclats des écrans Numériflash » Article » OWNI, Digital Journalism

Il a été beaucoup question des panneaux Numériflash, dont le déploiement a repris et s’intensifie actuellement à Paris, à cause de leurs caméras espionnes et de leur utilisation des ondes Bluetooth. Mais leur prégnance dans les couloirs du métro et du RER, liée à leur taille, à leur grande luminosité et aux animations affichées, a été un peu vite oubliée. Notre mobilité est prévisible et régulière.

Par Hubert Guillaud le 16/03/10 | 5 commentaires | 3,137 lectures | Impression La mobilité, c’est la liberté d’aller comme bon nous semble, croit-on souvent… Pas si sûr, vient de constater le professeur Albert-László Barabási et son équipe, qui ont étudié les déplacements de quelques 50 000 utilisateurs de téléphone mobiles.

Notre mobilité est prévisible et régulière

“Nous sommes tous d’une manière ou d’une autre ennuyeux. "L'Etat se prépare à une guerre dans les cités" Dans « Opération banlieues », Hacène Belmessous évoque les risques d’une intervention militaire dans les cités. Entretien. Depuis les émeutes de novembre 2005, l’Etat réfléchit sérieusement à faire intervenir l’armée dans les banlieues. « Si Tu Veux La Guerre, Prépare La Guerre » Un jour, Hacène Belmessous a recueilli auprès d’« un témoin indiscutable » une « intriguante anecdote » - que voici : « Au milieu des années 2000, dans une commission d’urbanisme d’une ville du sud de la France en charge de la rénovation d’un quartier HLM, il avait été décidé de détruire l’une des “barres” de cet ensemble pour le rendre plus vivable ». Mais finalement, « le représentant du ministère de l’Intérieur au sein de la commission imposa sa décision : ce ne serait pas cette barre qui devrait être démolie, mais telle autre ».

Pourquoi ? « Pour que demain, dans le quartier rénové, les forces de l’ordre puissent plus facilement intervenir pour réduire une éventuelle guérilla urbaine... » Hacène Belmessous a trouvé, sur le moment, que « l’information » que lui rapportait son témoin « semblait invraisemblable ». Territoire, sémantique : pourquoi les plans banlieues échouent. En 1995, Jacques Chirac proposait de résorber la fracture sociale. En 2007, Nicolas Sarkozy parlait de « rupture ». Cinq ans après les émeutes et en ces temps de tensions sociales, où en sont les banlieues ?

Syndrome de la citadelle asségiée: murs partout

Ville ludifiée, ville lubrifiée ? » Article » OWNI, Digital Journalism. Développer des modes de déplacement plaisants pour ne pas dire amusants, c'est mettre de l'huile dans les rouages de la ville. Précision importante : contrairement à ce que son titre laisse supposer, ce billet est garanti 100% porn-free :-) Et pour ceux qui connaissent déjà mon discours, je n’aborderai pas ici le versant “numérique” de la ludification. Quand la pop-culture surfe sur les glisses urbaines La culture populaire est un formidable témoin des tendances à l’œuvre dans nos ville. Il en va ainsi de l’essor de la culture skate-roller-BMX (les “glisses urbaines”), mesurable au succès de ses avatars vidéoludiques dans les années 80-90 (rétrospectives des jeux de skate à lire ici ou là).

Plus proche de nous, elle a grandement contribué à la visibilité des “sports urbains” et du parkour en particulier, avec des films comme Yamakasi ou Banlieue 13, ou des jeux vidéo comme Mirror’s Edge. Contre le mythe de la lenteur salvatrice, la démobilité ? - Article - OWNI, Digital Journalism. Il est de bon ton de critiquer l'accélération à l'œuvre dans notre société moderne. Mais pour Philippe Gargov, on se trompe de cible : c'est le mouvement qu'il faut arrêter.

La vitesse, c’est le mal “La vitesse physique de déplacement vous fige. On est inerte, délatéralisé. Prenez le temps d’aller lentement » Article » OWNI, Digital Journalism. Revendiquer un “droit à la ville” hors de toute rentabilité » Article » OWNI, Digital Journalism.