Dark Pools, high frequency trading, manque d'infos
< Réformes financières que reste-t-il des États ?
< Crise 2007-?: évolution économique et sociétale
< objectifmars
Get flash to fully experience Pearltrees
Il faut reconnaître d’emblée qu’évoquer un « fléau », nuisance de forte taille, généralement bien identifiée du sens commun — peste, choléra, algues vertes, droite sarkozyienne — à propos d’une obscure particularité technique des marchés financiers comme la « cotation en continu », a toutes les chances de déconcerter quelque peu la lecture qui, des deux pôles de cette association baroque entre une énormité annoncée et un détail apparemment de seconde zone, ne sait auquel se rendre.
Array.
Le site Nanex nous offre ces très belles images de manipulation du cours des actions sur les marchés boursiers américains. On pourrait imaginer que l’on n’ait pas affaire ici à du High Frequency Trading opéré par des ordinateurs suivant les commandements d’un algorithme, qu’on ait affaire par exemple à des êtres humains très bien synchronisés, comme ceux, par exemple, que l’on a vu à l’ouverture des derniers Jeux Olympiques en Chine, mais quand on lit que 15 000 offres d’achat distinctes ont lieu en 11 secondes, le doute se dissipe : ce sont bien des machines qui font ça.
Array. Array. Dark pools : Les bourses occultes ont le vent en poupe - LMOUS
Ils sont arrivés en catimini, juste au moment où Nicolas Sarkozy entrait à l'Elysée en 2007. Les « dark pools » sont en passe de devenir les trous noirs de la finance mondiale. La ministre des Finances et l'Autorité des marchés financiers (Amf) s'en inquiètent depuis un an, mais rien ne bouge.
La petite famille des dark pools a accueilli cette semaine un nouveau membre. Lundi dernier, la banque d’investissement d’origine japonaise Nomura a en effet annoncé la création de NX MTF, une plate-forme permettant d’échanger des blocs de titres déjà cotés sur 14 marchés d’actions européens.
Xavier Rolet n'aura pas tardé à imprimer sa marque. Huit mois après avoir succédé à Clara Furse, le nouveau PDG du London Stock Exchange (LSE) a réussi un joli coup : s'emparer de 60 % de Turquoise, une plate-forme boursière alternative (dite aussi MTF pour multilateral trading facility ) lancée en septembre 2008 à l'initiative de neuf grandes banques d'investissement. Une opération stratégique pour l'opérateur boursier britannique qui, confronté à la montée en puissance des MTF tels que Chi-X Europe ou Bats Europe sur son marché domestique, semblait démuni face à l'érosion de sa part de marché.
Il me semble qu’il existe un consensus pour la refonte des règles du capitalisme financier et qu’un des aspects de ce consensus passe par une meilleure transparence des opérations financières et boursières . Cette transparence n’existe pas aujourd’hui ; comme le rappelait récemment Georges Ugeux (ma video de chevet en ce moment, dénichée par Johan ), les données des transactions boursières sont tenus comme confidentielles : il faut qu’il y ait eu un soupçon pour qu’une enquête soit menée et qu’elle puisse éventuellement déboucher sur une publication. Dit autrement, le droit d’accès aux données de ces transactions financières est dans les mains des autorités politiques.