
Japon
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Le malaise du Japon saisi par ses artistes, par Odaira Namihei (
A Tokyo, un scandale suit l’autre. A quelques mois des élections législatives, le chef de l’opposition Ozawa Ichiro est mis en examen pour financement occulte de son parti. Le 16 février, le ministre des finances Nakagawa Soichi, qui était apparu complètement ivre lors de la réunion du groupe des Vingt (G20) à Rome, a été obligé de démissionner. Du plus mauvais effet en pleine discussion sur un deuxième plan de relance. Pendant ce temps, face à une pauvreté record, la société se mobilise. Huit juin 2008.Au Japon, la crise sociale provoque 7.000 suicides par an - Enra
Avec la crise financière, le surendettement est devenu le nouveau fléau social au Japon, poussant des milliers de personnes à se donner la mort. Face à des organismes financiers sans scrupule et à un pouvoir politique aux abonnés absents, une délégation japonaise s’est rendue en France du 17 au 22 septembre. La France est perçue comme ayant plusieurs années d’avance pour enrayer la spirale des crédits revolving, même si le surendettement a aussi progressé de 17% en un an, selon le baromètre de la Banque de France.Pour la seconde fois en vingt-six ans, le Japon a enregistré un déficit commercial en octobre. Très dépendant des exportations, il subit de plein fouet l’entrée en récession des Etats-Unis et de l’Europe. Parmi les plus touchés : les salariés précaires de l’industrie, singulièrement dans l’automobile.
Petites mains chinoises pour industrie nippone, par Anne Roy (Le
Yukio Hatoyama, leader du Parti démocrate, dans un meeting à Tokyo (Issei Kato/Reuters) Les élections législatives japonaises sont d'ordinaire la chose la plus ennuyeuse au monde, à peine plus excitantes qu'un scrutin en Corée du Nord : c'était toujours le Parti libéral démocrate (PLD) qui l'emportait. Dimanche, l'impensable s'est produit : le PLD a subi une lourde défaite, et c'est l'oppostion, le Parti démocrate du Japon (PDJ), qui l'a emporté et devrait contrôler les deux tiers de la nouvelle assemblée. C'est la crise économique qui a mis fin au long règne quasi-ininterrompu du PLD : cinquante-trois années au pouvoir sur 54 depuis le rétablissement d'un système démocratique après la fin de la deuxième guerre mondiale.
En crise, le Japon choisit une alternance politique historique |
Défaite à venir de la droite japonaise ?
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L'opposition remporte une victoire historique | France 24
Pour la seconde fois depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale, les Japonais ont mis fin au règne du puissant Parti libéral démocrate (PLD), aux commandes du pays depuis 1955, lors des législatives du 30 août. Les résultats officiels du scrutin, attendus dans la journée de lundi, détermineront le nombre exact de sièges dont disposera le Parti démocrate du Japon (PDJ), dans une fourchette comprise entre 300 et 329 sièges sur 480, selon les estimations des médias. Une débâcle pour le PLD, qui devra se contenter d’environ 119 sièges - contre 300 jusqu'à présent. "C’est la première fois qu’un seul parti obtient plus de 300 sièges lors d'un scrutin législatif, précise Nathalie Tourret, correspondante de FRANCE 24 à Tokyo.La diplomatie américaine désarçonnée par le coup de froid dans ses relations avec Tokyo « Je n’ai jamais vu cela en 30 ans », avoue un observateur. « Je n’ai jamais entendu les japonais répondre ainsi à des diplomates américains, surtout pas publiquement. Les américains disaient généralement : « nous avons un accord », et les japonais répondaient : « ah soo desu ka, » - nous avons un accord - et c’était terminé. Tout ceci est nouveau ». Les diplomates américains n’en reviennent pas.

