Le malaise du Japon saisi par ses artistes, par Odaira Namihei ( Après la crise, la crise... A Tokyo, un scandale suit l’autre. A quelques mois des élections législatives, le chef de l’opposition Ozawa Ichiro est mis en examen pour financement occulte de son parti. Le 16 février, le ministre des finances Nakagawa Soichi, qui était apparu complètement ivre lors de la réunion du groupe des Vingt (G20) à Rome, a été obligé de démissionner.
Du plus mauvais effet en pleine discussion sur un deuxième plan de relance. Pendant ce temps, face à une pauvreté record, la société se mobilise. par Odaira Namihei, avril 2009 Aperçu Huit juin 2008. Comme toujours, des spécialistes expliquent : « Le Japon est en train de devenir une puissance criminogène. Dans les semaines précédentes, ce jeune employé intérimaire avait publié, sur un forum d’utilisateurs de téléphone portable, plusieurs messages dans lesquels il exprimait la peur de perdre son travail et d’être abandonné. Taille de l’article complet : 2 172 mots. Vous êtes abonné(e) ? Vous n'êtes pas abonné(e) ? Au Japon, la crise sociale provoque 7.000 suicides par an - Enra. Avec la crise financière, le surendettement est devenu le nouveau fléau social au Japon, poussant des milliers de personnes à se donner la mort.
Face à des organismes financiers sans scrupule et à un pouvoir politique aux abonnés absents, une délégation japonaise s’est rendue en France du 17 au 22 septembre. La France est perçue comme ayant plusieurs années d’avance pour enrayer la spirale des crédits revolving, même si le surendettement a aussi progressé de 17% en un an, selon le baromètre de la Banque de France.
Elles sont cinq femmes, travaillant pour la coopérative Green Coop, de l’agglomération de Fukuoka, à l’Ouest du pays (1,5 million d’habitants). Green Coop, c’est un réseau de coopératives de consommateurs, créées dans les années 1970, qui regroupent désormais 170.000 adhérents avec 55 millions d’euros de budget. La crise sociale gangrène le pays. Combien de personnes sont concernées par la spirale du surendettement au Japon ? La crise financière a-t-elle accentué le phénomène ? Petites mains chinoises pour industrie nippone, par Anne Roy (Le. Elles sont parties travailler au Japon les yeux fermés. Ce qu’elles avaient en tête avant tout, c’était « un pays de mode, connu pour la qualité et la diversité de ses vêtements, une économie réputée et solide »... Mmes Hu Hua-ju et Duan Yan-hong, deux couturières, mères de famille, n’ont même pas songé à aborder la question des salaires avec leur futur patron quand il est venu les recruter directement à Huangshi, dans la province du Hubei ; l’occasion était trop belle, et elles ne parlaient pas assez japonais pour se lancer dans un sujet qui n’était pas apparu de lui-même dans l’entretien.
En décembre 2005, avec quatre collègues, elles ont rejoint une entreprise de confection, à Showa, petite ville de la préfecture de Yamanashi, à deux heures à l’ouest de Tokyo, pour y travailler comme stagiaires. Comme quatre collègues, les (...) Taille de l’article complet : 2 393 mots. Vous êtes abonné(e) ? Connectez-vous pour accéder en ligne aux articles du journal. Vous n'êtes pas abonné(e) ? En crise, le Japon choisit une alternance politique historique | Yukio Hatoyama, leader du Parti démocrate, dans un meeting à Tokyo (Issei Kato/Reuters) Les élections législatives japonaises sont d’ordinaire la chose la plus ennuyeuse au monde, à peine plus excitantes qu’un scrutin en Corée du Nord : c’était toujours le Parti libéral démocrate (PLD) qui l’emportait.
Dimanche, l’impensable s’est produit : le PLD a subi une lourde défaite, et c’est l’oppostion, le Parti démocrate du Japon (PDJ), qui l’a emporté et devrait contrôler les deux tiers de la nouvelle assemblée. C’est la crise économique qui a mis fin au long règne quasi-ininterrompu du PLD : cinquante-trois années au pouvoir sur 54 depuis le rétablissement d’un système démocratique après la fin de la deuxième guerre mondiale. On a pu voir récemment sur les écrans français plusieurs films japonais ( « Tokyo Sonata », « Departures »...) tournant autour du chômage, avec ce qu’il véhicule d’humiliations, de rêves brisés.
Un programme plus social qui a séduit les Japonais. Rapport sur la pauvreté plus de mythe de la prospérité. Un récent rapport [en anglais] du Ministère de la Protection Sociale révèle qu'un Japonais sur six est touché par la pauvreté. Selon les chiffres de l'OCDE, le Japon fait partie des pays développés qui affichent le plus fort taux de pauvreté , s'inscrivant au 4ème rang derrière le Mexique, la Turquie et les Etats-Unis. Par Ushio Shugo, utilisateur Flickr En Septembre, Makoto Yuasa, Secrétaire général du Réseau Anti-Pauvreté (反貧困 Han Hinkon) [en japonais] avait déjà mis le doigt sur le problème et expliqué ainsi la problématique de la pauvreté au Japon [en anglais]: Depuis la croissance économique importante des années 1960, le Japon incarne le mythe d'une société de classes moyennes.
Cependant l'organisation du travail à la japonaise, qui est à l'origine de ce mythe, a subi des transformations dues à la généralisation du travail temporaire entre autres facteurs. De ce fait, de plus en plus de Japonais sont touchés par la pauvreté. この記事を最初に見た時に、私は部落問題に近いな、と感じたんです。 Pourquoi le Japon a basculé, par Odaira Namihei (Le Monde diplom. « Ayons du courage et croyons en l’avenir. Ayons du courage, le cœur libre et empli de paix. » Ces paroles, M. Hatoyama Yukio, le nouveau premier ministre japonais, ne les a pas prononcées lors de son discours d’investiture le 16 septembre 2009 ni au lendemain de la victoire historique de son parti, le Parti démocratique du Japon (PDJ), sur l’hégémonique Parti libéral-démocrate (PLD), aux élections législatives du 30 août. Elles sont tirées d’une chanson qu’il a enregistrée en 1988 pour tenter de se faire un nom dans le paysage politique nippon.
A l’époque, le PLD dominait encore le pays. L’Archipel vivait dans l’opulence. Les sociétés nippones s’apprêtaient à « acheter le monde » et le pays tirait une certaine fierté à voir l’Occident tenter de reproduire le « modèle japonais ». Tandis que « chômage », « précarité » et « pauvreté » devenaient des termes courants dans les journaux de l’Archipel, le gouvernement libéral-démocrate a joué la carte de la mondialisation.