En Inde, expansion de la guérilla naxalite, par Cédric Gouverneur. Perdu au cœur du Chhattisgarh, le fortin de Rani Bodli fait face à l’obscurité intimidante de la jungle, ses mitrailleuses pointées en direction des arbres.
Le 15 mars 2007, à l’aube, des centaines de guérilleros maoïstes ont attaqué, surgissant de la végétation. Submergés, cinquante-cinq policiers et supplétifs ont été tués. Seuls douze hommes, blessés, ont survécu. Quant aux renforts, ils ont mis trois heures pour parcourir les huit kilomètres les séparant des assiégés. Quelques semaines après le carnage, assis à l’ombre d’un manguier, le coude posé sur son kalachnikov, le chef de section Essaryado semble s’interroger sur son utilité en ces lieux. En cas de nouvel assaut, cette garnison connaîtra sans doute le même funeste sort que la précédente. La guérilla naxalite est née en mars 1967, quand les paysans du village de Naxalbari (Bengale-Occidental) ont saisi le riz d’un propriétaire foncier. Taille de l’article complet : 3 910 mots. Vous êtes abonné(e) ? Vous n'êtes pas abonné(e) ? L’Inde qui sait dire « non » à l’empire américain - Les blogs du.
La presse indienne n’a pas pu s’empêcher de commenter la tenue remarquablement modeste de la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton lors de sa récente visite à New Delhi.
Sa chemise, a-t-on remarqué, était bien boutonnée jusqu’au cou. Ainsi va le destin des femmes puissantes dont les tenues et les coiffures sont souvent plus commentées que leurs idées et leurs actions. On ne peut pas s’empêcher de penser pourtant que cette couverture médiatique de la visite de l’émissaire du président Barack Obama cachait symboliquement les habits neufs d’un empire qui, de plus en plus, se trouve frustré dans ses ambitions. La secrétaire d’Etat a tout fait pour séduire les Indiens en évoquant l’importance des relations de « peuple à peuple », en passant moins de temps avec le premier ministre et son gouvernement qu’avec des chefs d’entreprises, des étudiants, une vedette de Bollywood, une association qui travaille avec les femmes pauvres et un institut de recherche agricole.
Inde : Vague de suicides chez les paysans. Exclusive essay: India in crisis. The law locks up the hapless felonWho steals the goose from off the common,But lets the greater felon looseWho steals the common from the goose.
Anonymous, England, 1821 In the early morning hours of 2 July 2010, in the remote forests of Adilabad, the Andhra Pradesh State Police fired a bullet into the chest of a man called Cherukuri Rajkumar, known to his comrades as Azad. Azad was a member of the politburo of the banned Communist Party of India (Maoist), and had been nominated by his party as its chief negotiator for the proposed peace talks with the government of India.
Why did the police fire at point-blank range and leave those tell-tale burn marks, when they could so easily have covered their tracks? Was it a mistake or was it a message? They killed a second person that morning – Hem Chandra Pandey, a young journalist who was travelling with Azad when he was apprehended. The crisis of Indian democracy (part 2) Read the first part of this essay.
Over the past few months, the government has poured tens of thousands of heavily armed paramilitary troops into the forest. The Maoists responded with a series of aggressive attacks and ambushes. More than 200 policemen have been killed. The bodies keep coming out of the forest. Slain policemen wrapped in the national flag, slain Maoists, displayed like hunter's trophies, their wrists and ankles lashed to bamboo poles; bullet-ridden bodies, bodies that don't look human any more, mutilated in ambushes, beheadings and summary executions. On 6 April 2010, in its biggest strike ever, in Dantewada the Maoists' People's Liberation Guerrilla Army (PLGA) ambushed a Central Reserve Police Force (CRPF) company and killed 76 policemen. Days after the ambush, I ran into two paramilitary commandos chatting to a bunch of drivers in a Delhi car park.
Small wonder then that the news from the war zone is that CRPF men are increasingly reluctant to go on patrol.