Europe : invisible économique antisociale

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L’éthique en pratique, est-ce bien démocratique ? | Pris(m)e de tête L’éthique en pratique, est-ce bien démocratique ? | Pris(m)e de tête Bastien Lelu est enseignant agrégé en sciences physiques. Doctorant en histoire des sciences, il s’est spécialisé dans l’histoire des politiques européennes de mise en public de la science. Il est également directeur des publications du groupe Traces.
Billet invité. Un Etat membre peut-il sortir unilatéralement de l’Union Européenne ? Peut-il remettre en cause l’adoption de l’Euro ? Ces questions prennent une place de plus en plus importante dans l’actualité du fait de la crise financière et économique qui frappe le monde, et plus particulièrement l’Europe. Et par une curieuse coïncidence, c’est dans les dernières phases de l’intégration européenne qu’a été pour la première fois mis en place un mécanisme juridique de retrait du Traité de l’Union Européenne (TUE), à savoir le dispositif de l’article 50, que nous appellerons « exit clause ». En effet, avant l’adoption du Traité de Lisbonne (mais la clause était déjà présente dans le projet de traité constitutionnel refusé), les traités instaurant et organisant l’Union Européenne ne comportait pas de possibilité, ni de procédure permettant à un Etat membre de se retirer unilatéralement. Sortir de l’'Europe? Solutions juridiques Sortir de l’'Europe? Solutions juridiques
Le vide européen Le vide européen L'actualité internationale fut, ces dernières semaines, pour le moins chargée. Fidèles à leur bipolarité, les médias se déchaînent sur l’intervention russe en Crimée, diabolisent celui qui était jusqu’alors admiré et polarisent les opinions entre pro-Obama et pro-Poutine, oubliant par-là que les deux ne jouent que les mains qu’on leur a servi. Justement, il y a une partie de cartes qui n’est que trop peu évoquée, car souterraine, et au sein de laquelle tous les coups, même les plus tordus, sont permis. Cette partie se joue dans le cyberespace, et fait rage depuis déjà quelques temps. ### Uroboros et cartes de crédit : l'émergence russe Cela a été évoqué au début du mois par les spécialistes : un malware, probablement en vadrouille… [Lire la suite]
Le saut fédéral : solution pour une Europe-puissance ? (1/2) Un transfert de légitimité démocratique L'actualité internationale fut, ces dernières semaines, pour le moins chargée. Fidèles à leur bipolarité, les médias se déchaînent sur l’intervention russe en Crimée, diabolisent celui qui était jusqu’alors admiré et polarisent les opinions entre pro-Obama et pro-Poutine, oubliant par-là que les deux ne jouent que les mains qu’on leur a servi. Justement, il y a une partie de cartes qui n’est que trop peu évoquée, car souterraine, et au sein de laquelle tous les coups, même les plus tordus, sont permis. Cette partie se joue dans le cyberespace, et fait rage depuis déjà quelques temps. ### Uroboros et cartes de crédit : l'émergence russe Cela a été évoqué au début du mois par les spécialistes : un malware, probablement en vadrouille… [Lire la suite] Le saut fédéral : solution pour une Europe-puissance ? (1/2) Un transfert de légitimité démocratique
L'actualité internationale fut, ces dernières semaines, pour le moins chargée. Fidèles à leur bipolarité, les médias se déchaînent sur l’intervention russe en Crimée, diabolisent celui qui était jusqu’alors admiré et polarisent les opinions entre pro-Obama et pro-Poutine, oubliant par-là que les deux ne jouent que les mains qu’on leur a servi. Justement, il y a une partie de cartes qui n’est que trop peu évoquée, car souterraine, et au sein de laquelle tous les coups, même les plus tordus, sont permis. Cette partie se joue dans le cyberespace, et fait rage depuis déjà quelques temps. ### Uroboros et cartes de crédit : l'émergence russe Cela a été évoqué au début du mois par les spécialistes : un malware, probablement en vadrouille… Le saut fédéral : solution pour une Europe-puissance? (2/2) La théorie des pouvoirs implicites européens Le saut fédéral : solution pour une Europe-puissance? (2/2) La théorie des pouvoirs implicites européens
Le Parlement européen revient de loin mais va-t-il quelque part Parent pauvre de la construction européenne, le Parlement européen a acquis progressivement des pouvoirs significatifs : de simple assemblée consultative en 1951, il négocie aujourd’hui le contenu des directives et règlements de l’Union avec le Conseil des ministres, c’est-à-dire les Etats membres. Il peut en modifier le contenu et les rejeter (co-décision). Il vote le budget européen et approuve enfin le nom du président de la Commission et la composition de l’« exécutif » dans son ensemble. Mais ces prérogatives ne suffisent pas à faire du Parlement européen une véritable assemblée législative : il n’a pas l’initiative des « lois » (directives et règlements) car c’est la Commission qui décide de l’opportunité de soumettre un texte un texte au vote et qui en détermine le sens. En outre, son pouvoir de « co-décision » est écarté de matières sensibles comme la justice ou les affaires intérieurs, la fiscalité et la politique étrangère. Le Parlement européen revient de loin mais va-t-il quelque part
À Bruxelles, les lobbies contre la transparence À Bruxelles, les lobbies contre la transparence Faute de réglementation européenne, Bruxelles est devenue le paradis du lobbying, principalement au service de grandes multinationales. Analyse et propositions par des membres du comité de pilotage de la campagne Alter-EU (Alliance pour une réglementation de transparence et d’éthique en matière de lobbying). Bruxelles est désormais le paradis des lobbyistes. Les pouvoirs de décision réels des institutions européennes et la très faible réglementation du lobbying à Bruxelles ouvrent des perspectives inespérées pour les grandes entreprises. Bruxelles rivalise désormais avec Washington D.C. pour le titre de capitale mondiale du lobbying. Il y a plus de mille lobbies à Bruxelles, des centaines d’entreprises de relations publiques et de cabinets d’avocats, des douzaines de think-tanks ainsi que les « bureaux des affaires européennes » de plusieurs centaines d’entreprises.
La stupéfaction se lit toujours, plusieurs semaines après les faits, sur le visage de M. Jan Andersson, président de la commission de l’emploi et des affaires sociales du Parlement européen. En quelques mois, de novembre 2007 à juin 2008, la Cour de justice des Communautés européennes (CJCE) a rendu quatre jugements affirmant la primauté des droits des entreprises sur ceux des salariés. Dans l’affaire Viking, un armateur finlandais voulait transférer un ferry sous pavillon estonien afin d’échapper à une convention collective. Dans l’affaire Laval, un syndicat suédois avait tenté, en bloquant les travaux d’une entreprise du bâtiment, de contraindre un prestataire de services letton à signer une convention collective. Dans l’affaire Rüffert, une société polonaise, installée dans le Land de Basse-Saxe, versait des rémunérations inférieures au salaire minimum local. Et la crise sociale a rattrapé le Parlement européen, par Anne-C Et la crise sociale a rattrapé le Parlement européen, par Anne-C
Des grèves « racistes » au Royaume-Uni ?, par Seumas Milne (Le M Des grèves « racistes » au Royaume-Uni ?, par Seumas Milne (Le M « Cette tentative de discrimination est inacceptable ! », lance le ministre portugais des affaires étrangères Luis Amado, ce 2 février. « Les gouvernements doivent éviter une dérive protectionniste, xénophobe, nationaliste qui (...) peut nous entraîner dans une crise encore plus grave. » Une colère aussi forte anime son homologue italien Franco Frattini contre un mouvement social « indéfendable » qui se déroule... au Royaume-Uni. Tout a commencé le 28 janvier, lorsqu’un contrat de 200 millions de livres (231 millions d’euros) portant sur l’installation d’une unité de désulfuration à la raffinerie Total de Lindsey, dans le Lincolnshire, a été confié en sous-traitance à une entreprise sicilienne, IREM.
Les partisans de la mondialisation économique, qui n’ont rien tant en horreur que le politique, ont parfaitement compris qu’en appeler au gouvernement mondial était le plus sûr moyen d’avoir la paix — entendre : pas de gouvernement du tout. Un même son de cloche, quoique légèrement moins percutant, résonne du côté des économistes subitement indignés par les « excès » du libéralisme et qui ne jurent plus désormais que par la coordination globale. Oui ! coordonnons-nous à l’échelle planétaire — bien sûr la chose demandera un peu de temps... Ainsi l’évocation des grands horizons mondiaux sert-elle invariablement de faux-fuyant à toutes les hypocrisies de l’action indéfiniment différée et à toutes les stratégies de l’éternel regret. Fin de la mondialisation, commencement de l’Europe ?, par Frédér Fin de la mondialisation, commencement de l’Europe ?, par Frédér
Mis entre parenthèse le temps que les élections européennes s’achèvent, le dossier brûlant de la transposition de la directive européenne de libéralisation des services, dite « directive Bolkestein », ressurgit au grand jour (voir sur mon blog, http://www.politis.fr/article7133.html). Les modalités de transposition retenues par la France sont détaillées dans un rapport sénatorial publié le 17 juin. Est-ce un scoop ? Les médias boudent cette information qui n’est pas sans importance puisque la transposition de cette directive, avant le 28 décembre, est considérée comme l’un des principaux piliers des « réformes structurelles » en France, si l’on en croit l’UMP Jean Bizet, qui est accessoirement un pro-OGM mais aussi un membre de la commission des Affaires européennes du Sénat. On vous a annoncé le retour de la directive Bolkestein, voici le
August 9th, 2009 | Immatériel, Musique, Politiques Le commerce en ligne est un exemple chimiquement pur de la concurrence fiscale et sociale que se livrent les pays de l’Union Européenne, faute d’accord sur une harmonisation. On connait les effets négatifs de ce tirage de bourre entre Etats de l’Union, qui conduit à se faucher les usines et les entreprises tout en réduisant les rentrées fiscales et sociales nécessaires au financement des services publics ou de la Sécu. Musique légale, concurrence fiscale
Consensus sur la réforme de la TVA
Bulgarie : petit guide pour acheter des votes en cinq étapes Novinite.com Traduit par Vanessa Mermet Sur la Toile : Publié dans la presse : 1er juillet 2009 Mise en ligne : mardi 28 juillet 2009
Rom, étrangers dans leur pays

José Manuel Barroso rempile. Le président de la Commission européenne a été réélu ce midi pour un second mandat de cinq ans par le Parlement européen. Malgré un bilan calamiteux, décrié jusque dans les rangs conservateurs, l’ancien Premier ministre portugais a obtenu une confortable majorité absolue en recueillant 382 voix contre 219 et 117 abstentions. Les socialistes européens, contrairement à leur engagement de campagne, avaient décidé hier soir de... s’abstenir. Barroso réélu, les socialistes européens nullissimes