Israël attaque de la Flottille de la liberté
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ON THE high seas, outside territorial waters, the ship was stopped by the navy. The commandos stormed it. Hundreds of people on the deck resisted, the soldiers used force.
Text size An activist holding a knife aboard a Gaza-bound aid ship on May 31, 2010. Photo by Provided by IDF Spokesperson's Unit related articles
L’opération d’un commando israélien contre un navire humanitaire à destination de Gaza risque fort d’être l’une des plus importantes débâcles de relations publiques d’Israël. Et de peser lourdement sur le climat diplomatique autour d’un règlement au Proche-Orient. Le choix de l’Etat hébreu d’envoyer un commando pour intercepter ce convoi de navires chargés d’aide humanitaire et de militants pro-palestiniens portait en lui le risque d’un affrontement frontal et donc de victimes.
A demonstrator wearing an Israeli flag is confronted by pro-Palestinian demonstrators gathering outside the Israeli Embassy in London, Monday, May 31, 2010. Israeli naval commandos stormed a flotilla of ships carrying aid and hundreds of pro-Palestinian activists to the blockaded Gaza Strip on Monday, killing nine passengers in a botched raid that provoked international outrage and a diplomatic crisis. AP
La population de Gaza, victime de crime contre l’humanité Une violation jamais connue de la IV° Convention de Genève . L’attitude de l’Etat d’Israël vis-à-vis du territoire palestinien de Gaza s’analyse dans la durée comme une violation, à un niveau jamais atteint, du droit international. En droit international humanitaire, l’occupation est acceptée comme un état temporaire, le temps nécessaire à la recherche de la paix.
Patrick Klugman L’assaut dramatique du Mavi Marmara par les forces israéliennes nous inquiète et nous bouleverse tant par ce que nous en savons que par ses possibles répercussions au Proche-Orient et au-delà. 48 heures à peine après cet évènement, se livrer à une analyse aussi froide que possible de la situation reste une gageure à laquelle il faut se risquer. Les faits sont maintenant bien connus plusieurs enseignements déjà s’imposent. Le premier est bien sûr le sentiment d’une tragédie qui aurait pu être évitée. Mais en dépit de cette amertume, il est certain que l’expédition maritime qui voguait vers Gaza n’était certainement pas un simple convoi humanitaire, ce qui n’excuse en rien sa funeste fin mais l’explique en partie.
L'impact mondial des médias sociaux et de la Toile en temps réel à mesure du déroulement de cette affaire ne fait aucun doute. De Twitter à Facebook en passant par les forums en ligne et les fils de discussions, le champ de bataille s'est déplacé de la Méditerranée à une cacophonie numérique de données. C'est une bataille sur la vérité, une guerre sur l'exactitude des faits, pour savoir qui a raison ou tort. Qui obtiendra plus d'attention sur sa version et qui peut faire tomber le site de l'adversaire [en anglais]. Choisir son bord est aussi simple que joindre un groupe Facebook, témoigner son soutien ne demande que de ReTweeter un message ou publier une nouvelle entrée.
Freedom Flotilla – On The Way (photo by FreeGaza, reproduced under Creative Commons Licence) The Gaza flotilla clash occurred on 31 May 2010 in the international waters of the Mediterranean Sea, when Israeli naval forces seized a flotilla of six ships carrying international activists, known as the “Gaza Freedom Flotilla”, who were planning to break the Israeli blockade of Gaza and deliver humanitarian supplies. According to Israeli sources, their forces boarded the flotilla after it had declined to change its course to the port of Ashdod , where Israel had promised to inspect the aid and deliver non-banned items to Gaza. Between nine and sixteen passengers of the Comoros -flagged MV Mavi Marmara were reported killed by Israeli soldiers who landed on the ship, 10 Israeli soldiers were seriously injured. Israel defended its actions, saying its soldiers were attacked with knives and metal bars.
Entretien avec Hazem Jamjoum Par la piraterie, Israël se dévoile aux yeux du monde L’extraordinaire sauvagerie de l’armée abusivement qualifiée « la plus morale du monde » a fini par dévoiler à tout un chacun le vrai visage d’Israël. Or, force est de constater que cette incessante sauvagerie n’aurait jamais été possible sans la bienveillance des pouvoirs politiques et médiatiques occidentaux. L’universitaire palestinien Hazem Jamjoum, 28 ans, de passage à Genève le jour où la marine israélienne a stoppé dans le sang la Flottille de la liberté, répond aux questions de Silvia Cattori. Le 31 mai 2010, les pirates israéliens ont attaqué des navires civils dans les eaux internationales. Silvia Cattori : Ce lundi, 31 mai, avez-vous été surpris en apprenant que la marine israélienne avait attaqué la flottille d’aide humanitaire, et tiré sur les navigants qui voulaient se rendre à Gaza ?
Les soldats ont investi sans violence le cargo irlandais, le contraignant à se diriger vers le port israélien d’Ashdod. Le MV Rachel Corrie le 17 avril 2010 (Freegaza/Flickr). L’armée israélienne a investi samedi matin le MV Rachel Corrie, le cargo irlandais chargé d’aide humanitaire pour les Palestiniens, et l’a contraint de se diriger vers le port israélien d’Ashdod. Le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou avait ordonné à ses troupes d’empêcher le navire de briser le blocus de Gaza. L’équipage du navire irlandais a annoncé par avance qu’il n’avait pas l’intention d’opposer une résistance violente en cas d’intervention militaire israélienne, mais il a refusé samedi matin un premier ordre de l’armée israélienne de ne pas se rendre dans la bande de Gaza, soumise par l’Etat hébreu à un blocus aussi bien naval que terrestre.