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Asie - Asia
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A Séoul, le pouvoir pris à contre-pied, par Philippe Pons (Le Mo
Le tir par la République populaire démocratique de Corée (RPDC), le 5 avril 2009, d’un lanceur de satellite — ou d’un missile de longue portée — a été accueilli calmement au Sud, où la population est habituée, depuis un demi-siècle, aux invectives et aux menaces des dirigeants du Nord. Après des semaines d’un branle-bas militaire ponctué d’annonces d’une possible interception de l’engin en vol, le gouvernement est revenu à une position plus modérée, quand Washington a décidé de ne pas réagir militairement. Séoul s’est néanmoins placé à l’avant-garde des pays exigeant de « fermes sanctions » du Conseil de sécurité des Nations unies pour cette « grave atteinte » à la stabilité de l’Asie orientale. La démarche n’a surpris personne. Soucieux de se démarquer de ses prédécesseurs de centre gauche, trop conciliants à son goût, M.
Elle s’est dès lors évertuée à provoquer la lassitude d’une communauté internationale qui, quoique traitée par le mépris, a longtemps semblé en redemander. Cela vaut autant pour l’Association des Nations d’Asie du Sud-est ( ANASE ), pourtant partisane d’un "engagement constructif" peu menaçant pour le régime, que pour les pays affichant leur solidarité envers Aung San Suu Kyi et sa Ligue Nationale pour la Démocratie (LND). La communauté internationale a voulu croire en les élections La diplomatie française, notamment, s’est par trop contentée de suivre le calendrier imposé à la communauté internationale par les généraux. Elle a voulu voir dans les différentes étapes de la "feuille de route vers une démocratie disciplinée" mise en place par le régime des opportunités à saisir.
Le temps long des généraux birmans - Contre-Feux.com
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