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Bataille eBook : google, les autres, les formats

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Microsoft, Yahoo et Amazon ensemble contre Google Book Search - 2000 ans après la grande bibliothèque d'Alexandrie - qui selon la légende devait recueillir un exemplaire en grec de tous les livres des pays connus, Google veut assembler aujourd'hui la plus grande bibliothèque du monde en numérisant le maximum d'ouvrages pour les rendre accessibles aux millions d'internautes, à travers sa plateforme Google Book Search. Une excellente chose en apparence, mais qui n'est pas sans poser quelques problèmes philosophiques et commerciaux.

Après avoir d'abord agi sans rien négocier, ce qui lui a valu plusieurs procès, Google a proposé un accord collectif aux auteurs et éditeurs en fin d'année dernière. Il doit être validé ou bloqué par la justice américaine le 7 octobre prochain, à charge pour les ayants droit de décider avant cette date s'ils veulent ou non en bénéficier. L'accord doit organiser les conditions de la numérisation et de la mise à disposition des livres, ainsi que la rémunération des ayants droit. Is it a bird ? Is it a plane ? No. It's a monopoly. La dernière fois que je vous avais entretenu de l'un de mes sujets de prédilection, Google Books, c'était pour me faire l'écho (et tenter l'analyse) de la dernière bombe lancée par Google sur les pauvres casques bleus du commerce du livre : Nous étions alors en Novembre 2008, et le désormais célèbre Google Book Settlement venait de paraître. Que s'est-il passé depuis ? Planète Opt-Out.

Le grand numérisateur a tout pris. Livres libres de droits, livres sous droits, livres dans la zone grise et oeuvres orphelines. Tout y est, ou presque. Et même s'il est toujours quasi-impossible d'estimer réellement le nombre d'ouvrage réellement numérisés et disponibles dans Google Books, la fourchette raisonnable se situe entre 7 et 10 millions d'ouvrages numérisés, pas mal pour un projet lancé en 2005. Masse critique. "D’un côté, on peut y voir pour l’instant un progrès dans l’accessibilité aux œuvres du domaine public, qui vont trouver une nouvelle vie par le biais du Reader. Éditeur dans les nuages. Le marché du livre comme algorithme. Nota-Bene : je déroge à la ligne éditoriale (floue) de ce blog qui veut que je ne publie habituellement le vendredi que mes "petits liens du week-end", réservant le dimanche soir à la publication de billets plus fouillés.

Mais en l'occurence, le document analysé dans ce billet vaut la peine que vous passiez une partie de votre Week-end à y réfléchir - enfin si vous avez rien de mieux à faire bien sûr - tant les enjeux sont considérables pour le monde et le marché du livre. Fin du teasing, on peut y aller :-) Le très récent accord historique passé par Google avec les éditeurs américains continue de faire causer sur la toile et ne laisse personne indifférent. Prosper nous signale que les mêmes éditeurs ont mis en ligne un document à destination des bibliothèques pour "expliquer" les tenants et aboutissements dudit accord : "A Guide for the Perplexed : Libraries and the Google Library Project Settlement". Avec tout d'abord les nouvelles règles du jeu : Conclusion ? Le marché du livre comme algorithme (suite ...) Règlement de Google Recherche de Livres.

Google Books offre ses ebooks en ePub pour le Sony Reader - Actu. Alors que rien n'est encore réglé concernant la numérisation massive de livres par Google Books, la firme a annoncé en partenariat avec Sony que le Reader accéderait gratuitement aux livres non soumis au droit d'auteur. Voilà une nouvelle des plus fameuses, parce que c'est une première : autant l'ouverture de son fonds au public semble faramineuse, autant jamais aucune annonce n'avait pour l'heure privilégié l'une ou l'autre des liseuses sur le marché. Si les livres, publiés avant 1932, sont disponibles au format PDF, en téléchargement gratuit, Google Books les proposera désormais en format ePub, que justement supporte le Reader de Sony.

Pour la firme Google, l'intention est véritablement de donner accès au plus grand nombre à ces ouvrages. « Nous souhaitons établir un partenariat avec quiconque partage notre souhait de les rendre plus accessibles », explique Jennie Johnson, porte-parole de Google. Sources : , , , Pour approfondir. Ceci n’est pas un ebook - Black Plastic Glasses. It was perhaps the most significant news to break since the launch of the Kindle.

Google rolled out its inevitable and longstanding plans to enter the digital content selling arena at BEA, which it has dubbed, Google Editions. Google Editions is cleverly named because it explains what it isn’t (ebooks), where you get it (Google), and, by putting the word Google together with an assumed possessive plural of “Editions,” there is an implied unique quality to these editions that is not found anywhere else. These are not ebooks, these are Google Editions. Google Editions will be composed of content that is currently (or will be) found in the Google Partner Program. The Partner Program of Google Book Search is the discoverability service that Google offers to publishers in which books are voluntarily indexed and made available through Google’s search engine.

Google Editions is the coming out party for “cloud publishing," where content is purchased, but never physically owned. La bibliothèque universelle, de Voltaire à Google, par Robert Da. Le XVIIIe siècle, celui des Lumières, professait une confiance totale dans le monde des idées — que les encyclopédistes appelaient la république des lettres. Un territoire sans police ni frontières et sans inégalités autres que celles des talents. N’importe qui pouvait s’y installer pour peu qu’il exerçât l’un des deux attributs de sa citoyenneté, à savoir l’écriture et la lecture. Aux écrivains de formuler des idées, aux lecteurs d’en apprécier le bien-fondé. Portés par l’autorité du mot imprimé, les arguments se diffusaient en cercles concentriques et seuls les plus convaincants l’emportaient.

En cet âge d’or de l’écrit, les mots circulaient aussi par voie épistolaire. J’affectionne tout particulièrement la correspondance entre Jefferson (1743-1826) et James Madison (1751-1836). Deux futurs présidents des Etats-Unis qui discutent de livres sur la Toile des Lumières, l’image est saisissante. Les différences sociales exacerbaient les conflits personnels. Mais le fera-t-il ? 26 000 dollars l’abonnement, par Robert Darnton (Le Monde diplom. L’effacement des Lumières au début du XIXe siècle coïncide avec l’irruption du professionnalisme. On peut examiner ce processus en comparant L’Encyclopédie de Denis Diderot, qui envisageait le savoir comme un tout organique guidé par la raison, avec L’Encyclopédie méthodique de Charles-Joseph Panckoucke, qui divisait le savoir en champs autonomes et bien délimités, pareils à ceux que nous connaissons aujourd’hui : chimie, physique, histoire, mathématiques, etc.

Au XIXe siècle, ces champs deviennent des professions, certifiées par des diplômes et encadrées par des académies. Au cours du XXe siècle, la réorganisation du savoir se matérialise par le découpage des universités en départements, la chimie ici, la physique là-bas, l’histoire un peu plus loin et, au milieu de ce territoire émietté, une librairie, généralement dotée de l’imposante allure d’un temple du savoir. Taille de l’article complet : 570 mots. Vous êtes abonné(e) ? Connectez-vous pour accéder en ligne aux articles du journal. Contrat californien et eugénisme documentaire. (Theory of document eugenism : how books downloading on Google will cause the suicide of libraries.) Que penser de cela ? S'en réjouir au nom de l'accès facilité à la culture ? Non. Trois fois non. Et voici pourquoi. Je vous parlais dans ma note de rentrée des rumeurs du contrat liant Google à l'université de Californie pour la numérisation de millions d'ouvrages.

"engagement de l'université à fournir au moins 2 500 000 volumes à raison de 600 livres par jour pour commencer jusqu'à atteindre 3000 unités/jour" "les ouvrages concernés ne pourront pas sortir du campus pour plus de 15 jours ("business days")" les deux parties s'engagent à respecter les règles du copyright MAIS (c'est moi qui ajoute le "mais") "chaque partie sera seule responsable du choix de traiter chaque oeuvre, dans chaque juridiction, et ce à son entière discrétion. Jusque là rien à signaler, la morale est sauve même si la règle de l'opt-out continue de prévaloir. Vraiment sympa ce Google. (Via The Chronicle. The dotted line. The University of California has released its agreement with Google ("uc:" in quotes below).

As a public institution, all such contracts must be made publicly available on request. We similarly have access to the University of Michigan agreement ("um:" in quotes below), which gives us the ability to do some comparison. As is always the case, the language of the contract does not entirely reveal the intentions of the Parties. It is instead a strange almost-Shakespearean courtship where neither Party wishes to say what they really want, and everyone pretends like it's all so wonderfully fine, while at the same time each player is hoping to pull the wool over the eyes of the other. So my interpretation here may reveal more about my own assumptions than any truth about the contracts. [Note: I apologize for any typos, but I had to transcribe much of this from the PDF files, which did not allow for text copy. Quality Control um: 2.4 Digitizing the Selected Content.

What the Libraries Get. Google's Plan for Out-of-Print Is Challenged. Inside Google Book Search: The Bodleian's treasures, available t. Posted by Ben Bunnell, Book Search Library Partnerships In 2004, Google began a partnership with Oxford University Library to scan mostly 19th century public domain books from its Bodleian library. Five years on, we're delighted to announce the end of this phase of our scanning with Oxford, our first European partner. Together, we have digitized and made available on Google Book Search many hundreds of thousands of public domain books from the Bodleian and other Oxford libraries, representing the bulk of their available public domain content. From English to German, to Spanish and French, most of the digitized works date from the 19th century and range from classic literature to more scientific volumes in fields including Geography, Philosophy or Anthropology.

So, does this mean we are done? Far from it! "Library users have always loved browsing books for the serendipitous discoveries they provide. For more information on Book Search, visit books.google.com. La Bibliothèque Numérique Mondiale (UNESCO). In. Inaugurée le 21 avril 2009, la Bibliothèque Numérique Mondiale (BNM) est un objet numérique agréable à parcourir, à « feuilleter » comme un livre d’images.

Il ne s’agit pas d’une immense base de données qui regrouperait tous les trésors du monde, mais plutôt d’un échantillon de documents numérisés en provenance de sources diverses. Que propose la BNM ? A ce jour, 1170 documents (non, ce chiffre n’est pas une erreur) sont disponibles pour former une collection de livres, revues, manuscrits, cartes, films, gravures et enregistrements sonores en provenance de tous les continents. Tous les documents sont présentés dans leur langue d'origine et accompagnés d'un commentaire explicatif disponible dans les six langues officielles utilisées par l'Organisation des Nations Unies, c’est-à-dire en français, anglais, espagnol, arabe, russe et chinois.

Comment ça fonctionne ? Dans quel but ? Quelle place pour la BNM à côté d’autres initiatives similaires ? La Commission européenne poussée à enquêter sur Google Book Sear. La numérisation par Google et les auteurs français. Note du 4 mai 2009 : La date limite indiquée ci-dessous (5 mai) a été repoussée au 4 septembre 2009. Espérons que d’ici là le SNE, les éditeurs et auteurs auront élaboré une réponse commune. La SGDL a déjà sur son site écrit exactement ce qu’il faut en savoir d’essentiel en pratique, qui concerne essentiellement les personnes figurant sur la base de données de Google avec pour « deadline » le 5 mai 2009. Il s’agit d’un effet de droit américain prévu par un accord général entre les auteurs d’œuvres littéraires et Google sur ce territoire et selon cette loi mettant fin à un procès.

Pour les personnes publiées chez une maison d’édition il peut incomber à l’éditeur d’accomplir ces démarches si le contrat le prévoit. La vaste opération de numérisation sans droit ni titre entamée par Google a entraîné une contestation aux États-Unis qui s’est traduite par un procès ayant abouti à une transaction entre les parties. Surtout, on est d’abord ici dans une situation de fait. Google ! Attention : danger. Concurrence sur le marché du livre numérique, par Tim O’Reilly « L’éditeur Tim O’Reilly a rendu publics sur O’Reilly Radar divers commentaires qu’il avait précédemment exprimés dans une liste de discussion, en réponse à l’article de Robert Darnton, « Google and the Future of Books ». Dans cet article, paru dans la New York Revue of Books, Robert Darnton commente le Google Book Settlement, le règlement issu de l’accord passé entre Google et les principales associations d’auteurs et d’éditeurs américains.

Tim O’Reilly m’a gentiment autorisée à publier ici la traduction de son billet. ( ajout du 13/02/09 : pour une présentation de l’article de Robert Darnton, on lira utilement le billet d’Alain Giffard paru sur Ars Industrialis. ) Concurrence sur le marché du livre numérique par Tim O’Reilly – O’Reilly Radar – 25 janvier 2009 Il y a eu beaucoup de buzz sur les listes de diffusion des veilleurs du monde de l’édition ces derniers jours à propos de l’article de Robert Darnton paru dans la « New York Review of Books », Google and the Future of Books. Google va ouvrir Google Books à ses concurrents - Numerama. Google a répondu jeudi à l'une des principales critiques émises à l'encontre de son programme de numérisation et de mise en ligne des livres Google Books. Comme nous l'expliquions le mois dernier, le risque de l'homologation de l'accord proposé par la firme de Moutain View est de placer Google en position dominante, et de faire de lui l'intermédiaire de fait entre les internautes et la plupart des éditeurs et auteurs de livres.

Sauf à ce que les bibliothèques ouvrent également leurs fonds aux concurrents comme Amazon ou Microsoft, seul Google serait en capacité de proposer les livres numérisés. La firme se réserve en effet les droits sur la numérisation des ouvrages, et donc de fait des droits sur les ouvrages eux-mêmes. Mais devant la commission de la Justice de la chambre américaine des représentants, Google s'est voulu rassurant. Il ouvrira sa bibliothèque numérique à tous les libraires concurrents. On ignore cependant les détails, notamment financiers.