Les éditocrates contresignent l’accord MEDEF-CFDT. « Plus de souplesse aux entreprises » et « plus de protection aux salariés », c’étaient les termes du gouvernement pour qualifier la réforme du marché du travail censée résulter des négociations entre organisations patronales et syndicales, lancées le 4 octobre 2012. Cette présentation de la réforme suggère qu’elle opèrerait un équilibre délicat, « gagnant-gagnant », entre les intérêts des entreprises et ceux des salariés – selon des termes (« souplesse », « protection ») qui fleurent bon l’agence de com’. Que le gouvernement communique autour d’une de ses initiatives est une chose. Un accord « donnant-donnant, équilibré et subtil » (Les Échos) Les éditorialistes, quant à eux, sont unanimes. « Un accord (presque) historique » titre Le Monde, pour qui « l’accord […] a l’imperfection de tous les compromis, mais il est équilibré, gagnant-gagnant » (12 janvier).
Les Échos, moins pédagogues sans doute, exultent : « la clef de ce compromis se trouve du côté de la flexibilité. Michel Naudy, "le recordman des placards" Journaliste salarié de France 3 mais placardisé régulièrement durant près de vingt ans, Michel Naudy a été retrouvé mort à son domicile le 2 décembre 2012 à l'âge de soixante ans. Adepte de la critique des médias, Michel Naudy avait pris l'habitude d'intervenir à de nombreuses reprises sur le sujet, notamment dans le documentaire Les Nouveaux Chiens de garde dans lequel il expliquait notamment : “ Il n’y pas d’alternative. Le système jette, rejette, tout ce qu’il ne peut pas récupérer. Vous ne restez jamais à l’antenne impunément, jamais ” ( voir extrait s vidéos de cette intervention sur le site Acrimed.org ) Pour la revue journalistique Charles , je l'avais interrogé l'année dernière sur le parcours de Jean-Michel Aphatie qu'il avait embauché à la fin des années 1980 au service politique de l'hebdomadaire Politis qu'il dirigeait à l'époque...
Quand Michel Naudy avait embauché Jean-Michel Aphatie à Politis Une enquête sur les journalistes placardisés... remisée au placard. Les voleurs de débat ( 2 ) : Yves Calvi. Si l’on en croit les sondages, 84 % des Français jugent que « l’ouverture des frontières » a des « conséquences négatives » sur l’emploi. 45 % considèrent l’euro comme « un handicap » pour notre pays, contre 34 % comme un atout – tandis que 65 % des ouvriers souhaitent un retour au franc. Une immense majorité, 88 %, juge que « le capitalisme fonctionne plutôt mal » et un tiers veut carrément « l’abandonner ». Mais de tout cela, on n’aperçoit, et avec grand peine, que quelques traces sur les écrans… La machine est bien huilée. Solidement tenue.
Et pourtant, sous les coups de boutoir du réel, ces cadres de pensée – et d’impensée – pourraient bien voler en éclats. C dans l’air, 13/09/2011 [*Samedi 28 janvier.*] Ils sont venus, ils sont tous là : à Davos, dans la station de luxe suisse. [*Dimanche 29 janvier.*] À midi, le journaliste Stéphane Paoli lance cette tirade sur France Inter : « La question, elle est très intéressante et très complexe, avons-nous d’autre choix ? Mais encore ? Les économistes à gages sur la sellette, par Renaud Lambert. On appelle cela l’« effet Dracula » : à l’instar du célèbre vampire des Carpates, les arrangements illégitimes ne résisteraient pas à leur exposition au grand jour. Ainsi, la révélation en 1998 de l’Accord multilatéral sur l’investissement (AMI), négocié secrètement pour accentuer la libéralisation économique, avait conduit à sa désintégration. Cette fois, la controverse concerne la collusion entre économistes et institutions financières.
Nombre d’universitaires invités par les médias pour éclairer le débat public, mais aussi de chercheurs appointés comme conseillers par les gouvernements, sont en effet rétribués par des banques ou de grandes entreprises. Un expert peut-il, « en toute indépendance », prôner la dérégulation financière quand il occupe simultanément un poste d’administrateur d’un fonds d’investissement ? Ces liaisons dangereuses, sources de conflits d’intérêts, ne sont pas secrètes. Quand 2 + 2 = 5 3 novembre 2011. . — Qu’est-ce qui vous a fait croire le contraire ? Patrons de presse en campagne, par Marie Bénilde. L’information dans la démocratie et en France. Voilà, je veux ça en France.
Je ne parle pas d’une maigrichonne loi qui demande l’accès public à tous les documents administratifs mais dont on n’applique que le strict minimum en privilégiant toujours les questions de secret industriel, de vie privée, de raison d’état, de secret diplomatique, et qui en devient quasiment anecdotique. Je veux un accès public érigé en principe fondateur essentiel à l’existence même de l’autorité publique en démocratie. Quelque chose qui demande un intérêt public primordial et exceptionnel pour pouvoir y faire opposition. Dans d’autres pays le citoyen peut demander et obtenir dans l’heure jusqu’aux notes de frais d’un représentant de l’état.
Si ça peut paraître anecdotique, c’est surtout le reflet de l’idée que l’état appartient aux citoyens et que tout ce qui est fait en son nom doit lui être accessible et contrôlable. Chez nous, on en est loin La transparence est essentielle à la démocratie. Fourniture en gros et mi-gros de la concentration éditoriale. Les périodiques se font périodiquement les échos des cris d'orfraie du landerneau éditorial sur les dangers de la concentration éditoriale. Le bruit est sorti des pages spécialisées avec le rachat par Lagardère de Vivendi Universal Publishing, finalement cédé au fond d'investissement Wendel sous le nom d'Editis.
Par la suite, plus discrètement, avant d'être revendu à la multinationale espagnole Planeta, Editis a gonflé de onze éditeurs. Depuis la même période, plus discrètement encore, ce sont douze maisons que la holding Actes Sud Participation a plus ou moins intégré complètement. Pourquoi s'étonner de pareilles réussites ?
Préparées par les opérations de fusion et concentration qui les ont précédées, où éditeurs et auteurs y jouent leurs partitions. On ne dira jamais assez combien le degré de concentration est chose finalement très relative. On trouvera une relativité identique du côté du ministère de la Culture (et de la Communication) français. Thierry Discepolo. Murdoch's malign influence must die with the News of the World | Observer editorial | Comment is free | The Observer. Suddenly, Rupert Murdoch seems much less a global mogul, much more a diminished man of glass.
He flies into London this weekend from Sun Valley, Idaho, in time for the last rites of the most successful Sunday newspaper in Britain, the News of the World. One hundred and sixty-eight years ago, it pledged: "Our motto is the truth, our practice is fearless advocacy of the truth. " After today, the tabloid will appear no more, felled not by one royal rogue reporter but by the arrogance, ambition and apparent tolerance of systemic criminal behaviour by members of the senior News International management.
The loss of a newspaper, especially one with a proud history of award-winning investigative journalism, is a cause for sadness. The News of the World was the biggest-selling Sunday tabloid in the English-speaking world. The death of a paper in such rude health is unprecedented and unwanted in the media. James Murdoch would do well to reflect again on The Absence of Trust. Why I quit my job: « Kai Nagata. Until Thursday, I was CTV’s Quebec City Bureau Chief, based at the National Assembly, mostly covering politics. It’s a fascinating beat - the most interesting provincial legislature in Canada, and the stories coming out of there lately have been huge.
The near-implosion of the Parti Quebecois has kept the press gallery hopping well into summer. If you’re not from Quebec, it’s hard to explain the place the National Assembly holds in the popular imagination – but suffice to say that within francophone journalistic circles it carries more prestige than Parliament Hill. I had the privilege to be working next to several of the sharpest reporters in the country.
Fred Biss in Labrador The city is beautiful, ancient, and a great place to learn French. I was a full-time employee making good money, with comprehensive benefits and retirement options (I was even lucky enough to be hired before Bell bought CTV and began clawing back some of those expensive perks.) TV news is a curious medium. Politologues du prince, par Alain Garrigou (Le Monde diplomatiqu. Emission de débats, soirée électorale, commentaire de sondages : les médias exhibent des politologues à tout propos. Ce sont souvent les mêmes.
Leurs titres d’expertise paraissent assez prestigieux pour que des journalistes, sondeurs et autres spécialistes en mal de légitimité aient recours à eux. Presque toujours, ils sont « à Sciences Po ». La situation des politologues ressemble à celle des économistes médiatiques : même omniprésence dans la presse, mêmes orientations idéologiques et, sinon le même bêtisier, du moins de belles performances en la matière. Moins généreux que leurs collègues en verdicts fantaisistes sur la marche de l’économie, ils sont intarissables sur les qualités et défauts, les calculs et stratégies des personnalités, inépuisable matière d’une histoire de famille qui a toutes les allures d’un sitcom. Les mêmes experts pour les mêmes bavardages ? Taille de l’article complet : 1 661 mots. Vous êtes abonné(e) ? Vous n'êtes pas abonné(e) ? Accès sans abonnement. Sarkozy, conseiller en recrutement d'Elkabbach : de quoi enflamm.
Bref retour sur les faits Le patron d’Europe 1 (groupe Lagardère) Jean-Pierre Elkabbach [1] a consulté Nicolas Sarkozy pour l’aider à recruter le journaliste politique en charge de l’UMP, en remplacement de Caroline Roux (sur le départ pour Canal +). Cette affaire « qui ne pèse pas lourd » comme l’a dit Elkabbach au Canard Enchaîné a débuté il y a une dizaine de jours. Dans l’avion qui l’emmène à Chamonix, le ministre de l’Intérieur et président de l’UMP a été interrogé par un journaliste sur les rumeurs qui circulaient dans la rédaction d’Europe 1. « Pas gêné le moins du monde », raconte Le Canard, le ministre répond : « Bien sûr.
Et c’est normal. (...) J’ai été ministre de la Communication. Je suis ça de près, ça fait partie du travail politique. (...) Malaise au sein de la rédaction d’Europe 1... Contacté par Le Canard, le président d’Europe 1 détaille sa méthode : « Quand je recrute, je tends l’oreille, j’écoute (...) Nous voilà donc rassurés ! Pudeurs élégantes de la presse écrite. Jean-Michel Aphatie et la mise en scène politicienne de la polit. « Le Grand Journal » est une émission quotidienne de Canal Plus qui passe entre 19h10 et 20h40. Animé par Michel Denisot, un journaliste qui est à Canal Plus depuis sa création en 1984, ce talk show reprend une formule déjà ancienne de la chaîne qui consiste, en présence d’un public prompt à applaudir, à recevoir des invités à l’occasion de la sortie d’un livre, d’un DVD, d’un film ou à l’occasion d’une « actualité ».
Cette émission, qui mélange les genres et cherche surtout à divertir, comporte deux parties : la première, qui se déroule entre 19h10 et 19h50, reçoit des invités issus plutôt du monde de la politique ou liés à une actualité tandis que la seconde partie, qui se déroule entre 20h10 et 20h40, est plus particulièrement consacrée à la promotion d’artistes de la chanson ou du cinéma. Chaque partie est divisée en trois séquences de 10 minutes environ séparées par des écrans publicitaires et des rubriques régulières.
Mise en scène pour les médias… Décryptage de la séquence : Les grands entretiens de Jean-Michel Aphatie - Acrimed | Action. Tous les matins « L’Invité de RTL » - c’est le titre de l’émission - répond aux questions de Jean-Michel Aphatie qui, sur son blog, commente les coulisses de ses propres exploits [3]. Les entretiens sont disponibles sur le site de la station de radio. Entre le 26 décembre 2007 et le 18 février 2007, la plupart des candidats à la candidature ou leur(s) représentant(s) ont été interrogés (certains plusieurs fois, d’autres, comme Marie-George Buffet, pas du tout ou pas encore). Jean-Michel Aphatie est un vrai pro. De ceux qu’il serait vain de soupçonner d’une attitude étroitement partisane.
L’essentiel n’est pas, avec lui, les préférences que l’on peut deviner (ou tenter de deviner). Pour le mettre en évidence nous avons choisi un échantillon de ces entretiens, limité à trois représentants de la gauche au sens large : avec Olivier Besancenot (le 13 février 2007), avec José Bové (le 2 février 2007), et avec Lionel Jospin (8 février 2007) . « Bonjour Olivier Besancenot » (13 février 2007) NB. Les intervieweurs et le PS : Des débats d’orientation ? Circulez. Deux semaines avant ce congrès, le 5 novembre 2008, Michel Lépinay expliquait dans Paris Normandie qu’il fallait « que s’arrêtent les querelles de personnes pour que revienne le temps des idées. » Mais cet appel, manifestement, ne s’adressait pas aux préposés aux petits et aux grands entretiens. Des entretiens dont on aurait pu croire qu’ils étaient destinés à éclairer les lecteurs-auditeurs-téléspectateurs sur le contenu des débats.
Mais nos questionneurs ayant décrété que ce contenu n’existait pas et que les débats portaient exclusivement sur les candidats, ils purent, tout à leur aise, laisser croire que les « querelles de personnes » n’entretenaient AUCUN rapport avec les problèmes d’orientation comme le montre la personnification outrancière de la plupart des questions posées lors d’interviews réalisés notamment sur France 2, France 5, RTL et dans Libération. « Craignez-vous un TSR, c’est-à-dire le Tout sauf Royal, de la part des autres motions ?
Denis Perais. Elections au Parlement européen : la campagne affligée et afflig. Entre le 9 et le 24 mai 2009 - soit jusqu’à la veille du démarrage de la campagne officielle -, nous avons observé minutieusement les interviews matinales de Jean-Michel Aphatie, les chroniques d’Alain Duhamel, Serge July et Franz-Olivier Giesbert, les émissions « RTL hebdo » (des samedis 9, 16 et 23 mai), « Sur les traces des candidats en campagne européenne » (15 et 22 mai ) et « Le Grand Jury RTL-Le Figaro-LCI » (10, 17 et 24 mai), et certains épisodes de l’émission « On refait le monde ». « Les médias ont peut-être une part de responsabilité ?
» Dès le 8 avril, Alain Duhamel constate, comme ses confrères Jacques Attali et Christophe Barbier [2], qu’« il y a un enjeu qui est absolument énorme » et il se lamente sur l’indifférence coupable suscitée par ce scrutin européen. Une première fois : « La campagne des élections européennes a été jusqu’à présent quasiment introuvable, et elle risque de demeurer quasiment invisible » (le 8 avril). RTL au secours du débat européen ? Denis Perais. Le collaborateur - Images du Quotidien. Contexte : Déclaration du ministre du travail, Brice Hortefeux, à la suite de la réunion sur le dialogue social avec les partenaires sociaux.Lieu : ministère du travail, rue de grenelle, à paris.Nous sommes retenus derrière un cordon ridicule au milieu du hall d'entrée. En face se tient la réunion. Cachés derrière une porte qui en as vu d'autre...les protagonistes prennent la parole à leur tour.
Nous ne voyons rien, nous n'entendons rien. Les traces du discours du ministre, distribué par les attachées de presse, rapportent les propos écris à l'avance. La rhétorique minutée. En lisant la photocopie encore chaude, je m'aperçois que tout est écris. Jusqu'à la moindre formule de politesse ou passage de parole à un autre intervenant. Les interviews des syndicats sont terminées. Commentaires sur Le collaborateur. Frédéric Lefebvre est un troll | slate. Bonne surprise pour Luc Chatel, un supermarché plein d'UMP | Rue. Internet, bouc émissaire des lâchetés journalistiques. Suivant Que Vous Serez Siné Ou Brice Hortefeux (Les Jugements (B. EDF : l'augmentation que le gouvernement et les médias nous cach. « Redoutez-vous la rentrée sociale ? » : une question qui « déra. Critique des médias, critique dans les médias - Les blogs du Dip. Commentaire sur les chiffres du chômage.
Retraites : assez de faux débats sur France télévisions (SNJ-CGT) 82 % des Français pour une baisse drastique des dépenses publiqu. Quand les instituts de sondage imposent leurs candidats | Rue89. Salauds De Pauvres. Pardonne-leur, car ils ne savent pas ce qu’ils font » Article » OWNI, Digital Journalism. L’information sur le web doit-elle se fier aux chiffres? » Article » OWNI, Digital Journalism.
Le grand lavage de cerveau des médias américains. Les journalistes en colère et le scabreux débat. « Effroyables imposteurs » sur Arte : le roi est nu - Les blogs. Où en est la critique des médias ? Entretien avec Henri Maler de. La crise des médias: une lettre ouverte et des questions | L'Ate. CoursdeProfs.fr : publireportage. AOL érige en système le journalisme sponsorisé - Numerama. Le Monde procède à une nouvelle dévaluation du journalisme.
Quand Murdoch Jr défend le pluralisme.... La pub n’est pas à côté du journal. Le règne des livres sans qualités, par Antoine Schwartz (Le Mond. Le JT de M6 : l’information à la trappe - Acrimed | Action Criti. Ces études qui attaquent la télévision. En hausse, les violences en France ? C'est faux ! Remise des escarres. Le Sarkoshow sur TF1 (2) : la défaite du journalisme - Acrimed | France Télévisions ne pourra pas cacher les secrets de sa régie. La Loppsi : sujet tabou dans les médias ? "Trop geek" selon L'Ex. La « cité de la peur » se rebiffe contre TF1. Il faudra les juger ! Zemmouritude. Eric Zemmour: ne l'abattons pas, débattons (MàJ) | slate. Vivre Et Penser Comme Un Supporteur D'Éric Zemmour. Au nom d’Orwell… Les pires ennemis de la presse? Les serial-?ditorialistes ? Article ? OWNI, Digital Journalism. Information internationale en recul dans la presse, signe d’un repli identitaire ?
Le syndrome Rapha?lle Bacqu? (et comment s?en d?barrasser) Chez Alain Finkielkraut, une certaine idée du rance.