Le jour où rien ne changea (Agnès Maillard repris par AgoraVox) En plein cœur de la tourmente financière mondiale, les élections américaines suscitent une attente bien au-delà de leur portée réelle.
Alors que les mauvaises nouvelles économiques tombent avec la régularité et la violence d’une averse orageuse, le monde entier (enfin, ceux qui ne sont pas en train de crever de faim, de froid, de guerre, du SIDA, de pauvreté...) suspend son souffle et attend, figé, que le verdict tombe des urnes américaines. Cette attente est d’autant plus forte que la candidature de Barack Obama est présentée depuis la fin des primaires comme une révolution intrinsèque, la quasi-promesse d’une révolution profonde et douce à la fois.
En fait, l’Occident qui titube sous le poids de ses propres turpitudes attend son homme providentiel, son sauveur... ce qui, l’Histoire nous l’enseigne, est toujours une très mauvaise idée en soi. De quoi va hériter le 44e président des États-Unis d’Amérique ? Des restes putrides de la fin d’un énorme banquet. [video] la troisième affaire Strauss-Kahn. L’affaire DSK est-elle l’arbre qui cache la forêt ?
Dans les dîners mondains, dans le tout-Paris, le directeur du FMI est paraît-il connu pour ses conquêtes amoureuses. Sa supposée relation intime avec une économiste hongroise défraye en ce moment la chronique. Mais cette relation entre adultes consentants est après tout sans conséquence si, comme le dit lui-même DSK, elle ne s’est bornée qu’à un banal échange amoureux.
Il y a plus grave. Une vidéo en ligne sur le web explique à mots couverts que DSK aurait pu se livrer à des violences sur Tristane Banon, une jeune journaliste et romancière. NDLR : Voir également la suite de cet article : "Les coulisses de la nouvelle affaire DSK" (22/10/2008) ainsi que "Tristane Banon, DSK et AgoraVox : retour sur une omerta médiatique" (18/05/2011) avec une vidéo exclusive. Comment cette vidéo n'a-t-elle pas fait un buzz énorme sur Internet ? Chacun se demande évidemment qui peut bien être cet individu dont on ignore pourquoi l'on bipe le nom. . « ... "Les vrais mafieux lisent le Financial Time ou le Wall Stre. Voilà ce qu’écrivait Denis Robert dans « une affaire personnelle » sorti en avril dernier...
Parmi les sociétés qui ont réalisé le plus de bénéfices en une trentaine d’années, on trouve d’abord des banques. La magazine Forbes a établi en 2007 le Hit Parade des sociétés mondiales cotées en Bourse. Les critères du palmarès étaient les bénéfices. On mesure ici la rentabilité et non le chiffre d’affaires qui n’indique que la masse. Les banques américaines se partagent les premières places du classement, avec en tête Citygroup, qui était déjà premier l’an dernier. Les banques sont le fleuron du capitalisme.
La banque, l’argent ne lui coûte rien. Elle le fabrique et le revend. Les banquiers se sont partagé la planète. Les banques vendent aux gogos leur capacité à faire gagner de l’argent. Pourtant à la seconde où un citoyen remet à son banquier ce qui lui appartient, ces dépôts deviennent, par une loi mécanique, un emprunt pour la banque. (Les banques, chap. 19) (in Mafia, chap. 48)