utilitarisme
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"C'est par la parole et l'action que nous nous insérons dans le monde humain". Hannah Arendt, Condition de l'homme moderne (1994 : 233) 1 La sophistique est une problématique très vivante en philosophie politique comme en témoignent notamment les travaux de Barbara Cassin (1995), et ceux, plus anciens, réunis par Kerferd (1981).
Par ROBERT MAGGIORI «A la mémoire de John Rawls» . Jamais exergue n’aura sonné aussi juste.
Recensé : Michael J. Sandel, Justice. What’s the Right Thing to Do ?
L’ambition de cet ouvrage donne tout simplement le vertige : relevant l’inanité des théories critiques, à ce point incapables de saisir notre modernité démocratique qu’elles corroborent selon lui une réalité qu’elles croient dénoncer, Pascal Michon ne propose rien de moins que de repenser la démocratie, en élaborant quasiment de toutes pièces un appareillage conceptuel, et en s’efforçant de déduire des conclusions normatives des découvertes que lui permettent les lunettes dont il se chausse, très loin de la très académique neutralité axiologique.
Ces universitaires, Jacques Dewitte et Jean-Louis Laville, sont proches d'un mouvement dont j'ai appris l'existence en écoutant l'émission, le MAUSS : Mouvement Anti Utilitariste dans les Sciences Sociales. Quiconque a vaguement entendu parler de Jeremy bentham , fondateur de la pensée utilitariste, ou de John Stuart Mill , un de ses principaux représentants, ne peut que s'interroger sur l'intérêt que l'on peut bien trouver à vouloir vouer sa vie à lutter contre leurs idées. Les écoles de pensée ne manquent pas, en philosophie comme en science sociale, et il est bien naturel que des penseurs ne se reconnaissent pas dans toutes. Mais on a du mal à imaginer un mouvement anti-contractualiste, un mouvement anti-positiviste, un mouvement anti-postmoderne, anti-popperien, ou anti-thomiste.