19 Septembre 2011 par Fabien Escalona Téléchargez l'essai gratuitement (1,07 Mo) La social-démocratie, entre crises et mutations La social-démocratie, entre crises et mutations
La social-démocratie, naufragée de la dette ? LE MONDE | • Mis à jour le | Par Frédéric Ménager, secrétaire général du think thank européen EuroCité Derrière son aspect technique et financier, l'actuelle crise grecque nous révèle une réalité politique préoccupante. Les fondements de la social-démocratie, qui sont aussi ceux du contrat social moderne, sont gravement atteints par une situation qui s'inscrit en rupture avec l'idée d'Etat-providence. La situation économique d'endettement de nombreux pays européens rejoint l'ébranlement théorique silencieux et lent constitué par la crise du keynésianisme à partir des années 1980. La dette publique risque d'être un enjeu majeur du débat, et la social-démocratie aura à livrer sur cette question un véritable combat culturel. La social-démocratie, naufragée de la dette ?
Crises et transformations du modèle social-démocrate suédois 1L’économie suédoise est souvent considérée comme une application exemplaire du socialisme réformiste. Elle est (ou elle était) une variante du capitalisme fortement régulée par des institutions étatiques et néocorporatistes, dans le but de réduire les inégalités et les risques inhérents au fonctionnement des économies de marché développées. Entre les années 1970 et les années 1990, la Suède a rencontré de sérieuses difficultés, et ses institutions et ses politiques économiques ont été largement modifiées ; depuis 1993 environ, elle a bénéficié d’une amélioration relative de ses performances. Crises et transformations du modèle social-démocrate suédois
La social-démocratie se cherche... et ne se trouve pas
La social-démocratie comme dernier rempart La social-démocratie comme dernier rempart • L’historien britannique Tony Judt, décédé cet été, a consacré ses dernières forces à un travail sur l’avenir de nos sociétés et la montée des inégalités. En voici un extrait. Quelque chose ne va pas dans notre vie. Trente années durant, nous avons érigé en vertu la poursuite de l’intérêt matériel personnel. De fait, cette quête est tout ce qu’il nous reste comme but collectif. Nous connaissons le prix des choses mais nous en ignorons la valeur.
L'histoire de l'humanité est parfois traversée d'événements perçus comme de véritables cataclysmes, lorsqu'une orthodoxie est renversée, puis remplacée par une autre. Aujourd'hui, l'ampleur de la crise financière mondiale exige que nous évaluions à nouveau la philosophie et la politique économique qui nous ont conduits jusqu'ici. George Soros a déclaré que "l'aspect fondamental de la crise financière actuelle était qu'elle ne provenait pas d'un choc extérieur... mais qu'elle avait bel et bien été générée par le système lui-même". Face à la crise mondiale, trois défis pour la social-démocratie, Face à la crise mondiale, trois défis pour la social-démocratie,
La Novation de l’économie politique au Japon. La victoire de Koi La Novation de l’économie politique au Japon. La victoire de Koi 1La victoire électorale remportée par M. Koizumi à l’automne 2005 représente une occasion rare permettant d’entamer une réflexion en profondeur sur la modalité d’articulation entre le politique et l’économique dans ce pays et le sens de changements en cours. Quoique par nature contingente, cet événement politique constitue, semble-t-il, un très bon analyseur de ce qui se trame dans la société. Ainsi, cette analyse nous aidera à clarifier quelques enjeux auxquels le Japon se trouve confronté. 2Depuis la décennie « perdue » des années quatre-vingt-dix jusqu’au milieu des années 2000, une série de réformes structurelles - système bancaire, finance de l’Etat, système électoral, appareils administratifs etc.- ont été initiées sans interruption par les gouvernements successifs. Ces réformes qualifiées souvent de « néolibérales » - puisque inspirées principalement par le modèle américain - n’ont débouché que sur de résultats pour le moins maigres.
Le 26 septembre 2006, Koizumi Junichirô démissionna du poste de Premier ministre qu’il avait détenu pendant cinq ans et demi. Son gouvernement s’était distingué autant par sa longévité – dans le Japon d’après-guerre, un Premier ministre ne reste en place que deux ans en moyenne –, que par le fort soutien dont il jouissait auprès de la population. Son bilan est cependant loin de faire l’unanimité : le rétablissement des finances publiques n’est pas achevé et le résultat des réformes qu’il avait entamées – du secteur financier, du système des retraites, des finances des collectivités locales, ainsi qu’une série de mesures pour enrayer la baisse de la natalité – reste encore incertain. Le même constat vaut pour la privatisation de la Poste, l’objectif principal du programme de Koizumi, mais dont les conséquences sont encore difficiles à évaluer. Les héritages de Koizumi - La vie des idées Les héritages de Koizumi - La vie des idées
Une troisième Révolution japonaise ? Une troisième Révolution japonaise ? Les élections japonaises pour renouveler la chambre des députés (élus en 2005) et par suite pour désigner un nouveau premier ministre à la tête du pays se sont déroulées dans un contexte asiatique et mondial bouleversé et dans un Japon qui est depuis quelque temps le théâtre de profonds changements. De ce fait tous les partis ont appelé à faire surgir un Japon nouveau. C’est en quelque sorte un appel à une troisième révolution japonaise, un changement fort, peut-être du type de ce que l’élection d’Obama promettait [1]. Certes, le président du parti démocrate du Japon (Minshutô), Hatoyama, qui devrait gagner, devenir premier ministre et gouverner le Japon, ne ressemble guère à Obama [2]. Si l’on peut parler de révolution ce n’est pas seulement parce que le parti libéral démocrate (Jimintô) au pouvoir depuis 1955 [3] va devoir le quitter et céder sa place à son principal opposant, amenant une sorte de bi-partisme .
De la « rupture » libérale à la refondation nationale - La vie d Koizumi Jun’chirô quitta le pouvoir en septembre 2006 alors que l’économie du pays entrait dans son cinquante-sixième mois de croissance continue. Le record détenu par la période de croissance dite Izanagi [1], de novembre 1965 à juillet 1970 était alors sur le point d’être battu. C’est pourtant un pays habité par de nombreux doutes qui assista au passage de témoin entre le Premier ministre sortant et son successeur Abe Shinzô. Les éditoriaux des principaux quotidiens nationaux ne manquèrent pas de souligner l’ampleur des défis qui attendaient le nouveau Premier ministre, du poids d’une dette publique colossale (160 % du produit intérieur brut), à la crise du système d’assurance sociale provoquée par le vieillissement de la population. Le paradoxe de la coexistence d’une croissance continue et d’un certain pessimisme ambiant s’explique pourtant très simplement. De la « rupture » libérale à la refondation nationale - La vie d
En quête de social-démocratie - Nonfiction.fr le portail des liv En quête de social-démocratie [mardi 02 février 2010 - 05:00] Science Politique In search of social democracy. Responses to crisis and modernisation En quête de social-démocratie - Nonfiction.fr le portail des liv
Inventer à Gauche » Questions au socialisme européen par Alain B
"Ce qui est vivant et ce qui est mort dans la nouvelle gauche" - Beaucoup de mes amis et compagnons du passé ont sursauté quand j’ai proclamé, d’abord dans le Nouvel Obs (27 août 2009), puis dans Libé (18 janvier 2010) la mort de la deuxième gauche. Il y avait dans les articles de François Chérèque et Edmond Maire (11 mars 2010), et puis de Michel Rocard (1er avril 2010) parus ici-même des traces de cette surprise. Je veux les rassurer d’emblée : je ne renie rien de nos idées et de ce passé commun : au contraire. C’est au nom de ces idées et de ce passé que j’ai écrit les deux articles en question. Raison supplémentaire d’intervenir : la deuxième gauche appartient à l’histoire du Nouvel Observateur depuis les origines. C’est que, chers camarades, en raison même de ces engagements, nous avons des devoirs particuliers à l’égard de la vérité.
Portrait de Michel Rocard (Vincent Desailly/Snatch). « La politique vous fait chier, vous ne vous intéressez qu’à nos bévues mais soyez les bienvenus, démarrons cet interview et surtout ne perdez rien de cette notation ». Boom. L’entretien en question n’a pas encore débuté que Michel Rocard la joue Fat Mitch et nous balance un crochet qui détonne dans le petit bureau austère où l’ancien Premier ministre nous reçoit. Lui dire qu’il faudra nous parler de sa vie, visiblement, ça ne passe pas. Cravate jaunasse sur costume anthracite, gitane au bec, à 80 ans bien frappés, Michel Rocard semble être une figure politique, sorti des images sépia façon INA. La leçon de Michel Rocard : entretien avec un parrain
New Labour : de l'ascension à la chute, par Anthony Giddens - Le L'ère de l'hégémonie du New Labour est révolue. Quel bilan en tirer ? Beaucoup aujourd'hui ont tendance à décrier l'action du New Labour au cours des treize années où il a été aux affaires. Même des observateurs bien disposés conviennent que peu de résultats substantiels ont été atteints. Pour les critiques les plus déterminés, le Labour au pouvoir – c'est-à-dire le Labour mué en New Labour – a généré plus qu'une déception ; ce fut un vrai désastre. Le parti a grignoté les libertés civiques, trahi les idéaux de gauche, n'a en rien réduit les inégalités et, le pire de tout, s'est lancé dans une guerre calamiteuse en Irak.
Chantier vers une nouvelle social-démocratie (Le blogueur invité, Benoît Lévesque, est chercheur émérite rattaché à l’UQAM et à l’ENAP.) Lors de la chute du mur de Berlin, en 1989, plusieurs ont célébré l’entrée du capitalisme dans une période d’âge d’or. À l’automne 2008, l’éclatement d’une crise financière de très grande ampleur indique clairement la fin de cette période qualifiée de néolibérale. Cette crise, qui touche d’abord les États-Unis, ne tarde pas à sévir brutalement dans toutes les régions du monde et à toucher la plupart des champs d’activité.
Recensé : dossier « Social-démocratie, marchés et compromis », coordonné par Yohann Aucante, Critique internationale, n° 43, avril-juin 2009. Quelques semaines avant des élections européennes qui ont confirmé la crise de ce courant politique dans l’ensemble du continent, la revue Critique internationale publiait dans son numéro d’avril-juin un excellent dossier consacré à la social-démocratie. Les quatre contributions proposées viennent compléter une littérature déjà abondante sur les transformations du réformisme social-démocrate depuis les années 1980. Elles apportent toutefois des éclairages originaux en se concentrant sur certains aspects en général peu mis en valeur dans les travaux de référence sur le sujet. Où en est la social-démocratie ? - La vie des idées
Le laboratoire social-démocrate - La vie des idées
Dossier Quel avenir pour la social-démocratie ? - CYRANO - Blog
La social-démocratie fait-elle partie du passé ? « L (B) L O G
Social-démocratie et libéralisme, une relation oubliée - La vie
DSK