Habermas

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Farewell Habermas ? Deux décennies d’études sur l’espace public

1 Aborder la question de l’espace public pour la période moderne, c’est assurément rendre compte d’un concept-clef de l’historiographie d’histoire culturelle depuis une vingtaine d’années. La centralité de cette notion tient évidemment à la périodisation proposée par Jürgen Habermas en 1962. Le siècle des Lumières est traditionnellement présenté comme le laboratoire de l’espace public. Il ne sera pas possible d’embrasser toute cette production qui peut donner le vertige mais de cartographier certains des enjeux sans trancher sur la bonne ou à la mauvaise interprétation d’Habermas. à travers cette étude, on souhaiterait revenir sur deux décennies d’un travail intense de lecture de son œuvre. Comme le rappelle Jürgen Habermas lui-même dans sa préface de 1990, le modèle historiographique proposé avait une valeur heuristique plus que véritablement documentaire.

L'espace public et l'intime secret et transparence par Bernard L

Pour penser la relation du secret et de la transparence, sans doute faut-il commencer par repenser le concept d'espace public, élaboré par le philosophe Jürgen Habermas, il y aura bientôt cinquante ans, à propos de la Révolution française. Rappelons de quoi il s'agit : selon Habermas, la Révolution ne commence pas en 1789 : elle est annoncée, préparée, par la construction, au cours de la période qui précède, d'un espace public, de débat, de délibération, de communication et d'information. Mais la notion d'espace public doit se penser , aujourd'hui, dans d'autres développements. En effet, sa signification est devenue plus complexe, avec, en particulier, la rencontre entre notre culture judéo-chrétienne et notre culture politique , construite dans l'histoire de la société bourgeoise et de l'urbanité, et d'autres cultures, d'autres logiques d'identité. http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/03/27/l-espace-public-et-l-intime-secret-et-transparence-par-bernard-lamizet_1324889_3232.html

Conférence de Jürgen Habermas : Pourquoi l’Europe a-t-elle besoi

http://urmis.revues.org/10?&id=10 1 . Frank Niess, “ Das “ F-Wort”. Europäische Begriffsverwirrungen ”, in Blätter für deutsche und inte (...) 2 . Larry Siedentop, Democracy in Europe , Londres, Penguin Books, 2000, p. 1. 1 Il existe un contraste remarquable entre les attentes et les exigences de ceux qui, immédiatement après la Seconde Guerre mondiale, essayaient par tous les moyens de faire avancer l’unification européenne et ceux qui, aujourd’hui, envisagent de continuer ce projet ; il y a à tout le moins une différence frappante de rhétorique et d’objectif final. Alors que la première génération des partisans les plus influents n’hésitait pas à parler du projet des “États-Unis d’Europe”, en évoquant par là le modèle des États-Unis d’Amérique ou de la Suisse, le débat actuel s’éloigne du modèle d’un État fédéral, évitant même le terme de “fédération 1 ”.

Sujet et intersubjectivité

1 Même s’il est difficile de qualifier de « sujet » le moi fichtéen, principe de l’agir pur (cf. Fis (...) 1 Constatant que la philosophie du sujet, dominante depuis René Descartes, fournit des outils inadéquats pour l’analyse sociale, Jürgen Habermas s’appuie sur le tournant linguistique pour changer de paradigme philosophique. Le paradigme de l’intersubjectivité, justifié avec soin dans la Théorie de l’agir communicationnel , serait, selon Habermas, le seul approprié pour mener à bien une théorie critique de la société. Dans la mesure où tout un courant de la philosophie contemporaine se réclame depuis du fait intersubjectif (en philosophie politique, Seyla Benhabib, Nancy Fraser, certains théoriciens de la démocratie délibérative ; en philosophie morale, la théorie de la reconnaissance d’Axel Honneth, le care ), il nous paraît justifié de voir comment ce thème de l’intersubjectivité a été abordé auparavant à l’intérieur d’une philosophie du sujet – entendue au sens large. http://trajectoires.revues.org/209