capitalisme

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Capitalisme et démocratie

1 En quoi les pratiques qui se glissent sous le terme polysémique de Responsabilité sociale des entreprises (RSE) sont-elles susceptibles d’intéresser l’économie institutionnaliste et notamment les approches en termes de régulation ? Certes toutes les initiatives prises au nom de la RSE n’ont pas changé la nature profonde de l’économie capitaliste. Mais la question de sa régulation est finalement posée, ainsi que celle des effets, notamment externes, de la production. Nombre de ses promoteurs s’intéressent à la RSE dans le but d’imposer l’idée que l’amélioration volontaire des pratiques par les entreprises suffit.

Responsabilité sociale des entreprises, régulation et diversité du capitalisme

http://regulation.revues.org/9275?&id=9275
http://regulation.revues.org/9142?&id=9142 1 Dans une société donnée la responsabilité sociale des entreprises est en principe définie par le cadre institutionnel qui les régule, impliquant en particulier le rapport salarial et les formes de concurrence. Que la question de la responsabilité sociale de l’entreprise (RSE) se pose manifeste l’existence d’une certaine tension entre les entreprises (et plus généralement les activités économiques) et les sociétés civiles (Capron, Quairel-Lanoizelée, 2004). Les raisons de telles tensions peuvent être multiples, de l’évolution des technologies de production ou des mœurs des consommateurs-citoyens aux transformations des rapports internationaux. 2 De telles préoccupations ne sont pas uniquement contemporaines même si la question semble se poser avec une intensité particulière en ce début du xix e siècle.

Responsabilité sociale des entreprises et diversité des capitalismes

Une problématique récurrente en histoire globale tend à identifier les ressorts du dynamisme occidental à une certaine relation, apparue sans doute dès la fin du Moyen Âge, entre le pouvoir politique et les marchands. Développé dans le cadre des politiques mercantilistes des 17 e et 18 e siècles, mais déjà connu dans les Cités-États italiennes au 13 e siècle, ce lien particulier aurait rendu l’Europe capable de tirer profit de sa relation commerciale ancienne avec l’Asie, puis de ses « grandes découvertes » territoriales. C’est sans doute Arrighi [1994] qui a le premier précisé la nécessaire connivence entre pouvoir politique et capital marchand dans la genèse d’une véritable originalité de l’Occident.

Du capitalisme diffus au capitalisme concentré : l’originalité de l’Europe dans l’histoire globale selon Arrighi et Mielants. « Histoire Globale

http://blogs.histoireglobale.com/?p=846
1 Il fut un temps où l’ancien monde industriel, celui du XIX e siècle, apparaissait bien en ordre dans nos têtes. Et il en reste quelque chose : nombre d’analyses, pour comprendre ce qui nous arrive à ce tournant du XX e et du XXI e siècles, se servent de ce vieux modèle pour dessiner, par contraste, les figures trop indécises du monde en gestation : on se raccroche à ce capitalisme « dans ses formes extrêmes » 1 pour mieux s’orienter dans un présent si difficile à déchiffrer. Une périodisation courante renvoie à « plus de cinquante ans » 2 la disparition de ces fonctionnements dépassés ; elle doit beaucoup, consciemment ou inconsciemment, aux analyses de Karl Polanyi : la Grande Transformation, qu’il voyait s’engager dans les années 1930, aurait mis fin à la longue parenthèse, au moins séculaire, caractérisée par le triomphe de l’économie de marché 3 .

Retour sur l’ancien esprit du capitalisme

http://rh19.revues.org/index312.html
http://cemi.ehess.fr/document.php?id=1065 Capitalisme et socialisme en perspective. Évolution et transformation des systèmes économiques . Coordonné par Bernard Chavance, Éric Magnin, Ramine Motamed-Nejad, Jacques Sapir, Paris, La Découverte, 1999. Issu d’un colloque organisé en 1998 par le CEMI (EHESS) et le GERME (Université Paris 7), le livre Capitalisme et socialisme en perspective. Évolution et transformation des systèmes économiques est aujourd’hui épuisé.

«Capitalisme et socialisme en perspective» | CEMI, EHESS

http://www.vigile.net/La-mondialisation-Faut-il-avoir La mondialisation, sur le plan économique, désigne la compétition globale entre les firmes (les entreprises) et également la mise en compétition par les firmes « globales », (Exxon, Mittal, Shell...) de l’ensemble des territoires dans le monde. Ce double mouvement n’est pas sans conséquences sur la marche de l’économie mondiale : une nouvelle ère des inégalités s’est ouverte qui voit d’un côté la réduction des écarts entre pays avec notamment la montée fulgurante des pays dits « émergents », comme la Chine ou l’Inde, et, de l’autre, l’accroissement des inégalités à l’intérieur des pays. Une nouvelle géographie économique mondiale se dessine qui s’articule autour des mégapoles et de leurs satellites. Selon les échelles concernées – locale, régionale, nationale, internationale – la mondialisation peut se lire différemment.

La dynamique du capitalisme global

http://www.cairn.info/revue-du-mauss-2007-2-page-248.htm 3 D’où vient le capitalisme ? La question demeure, un siècle et demi après les efforts de Karl Marx pour y répondre de façon exhaustive et définitive. Et si cette grande interrogation légitime de Marx demeure – indépendamment de son analyse du système lui-même –, c’est que le système ne va pas de soi et qu’il introduit une novation radicale dans l’histoire des sociétés humaines et dans l’organisation du travail humain. Marx l’avait pressenti. Je ne crois pas que l’explication donnée soit la meilleure possible, mais je le rejoins sur ce point essentiel : il n’y a pas eu de transformation progressive de l’Antiquité aux Temps modernes pour aboutir au capitalisme ; il y a bien eu surgissement d’un système nouveau.

Le capitalisme est-il maîtrisable et réformable ? - Cairn.info

http://www.pauljorion.com/blog/?p=6384 Ce texte est un « article presslib’ » (*) Capitalisme, économie de marché et libéralisme, voici trois termes qui sont devenus quasi synonymes aux yeux du public. Or il n’y a pas de rapport immédiat entre les trois. Le capitalisme est un système de répartition du surplus économique (la « croissance ») entre les trois grands groupes que constituent les salariés, les industriels et les investisseurs ou « capitalistes » parce qu’ils procurent le capital dont les deux autres groupes ont besoin pour assurer la production de leur industrie ou la consommation de leur ménage.

Capitalisme, économie de marché et libéral

Mondialisation et diversité des capitalismes

Recensé : Jean-Hervé Lorenzi (sous la direction de), La Guerre des capitalismes aura lieu , Le Cercle des Économistes, Paris, Editions Perrin, 2008. La crise que nous traversons est souvent présentée comme celle du capitalisme anglo-saxon de marché. Assiste-t-on aujourd’hui à la fin de l’hégémonie de celui-ci ? Cette forme de capitalisme est non seulement à l’origine des meilleures performances en termes de croissance des économies américaines et britanniques dans les années 1990 mais a aussi influencé la nature même de la mondialisation. Elle a également constitué une forme de benchmarking pour toute politique de réforme, en Europe et en Asie. http://www.laviedesidees.fr/Mondialisation-et-diversite-des.html
À observer la multiplicité et la diversité des publications sur la mondialisation, le caractère universel du phénomène et l’intensité des controverses académiques aussi bien que profanes, il n’est guère d’hésitation possible : la mondialisation est en passe de prendre la place du capitalisme dans le débat public comme dans les sciences sociales. Il y a une raison à cela : la théorie paraît rendre compte du vécu et fournir les bases d’une idéologie politique. De même que le prolétaire rivé à sa chaîne trouvait dans sa situation concrète de travail et de vie le reflet d’une domination plus globale et pouvait interpréter la politique, l’économie et la société avec une même grille, de même le citoyen - consommateur - producteur vit à travers les dérèglements climatiques, les tornades spéculatives et les délocalisations industrielles qui affectent sa vie quotidienne les effets d’un même mouvement de mondialisation . http://www.elie-cohen.eu/article.php3?id_article=102

||| ELIE COHEN économiste | La mondialisation : un fait social t

Pour Bruno Amable, le capitalisme anglo-saxon n'est pas supérieur aux capitalismes européens. Il met en évidence l'existence d'une variété de configurations institutionnelles originales, disposant chacune de ses atouts, et enracinées dans des compromis politiques. S'il est un mot d'ordre ressassé dans le débat public, c'est bien la nécessité pour les sociétés de « s'adapter ». Mais s'adapter à quoi ?

Le capitalisme aime la diversité

Géographie du capitalisme - La vie des idées

Recensé : David Harvey, Géographie de la domination , Les Prairies Ordinaires, 2008, 118 p., 12 €. En mars 2008, un colloque international de géographie a réuni à l’université de Nanterre des chercheurs en sciences sociales autour du thème « Justice et injustice spatiale » . Pour tous, les travaux que David Harvey mène depuis plus de trente ans constituaient une base de réflexion et une référence en épistémologie de la géographie. Hasard éditorial, c’est précisément en mars 2008 que la maison d’édition Les Prairies Ordinaires publie pour la première fois des textes de David Harvey en français. Cette initiative est à rapprocher d’autres ouvrages publiés récemment par la même maison, comme celui de Mike Davis consacré à Dubaï [ 1 ].

Le débat sur les origines

Le capitalisme est-il né en Europe ? Cette affirmation est juste, à condition de prendre en compte le rôle que le commerce avec le monde arabe, l’Inde et la Chine a joué dans l’émergence de ce système économique inédit. Durant l’essentiel du XXe siècle, la question des origines du capitalisme a opposé schématiquement une école marxiste et une école d’inspiration wéberienne. Pour la première, ancrée dans l’analyse des luttes sociales, les contradictions propres au mode de production féodal furent déterminantes d’une évolution originale, connue de la seule Europe occidentale, à l’exception peut-être du Japon. On trouve dans ce camp des auteurs classiques comme Maurice Dobb et Paul Sweezy (1), Robert Brenner (2) et, plus récemment, Ellen Meiksins Wood ou Alain Bihr (3).

Capitalisme ou caritas ? - Vivre pour la Vérité

Un absent au Moyen Age : le capitalisme Trois penseurs de premier plan ont, au XIXe et au XXe siècle, proposé des définitions du capitalisme. Leurs positions ont été récemment exposées dans un très intéressant ouvrage par Philippe Norel [ 1 ], selon qui Braudel voit dans le capitalisme quelque chose de différent de l’économie de marché. Il naîtrait de l’apparition et de la montée en puissance d’un groupe de négociants qui se sont imposés en particulier pour assurer le ravitaillement des grandes villes contre les contraintes des autorités politiques. Ce serait moins un système d’organisation économique qu’un état d’esprit, un ensemble de pratiques de contournement des réglementations. Pour Braudel, le phénomène apparaît dès le XIIe siècle au moins dans les villes d’Italie et à Paris dès le XIIIe siècle.

Histoire et mondialisation - La vie des idées

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