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#Réflexions et positionnement

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La démocratie participative à Grenoble. Les laboratoires citoyens madrilènes : la fabrique des « communs urbains » Dans ce nouvel article consacré à la créativité urbaine en Espagne, Raphaël Besson (Directeur de Villes Innovations), nous propose une immersion dans les Laboratorios ciudadanos madrilènes. Urbanisme « tactique », « émergent », « participatif », « collaboratif », « temporaire » ou encore « précaire », les expressions ne manquent pas pour qualifier les transformations urbaines que connaît Madrid depuis quelques années. Cette frénésie sémantique est symptomatique d’une situation de mutation majeure, dont les expressions conceptuelles et empiriques restent à préciser. C’est l’un des objectifs de notre article qui propose une première analyse des Laboratoires citoyens madrilènes, les Laboratorios ciudadanos. Au cours de la dernière décennie, Madrid a connu une croissance économique et démographique exceptionnelle.

Ce modèle de croissance semble aujourd’hui en crise. L’origine des Laboratorios ciudadanos. Autobarrios San Cristóbal (Basurama). “Puesto en construcción”. Notes Bibliographie. Nicolas Clément - Denis Giraux - Critique du système... Graeber : « Tous les recoins de nos vies sont envahis par des formulaires » « Bureaucratie », de David Graeber - Les liens qui libèrent L’Américain David Graeber s’est fait connaître dans le sillage d’Occupy Wall Street. Dans ses travaux, cet anthropologue anarchisant touche à plusieurs thèmes centraux du mouvement : la dette (il en a fait une monumentale histoire) ; les « jobs à la con » (c’est son concept le plus connu) ; la prise de décisions hors des hiérarchies (ce bouquin, personne ne l’a vraiment lu). Ecarté de Yale, il enseigne désormais à la London School of Economics (LSE). Nous l’avons rencontré le 9 octobre, lors d’un passage à Paris. . « Brazil » de Terry Gilliam (1985) Graeber a toutes les caractéristiques du fou génial.

Nous avons listé les propositions déconcertantes que contient son livre et lui avons demandé de développer. 1Plus de marché veut dire plus de bureaucratie « Comptez le nombre d’heures que nous passons chaque semaine à remplir de la paperasse, dans nos sociétés capitalistes. 2La bureaucratie est une machine à extraire du profit. J’ai lu Graeber sur la dette et depuis, je balade mon banquier. Son histoire de la dette est un best-seller aux Etats-Unis. Et pour cause : l’anthropologue David Graeber y milite pour qu’on efface l’ardoise. Fiche de lecture. David Graeber, à l’université de Yale, en 2005 (MICHELLE MCLOUGHLIN/AP/SIPA) Aux pays du crédit, il est une star en exil. On raconte qu’il serait à l’origine du slogan d’Occupy Wall Street – « Nous sommes les 99% ». Large d’épaules, l’œil moqueur, David Graeber a la patine antisystème d’un Chomsky et l’abord sympa d’un dandy maladroit.

L’université de Yale l’ayant viré, c’est désormais à Londres qu’il enseigne l’anthropologie devant des étudiants gagas. « Dette, 5 000 ans d’histoire » de David Graeber, éd. En France, son nom est associé à un article sur les « jobs à la con ». Au début du mois d’octobre, il a fait sa promo dans l’Hexagone. L’« anthropologue anarchiste », comme il déteste qu’on l’appelle, est apprécié des bobos et des prolos. Je l’ai lu, j’ai appris des trucs. Si Hammurabi revenait, il serait horrifié. En anglais. Céline Pina : une parole politique et féministe contre l'islamisme. Graines de rebelles. Heureux avec 800 euros par mois. Youtube. Method – people against dirty. L’immunité au changement: ces engagements rationnels qui empêchent l’innovation. Il y a un paradoxe dans le domaine de l’innovation: tout le monde est pour, je ne rencontre jamais un chef d’entreprise qui m’explique qu’il ne veut pas d’innovation, bien au contraire; ils la veulent tous.

Et pourtant dans la plupart des entreprises, l’innovation est bloquée. Une cause importante de ce paradoxe réside dans un conflit d’engagement entre le présent et l’avenir. Regardons cela plus en détail. Comment se fait-il qu’un but partagé par toute l’organisation ne soit pas atteint? C’est la question qu’examine Immunity to change (immunité au changement), un ouvrage sur le changement organisationnel écrit par deux chercheurs américains, Robert Kegan et Lisa Laskow Lahey. Ils y apportent une réponse intéressante autour de la notion de conflit d’engagement. Sophie décide de perdre du poids et donc de cesser de consommer ces plats de pâtes qu’elle affectionne tant. On voit dès lors la solution possible. Ce modèle peut être utilisé dans le cas de la difficulté à innover. J'aime : Wiki.gentilsvirus.org. Le premier récit de Laurent C., un entrepreneur qui « quitte la sécu » : « Si vous avez déjà 32 000 assurés français dans une assurance privée anglaise, cela montre bien l’importance du phénomène. » | La Baule Plus – Kernews.

Le livre numérique de Laurent C. « Je quitte la sécu » est un succès puisqu’il figure en tête des ventes chez son éditeur, Atlantico. L’auteur a également trouvé un éditeur « papier » qui publiera cet ouvrage le 25 janvier prochain. Agé de 46 ans, marié et père de 5 enfants, Laurent C. est entrepreneur dans le secteur des technologies de l’information. Il a cofondé successivement une société de services informatiques d’une centaine de collaborateurs, puis un cabinet de conseil comprenant actuellement une vingtaine de consultants. Il tente de sortir du monopole de la sécurité sociale depuis plusieurs mois.

Audio Player Extraits de l’entretien Kernews : Quand on découvre votre histoire, jour après jour, on s’aperçoit qu’il est loin d’être facile de quitter la sécurité sociale. Laurent C. : Exactement. Mais aucune assurance sociale ne fait signer un contrat en France… C’est un sujet qui passionne tous les artisans et entrepreneurs. C’est un combat d’usure ! L’imposture économique, ça continue !/ Steve Keen et Gaël Giraud : « L’économie est semblable à l’astronomie d’avant Copernic » La « société civile organisée » veut changer l’Europe, pas la quitter. Je ne suis pas légitime pour parler au nom de la société civile organisée (associations, ONG, syndicats, réseaux citoyens), mais je le suis un peu plus pour dresser un constat après avoir fait un tour aussi complet que possible des prises de positions de ces organisations en France et en Europe.

Le résultat est sans appel et ne va pas faire plaisir à ceux de mes amis, au demeurant peu nombreux, qui défendent la voie de sortie. J’ai accordé une importance particulière à celles de ces organisations qui sont les plus actives, les plus militantes, sur les fronts de la lutte contre la pauvreté et les inégalités, du combat écologique, et de la reprise en main citoyenne de la finance. Je n’en ai pas trouvé UNE SEULE à préférer la voie de sortie à celle de l’intervention transformatrice au sein de l’Union européenne, pour la changer très profondément.

J’en ai peut-être loupé certaines. Je n’en crois rien. Telle est également ma position actuelle. Innovation et stratégie d’entreprise (1/3) Partie 1 – L’innovation: l’arme stratégique absolue? in Les Mardis de l'Innovation. Un manifeste pour imaginer le commerce du futur. Qui ? Piers Fawkers (en photo) et Scott LaChut, chasseurs de tendances chez PSFK, invités à Paris par l’agence Les Gaulois. Quoi ? La nouvelle mouture du cahier de tendance « Future Of Retail », qui cette année a des allures de manifeste pour la réinvention des magasins, car PSFK s’est rendu compte que « les tendances d’il y a cinq ans sont toujours d’actualité. » Face à l’inertie du secteur, le cabinet de tendance a choisi de prendre le parti des clients, en identifiant 9 de leurs attentes. Comment ? 1/ « Be there and everywhere » Finie l’époque où le magasin physique était le seul lieu où l’on pouvait faire ses achats. « Laissez les consommateurs acheter à leur façon, là où ils le souhaitent !

» De la phase de recherche jusqu’à la transaction, les enseignes doivent s’attacher à proposer une expérience sans couture et à considérer le monde comme « une plateforme d’achat ». 2/ « One click everything » 3/ « Digitize the Real World » 4/ « Be the hub » 5/ « Imagine the ideal » 8/ « No inventory » Futurs : des grandes visions à la banalité de nos quotidiens. Voilà plusieurs années que le chercheur en ethnographie et design d'interaction, Nicolas Nova (@nicolasnova) se demande où est passé le futur... De son travail de programmation des conférences Lift, à son livre sur les Flops technologiques (voir la rencontre avec lui que nous avions organisée à la BPI sur ce sujet)... Il ne cesse de revenir sur cette obsédante question. Et c'est la force de son dernier livre, Futurs ? La panne des imaginaires technologiques, de nous montrer comment les imaginaires technologiques ont glissé des grandes visions d'avenir à la banalité de nos quotidiens.

La science-fiction est déjà là Son constat de départ est assez simple. La science-fiction elle-même, nous montre au mieux "une perpétuation des mythes, au pire, une panne des imaginaires", tournant en rond sur ses thèmes : conquête spatiale, intelligence artificielle, augmentation de l'homme... Nous n'avons plus de futur... seulement sa nostalgie Comme le dit Nicolas Nova : "Le futur est déjà là. Nous sommes au bout du modèle fordiste, il faut passer à un modèle contributif. Bernard Stiegler est philosophe, théoricien de l’évolution des systèmes techniques. Il a découvert les modèles du libre de façon presque accidentelle, en tant que Directeur de l’INA. Initiateur et président du groupe de réflexion philosophique Ars industrialis créé en 2005, il dirige également depuis avril 2006 l’Institut de recherche et d’innovation (IRI) qu’il a créé au sein du centre Georges-Pompidou.

Les modèles ouverts, contributifs et collaboratifs sont de plus en plus nombreux, la contribution s’étend à de nouveaux territoires, comment interprétez-vous cette évolution ? Avant de répondre, il y a un préalable, reconnaître que tous les modèles ne sont pas équivalents. Facebook, c’est contributif, mais par certains aspects, c’est un modèle pire que son équivalent non contributif, je préfère presque TF1. Ces mécanismes de captation et de dénaturation des données conduisent à une forte dépersonnalisation, ce phénomène va s’aggraver avec les big data. Image d’illustration : RSLN. The Internet's Own Boy HD VOSTFR. Entretien avec Bernard Friot : La révolution du salaire à vie. Comprendre l’économie contributive en 9 minutes. Simon Lincelles est un membre actif de Ars Industrialis, association « pour une politique industrielle des technologies de l’esprit ».

Sur la base de son travail et de sa communication autour de l’économie collaborative, une vidéo de 9 minutes explique ce concept d’économie contributive. Que sont les Technologies de l’esprit ? L’association les définit comme telles : « Ensemble formé par la convergence de l’audiovisuel, des télécommunications et de l’informatique. La soumission des technologies de l’esprit aux seuls critères du marché les maintient dans une fonction de « technologies de contrôle ». C’est le marketing qui est devenu la science des sociétés de contrôle. Comprendre « Internet provoque une modification considérable de l’organisation du monde. Un article de Christophe Clouzeau sur Web Developpement Durable. Découvrez l’économie de la fonctionnalité, nouvelle manière de consommer | Page 2. Réagissez : Partagez : A l’affût des nouveaux modes de consommation, aujourd’hui nous vous parlons d’une expérience néerlandaise dont le modèle économique repose sur la valeur de l’utilisation d’un objet plutôt que sa propriété.

Très « nouvelle consommation », cette approche stipule que la performance d’un produit est la seule chose qui m’importe, mais que le posséder ne m’intéresse pas. Ce postulat est un des principes de l’économie de la fonctionnalité et repose sur une vision circulaire de l’économie. Explications. Acheter des produits pour en avoir la propriété n’a plus vraiment d’intérêt à notre époque. D’où l’émergence d’une vision nouvelle de l’économie, qui place l’utilisation du produit au centre. Des produits comme des ressources Turntoo est une entreprise néerlandaise qui repose sur un modèle économique alternatif. Dans le modèle économique de Turntoo, les produits ne sont pas vendus au consommateur car ils restent la propriété du producteur tout au long de leur cycle de vie. Entretien avec Etienne Chouard : le pouvoir antisocial de l'argent. En 2013, il faudra plus encore se méfier de la docte ignorance des experts.

LE MONDE | • Mis à jour le | Par Edgar Morin, sociologue et philosophe Hélas, nos dirigeants semblent totalement dépassés : ils sont incapables aujourd'hui de proposer un diagnostic juste de la situation et incapables, du coup, d'apporter des solutions concrètes, à la hauteur des enjeux. Tout se passe comme si une petite oligarchie intéressée seulement par son avenir à court terme avait pris les commandes. " (Manifeste Roosevelt, 2012.) "Un diagnostic juste" suppose une pensée capable de réunir et d'organiser les informations et connaissances dont nous disposons, mais qui sont compartimentées et dispersées.

Une telle pensée doit être consciente de l'erreur de sous-estimer l'erreur dont le propre, comme a dit Descartes, est d'ignorer qu'elle est erreur. L'erreur n'est pas seulement aveuglement sur les faits. Hélas. Notre machine à fournir des connaissances, incapable de nous fournir la capacité de relier les connaissances, produit dans les esprits myopies, cécités. Ce mal est généralisé. Serres : "Ce n'est pas une crise, c'est un changement de monde". Michel Serres est une vigie plantée en haut du mât de notre époque. Du haut de son gréement, de ses 82 ans, de sa culture encyclopédique, de son temps partagé entre les cultures française et américaine qu'il enseigne, ce philosophe académicien nous décrit les changements qu'il observe sur l'équipage humanité que nous sommes.

En curieux de tout qu'il est, il guette avec impatience et gourmandise les évolutions qui nous arrivent, comme un des matelots de Colomb aurait scruté l'horizon dans l'espoir de nouvelles terres. Son constat sur notre époque est simple : le monde, depuis cinquante ans, traverse une révolution comme l'humanité n'en a connu jusque-là que deux d'une telle ampleur. Avec un constat pareil, un autre que lui serait grognon et inquiet. Serres est un optimiste impénitent. L'avenir du nouveau monde appartient à Petite Poucette *, ainsi qu'il a baptisé l'archétype du "nouvel humain" encore en devenir, en référence à son usage du téléphone et de l'ordinateur. Pourquoi?