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Günther Anders : l’obsolescence de l’homme et la question du nihilisme moderne. Depuis peu de temps, le lecteur français peut découvrir les textes philosophiques et littéraires d’un écrivain atypique, qui n’appartient à aucune école, à savoir Günther Anders. Si le premier tome de son opus magnum, L’Obsolescence de l’homme, publié en 1956, est traduit depuis le début des années 2000, le tome II, qui regroupe des textes de 1955 à 1979, publié en 1980, n’est accessible que depuis 2012.

Ces deux tomes sont littéralement des phares qui éclairent la modernité dans sa spécificité et explicitent, avec une puissance singulière, la question de la technique, de l’individu, la question du sens ainsi que celle du nihilisme. Anders se présente comme un philosophe de l’occasion contre les philosophes du système, philosophe des catastrophes, Hiroshima et Auschwitz comme condensés, prismes, « moment époqual », qui marque la nécessité d’une époque, celle de la modernité.

Cynthia Fleury : "Être citoyen aujourd'hui, c'est un travail" - Les Nouvelles NEWS. Philosophe, psychanalyste, professeure à l’American University of Paris et membre du Comité consultatif national d’éthique, Cynthia Fleury a inauguré en septembre la première Chaire de philosophie de l’Hôpital de l’Hôtel-Dieu à Paris. Elle vient de publier chez Gallimard Les Irremplaçables, un essai qui affirme que sans le maintien de sujets libres, sans l’engagement des individus et leur détermination, la démocratie n’est rien.

Pour Les Nouvelles NEWS, elle rappelle qu’avoir le souci de l’État de droit comme on a le souci de soi est un enjeu aussi philosophique que politique. Propos recueillis par Isabelle Fougère. Les Nouvelles NEWS : Face à la pluie d’informations, de catastrophes et de scandales, nous éprouvons tous un sentiment d’impuissance, d’inutilité. Le discours conservateur pose, d’une part, comme vérité indépassable de la mondialisation l’État néolibéral, la crise de l’État providence, et d’autre part, l’atomisation de la société des individus. Et les politiques ? Je hais le nouvel an, par Antonio Gramsci. C'est une traduction du grand penseur italien faite par Olivier Favier, un des infatigables chroniqueur du blog "Dormira jamais", une de mes adresses favorite (et que j'aimerais vous faire connaître) pour penser, pour réver, pour se battre...

Elle me permet de rendre hommage à ce site bienvenue en ces temps de confusion et de doute Dormira Jamais, et à un de ses animateur (que je ne connais que par la magie du virtuel, mais que je lis réguliérement) Et de rappeler comment Gramsci fut un penseur important, et toujours actuel, qui conjugue erudition impressionnante, volontée déterminée, courage intelectuel et physique impressionnant, et imagination largement ouverte vers d'autres horizons.

Place au commentateur, à l'analyste, au moraliste même... Chaque matin, à me réveiller encore sous la voûte céleste, je sens que c’est pour moi la nouvelle année. (Antonio Gramsci, 1er janvier 1916 sur l’Avanti! Qu'est-ce que la noétique? Article publié dans le quotidien "La Libre Belgique" le 26 avril 2004. L'objectif du présent article est de préciser certains aspects d'un domaine d'études en pleine émergence : la Noétique, et ainsi, espérons-le, de susciter des intérêts et des vocations pour ce qui est déjà une des dimensions de demain. Le mot "noétique" Le mot dérive de la racine grecque nous qui signifie "connaissance, intelligence, esprit". Cette racine nous , à la source du mot "noétique", a donné de nombreux autres rejetons comme noosphère (Pierre Teilhard de Chardin) ou noologie (Edgar Morin) ou noèse et noème (Husserl). Le mot "noetic" est beaucoup plus usité en Anglais qu'en Français ; on connaît par exemple le "Institute of Noetic Sciences" de Sausalito.

Le contenu de la Noétique : La Noétique, en très bref, est l'étude de la connaissance. Le champ est vaste. Mais la Noétique est plus qu'un champ d'études et de recherches. Une révolution noétique ? C'est cela que j'appelle la "révolution noétique". Pour conclure. La leçon de Noël de Claude Lévi-Strauss • L'époque, Père Noël, Lévi-Strauss, Anthropologie, Indiens, Enfants. Et si les Indiens Pueblo d’Amérique de l’Ouest, avec leur croyance dans l’esprit des morts, nous permettaient de comprendre la fonction du Père Noël ? Voilà le détour étonnant que propose Claude Lévi-Strauss et qui lui permet de prédire un long avenir à ce « nouveau » rite païen. C’était en 1952, dans un article intitulé « Le Père Noël supplicié » paru dans Les Temps modernes.

Les catholiques brûlaient alors l’effigie du Père Noël quand des intellectuels de gauche dénonçaient un mythe créé par la société de consommation. Dans une magistrale leçon d’anthropologie structurale appliquée, Lévi-Strauss démontre que la croyance au Père Noël n’est pas seulement une mystification infligée par les adultes aux enfants, mais une forme d’échange, « le résultat d’une transaction fort onéreuse » : en comblant les enfants de leur générosité, les vivants règlent leurs comptes avec les morts ! [...] Le Père Noël est vêtu d’écarlate : c’est un roi. . [ . . . ] [ . . . ] [ . . . ] [...] 1. 2. 3. Spinoza.fr › Une lecture continue de l’Ethique de Spinoza.