
Le Centre
L'Union des démocrates et indépendants tenait dimanche à Paris son assemblée constituante. Son président assure représenter «le véritable seul espoir». Jean-Louis Borloo s'est offert un beau dimanche.
Politique : Borloo installe l'UDI, «l'UDF du XXIe siècle»
Définitions du centre
C’est quoi, c’est où, c’est qui le centre ?
Puisque la question du centre est revenue – ce qui est normal – au centre de l’actualité politique, trois remarques : 1 - Savoir si François Bayrou devrait s’allier à la gauche, à la droite, s’installer au centre ou se situer en avant… bonne question. Mais ne sont-ce point les militants du MoDem, démocratiquement consultés, qui devraient en décider. Il est remarquable que toutes les supputations tournent autour de deux interrogations : que cherche exactement Nicolas Sarkozy ? Quelle ligne va choisir finalement Bayrou ? Mais jamais autour de cette troisième interrogation, la plus légitime pourtant : à quoi aspirent et que veulent les adhérents et sympathisants du MoDem ?Comme beaucoup d'internautes attirés par la théorie politique, j'ai pris connaissance de la passe d'armes qui a opposé Jean-François Kahn et François Bayrou quant à la définition d'un centre. Je pense que pour compléter le panorama, il faudrait aussi lire le billet de Laurent de Boissieu, journaliste à La Croix et expert ès centre et théories du centre. D'ailleurs, dès qu'il y a un grand rassemblement centriste, il couvre généralement l'évènement. En fait, je crois que je ne suis d'accord avec aucun des trois. Kahn voit le centre comme un milieu, un mi-chemin entre deux extrémités.
Et le code génétique centriste ? : L'Hérétique (Démocratie et hé
Bockel rejoint Borloo et Morin au sein de l'Alliance républicaine
Bon anniversaire, Bernard Stasi !
Dimanche prochain, le 4 juillet 2010, Bernard Stasi , tu vas avoir 80 ans. C’est l’âge des vieillards et pourtant, j’ai beaucoup de mal à t’imaginer comme une "personne âgée". Tu es, avec Raymond Barre , l’une des personnalités politiques qui a solidement structuré mes convictions politiques. Tu n’es jamais avare de ton temps, de ta pédagogie, de ton empathie, quand il s’agit d’expliquer, d’argumenter, de convaincre, d’écouter. Ta foi et ta conviction, tu l’as prouvé, sont toujours passées avant ton ambition et les honneurs. C’est d’ailleurs dommage.Maxime Verner, en 2010 (DR). A côté de lui, Jean Sarkozy, conseiller général de 24 ans, manquerait presque d’ambition. Agé de trois ans de moins, Maxime Verner entend se présenter à la prochaine élection présidentielle. A part leur jeunesse, pas grand-chose ne rapproche d’ailleurs ces deux jeunes gens, surtout pas l’origine sociale. Le premier est né à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine) et a pour père le président de la République.
Maxime Verner, 21 ans, candidat à l'élection présidentielle
La France a perdu l’an dernier un personnage très spécifique du paysage politique, dont l’ambition était focalisée avant tout sur les actes et pas sur une carrière personnelle qu’il aurait pu juger dérisoire. Il y a juste un an, le 22 août 2009, le président du Conseil régional d’Alsace Adrien Zeller disparaissait à 69 ans d’un second accident cardiaque à l’hôpital d’Haguenau. Le premier l’avait conduit à un coma artificiel le 14 juillet 2009.
Adrien Zeller, le centriste alsacien atypique, personnaliste et européen - Sylvain Rakotoarison sur LePost.fr
Tout ce que vous voulez savoir (ou pas) sur la confédération des centres sans oser le demander
Une motion approuvant "l'adhésion du Nouveau Centre, membre fondateur, à la confédération des centres" devrait être approuvée ce samedi à l'occasion d'un conseil national du parti présidé par Hervé Morin. Explications sur cette confédération. 1) Qui? Les partis politiques fondateurs pressentis sont:Statuts et charte de la confédération du centre-droit
Centre: la désinformation par les sondages
C'est à la mode: sonder les Français en leur demandant qui est selon eux le meilleur candidat du centre à l'élection présidentielle de 2012. François Bayrou? Dominique de Villepin? Jean-Louis Borloo? Hervé Morin?Ces centristes qui ont fait l'Histoire
[N'ayant pas encore eu le temps de rédiger, en argumentant, ma liste précise de points de désaccords avec Jean-Pierre Rioux, je publie en attendant ma recension parue ce jeudi dans La Croix ] L'historien Jean-Pierre Rioux, proche de François Bayrou, dresse une galerie de portraits des centristes depuis la Révolution française Face à la droite (René Rémond) et à la gauche (Jean Touchard, Jean-Jacques Becker et Gilles Candar), qui ont leurs historiens de référence, le centre fait un peu figure d'oublié. Une lacune que contribue à combler Jean-Pierre Rioux, directeur de la revue d'histoire Vingtième siècle (et collaborateur de La Croix ), en publiant fort opportunément un ouvrage sur Les Centristes, de Mirabeau à Bayrou . Comme il le précise lui-même en introduction, il s'agit davantage d'un essai que d'une publication scientifique, l'auteur ayant visiblement coiffé dans son travail d'écriture autant sa casquette d'historien de renom que celle d'animateur de l'université populaire du MoDem.Ne parvenant pas à trouver le temps de boucler la liste précise de mes points de désaccord avec Jean-Pierre Rioux ( Les centristes, de Mirabeau à Bayrou , Fayard), voici déjà ceux concernant l'UDF. Jean-Pierre Rioux intitule un chapitre "le havre giscardien", qu'il commence par cette affirmation: "Sortis affaiblis et désemparés de la tourmente gaulliste, les centristes ont gagné un havre de grâce sous le septennat de Valéry Giscard d'Estaing, de 1974 à 1981" (page 176). Afin de qualifier cette période qu'il estime positive pour le centre, l'historien va même jusqu'à parler des "jours heureux du giscardisme" (page 259). Or, selon moi, le septennat giscardien a, bien au contraire, marqué l'éclipse du centre en France à travers le ralliement à la droite de l'ancien centre d'opposition, qui, en devenant une partie de la droite, n'est logiquement plus un centre.
Jean-Pierre Rioux, les centristes et l'UDF
Le centre : mirage ou réalité ?
Six arguments qui plaident pour et contre l'existence d'un centre indépendant de la droite et de la gauche dans la vie politique française La bipolarisation La bipolarisation s'est imposée en 1974 , lorsque l'ancien centre d'opposition (Jean Lecanuet, Jean-Jacques Servan-Schreiber) a rallié la nouvelle majorité présidentielle de Valéry Giscard d'Estaing. Le principal élément qui joue en faveur du maintien de cette bipolarisation droite-gauche est le scrutin uninominal majoritaire à deux tours (avec un relèvement progressif du seuil de qualification au second tour). En vigueur aux élections législatives, il se présente en effet comme un mode de scrutin d'alliance au second tour, donc défavorable à la renaissance d'un centre indépendant de la droite et de la gauche, de l'UMP et du PS. Or, c'est justement ce mode de scrutin qui devrait être adopté pour les futures élections territoriales . Le double "grignotage"Le débat est récurrent: je l'ai régulièrement - depuis 2008 - avec un député Nouveau Centre, je l'ai encore eu jeudi dernier, dans le contexte du " dîner de la République " de Jean-Louis Borloo, avec un sénateur Nouveau Centre, et mon dernier papier l'a relancé par SMS avec un proche d'Hervé Morin, à qui je dédie donc cette petite "foire aux questions sur le centre"! 1. Qu'est-ce que le centre?
Foire aux questions sur le centre
J'ai écrit le 25 novembre une note expliquant pourquoi la situation ne peut pas se débloquer entre Jean-François Copé et François Fillon . Je persiste et signe. La question de fond n'est pas tant la date du prochain vote pour la présidence de l'UMP, mais - on y revient toujours - la nature de ce vote , et donc le nom de celui qui occupe d'ici là le poste de président de l'UMP:

