
Cavanaugh
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Pourquoi l’Etat nation n’est pas le gardien du bien commun « Thomas More
Ce n’est pas une question, c’est une affirmation voire une réponse. La formule se trouve en sous-titre d’un article de William Cavanaugh déjà cité ( ici en particulier) : Mourir pour la compagnie des téléphones (reproduction dans Migrations du sacré : éd. de L’Homme Nouveau 2010). J’y reviens à l’occasion d’un billet de Charles Vaugirard intitulé Etat : je t’aime et pour saluer en passant le lancement du blog du mouvement des chrétiens indignés . A bien des égards, je suis assez proche des idées des uns et des autres à une réserve près mais de taille pour ce qui est du billet de Charles : le rôle de l’État ( étant précisé que les indignés chrétiens n’ont pas de “doctrine” sur le sujet, c’est entendu ). J’aimerais discuter, à partir de l’article de Cavanaugh, l’idée centrale du billet de Charles Vaugirard : L’État est en charge du bien commun, c’est sa vocation, il est là pour ça.Dans le genre réactif, je suis parmi les plus mauvais de ce coté-ci de la blogosphère. Par le présent billet, j’entends répondre à l’invitation lancée par Henry Le Barde sur son blog personnel le 26 août 2011 !! L’éminent membre fondateur de la FASM formulait en guise de ( longue ) conclusion de son billet l’hypothèse suivante : Le problème fondamental soulevé par la présente crise des finances publiques (révélée par la crise financière mais prenant sans aucun doute racine dans les fondements mêmes de l’État-providence) réside dans la vocation de l’État, devenu floue et illisible à force de naviguer en plein brouillard entre capitalisme et collectivisme. Et comme personne ne sait, l’État été subrepticement et progressivement confisqué par ceux qui virent en lui un excellent moyen de développer à petit pas un outil de clientélisme généralisé propre à assurer leur propre élection.

