Idées

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Je lis le texte que m’a envoyé l’un de vous et c’est aussi beau que d’habitude mais je ne me résous pas à le mettre en ligne : il y a là trop d’amertume, trop de regrets sur ce qui a presque toujours mal tourné et je me dis que nous avons aujourd’hui autre chose à faire – le temps est trop compté – que réfléchir une fois de plus à notre engeance, parce que ce qu’elle est, nous, et nos prédécesseurs, depuis trois mille trois cents ans, en fait, nous l’avons bien compris. Ce qu’il nous faut maintenant, c’est de l’audace et du coeur à l’ouvrage, car il ne reste à l’espèce dans sa besace, qu’une seule cartouche. Ce qu’il nous faut, c’est découvrir le nom de la masse noire qui a envahi peu à peu le centre et qui l’occupe maintenant : invisible mais nous empêchant désormais d’avancer. Nos pas y resteront englués tant que nous ne pourrons pas nommer cette matière qui a usurpé l’endroit où nous étions avant.

Blog de Paul Jorion

http://www.pauljorion.com/blog/
http://alternatives-economiques.fr/blogs/raveaud/ Je vous propose cette petite recette en 3 temps : 1. On se calme : les jeunes coûtent (presque) autant que les vieux

Gilles RAVEAUD

Article11

http://www.article11.info/?index.php Couverture de Formes Vives Éditorial de Gaston Lagaffe, compagnon de route « Melilla, les ombres du mur », reportage d’Émilien Bernard Citation d’Henry Ford, travail typographique d’ Alaric Garnier « Il n’y a pas de luttes locales », texte (en trois volets) de Serge Quadruppani Dessin de Delphine Duprat