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Analyses diverses

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La machine infernale, par Serge Halimi (Le Monde diplomatique, novembre 2020) Le retour du boomerang. « Daesh nous empêche de voir que la question majeure est politique » par Pauline Graulle. Politis : Comment analysez-vous ce qu’il s’est passé à Nice la semaine dernière ?

« Daesh nous empêche de voir que la question majeure est politique » par Pauline Graulle

Roland Gori : La prudence serait de dire qu’on ne sait pas. Que l’on a besoin de temps pour préciser les données à recueillir par des enquêtes, et de temps pour une analyse multidimensionnelle mobilisant la pensée. Nous avons besoin de temps pour penser ce qui nous arrive, et comment nous en sommes arrivés là. Nous avons besoin de comprendre ce qui rapproche chacun de ces meurtres de masse et ce qui les différencie les uns des autres. Pour une pédagogie du terrorisme. Highlighting Western Victims While Ignoring Victims of Western Violence. FOR DAYS NOW, American cable news has broadcast non-stop coverage of the horrific attack in Brussels.

Highlighting Western Victims While Ignoring Victims of Western Violence

« Il faut être clair : un monde a pris fin, il n’y aura pas de retour en arrière. Basta !

« Il faut être clair : un monde a pris fin, il n’y aura pas de retour en arrière

: Le profil de ces jeunes Européens qui se radicalisent, qui partent en Syrie rejoindre le « califat » de l’État islamique ou aspirent à le faire, et qui sont prêts à mourir en « martyrs », continue de susciter soit l’incompréhension totale, soit la simplification extrême, et en tout cas un sentiment d’impuissance. Comment, de votre côté, les analysez-vous ? Attentats à Bruxelles: Solidarité avec les victimes, vigilance démocratique. « La LCR-SAP dénonce avec la plus grande énergie les lâches attentats terroristes perpétrés ce 22 mars à Bruxelles.

Attentats à Bruxelles: Solidarité avec les victimes, vigilance démocratique

Mohamed, encore vivant, par Olivier Favier. Depuis septembre 2014, Agnès, par ailleurs bénévole à la Croix Rouge, enseigne le français à un groupe d’adultes sans-papiers.

Mohamed, encore vivant, par Olivier Favier.

Alain Badiou : «La frustration d’un désir d’Occident ouvre un espace à l’instinct de mort» Pourquoi Philippe Val est l'ennemi de la sociologie. La sociologie a mauvaise presse.

Pourquoi Philippe Val est l'ennemi de la sociologie

Il suffisait de lire et d’entendre certains commentateurs après les attentats de novembre pour prendre la mesure du rejet diffus et obsessionnel dont elle fait l’objet. Un rejet indexé à la prétendue “excuse” que son discours serait censé porter. Cette science est accusée de justifier ou d’excuser tout à la fois le terrorisme, la délinquance, les troubles à l’ordre public, le crime, les incivilités ou l’échec scolaire. “Accusée d’excuser”, selon la formule de Bernard Lahire dans son nouvel essai Pour la sociologie, cette science du social est ainsi largement mise en examen aujourd’hui.

Un racisme qui vient d'en haut. Le schéma est ancien, hérité de Platon : il y aurait d’un côté la plèbe, « bas-ventre » du corps social, de l’autre les philosophes-rois qui en forment la tête.

Un racisme qui vient d'en haut

Par exemple, les partisans des politiques d’immigration menées depuis vingt ans ne cessent d’afficher leur « raison » et d’invoquer les « émotions » et les « peurs des Français ». Ils se disent « à l’écoute » des « émotions populaires » – la formule, glaciale, est de Lionel Jospin – dans le but de les contenir. DÉBATS : les idiots utiles du FN avec Jacques Rancière. Cet interview est tout à fait passionnant et je crois que ce n’est pas un hasard si Jacques Rancière en arrive à cette analyse, comme certains philosophes de cette génération, ils partagent un souci qui me paraît fondamental dans ces temps de crise, celui disons des « petits », des humbles.

DÉBATS : les idiots utiles du FN avec Jacques Rancière

La République à laquelle nous sommes tous attachés devient effectivement un modèle élitiste et donc capable de favoriser l’extrême-droite raciste, xénophobe si elle perd sa dimension « sociale », populaire, celle qui reconnaît l’existence du droit du peuple à l’insurrection et de la lutte des classes, un mélange de spinozisme et de Marx. Bernard Lahire, sociologue : “Nos responsables politiques ont tendance à refuser toute explication” Face aux attentats, aux émeutes ou aux crimes, le sociologue s'inquiète de la réponse politique, qui balaye d'un revers de manche toute tentative d'éclairage apportée par les sciences humaines.

Bernard Lahire, sociologue : “Nos responsables politiques ont tendance à refuser toute explication”

"Les savants sont soupçonnés immédiatement d’identification avec les criminels", estime-t-il. Depuis les attentats du 13 novembre, le flot des commentaires ne s'est pas tari. Certains d'entre eux – dans la classe politique notamment, et récemment encore dans la bouche de Manuel Valls – remettent en cause de façon plus ou moins directe les travaux de sociologie soupçonnés d'« excuser » les horreurs perpétrées par les auteurs des attentats.

La réponse du sociologue Bernard Lahire, qui publie justement, en janvier, un essai intitulé Pour la sociologie. Me prendre une balle ne m'a pas rendu con, pas la peine de le devenir pour moi  POLITIQUE - Je fais partie de ceux qui ont eu la malchance d'être au Bataclan le 13 novembre 2015.

Me prendre une balle ne m'a pas rendu con, pas la peine de le devenir pour moi 

J'ai été blessé par balle, mon pronostic vital a été engagé. Ce que nous pouvons, par Frédéric Lordon (Les blogs du Diplo, 30 novembre 2015) Le poujadisme du drapeau. Ce fut orchestré depuis les sommets de l’État : pavoisez de drapeaux tricolores vos fenêtres, prenez des selfies sous ces drapeaux et postez-les sur les réseaux sociaux. Imaginons un instant que ce soit le Front national qui ait tenté d’exploiter ainsi les tueries de Paris. Nombreux sont ceux qui auraient crié à la récupération nationale-chauvine, à l’insulte aux morts ou au mauvais goût. Comme c’est un gouvernement socialiste qui est à l’origine de cette indignité, c’est la sidération nationale. Universalisme franco-centré Je ne fais pas une fixation sur le drapeau français, son histoire ou sa symbolique.

Je peux comprendre que certains s’y réfèrent aujourd’hui comme symbole d’une unité nationale a mimima. Nos dirigeants politiques de gauche et de droite pensent complaisamment que, plus de deux siècles après la révolution, notre récit national républicain constitue le phare de l’univers. Ces "intellectuels" qui repartent en croisade. 100 jours pour un Traité sur le Commerce des Armes. France. “Comme s’il n’y avait pas de cafés à Damas ou au Caire ...” Mathias Enard, lauréat du prix Goncourt 2015, revient sur les fractures entre l’Occident et le Moyen-Orient.

Un discours à contresens de l’opinion générale de la part de cet amoureux du monde arabe et perse. Le Temps : La Syrie est à feu et à sang, l’Irak est en miettes, Paris est en deuil… Votre distinction par le Goncourt est-elle comme une ultime récompense avant qu’on tire le rideau sur une époque ? Mathias Enard : Ce n’est pas le monde d’hier que je décris, même si mon livre donne aussi à voir un côté un peu crépusculaire et mélancolique.

COP 21 : La société civile se rebelle. Une atmosphère dangereuse et irrespirable. Immenses, la douleur, l’angoisse, travaillent des millions d’hommes et de femmes, de jeunes, par-dessus tout clivage politique et même religieux. La Quadrature du Net. Bonjour Tristesse #52 26.11.15. Attentats Paris: d ferlement de propagande d'extr me droite. Après les attentats, changer d’imaginaire. Rue89.nouvelobs. Ces derniers jours, nombre de philosophes et d’intellectuels (on veut dire : d’autres gens que Michel Onfray) se sont exprimés – ou ont été invités à le faire – au sujet des attentats. Les attentats de Paris et la possibilité d’un mouvement anti-guerre.

Entre la peur et l’émotion produites par la brutalité des attentats du 13 novembre à Paris et au Stade de France, par les opérations anti-terroristes à Saint Denis et l’offensive menée par Hollande pour avancer dans la politique du « tout sécuritaire » sur le plan intérieur, et au meilleur style « Bush » sur le plan extérieur, il est difficile de voir plus noir. What’s really at stake at the Paris climate conference now marches are banned. Whose security gets protected by any means necessary? Whose security is casually sacrificed, despite the means to do so much better? Those are the questions at the heart of the climate crisis, and the answers are the reason climate summits so often end in acrimony and tears. The French government’s decision to ban protests, marches and other “outdoor activities” during the Paris climate summit is disturbing on many levels.

The one that preoccupies me most has to do with the way it reflects the fundamental inequity of the climate crisis itself – and that core question of whose security is ultimately valued in our lopsided world. Here is the first thing to understand. The next thing to understand is that even in these rare moments, frontline voices do not have enough of a platform in the official climate meetings, in which the microphone is dominated by governments and large, well-funded green groups. Some say this is all fair game against the backdrop of terror. Face à la tentation de la haine et aux rumeurs, cette France qui résiste aux amalgames. Une bataille déjà perdue ?, par Philippe Leymarie (Les blogs du Diplo, 20 novembre 2015)

Le rôle majeur des Kurdes dans la stabilité au Moyen-Orient. « Avec nous, ou avec les terroristes » : les éditorialistes-faucons sont de retour. Facebook, Google, Apple : merci, mais la solidarité, c'est payer ses impôts en France. Extension du domaine de la peur, par Alain Garrigou (Les blogs du Diplo, 19 novembre 2015) DN! [Dernière minute] Opération antiterroriste à St-Denis. La peur s’installe, la police et l’armée aussi. Pourquoi je n’adopterai pas le drapeau tricolore comme symbole de ma solidarité avec les victimes de Paris. Antoine Leiris : les terroristes n'auront "pas ma haine" Bataclan victim's husband tells killers: 'You will not have my hatred' Hollande veut réviser la Constitution : c'est d'un Patriot Act à la française qu'il s'agit. Vendredi soir, des attentats meurtriers ont touché la France en plein cœur. Facebook. Pourquoi nous ne sommes pas bleu-blanc-rouge.

Ebriété guerrière (Le Monde diplomatique, 17 novembre 2015) République Démocratique du Congo : 6 millions de morts, le génocide zappé par les médias. Paris attacks: ​how far does our global solidarity ​extend? L’editorial du Guardian: Nous devons rester fermes après les attaques de Paris. Nearly 2,000 Civilians Were Killed in a Single Terror Attack in Nigeria—Where Was the Media? Nous vivons des temps impitoyables. De Villepin à propos de l'Etat islamique : 6 minutes d'intelligence et de lucidité - vidéo Dailymotion.

MM. Fabius et consorts, était-ce du bon boulot ? Pourquoi nous sommes les cibles, pourquoi ils sont les assassins. Tout problème a sa solution, l’après « Charlie  dans les quartiers. Attentats : entre le marteau et l'enclume. Attentats à Paris : Marc Trevidic dit ses 4 vérités. Penser la République après les attentats de Paris. Emmanuel Todd : "Le 11 janvier a été une imposture" Noam Chomsky (2015) "The Charlie Hebdo Attack and Hypocrisy" Avant, pendant et après le 11 janvier: «Comprendre et entreprendre» Terrorisme, l'arme des puissants, par Noam Chomsky (Le Monde diplomatique, décembre 2001) Surveiller et punir. "Contre les extrémismes, l’égalité des sexes au cœur de la laïcité" « Notre société a produit ce qu’elle rejette aujourd’hui comme une monstruosité infâme »

Qu’est ce que ça fait d’être un problème ? Il y aura d’autres Charlie tant que. Chomsky: Paris attacks show hypocrisy of West's outrage. Après les tueries à Paris : dossier d'archives (Le Monde diplomatique, 15 janvier 2015) Charlie Hebdo and the hypocrisy of pencils. A Message From the Dispossessed. Edgar Morin : « La France frappée au cœur de sa nature laïque et de sa liberté » Robert Badinter : «Les terroristes nous tendent un piège politique» Rocé, rappeur : “L’Etat crée le danger qu’il dénonce” Edwy Plenel : “Ces monstres sont le produit de notre société” Dossier Charlie Hebdo : Se poser, tenter d'analyser pour comprendre. Pourquoi en sommes-nous arrivés là ?

Les morts de Charlie hebdo se retournent déjà dans leur tombe. Plus que jamais, il faut combattre l’islamophobie. Why did the world ignore Boko Haram's Baga attacks? Le mythe de l’invasion arabo-musulmane, par Raphaël Liogier (Le Monde diplomatique, mai 2014) Aux origines des controverses sur la laïcité, par Alain Gresh (Le Monde diplomatique, août 2003) Casser l’apartheid à la française, par Dominique Vidal (Le Monde diplomatique, décembre 2005) La République et l’« apartheid » : comment en est-on arrivé là ?

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