Data journalism

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Database journalism. Data Data Data. Ce billet a été rédigé par Benoit Vidal, étudiant en 4ème année à l’École des Hautes Études des Technologies de l’Information et de la Communication.

Data Data Data

Cela fait déjà quelques temps que l’on peut considérer que nous sommes en pleine infobésité. Avec les blogs, les réseaux sociaux, le temps réel, les addicts de l’information ont de quoi assouvir leur dépendance. C’est dans cet espace que l’on voit apparaître un désir de traitement de l’information différent, plus proche des besoins du récepteur. Du journalisme de liens à l’hyperlocal (ou micro local), l’enjeu est bien celui des données. Ce que l’on appelle data(base) journalism, le journalisme de données, s’inscrit clairement dans trois trajectoires de l’ère de l’Information dans laquelle nous venons à peine de rentrer. Benoitvidal. Pour un journalisme de données. Deux épisodes récents, sur le tour, et sur le budget de l'Elysée, plaident pour une (nouvelle) évolution du journalisme à l'heure du web.

Pour un journalisme de données

Contextes et raisons différentes, mais obligation d'évolution. Il y a le cas Contador à Verbier. L'homme fait une montée record, et, le lendemain, dans la presse, rien d'autre que du commentaire. On ne donne même pas son temps d'ascension, ou uniquement sur de très rares — et étrangers — sites web. Eldorado du journalisme. Responsable des « projets d’anticipation » au pôle Télécoms et Médias de Sofrecom (filiale R&D de France Telecom), Valérie Peugeot passe ses journées à tenter d’imaginer le futur : medias sociaux, internet des objets, biens communs du web, etc.

Eldorado du journalisme

Une sorte d’Aldous Huxley moderne… dont les romans ne seraient pas de la fiction. Valérie intervenait jeudi 28 janvier à la Cantine sur le thème « Web des données, données ouvertes » . Je lui ai demandé quelle était sa vision d’un métier plein d’avenir, nous dit-on : le datajournalisme… Plus que de la communication politique ! Né de projets « grassroots » structurés autour d’organisations citoyennes comme la Sunlight Foundation, MySociety ou l’Open Knowledge Foundation, l’OpenData investit pas à pas le champ institutionnel : San Francisco, Toronto, New York, projets data.gov américain, anglais ou encore piémontais, … Cette émergence institutionnelle ouvre une opportunité politique aux pays, comme la France, qui n’ont pas encore rejoint le mouvement.

Plus que de la communication politique !

Encore faut-il pour cela ne pas réduire cette démarche à de simples gadgets politiques. Au delà des pures positions de principe, l’OpenData doit respecter certaines règles pour être réellement source d’innovation sociale, politique et économique. Journalisme de données.