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Bi

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Bisexualité et Pansexualité — M to BMO. Biphobie et identification bie. Tout est dans le titre.

Biphobie et identification bie

Étant une meuf cis, ce sera forcément ce point de vue qui sera privilégié. Mais les vécus de mecs cis bi, mecs trans bi, meufs trans bi, pourraient sans doute compléter ces réflexions. Les Bi existent, La Biphobie aussi (coucou les stickers SOS Homophobie) Alors il parait que la biphobie n’existe pas. Le raisonnement généralement tenu est le suivant : la bisexualité est un mélange d’homosexualité et d’hétérosexualité, or l’hétérosexualité étant la norme et non-discriminée, c’est uniquement la dimension homosexuelle de leur vécu et de leur identité qui est discriminée chez les bi.e.s, et donc c’est uniquement l’homophobie (bi homme) ou la lesbophobie (bie femme) qui opprime les bi.e.s.

Donc, les bi.e.s vivent la lesbophobie/l’homophobie sur des périodes + ou – longues et fréquentes de leur vies. La biphobie en tant que rejet, préjugés ou exotisation des personnes se définissant ainsi, existe *aussi* camarade, et on la subit *en plus* de la lesbophobie / homophobie. Je suis bi-furieuse. Je fais partie des gens qui pensent que les étiquettes ont une capacité libératrice bien plus forte que leur capacité excluante.

Je suis bi-furieuse

Que le problème n’est pas d’être toute-s différente-s, mais qu’il y ait des privilèges, et donc des opressions, associées à ces différences. S’appliquer une étiquette dont on ignorait l’existence en tant que mot mais qu’on connaissait dans notre vécu, ce n’est pas se limiter : c’est se libérer de cette angoisse d’être inconcevable, à soi et aux autres. Ce n’est pas se couper des autres, c’est se connecter à d’autres vécus qui nous ressemblent. Ca a été le cas, pour moi, de l’étiquette "bisexuelle". Ah, c’est comme ça que ça s’appelle, d’être attirée par des personnes de tous genres ?

Et puis, on m’a dit que "bisexuelle", c’était un mot qui excluait les femmes trans, les hommes trans, et les personnes genderqueer et intersexes. Nos amours resteront plus fortes que leur haine. Ami lecteur, amie lectrice, toi qui viens ici, j’ai une confession à te faire.

Nos amours resteront plus fortes que leur haine

Je suis une meuf qui aime les meufs. Politiquement, je me définis comme gouine, féministe. Identitairement, je suis quelque part entre fem et butch. Je ne sais pas trop, alors je dis « queer », C’est bien queer. Un peu fourre-tout, certes. Je te raconte tout ça car le climat hostile que nous vivons et que je vis en France en ce moment me donne envie de crier un bon coup. J’ai longtemps été hétéro. Après cette relation, et alors que je couchais aussi avec des garçons, je me suis demandé « suis-je bisexuelle ? Je me suis posé toutes ces questions dans une ignorance la plus profonde concernant les notions d’identité de genre, d’orientations sexuelles, de politisation, de communautarisme et de féminisme ou que sais-je. La réponse a été vite claire quand ma classe de lycée a soudainement appris que «Mary broute du minou ».

Cinq conseils pour une fille queer, pour ne pas trouver l'âme soeur. - N&A. Trouver le grand amour ? Oh ça, on y rêve tous plus ou moins. Trouver l’homme ou la femme de sa vie, oui, bien entendu… Mais quand il s’agit pour UNE seule personne de trouver l’homme OU la femme de sa vie, là les choses se compliquent. Immersion dans le quotidien d’une fille queer et tous les conseils pour les ratages les plus mythiques!

Ton coming out, tu feras. Voilà, ça te démange depuis longtemps. Mais seulement, voilà. Seulement ayant fait ton « comming-out » où la rumeur bien allant, tu deviens la gouine de service au sein de tes propres amies ou collègues, qui d’ailleurs n’osent même plus se dévêtir devant toi de peur que tu leur sautes à la gorge et les violes d’emblée ( car oui, c’est bien connu, il suffit d’être gay pour fantasmer sur 100% des femmes incluant la grand-mère du coin, la boulangère à moustache, comme ta copine Nini que tu trouves moche ) ( désolée ) . « L’habit ne fait pas la gouine », tu penseras. Bien entendu, tu es féminine.

Bien joué ! Conclusion : Et toi ?