Retour à la nature. Contexte historique « Celui qui créa terre et ciel est tout autour de moi » (Friedrich) Le rêve d’un « retour à la nature », présent dès le XVIIIe siècle, conduit autour de 1800 à la revalorisation de la peinture de paysage, un genre alors jugé mineur dans la hiérarchie académique des sujets, où la figure humaine est censée couronner la création.
En Allemagne, cette remise en question s’allie à une conception protestante du divin. Rompant avec l’approche des Lumières, supposée responsable d’un divorce entre l’homme moderne et la nature, les peintres de paysage entendent œuvrer à leur réconciliation. Ils traduisent un sentiment d’accord et de résonance entre l’homme et le monde, sur le mode non discursif des effets musicaux. À partir des années d’occupation napoléonienne (1806-1813), ces éléments prennent une coloration plus nationaliste. Analyse des images « La nature est […] un instrument de musique dont les sons, de nouveau, sont les touches de plus hautes cordes en nous » (Novalis) La vision de la mer au XIXe siècle. Contexte historique Avant 1750, les espaces océaniques n’attirent guère que les marins. Au XVIIe siècle, Claude Gellée, dit Le Lorrain, est l’un des rares peintres à en donner dans ses Vues de port par exemple, une image sereine.
Les mots de la mythologie classique et de la Bible peuplent les mers de dangers multiples, auxquels la persistance des actes de piraterie donne un caractère bien réel. Cette image s’estompe peu à peu dans les consciences occidentales, à la faveur d’un processus de familiarisation auquel contribuent le succès des grands voyages circumterrestres et le développement des marines marchandes ouest-européennes, mais aussi la diffusion au début du XVIIIe de la théologie naturelle, qui fait valoir que les océans et les littoraux ont été voulus par Dieu, la popularisation des écrits de Bernardin de Saint-Pierre, chantre des rivages lointains et l’essor de la sensibilité romantique qui puise une part de son imagination dans la contemplation de la nature.
Interprétation. Un manifeste du Romantisme. Contexte historique En juin 1816, la Méduse amirale, frégate de quarante-quatre canons, quitte l'île d'Aix sous les ordres du comte de Chaumareix, un émigré qui ne navigue plus depuis des années. A son bord, le gouverneur Schmaltz, envoyé par Louis XVIII pour reprendre le Sénégal, restitué à la France par l'Angleterre après le traité de Vienne de 1815. Mal dirigée, elle s’échoue le 2 juillet sur le banc d'Arguin au nord du cap Blanc dans l'océan Atlantique. Le commandant abandonne à leur sort cent cinquante des quatre cents hommes de l’équipage. Sans rames, munis de biscuit trempé et de vin pour seuls vivres, ils prennent place sur un radeau de fortune (20 m x 7 m), halé par les canots de sauvetage, sous la responsabilité de l'aspirant Coudin.
Le comte de Chaumareix comparaît devant le Conseil de guerre à Paris. Analyse de l'image Le tableau a été traité longuement et passionnément dans un grand atelier de Neuilly. Interprétation. D'Art d'Art - La liberté guidant le peuple, Delacroix au Louvre. Géricault Radeau de La Méduse.