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Panorama de l'économie musicale

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Le crédit d'impôt à la production phonographique renforcé et prolongé jusqu'en 2018. Publié le mardi 9 décembre 2014 Version imprimable Musique enregistrée La décision était attendue par les producteurs phonographiques. Et malgré les tentatives d’amendement visant à le supprimer, l’Assemblée nationale a voté la prolongation jusqu’en 2018 du crédit d’impôt à la production phonographique, dans le cadre du Projet de loi de finance 2014. Créé en 2006, dans le cadre du vote de la loi DADVSI (Droit d’auteur et droits voisins dans la société de l’information ; titre III, art. 36), ce dispositif, déjà prolongé plusieurs fois, était censé expirer au 31 décembre 2015. La nouvelle a été accueillie avec satisfaction par l’Upfi (Union des producteurs phonographiques français indépendants), dans un communiqué.

Pour une adoption définitive, ces mesures doivent être votées au Sénat pour être ensuite définitivement adoptées par le Parlement. En savoir plus sur le crédit d’impôt à la production phonographique. Téléchargement illégal : pourquoi les musiciens sont plus tolérants que les labels. Une étude publiée la semaine dernière permet de comprendre le décalage entre les artistes et leurs maisons de disque en matière de téléchargement illégal : la vente de musique ne représente qu'une infime partie des revenus des musiciens. En matière de téléchargement illégal de musique, on trouve d'innombrables études s'intéressant aux internautes, de nombreuses déclarations de maisons de disque, mais seulement quelques témoignages d'artistes, qui sont d'ailleurs souvent nettement plus nuancés. Et pour cause. Une nouvelle étude d'un professeur d'une université américaine, intitulée « Les revenus de la musique » et relayée par TorrentFreak, confirme à quel point les musiciens ne sont pas les principaux concernés par le téléchargement illégal.

Sur 5000 musiciens américains sondés, un quart s'estime ainsi lésé par le piratage, mais un quart pense au contraire qu'il lui est bénéfique. La moitié restante n'a tout simplement pas d'opinion ou n'a pas répondu à cette question. Etat des lieux de l'offre en musique numérique 2014. Comment gagner sa vie quand on est musicien en 2014. Si l’on exclut les superstars blindées de contrats pub, habituées aux salles combles et aux disques de certification, il reste l’écrasante majorité des musiciens, anonymes ou en voie de ne plus le devenir. Pour ceux-là, le changement radical de modèle économique que connaît la musique à l’ère du numérique pose de nombreuses questions. Sachant que la musique se consomme largement sur internet, comment gagner sa vie lorsque sa chanson ne coûte que 0,99€ en téléchargement ou que l’intégralité de son album est proposée en écoute gratuite sur des plateformes en ligne ?

Pour avoir une idée plus concrète de cette réalité, le site Information Is Beautiful publie un schéma très intéressant en ce qu’il montre les seuils à atteindre pour un musicien s’il veut prétendre à gagner 1160$, soit l’équivalent d’un SMIC américain (913€, conversion au taux du 26 octobre 2014). Ainsi, il faudra qu’il vende 143 albums si ceux-ci sont auto-produits pour dégager un revenu de 1160$.

Publicité. Comment l’Internet a redistribué les cartes de l’industrie musicale… | Économie du document. Billet rédigé par Maud Serrière (ENSSIB) et Emmanuelle Ouine (ENS de Lyon) Le déclin de l’industrie musicale ? « La faute au téléchargement illégal, bien sûr », « Internet, voilà la raison », etc. Qui n’a pas eu l’occasion d’entendre et peut-être même de prononcer ce type de phrase lors d’un débat autour de cette question ? Majors, artistes, internautes, chacun y est allé de son point de vue, de sa certitude, portant aux nues ou au contraire fustigeant feu la loi Hadopi, symbole du clivage industrie musicale/internautes.

Maintenant que cette loi est définitivement enterrée, avant même d’avoir véritablement existé, il est temps de faire le point. Première chose : Qu’entend-on par “industrie musicale” ? Deuxième chose : Non, le téléchargement illégal n’a pas tué l’industrie musicale mais, oui, Internet a modifié les modes de consommation de la musique, allant jusqu’à créer de nouveaux schémas économiques et artistiques. Enfin que l’on se rassure, les majors ne se portent pas si mal. Panorama du secteur. L'industrie musicale est en difficulté depuis 8 ans. Entre 2002 et 2009 le chiffre d’affaires des producteurs phonographiques a perdu 714 millions d’euros passant de 1 302 à 580 millions d’euros (-55 %) nous rappelle le SNEP ((Syndicat national de l'édition phonographique).Toutefois, l'industrie commence a remonter la tête depuis l'an dernier.

Le premier trimestre 2010 donne d'ailleurs une lueur d'espoir aux acteurs du marché de la musique. Pour mémoire et selon le SNEP , le chiffre d'affaires des ventes d'albums physiques en 2009 était de 512 millons d'euros, soit une baisse de - 3,4 % à relativiser avec celle de 2008 qui était de 19,5 %. Un signal encourageant d'autant qu'au cours du premier trimestre 2010, la vente d'albums physiques est reparti à la hausse, soit + 4,3 %.

Curieusement, les ventes numériques de musique enregistrée qui étaient en plein essor depuis quatre ans, ont ralenti en 2009 avec une baisse de - 1,9 %. La musique, nouveaux enjeux : BFF (2014) Music Spottin' | Regard sur l'industrie musicale : analyses de la relation marques-musique, coups d'œil sur les opérations marketing innovantes et coups de cœur musicaux.

L'Alliance nationale de l’industrie musicale (ANIM) : Accueil. InaGlobal l Musique.