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Autour de Persona grata

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Ancrée dans l'actualité, l'exposition « Persona grata » s'enrichit ici de points de vues, d'initiatives, de repères sur la question de l'hospitalité.

« Persona grata » - MAC VAL. Dimanche 4 novembre 2018, 15 h « Je passe… 1 & 2 » de Judith Depaule.Spectacle en 2 parties de 58 min de 7 récits chacune.« 7 comédien.ne.s portent 7 récits d’artistes en exil pour 7 groupes de spectateurs. Chaque artiste en exil a répondu aux questions suivantes : Pourquoi as-tu décidé de quitter ton pays ? Quel a été l’événement déclencheur ? Le point de bascule ? Peux tu décrire très précisément le moment où tu as décidé de partir ? Que ressentais-tu ? Peux-tu raconter les moyens que tu as mis en œuvre pour partir ? GratuitMise en scène : Judith DepauleProduction : Mabel Octobre et l’atelier des artistes en exil. Dimanche 18 novembre 2018 & Dimanche 13 janvier 2019 - 11 hRendez-vous au Musée national de l’histoire de l’immigration.Visite payante (voir les conditions tarifaires sur histoire-immigration.fr) - 16 hRendez-vous au MAC VALVisite gratuite avec le billet d’entrée du musée Vendredi 30 novembre, samedi 1er et dimanche 2 décembre Samedi 1er décembre, 18 h Visites & ateliers.

Persona grata au Musée de l'histoire de l'immigration. À l’heure où les débats sur l’accueil des migrants sont particulièrement vifs, le Musée national de l’histoire de l’immigration et le MAC VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, s’associent pour interroger, à travers leurs collections respectives, le sens de l’hospitalité dans nos sociétés. SOCIÉTÉ RÉALISTE, U.N. Camouflage, 2012. Impression numérique sur polyester, 100 x 150 cm (chaque drapeau). Collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne.

Acquis avec la participation du FRAM Île-de-France. Photo © Marc Domage. Comment rappeler que, dans l’Antiquité, l’hospitalité était une pratique courante, là où aujourd’hui l’hôte se transforme le plus souvent en étranger indésirable et l’hospitalité en hostilité ? L’hospitalité est ainsi abordée dans sa double acception. Persona grata, « personne bienvenue » en latin, résonne ici comme un appel. Commissariat L'expostion au Mac Val Kimsooja, Bottari-truck - Migrateurs, 2007-2009. En savoir plus sur le partenariat : Dossier documentaire et pédagogique. Bibliographie sélective. Portail documentaire MAC VAL - Persona Grata. Hommes & Migrations | Persona grata. La revue Hommes & Migrations fait un virage éditorial après une année de réflexion menée avec l’ensemble des équipes du Palais.

Tout en conservant sa mission de diffusion des connaissances sur les migrations internationales, la revue ouvre dorénavant une fenêtre sur l’offre muséale de l’institution. Elle propose un portfolio présentant une sélection d'oeuvres des collections, mais aussi des éclairages sur toutes les activités développées dans le cadre de la programmation scientifique, culturelle et artistique. Des articles scientifiques interrogent les thèmes traités dans les expositions temporaires à partir d’une synthèse de travaux pluridisciplinaires. Une place plus grande est consacrée aux débats d’idées sur les enjeux migratoires ainsi qu'à l’actualité culturelle (films, romans ou essais, musiques) et aux expressions des acteurs engagés. 1er numéro de la nouvelle ligne éditoriale de la revue ! La collection d'art contemporain du Musée de l'histoire de l'immigration. L’art contemporain réveille l’hospitalité.

Les Inrocks - « Persona Grata », un double parcours autour du concept d'hospitalité. Enrique Ramirez, La Casa, 2013 © Collection MNHI/Adagp, Paris, 2018 30/11/18 17h00 Abonné De l’intime au politique, l'exposition fait dialoguer les œuvres autour de la notion d’accueil et de l’urgence de ses modalités en période de crise migratoire. Il suffit parfois d’une colonne recouverte de tissu en feutre. D’un tapis qui se déplie pour accueillir un corps de passage, puis que l’on range en l’enroulant sur lui-même jusqu’à la prochaine occasion.

La designer habite alors dans un appartement riquiqui à Paris et se désole de ne pouvoir y accueillir ses amis de passage. Une série de dispositifs évoquant Matali Crasset Le MAC VAL, musée d’Art contemporain du Val-de-Marne, expose toute une série de dispositifs semblables à la “colonne d’hospitalité” de Matali Crasset, des objets dont la forme découle directement d’une fonction : accueillir, protéger, soigner. Cet article est réservé aux abonnés Il vous reste 82% de cet article à lire. RFI - L'exposition « Persona Grata » France Culture / La Dispute - « Persona grata » Art Critique - « Persona grata », une exposition d’actualité. Arts Hebdo Medias - L’hospitalité illuminée. Alors que face à l’ampleur des flux migratoires actuels, camps et murs se multiplient, en Europe comme ailleurs, les initiatives citoyennes pour soutenir et accueillir les migrants n’ont jamais été aussi nombreuses, même si fragiles.

Partant de ce constat, c’est une double proposition aussi foisonnante qu’enrichissante qu’ont construite ensemble le Musée national de l’histoire de l’immigration, à Paris, et le Musée d’art contemporain du Val-de-Marne (Mac Val), à Vitry-sur-Seine. . « Nous nous représentons l’hospitalité comme l’ouverture d’une porte pour laisser entrer un inconnu.

Nous avons tort. L’hospitalité renvoie à la fragile trajectoire d’un cargo, navire ou barque qui fraie un chemin jusque dans les eaux territoriales d’une nation tiers. Trait d’union entre les deux espaces où est présentée Persona grata, les drapeaux du collectif français Société Réaliste s’élèvent devant le Musée de l’histoire nationale l’immigration comme sur le toit et le parvis du Mac Val. Crédits photos. Le Bonbon - Persona Grata : l'expo qui questionne la notion d’hospitalité et de rejet. L'atelier des artistes en exil. PEROU - Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines. PEROU - Appel - Re Embellir Paris. PEROU - Guide pratique de l'hospitalité. Le collectif Kom.post. Les Souffleurs - Le TRÉSOR POétique municipal MonDIAL d'Aubervilliers. Le Trésor poétique municipal d’Aubervilliers est une épopée ethno-poétique, un voyage autour du monde dans Aubervilliers à la recherche des paroles poétiques dormantes issues de ses communautés linguistiques (plus de cent langues différentes recensées sur le territoire communal).

Ces paroles poétiques sont recueillies, manuscrites, traduites en français, enregistrées, référencées et conservées dans un fonds spécifique créé aux Archives municipales. En 2017, ce Trésor réunit 790 textes dans 93 langues différentes. Le Trésor poétique est un projet de co-construction d'une mémoire collective à l'échelle de la ville pour valoriser le patrimoine immatériel du territoire par ses habitants. La constitution de ce fonds poétique est le fruit d'un processus et d'un protocole élaboré en concertation avec les Archives municipales.

Ce Trésor a aussi vocation à sortir des Archives : au delà d'un outil mémoriel, le Trésor est destiné à fleurir dans la ville, à se déployer dans l'espace public. Système B comme Bidonville. « Actions » spectacle de Yan Duyvendak, Nicolas Cilins & Nataly Sugnaux. « Dessins sans papiers » - FRAC Île-de-France / La Vitrine. Vernissage de la vitrine le 7 novembre lors du Plateau-Apéro de 19h à 21h Chaque mois, la vitrine de l’antenne (l’espace culturel et pédagogique du plateau) accueille un nouveau projet artistique pensé en lien avec les expositions du plateau, la collection du frac île-de-france et ses actions pédagogiques.

Depuis 2016, le collectif DESSINS SANS PAPIERS a recueilli plus de 2000 dessins lors d’ateliers menés dans des camps de réfugiés et des centres d’hébergement en France. Réunis autour d’une oeuvre du jeune Mohamed Ndepe Tahar, où se lisent les inquiétudes de l’adolescent face aux barrières de Melilla qui séparent l’Afrique de l’Europe, Hafiz Adem, Magdi Hagar,Mohamed Hammad Hammad et une dizaine de dessinateurs du collectif seront invités à ouvrir notre horizon sur les rêves et les épreuves de l’exil. À propos du collectif L’antenne culturelle (située à 50m du plateau) 22 cours du 7è art 75019 Paris, France. « Sur la grand’ route » spectacle à La Commune d' Aubervilliers. Après des études en histoire et sociolinguistique, Émilie Hériteau décide de se consacrer entièrement au théâtre suite aux fortes expériences théâtrales qu’elle fait en Argentine.

De retour en France, elle se forme auprès de Marie-José Malis en suivant les ateliers des Travaux Pratiques au théâtre de la Vignette. En 2007 et 2009, elle y donne ses deux premiers spectacles, Un puits sans fond et Monsieur de Pourceaugnac de Molière, qui invitaient déjà à repenser le monde autour de la figure de l’étranger. Après plusieurs séjours dans les pays du Moyen-Orient, où elle anime différents ateliers de théâtre, elle assiste Marie-José Malis pour la mise en scène d’Hypérion, créée en 2014 au festival d’Avignon.

En parallèle, elle collabore en tant que comédienne avec la compagnie StückTheatre, dans Le Misanthrope (2017). « TAMA 2 : Hospitalités », colloque-festival à l'université Paris Diderot. AMPHI BUFFON (15 rue Hélène Brion, 75013 Paris) 9h30 - 11h30 • Les camps : pratiques et architectures Si les camps sont des polices de la non-hospitalité, ils constituent aussi des lieux d’inventivité, de pratiques de résistance, de liens de solidarité, aussi fragiles soient-ils. Comment saisir le camp dans ces termes, et comment le saisir du point de vue de celles et ceux qui, sans s’y réduire, y vivent et existent, y passent ? Table ronde avec : Ahmad al-Aqra, doctorant à l’Urmis, Paris 7 Sara El Daccache, master en philosophie politique, Paris 7 et Nihal Halimeh, architecte palestinienne et habitante du camp Bourj el-Barājneh au Liban Régina Mantanika, docteure en anthropologie et sociologie, Paris 7 Claire Rodier, directrice du GISTI (Groupe d'Information et de Soutien des Immigré.e.s) et co-fondatrice du réseau euro-africain Migreurop 11h45 - 13h30 • Écritures migrantes Comment donner la parole à celles et ceux que l’on n’entend pas sans pour autant la leur prendre ?

Table ronde avec : Le Carillon - Commerçants et habitants solidaires. La Cimade - solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile. Emmaüs Solidarité - Le Centre d'hébergement d'Ivry-sur-Seine. Ce centre d’hébergement de 400 places située à Ivry-sur-Seine permet l’hébergement des femmes, familles et couples migrants qui arrivent sur le territoire parisien. Ouvert en janvier 2017, cette structure a été pensé comme un espace hors de l’urgence où les personnes peuvent s’engager sur un parcours de reconstruction et d’autonomie qui, outre les questions administratives liées à l’ouverture des droits, inclut un travail sur la réappropriation du quotidien mais aussi l’adaptation des fonctionnements individuels et familiaux aux réalités du contexte actuel de la société française.

Il se donne ainsi pour objectif d’allier le traitement de l’urgence avec la mise en place d’un accompagnement social qui prenne en compte toutes les composantes de la vie des personnes (santé, parentalité, culture, emploi…) et leur apporte les clefs pour poursuivre leur parcours en dehors du centre. Objectifs : Mettre à l’abri les personnes les plus vulnérables ; Equipement/services Un magasin et une laverie. États Généraux des Migrations. BXLRefugees – La Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés. Centre Primo Levi. La culture et l'art au service du dialogue interculturel dans le contexte de la crise des migrants et des réfugiés - rapport de l'Union Européenne.

La Fin de l'hospitalité de Fabienne Brugère, Guillaume Le Blanc. La notion d'"hospitalité" est-elle morte en Occident ? Avec La Fin de l’hospitalité, les philosophes Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc publient un “reportage d’idées” sur la crise des réfugiés en Europe. Axes principaux : les rapports à la précarité et à l’humanité. Quel a été le déclic de cette enquête intellectuelle ? Guillaume Le Blanc – Nous avons vraiment perçu le caractère intolérable de la crise migratoire, notamment avec les événements de Sangatte. L’amplification de la crise nous a poussés à entrer dans l’analyse presque malgré nous car il y avait une dimension de peur et de honte qui était devenue centrale dans l’Europe actuelle– d’où l’idée de faire un “reportage d’idées”, selon l’expression de Michel Foucault.

Quel impact votre enquête de terrain a-t-elle eu sur votre réflexion historique et philosophique ? Guillaume Le Blanc – Elle a été fondamentale. Le livre est nourri de ce qu’on a pu voir sur différents terrains, des gens que nous avons rencontrés. L’appel des philosophes à l’hospitalité. Depuis juin 2015, il y a eu 36 opérations de démantèlement de camps de migrants. Les trois dernières, dans le nord-est de la Capitale, ont eu lieu hier et la semaine dernière. Le mercredi 30 mai, c’est le campement Millénaire qui avait été évacué… Jaurès, Calais, mais aussi Lesbos, Lampedusa… Quel que soit le territoire ou le campement, ces opérations relancent une question : celle de l’hospitalité. Question à laquelle il ne s’agit pas de répondre « oui » ou « non », mais « comment ?

». Comment accueillir au mieux, pour un temps ou plus ? Et pourquoi le faut-il ? Ces questions, comme j’avais eu l’occasion d’en parler en décembre, les philosophes ne les évitent pas du tout. A ces noms, il faut en ajouter trois : Guillaume Le Blanc et Fabienne Brugère à qui l’on doit La fin de l’hospitalité, et tout récemment : Vaincre nos peurs et tendre la main. Sartre / Aron, l’alliance a de quoi surprendre, mais l’appel avait été entendu et 120 000 personnes avaient été accueillies. Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc : «Cette politique de la peur marque la fin de l’hospitalité envers les migrants» Depuis la crise des migrants, l’étranger est devenu un indésirable qu’il faut éloigner.

Selon les philosophes Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc, qui viennent de publier la Fin de l’hospitalité. Lampedusa, Lesbos, Calais… Jusqu’où irons-nous ? (Flammarion), nous sommes en train de transformer l’hôte en étranger. Pourtant, toutes les civilisations anciennes s’accordaient sur le point inverse : faire de l’étranger un hôte. Les deux auteurs racontent leur parcours à travers l’Europe, de la «jungle» de Calais au centre de réfugiés caché dans les hangars de l’aéroport de Tempelhof à Berlin. Un agriculteur de la vallée de la Roya, près de Nice, a comparu devant la justice la semaine dernière pour avoir aidé des migrants. Fabienne Brugère : On recriminalise le «délit d’hospitalité» ou de «solidarité» comme si on ne pouvait plus s’en passer !

Vous insistez dans votre livre sur le fait que le secours a remplacé l’accueil… Le terme de démantèlement est étrange… Photos Philippe Matsas. 3 questions à Fabienne Brugère et Guillaume le Blanc. Rencontre avec les philosophes Guillaume Le Blanc et Fabienne Brugère, auteurs du livre La fin de l’hospitalité (Flammarion, 2017), qui accompagnent le commissariat de l'exposition Persona grata. Fabienne Brugère © Philippe Matsas / Opale / Leemage / Flammarion Guillaume Le Blanc. Photo : Philippe Matsas © Flammarion Vous êtes philosophes. Pourquoi ce choix du reportage de terrain pour écrire sur l’hospitalité ?

Fabienne Brugère : Michel Foucault disait qu’il y a plus d’idées dans le monde que les intellectuels ne l’imaginent. Guillaume Le Blanc : Il nous fallait saisir sur le vif, de la façon la plus sensible, de Calais à la frontière italienne ou au camp berlinois de Tempelhof, ce qu’il en est de l’hospitalité. Vous évoquez cette tradition de l’hospitalité qui remonte à l’Antiquité. G.L.B.: Du côté des Etats, on est passé de l’hospitalité à l’hostilité. F.B.: Ce n’est pas la première fois : la haine de l’étranger s’est construite de façon cyclique au cours de l’histoire. Fabienne Brugère : “La politique doit être du côté de la construction du sensible” Guillaume Le Blanc et vous, tous deux philosophes, avez été sollicités pour participer au commissariat de l’exposition Persona Grata au Musée national de l’histoire de l’immigration et au Mac/Val.

Quel a été votre rôle ? Fabienne Brugère : Tout est bien sûr parti de notre essai sur La Fin de l’hospitalité (Flammarion, 2017). Le musée national de l’Histoire de l’immigration et le Mac/Val [musée d'Art contemporain du Val-de-Marne] ont accueilli deux philosophes et leur livre. Ensuite, concrètement, l’exposition a été le produit d’un travail collectif avec de nombreuses séances où nous nous sommes retrouvés avec les commissaires de l’exposition, Anne-Laure Flacelière et Isabelle Renard.

Nous avons construit à huit mains le cheminement de l’exposition, à travers cinq moments qui correspondent globalement à des moments du livre. Puis nous avons discuté du choix des œuvres et des artistes à partir de la sélection des deux commissaires. Attention ! 150 personnalités signent le Manifeste pour l’accueil des migrants. Migrer, une condition d’existence du vivant. Europe: le nombre de migrants décroît fortement. Portrait de l'immigration et des immigrés en Val de Marne. Le Val-de-marne partenaire du programme Urbact « réseau villes d’arrivée ». | Tval.

Le projet européen URBACT, réseau villes d’arrivée. Lutter contre les préjugés liés aux migrations. Valoriser la richesse culturelle de la migration. Fête des Solidarités.