background preloader

Autour de Persona grata

Facebook Twitter

Ancrée dans l'actualité, l'exposition « Persona grata » s'enrichit ici de points de vues, d'initiatives, de repères sur la question de l'hospitalité.

« Persona grata » - MAC VAL. Persona grata au Musée de l'histoire de l'immigration. À l’heure où les débats sur l’accueil des migrants sont particulièrement vifs, le Musée national de l’histoire de l’immigration et le MAC VAL, Musée d’art contemporain du Val-de-Marne, s’associent pour interroger, à travers leurs collections respectives, le sens de l’hospitalité dans nos sociétés. SOCIÉTÉ RÉALISTE, U.N. Camouflage, 2012. Impression numérique sur polyester, 100 x 150 cm (chaque drapeau). Collection MAC VAL – Musée d’art contemporain du Val-de-Marne. Acquis avec la participation du FRAM Île-de-France. Photo © Marc Domage. Comment rappeler que, dans l’Antiquité, l’hospitalité était une pratique courante, là où aujourd’hui l’hôte se transforme le plus souvent en étranger indésirable et l’hospitalité en hostilité ? L’hospitalité est ainsi abordée dans sa double acception.

Persona grata, « personne bienvenue » en latin, résonne ici comme un appel. Commissariat L'expostion au Mac Val Kimsooja, Bottari-truck - Migrateurs, 2007-2009. En savoir plus sur le partenariat : Dossier documentaire et pédagogique. Bibliographie sélective. Portail documentaire MAC VAL - Persona Grata. Hommes & Migrations | Persona grata. La revue Hommes & Migrations fait un virage éditorial après une année de réflexion menée avec l’ensemble des équipes du Palais. Tout en conservant sa mission de diffusion des connaissances sur les migrations internationales, la revue ouvre dorénavant une fenêtre sur l’offre muséale de l’institution. Elle propose un portfolio présentant une sélection d'oeuvres des collections, mais aussi des éclairages sur toutes les activités développées dans le cadre de la programmation scientifique, culturelle et artistique.

Des articles scientifiques interrogent les thèmes traités dans les expositions temporaires à partir d’une synthèse de travaux pluridisciplinaires. Une place plus grande est consacrée aux débats d’idées sur les enjeux migratoires ainsi qu'à l’actualité culturelle (films, romans ou essais, musiques) et aux expressions des acteurs engagés. 1er numéro de la nouvelle ligne éditoriale de la revue ! La collection d'art contemporain du Musée de l'histoire de l'immigration. L'atelier des artistes en exil. PEROU - Pôle d'Exploration des Ressources Urbaines. PEROU - Guide pratique de l'hospitalité. Le collectif Kom.post. Les Souffleurs - Le TRÉSOR POétique municipal MonDIAL d'Aubervilliers.

Le Trésor poétique municipal d’Aubervilliers est une épopée ethno-poétique, un voyage autour du monde dans Aubervilliers à la recherche des paroles poétiques dormantes issues de ses communautés linguistiques (plus de cent langues différentes recensées sur le territoire communal). Ces paroles poétiques sont recueillies, manuscrites, traduites en français, enregistrées, référencées et conservées dans un fonds spécifique créé aux Archives municipales. En 2017, ce Trésor réunit 790 textes dans 93 langues différentes. Le Trésor poétique est un projet de co-construction d'une mémoire collective à l'échelle de la ville pour valoriser le patrimoine immatériel du territoire par ses habitants. La constitution de ce fonds poétique est le fruit d'un processus et d'un protocole élaboré en concertation avec les Archives municipales. Ce Trésor a aussi vocation à sortir des Archives : au delà d'un outil mémoriel, le Trésor est destiné à fleurir dans la ville, à se déployer dans l'espace public.

Système B comme Bidonville. « Actions » spectacle de Yan Duyvendak, Nicolas Cilins & Nataly Sugnaux. Le Carillon - Commerçants et habitants solidaires. La Cimade - solidarité active avec les migrants, les réfugiés et les demandeurs d'asile. Emmaüs Solidarité - Le Centre d'hébergement d'Ivry-sur-Seine. Ce centre d’hébergement de 400 places située à Ivry-sur-Seine permet l’hébergement des femmes, familles et couples migrants qui arrivent sur le territoire parisien.

Ouvert en janvier 2017, cette structure a été pensé comme un espace hors de l’urgence où les personnes peuvent s’engager sur un parcours de reconstruction et d’autonomie qui, outre les questions administratives liées à l’ouverture des droits, inclut un travail sur la réappropriation du quotidien mais aussi l’adaptation des fonctionnements individuels et familiaux aux réalités du contexte actuel de la société française.

Il se donne ainsi pour objectif d’allier le traitement de l’urgence avec la mise en place d’un accompagnement social qui prenne en compte toutes les composantes de la vie des personnes (santé, parentalité, culture, emploi…) et leur apporte les clefs pour poursuivre leur parcours en dehors du centre. Objectifs : Mettre à l’abri les personnes les plus vulnérables ; Equipement/services Un magasin et une laverie. États Généraux des Migrations. BXLRefugees – La Plateforme Citoyenne de Soutien aux Réfugiés. Centre Primo Levi. La Fin de l'hospitalité de Fabienne Brugère, Guillaume Le Blanc.

La notion d'"hospitalité" est-elle morte en Occident ? Avec La Fin de l’hospitalité, les philosophes Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc publient un “reportage d’idées” sur la crise des réfugiés en Europe. Axes principaux : les rapports à la précarité et à l’humanité. Quel a été le déclic de cette enquête intellectuelle ? Guillaume Le Blanc – Nous avons vraiment perçu le caractère intolérable de la crise migratoire, notamment avec les événements de Sangatte. L’amplification de la crise nous a poussés à entrer dans l’analyse presque malgré nous car il y avait une dimension de peur et de honte qui était devenue centrale dans l’Europe actuelle– d’où l’idée de faire un “reportage d’idées”, selon l’expression de Michel Foucault.

Quel impact votre enquête de terrain a-t-elle eu sur votre réflexion historique et philosophique ? Guillaume Le Blanc – Elle a été fondamentale. Le livre est nourri de ce qu’on a pu voir sur différents terrains, des gens que nous avons rencontrés. L’appel des philosophes à l’hospitalité. Depuis juin 2015, il y a eu 36 opérations de démantèlement de camps de migrants. Les trois dernières, dans le nord-est de la Capitale, ont eu lieu hier et la semaine dernière. Le mercredi 30 mai, c’est le campement Millénaire qui avait été évacué… Jaurès, Calais, mais aussi Lesbos, Lampedusa… Quel que soit le territoire ou le campement, ces opérations relancent une question : celle de l’hospitalité. Question à laquelle il ne s’agit pas de répondre « oui » ou « non », mais « comment ? ». Comment accueillir au mieux, pour un temps ou plus ? Et pourquoi le faut-il ? Ces questions, comme j’avais eu l’occasion d’en parler en décembre, les philosophes ne les évitent pas du tout. A ces noms, il faut en ajouter trois : Guillaume Le Blanc et Fabienne Brugère à qui l’on doit La fin de l’hospitalité, et tout récemment : Vaincre nos peurs et tendre la main.

Sartre / Aron, l’alliance a de quoi surprendre, mais l’appel avait été entendu et 120 000 personnes avaient été accueillies. Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc : «Cette politique de la peur marque la fin de l’hospitalité envers les migrants» Depuis la crise des migrants, l’étranger est devenu un indésirable qu’il faut éloigner. Selon les philosophes Fabienne Brugère et Guillaume Le Blanc, qui viennent de publier la Fin de l’hospitalité. Lampedusa, Lesbos, Calais… Jusqu’où irons-nous ? (Flammarion), nous sommes en train de transformer l’hôte en étranger. Pourtant, toutes les civilisations anciennes s’accordaient sur le point inverse : faire de l’étranger un hôte. Les deux auteurs racontent leur parcours à travers l’Europe, de la «jungle» de Calais au centre de réfugiés caché dans les hangars de l’aéroport de Tempelhof à Berlin.

Un agriculteur de la vallée de la Roya, près de Nice, a comparu devant la justice la semaine dernière pour avoir aidé des migrants. Fabienne Brugère : On recriminalise le «délit d’hospitalité» ou de «solidarité» comme si on ne pouvait plus s’en passer ! Vous insistez dans votre livre sur le fait que le secours a remplacé l’accueil… Le terme de démantèlement est étrange… Photos Philippe Matsas.

3 questions à Fabienne Brugère et Guillaume le Blanc. Rencontre avec les philosophes Guillaume Le Blanc et Fabienne Brugère, auteurs du livre La fin de l’hospitalité (Flammarion, 2017), qui accompagnent le commissariat de l'exposition Persona grata. Fabienne Brugère © Philippe Matsas / Opale / Leemage / Flammarion Guillaume Le Blanc. Photo : Philippe Matsas © Flammarion Vous êtes philosophes. Pourquoi ce choix du reportage de terrain pour écrire sur l’hospitalité ?

Fabienne Brugère : Michel Foucault disait qu’il y a plus d’idées dans le monde que les intellectuels ne l’imaginent. Guillaume Le Blanc : Il nous fallait saisir sur le vif, de la façon la plus sensible, de Calais à la frontière italienne ou au camp berlinois de Tempelhof, ce qu’il en est de l’hospitalité. Vous évoquez cette tradition de l’hospitalité qui remonte à l’Antiquité. G.L.B.: Du côté des Etats, on est passé de l’hospitalité à l’hostilité. F.B.: Ce n’est pas la première fois : la haine de l’étranger s’est construite de façon cyclique au cours de l’histoire. Fabienne Brugère : “La politique doit être du côté de la construction du sensible” Guillaume Le Blanc et vous, tous deux philosophes, avez été sollicités pour participer au commissariat de l’exposition Persona Grata au Musée national de l’histoire de l’immigration et au Mac/Val. Quel a été votre rôle ? Fabienne Brugère : Tout est bien sûr parti de notre essai sur La Fin de l’hospitalité (Flammarion, 2017).

Le musée national de l’Histoire de l’immigration et le Mac/Val [musée d'Art contemporain du Val-de-Marne] ont accueilli deux philosophes et leur livre. Ensuite, concrètement, l’exposition a été le produit d’un travail collectif avec de nombreuses séances où nous nous sommes retrouvés avec les commissaires de l’exposition, Anne-Laure Flacelière et Isabelle Renard. Nous avons construit à huit mains le cheminement de l’exposition, à travers cinq moments qui correspondent globalement à des moments du livre. Puis nous avons discuté du choix des œuvres et des artistes à partir de la sélection des deux commissaires. Attention ! 150 personnalités signent le Manifeste pour l’accueil des migrants. Les 150 signataires : Associations signataires : Assemblée citoyenne des originaires de Turquie (ACORT), Auberge des migrants, Bureau d’accueil et d’accompagnement des migrants (BAAM), CCFD - Terre solidaire 93, Centre d’études et d’initiatives de solidarité internationale (CEDETIM), Centre international de culture populaire (CICP), Coalition internationale des sans-papiers et migrants (CISPM), Comité pour le Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie (CRLDHT), Coordination 75 des sans-papiers, Coordination 93 de lutte pour les sans-papiers, CSP92, DIEL, Fédération des associations de solidarité avec tous·te·s les immigré·e·s (Fasti), Fédération des tunisiens pour une citoyenneté des deux rives (FTCR), Gisti, Initiatives pour un autre monde (IPAM), La Cimade, Ligue des droits de l’homme, Respect des Libertés et des Droits de l’Homme en Tunisie, Roya citoyenne, Syndicat des avocats de France (SAF), Union juive française pour la paix (UJFP), Utopia 56.

Migrer, une condition d’existence du vivant. Par Gilles Clément Jardinier, Emanuele Coccia Philosophe, maître de conférences à l’Ecole des hautes études en sciences sociales (EHESS), Antoine Kremer Généticien, directeur de recherches à l’unité mixte de recherches Biogeco à l’Inra de Bordeaux,Jacques Tassin Agronome et écologue, chercheur au Cirad, Sébastien Thiéry Politologue, coordinateur des actions du Pôle d’exploration des ressources urbaines (Perou). Biologistes, écologues, généticiens et paléontologues s’accordent sur un point: les animaux et les végétaux répondent aux changements environnementaux en s’adaptant ou en ajustant la distribution spatiale de leurs populations. Un tel ajustement, opéré par une fraction juvénile apte à la dispersion, procède d’une migration souvent imperceptible et continue, parfois soudaine, qui refaçonne les cartes du vivant, en transgresse les frontières et en brasse les populations.

Cette vérité première vaut-elle cependant pour les hommes ? Europe: le nombre de migrants décroît fortement. Pour mesurer l’affluence aux portes de l’Europe, on peut prendre plusieurs données. Si l’on choisit le nombre de demandeurs d’asile, le pic pour l’ensemble de l’Union européenne date d’octobre 2015. Depuis l'été 2016, la tendance est à une baisse constante. Le nombre de demandes mensuelles est revenu au niveau de janvier 2010, avant le début de la guerre civile en Syrie.

En 2018, les trois pays dont viennent le plus de demandeurs d’asile sont la Syrie (13%), l’Afghanistan (7%) et l’Irak (6%). Si l’on se penche sur les chiffres de Frontex, l’agence qui contrôle les frontières extérieures de l’espace Schengen, le nombre d’entrées illégales a connu énorme pic en 2015, avant une baisse drastique. Si les migrants sont de moins en moins nombreux à parvenir en Europe, beaucoup périssent encore pendant leur voyage.

Julien Guillot. Portrait de l'immigration et des immigrés en Val de Marne. Le Val-de-marne partenaire du programme Urbact « réseau villes d’arrivée ». | Tval. Le projet européen URBACT, réseau villes d’arrivée. Sur la période 2016 – 2018, le Département est membre du réseau URBACT, un programme d’échange d’expériences entre villes et administrations locales en Europe qui souhaitent partager leur savoir-faire et le diffuser auprès de tous les acteurs des politiques urbaines. L’objectif est d’améliorer la prise en charge des flux migratoires au niveau local. Un réseau thématique sur la prise en charge des migrants Chef de file : ville d’Amadora (Portugal) Membres : Département du Val-de-Marne, villes de Dresden et Oldenburg (Allemagne), Messina (Italie), Patras et Thessaloniki(Grèce), Riga (Lettonie), Vantaa (Finlande), Roquetas de Mar (Espagne) Le réseau se réunit régulièrement sous la forme d’ateliers transnationaux pour partager leurs actions et leurs bonnes pratiques.

Création d’un groupe URBACT local dans le Val-de-Marne En cohérence avec le projet URBACT, le Département pilote et anime un réseau de partenaires sur le territoire. Enjeux liés aux migrations - Septembre 2016 : Dresde. Lutter contre les préjugés liés aux migrations. Valoriser la richesse culturelle de la migration. Dans le cadre de son action internationale, le Département soutient et accompagne l’initiative "Passeurs de culture(s)". Cette action s'articule autour de plusieurs politiques : l’action à l’international, le travail de mémoire, la valorisation du patrimoine vivant, la culture, le tourisme et le développement du territoire. Portée par l’Association Bastina et avec le concours du Comité départemental du tourisme du Val-de-Marne, "Passeurs de culture(s)" vise à faire (re)découvrir le territoire en valorisant les parcours de vie et la diversité du patrimoine local : deux ambitions servies par ces balades urbaines avec les habitants.

En parallèle, l’association a développé un partenariat avec l’université Paris Descartes et le musée national de l’histoire de l’immigration. Partager l'histoire de la ville Les "Passeurs de culture(s)", qui sont-ils ? Le Val-de-Marne, acteur de la solidarité. Fête des Solidarités. Une programmation festive pour les familles De nombreuses compagnies professionnelles du Val-de-Marne ont été programmées pour assurer les spectacles de danse, théâtre et musique. Cette programmation accessible gratuitement permet aux familles de faire des découvertes culturelles. Côté amateurs, les spectacles sont aussi assurés par les associations locales. Des activités jeux, maquillage, ateliers créatifs sont également ouverts aux enfants.

En avant-goût, petit retour en images sur l'édition 2017 ! Une fête pour connaître ses droits et rencontrer les associations La Fête des solidarités est l’occasion pour les habitants de rencontrer les agents des services publics départementaux et les nombreuses associations présentes pour connaître leurs droits et les faire valoir. « Val-de-Marne solidarité » remplace le chèque solidarité pour près de 76 000 familles 31 lieux de fête, gratuits, de 13h30 à 18h30 : ALFORTVILLE Salle Roger-Delmasrue de Rome Gymnase Pascal-Tabanelli 11, rue de Musselburgh.