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Culpabilisation de la victime

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Je ne veux plus lire : "Je refuse d'être une victime" La grande majorité des témoignages que j'ai reçus dans "Je connais un violeur" m'ont touchée, je voulais faire de mon mieux pour soutenir les victimes. Mais pas tous. J'ai aussi reçu quelques messages hostiles, heureusement très rares, et certains d'entre eux étaient emblématiques d'une haine des victimes de viol largement répandue.

Entendons-nous, vous avez peu de chances d'entendre quelqu'un vous dire "je hais les victimes de viol, je détesterais en avoir pour voisines, ou que mes enfants aillent dans la même école qu'elles". On entendra en revanche des réactions de déni, une remise en question de leur parole, ou encore on exprimera des doutes quant aux chiffres qui concernent le viol, classique incontournable des discussions sur le sujet. De façon beaucoup plus pernicieuse, j'ai lu de nombreuses manifestations de rejet et de haine du statut même de victime. Pourquoi "refuser d'être une victime" ? Il est vrai que souvent, des femmes n'ont pas conscience d'avoir été violées.

"Qu’une femme n’aille pas chez un homme par peur de se faire violer, ça c’est scandaleux" "Oui, je vais être crue. Parce que ces choses là, on ne peux pas les raconter sans utiliser les mots, les vrais, ceux qui choquent dans toute leur véracité et leur coté sordide. Non, je ne me suis pas faite violée, d’ailleurs je refuse cette expression “s’être faite” comme si, ces personnes (hommes ou femmes) l’avaient choisi. On devrait plutôt dire “avoir été” donc non, je n’ai pas été violée. Mais je ne suis passée pas loin, et loin de pouvoir imaginer la douleur des ces personnes, je pense avoir eu assez peur pour approcher modestement leurs souffrances. Cette histoire, elle commence sur internet, sur le site de rencontre adopteunmec.com, je passe sur les nombreuses polémiques autour de cela et tout ce qu’on pourra me “reprocher”, je reviendrai là-dessus après l’exposition des faits.

Bien sur il m’a recontacté à plusieurs reprises par le suite pour des “soirées-jaccuzzi-champagne”. Ensuite, on m’a souvent dit “Pourquoi t’es allé chez lui aussi, c’est inconscient.” What Slate Gets So Wrong About College Women And Sexual Assault | Emma Gray. On Tuesday evening Slate columnist Emily Yoffe decided to give us all a lesson in sexual assault prevention: just tell female college students to stop drinking. Yes, that was truly her suggestion and no, she was not joking. Yoffe alleges that the common factor in recent high-profile cases of sexual assault was that the young women who were attacked all went to parties, drank alcohol and "end[ed] up being raped. " ("As if she tripped," Jessica Valenti wryly tweeted.) According to Yoffe, it is only our "misplaced fear of blaming the victim" and the idea that it's the "right" of young women "to match men drink for drink," that prevents us from telling female college students to stop drinking and protect themselves.

I'd like to think that Yoffe had good intentions (i.e. the prevention of future sexual assaults) when she wrote her column. 1. 2. 3. Activist and writer Soraya Chemaly pointed out the absurdity of this double standard: 4. Also On HuffPost... Loading Slideshow 2 of 9 Hide Thumbnails. Italie, France : Stop aux lois pro-pédophiles ! @France5tv : Stop à la désinformation sur les violences sexuelles faites aux enfants ! @brunopatino @Fabarol. Allô Rufo ?!

Lors de lémission "Allô Rufo" du 3 décembre 2012 sur France 5, le Dr Rufo s'est permis de répondre à une auditrice qui cherchait des conseils pour sa fille qui déclarait avoir été abusée pendant son enfance: "Limmense majorité des enfants « abusés » vont bien ! "* et de conseiller à l'auditrice de demander au violeur désigné si cela était vrai avant de croire les "fantasmes" de sa... Lors de lémission "Allô Rufo" du 3 décembre 2012 sur France 5, le Dr Rufo s'est permis de répondre à une auditrice qui cherchait des conseils pour sa fille qui déclarait avoir été abusée pendant son enfance: "Limmense majorité des enfants « abusés » vont bien ! "* et de conseiller à l'auditrice de demander au violeur désigné si cela était vrai avant de croire les "fantasmes" de sa fille. Êtes-vous sûr Monsieur Rufo ? Donc la grande majorité des anciennes victimes de violences sexuelles pendant leur enfance vont... bien.

*Voir la réponse du Dr Rufo ici. Réponse coup de poing. Réponse à ce post, reçu dans le tumblr Je connais un violeur : "Je ne connais pas de violeur, mais j’ai lu vos notes, je crois que certaines personnes manque d’intuition ou de prudence, soirée alcoolisées, sorties en groupe, sortie avec une personne que l’on ne connait qu’à travers le travail ou des connaissances, poursuite d’un travail malgré les agressions du patron, faiblesse de caractère ou compromission coupable, je n’arrive pas à comprendre que les personnes qui se sont fait violer avec ou sans violence ne porte pas plainte, c’est incompréhensible, par contre en ce qui concerne les viols dans une famille c’est dramatique" Si vous aviez réellement "lu les notes", vous auriez remarqué que la plupart des viols surviennent dans des contextes où la victime fait confiance à son agresseur. Et c'est justement de cette confiance qu'il abuse, et dont il se sert pour se couvrir.

Vous ne connaissez pas de violeur, du moins vous n'avez jamais subi de viol (tant mieux) - ce qui est différent. Everyday Victim Blaming | A campaign to change the language, culture and attitude around violence against women and children. Ne venez plus jamais me dire que la culture du viol n'existe pas. Le sujet était tombé comme ça, sans malveillance, au hasard de la conversation. _"c'était comment ta première fois? J'avais pris l'habitude de mentir quand on me posait cette question, depuis plusieurs années, une histoire de première fois inventée, banale comme la pluie mais efficace. Mais ce jour là, et je ne sais pas pourquoi celui là plus qu'un autre, peut être la fume, ou peut être l'alcool, j'ai pas menti. Ce n'est pas venu. "Ben moi c'était un peu chelou en fait, j'avais même pas encore 12 ans, enfin j'en étais pas loin quand même, mais j'en faisais beaucoup plus hein, et je suis sortie dans le dos de ma mère.

Il y avait par exemple des fois où soudainement, une image, un moment, une sensation me revenait et me submergeait, coupant mon souffle et glaçant mon dos, mais j'avais fini par développer de véritables automatismes défensifs pour surmonter ces démons. Alors quand Séverine a parlé de quelque chose de "grave", dans un premier temps, je me suis sentie accusée. Renversement: "Girls will be girls?" No, Seriously, This Guy Is Holding A "You Deserve Rape" Sign. L'art de culpabiliser les victimes d'agressions sexuelles. Avertissement cet article contient des informations sur les agressions sexuelles qui pourraient être bouleversantes. On a fait grands cas ces derniers temps des procès surmédiatisés pour agressions sexuelles notamment l’affaire DSK. Les agressions sexuelles sont devenues le sujet du jour et c’est à ce moment qu’on entend des propos assez incroyables.

Il serait peut être à propos de se rappeler que la législation sur les agressions sexuelles (du moins au Québec) est assez récente et que l’on revient d’un long chemin ardu pour réclamer le respect de notre intégrité. En effet, jusqu’en 1983, ce sont les règles du common law (code de loi britannique basé sur la jurisprudence et le droit coutumier) qui régissaient les procès pour viol. D’ailleurs, la notion d’agression sexuelle n’existe pas à l’époque dans le droit. Dans un procès pour viol, il y a à l’époque des règles de preuve de la jurisprudence qui sont extrêmement contraignantes. Une autre règle de preuve est la plainte spontanée. Une campagne contre l'abus d'alcool blâme les victimes de viol. Pondu par Jack Parker le 10 janvier 2012 Une campagne américaine contre l’abus d’alcool a sorti une affiche qui insinue que les victimes de viol sont seules responsables de ce qui leur est arrivé. Mise en situation : vous êtes à une soirée, vous poussez un peu trop sur la bibine, au point de perdre à peu près tout contrôle de votre corps ainsi que de votre esprit.

Un jeune homme plein de bonnes intentions qui passait par là en profite pour avoir un petit rapport sexuel avec vous – sans trop vous demander votre avis, puisque de toute façon vous peinez déjà bien assez à garder les yeux ouverts. Question : qui est coupable dans cette situation ? Le mec qui a décidé de tripoter/coucher avec une nana en voyant très bien qu’elle était complètement arrachée ou la nana en question ? Selon Control Tonight, une campagne américaine contre l’abus d’alcool, c’est la nana. "Elle ne voulait pas le faire, mais elle n'a pas pu dire non. " Que nous dit cette affiche ? Quelle tristesse, n’est-ce pas ? 1/5 Canadien croit que les femmes encouragent les agressions sexuelles lorsqu'elles sont en état d'ébriété. Un sondage Omnibus national révèle que les Canadiens blâment toujours les femmes pour les agressions sexuelles dont elles sont victimes Toronto, ON – Le 9 juillet 2013 – L’été étant dorénavant bien installé, les Canadiens ont définitivement rangé leurs chandails de laine et envahi les terrasses.

Cependant, selon une nouvelle étude* réalisée par la Fondation canadienne des femmes, un grand nombre de Canadiens croient que les femmes devraient surveiller ce qu’elles portent et la quantité d’alcool qu’elles consomment. Dix-neuf pour cent des répondants sont d’avis que les femmes peuvent provoquer ou encourager les agressions sexuelles lorsqu’elles sont en état d’ébriété. De ce nombre, près des un quart (23 %) sont des personnes âgées de 18 à 34 ans. « Les résultats montrent que de nombreux Canadiens ont des idées fausses et problématiques à propos des causes premières de la violence sexuelle, dit Dugal. Si vous avez été victime d’une agression sexuelle : She Drinks, She Flirts, She Passes Out … Is It Rape?

Trigger warning: Material about sexual assault. Around midnight at a college party, several young women soccer players are alerted that a 17-year-old girl is barricaded in a room with eight guys on the baseball team. Through a window, the women glimpse what looks like an assault. They batter down the door and, as the men disperse, find a young, semi-conscious woman on her back, unmoving and naked from the waist down. Vomit trickles from her mouth down the side of her face and collects in a pool. The women lift up the teen, wipe the vomit from her face, carry her to their car and drive her to a hospital. This is the scene the soccer players and other witnesses describe at a De Anza College party in San Jose four years ago. The case has just been tried in civil court because the Santa Clara, Calif., district attorney felt there was not enough evidence to criminally prosecute, since all involved were drunk.

In civil court, witnesses for the defense supplied other details. Is it rape? "Il leur est conseillé d'éviter de se promener toutes seules" : La culpabilisation ordinaire. Blabla avant le sujet : Je sais bien que je suis peu présente en ce moment, mais si vous voulez bien m'envoyer des pensées positives le 15 et 16 mai, cela sera hautement apprécié.

Amour par delà les nuages. Sujet du jour "Il leur est conseillé d'éviter de se promener toutes seules" : La culpabilisation ordinaire Merci ladepeche.fr La joie d'internet, c'est qu'il permet de se décentrer deux minutes de son petit nombril. Maintenant, je suis furieuse. La dépêche et sa culpabilisation gerbante Voici un article racoleur où on nous raconte bien en détail le viol d'une jeune femme après le retour d'une soirée. "Régulièrement, à Toulouse, des jeunes filles sont victimes d'agressions sexuelles la nuit. Tu l'entends autant que moi, ami lecteur?

Si si, tends bien l'oreille, il me hurle à l'oreille, à moi. Ce cri moralisateur : C'est en partie de ta faute meuf! Tu t'es mise en danger, tu es donc en partie responsable de ce qui t’arrive. On me donne des conseils sur mon comportement en dehors du foyer. Au moins. Les aventures de Yaka et Yakapa. Ces derniers temps, on a reçu tellement d’excellents conseils sur comment faire pour ne pas être violées, que je me suis dit que ça méritait bien une petite note éducative. Je vous présente donc nos deux protagonistes, Yaka et Yakapa. Nous pouvons d’emblée remarquer quelques différences entre Yaka et Yakapa. Yaka a des grosses lunettes, elle porte un pantalon moche et un chemisier moche agrémenté d’une veste laide. Elle est vilaine avec des boutons.

Yakapa, elle, porte une jupe et du maquillage. De plus, elle est bonne. Mais ce ne sont pas les seules différences entre Yaka et Yakapa ! Voici notre amie Yaka. Voici maintenant Yakapa. Décidément cette Yakapa cherche vraiment les problèmes ! Après il faudra pas s’étonner, il faudra assumer. Ha ben voilà ! Yakapa aurait du imiter sa sage consœur Yaka. Entre nous, est-ce qu’elle ne l’a pas un peu cherché? La prochaine fois dans LES QUESTIONS COMPOSENT, retrouvez nos autres amis ! Ha merde, trop tard. Bref… C’est vraiment trop ballot. Je veux comprendre... le slut-shaming. — Publié initialement le 16 juillet 2012 Le slut-shaming, que l’on pourrait traduire par « stigmatisation des salopes », consiste à rabaisser ou culpabiliser une femme à cause de son comportement sexuel (pratiques, nombre de partenaires, vêtements « provocants »…).

Concrètement, c’est votre camarade de classe qui raconte à tout le monde qu’unetelle est « une vraie salope » parce que c’est elle qui l’a dragué pour qu’il finisse dans son lit. C’est votre copine qui dit que cette fille est une pute parce qu’elle coucherait avec n’importe qui. C’est cette nana de Tumblr qui a ressenti le besoin de signaler à toutes les femmes que leurs poitrines doivent rester à l’intérieur de leur haut : Réaction de Laci Green (Laci, on t’aime) : Le problème, c’est que ce type d’humour entretient l’idée que le sexe est dégradant pour les femmes. Les méfaits du slut-shaming Commençons par les dommages les plus évidents : le slut-shaming blesse les personnes qui en sont victimes. Cercle vicieux. Victim Blaming 101.

HerbsandHags: "You're not like a rape victim" “You’re not like a rape victim” That’s what someone years ago said to me, when I pulled him up on some shit he was talking about rape. I can’t remember the exact stuff he was saying, but it was the usual stuff I expect, about how rape victims ask for it and how rapists can’t help it. I pointed out that for all he knew, I might be a rape victim, so what the hell did he think he was doing saying things like that about rape?

And that’s when he said it. That I wasn’t like a rape victim. Which made it clear, that he had a certain idea of what rape victims were like. An idea which didn’t fit with me and what I was like. So what is a rape victim like? When I first thought about this, I found myself at a bit of a loss. What people came up with, imagine your surprise, is that as with so many other images of women, the Madonna / Whore dichotomy is present for rape victims/ survivors as much as it is for all women So first to the Madonna Rape Victim: So I shut up for twenty-five years.

Viol masculin vs viol féminin. En plus d’être un phénomène de société, dont personne ne parle, le viol revêt plusieurs échelles: un viol perpétré sur une personne est une chose différente que le viol utilisé dans les conflits armés, à grande échelle. Néanmoins, il semble que les ressorts à l’œuvre derrière le viol, féminin comme masculin, soient quasi semblables, à quelques nuances près. Et tiennent de l’ordre du mythe, du symbole, et de l’image qu’on a et qu’on se fait d’un homme dans la société. Dans le détail, le viol est commis à 98% par des hommes en France, l’âge des victimes va de 2 à 85 ans, et les proportions avancées de viol d’hommes sont de l’ordre de 7 à 10% — les chiffres sont semblables dans d’autres pays. Les clichés les plus courants sur le viol sont le consentement plus ou moins tacite de la victime, la typologie de l’agresseur et une attitude sexuellement provocante de la part de la victime.

Le viol individuel n’est reconnu comme crime que depuis 1980. Le viol suscite un étonnant silence.