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Ville

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Prendre en compte la diversité des territoires. La métropole serait l’échelle la plus pertinente pour créer richesses économiques et emplois. C’est du moins cette idée qui domine le débat public. Or rien n’est moins sûr. On peut en effet se demander si d’autres territoires ne recèlent pas des opportunités de développement, en analysant par exemple les données disponibles à l’échelle des zones d’emploi. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), une zone d’emploi est « un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ».

Entre 2008 et 2015, la zone d’emploi de Vitré, en Bretagne, a connu une augmentation de l’emploi privé de 11 %, ce qui en fait le territoire de France métropolitaine le plus dynamique sur la période. Bouba-Olga B. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Sur ces questions, cf. CC Pixabay Kaz CC Pixabay Geralt. Interpréter l’espace urbain en marchant. Avez-vous déjà essayé de lire et d’explorer l’espace urbain par l’expérience de co-création procurée par une promenade collective ? C’est cette expérience réalisée avec Hendrik Sturm, artiste « marcheur-sculpteur d’espace » selon Élise Olmédo, qui a été proposée aux étudiants du Master de Géographie et Aménagement de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Le film (Dé)marche retrace et reconstitue cette démarche d’interprétation des lieux où l’enseignant joue le rôle de pédagogue au sens premier de celui qui accompagne l’élève à l’école en cheminant à ses côtés.

La marche comme forme particulière de découverte, de lecture et d’appropriation des lieux, contient aussi un potentiel de (re)découverte de soi, des autres et de ce qui nous entoure. Elle relève bien ici de l’hodologie, cette science des cheminements qui permet une « conduite de l’individu (…) selon un ensemble de ‘détours’ et de chemins privilégiés, relatifs à ses investissements psychiques dans le monde (Besse, 2004) ». Street art : je vous salis ma rue – Mondes Sociaux. Dans les villes et les campagnes, il n’est pas rare de voir les façades nues, les usines et les hangars abandonnés. Mais il arrive aussi que les bords d’autoroutes et de voies de chemins de fer, les transformateurs électriques et les postes d’aiguillages s’ornent de noms tracés en lettres géantes, déformées, boursouflées, entremêlées.

Ce sont les nouveaux maîtres du graffiti qui ont laissé leurs « blases » en tous lieux de leur principauté, comme les seigneurs mettaient autrefois leurs blasons aux quatre coins de la leur. Ces typographes sont peut-être les lointains continuateurs des peintres de la préhistoire : leurs ancêtres projetaient leur peinture avec la bouche sur les parois des grottes, eux se servent d’aérosol pour couvrir celles de la ville. Mais ils sont aussi des artistes ultra-contemporains : tout le message de leurs œuvres tient en quelques lettres, celles de leur signature. Le tag est donc finalement un art très éthéré. . « L’apparition des graffitis symbolise le désordre. Des voitures de métro réservées aux femmes, une réponse au harcèlement ? – Mondes Sociaux. CC Osez le féminisme Le harcèlement sexuel est une forme de violence envers les femmes désormais de plus en plus dénoncée mais qui ne date ni d’aujourd’hui, ni d’hier. En effet, dès les débuts du métro fin XIXe siècle, début XXe siècle, le problème s’est posé.

Pour y répondre, certaines villes ou compagnies ont mis en place des voitures exclusivement réservées aux femmes, toute la journée ou aux heures de pointe. Et ce dans de nombreux pays et à différentes périodes. Ce dispositif est-il vraiment efficace et surtout, est-ce bien pour répondre à ce problème qu’il a été réellement mis en place ? C’est ce qu’a étudié Marion Tillous, maîtresse de conférences en géographie et études de genre à l’Université Paris 8. Elle présente deux cas historiques de voitures de métro réservées aux femmes : New York et Tokyo.

Elle présente ensuite deux exemples contemporains, Le Caire et São Paulo, afin de se demander si les problématiques liées aux classes sociales sont toujours présentes. La bibliothèque dans les quartiers populaires – Mondes Sociaux. CC Flickr Nozav L’indifférence des habitants des quartiers populaires vis-à-vis des bibliothèques/médiathèques peut sembler un paradoxe. Depuis cinquante ans, les politiques de la culture tentent une démocratisation poussée du savoir et des œuvres littéraires et artistiques, et les bibliothèques, transformées en médiathèques, incarnent le fer de lance de cette volonté de démocratie culturelle. Or les ouvriers et les jeunes des quartiers populaires ne se sentent pas concernés par cette offre. Alors que des architectes et des économistes de la construction s’évertuent à implanter dans les quartiers de relégation et les banlieues des chefs-d’œuvre de style contemporain et design, élancé et aérien, lumineux et quasiment luxueux à l’intérieur, alors que les budgets de construction, puis de fonctionnement se chiffrent à plusieurs millions, ni le verre, le bois, l’acier ou le béton, ni les collections et les ordinateurs ne captent l’attention des classes populaires.

Ben Hur, 1959, William Wyler. Un jour nous vivrons dans des villes intelligentes – Mondes Sociaux. Vous connaissez tous les smartphones, ces téléphones intelligents, ultra connectés qui, en plus de téléphoner, proposent un tas de services pour améliorer notre quotidien. Et si demain nous vivions dans des villes intelligentes ?

Les smart cities sont des espaces urbains qui utilisent les données issues de capteurs ainsi que les nouvelles technologies, pour mieux consommer leurs ressources, faire des économies d’énergie, répondre plus efficacement à nos besoins, renforcer la sécurité et mieux gérer leur territoire à court terme. Cette question intéresse bien évidemment les chercheurs, mais jusqu’à présent, les études avaient surtout été menées par les sciences dites « dures ». Désormais les Sciences humaines s’emparent à leur tour de cet objet multiforme, multidimensionnel… et multidisciplinaire. Texte/voix : Manon BrilMusique : OTAM CC Flickr Smart Cities Crédits image à la Une : CC Wikimedia Commons SA Internationales Stadtbauatelier. Restoring the Historical Sound of Paris – Mondes Sociaux. CC Pixabay Alexas_Fotos A silent city? Such a thing does not exist! In cities, people grate and scratch, meld together or tear materials, and shout at each other; the cries of animals mingle with the sounds of the environment.

Yet most 3D reconstructions of the historical past are often silent—just the opposite of the Bretez Project, which has been created around sound. This virtual model reproduces Paris in the second half of the eighteenth century – a Paris that has completely disappeared today. The purpose of this project was to create a matrix in order to generate 5D models of towns in the past, regardless of time and place.

But what is a 5D model? Pardoen M., 2015, « Les oreilles à l’affût – Restitution d’un paysage sonore : œuvre de l’imaginaire ou recherche d’authenticité ? In this spirit, the main destination of this sound model are museums, which does not prevent the research from being rigorously scientific. Why choose this area? CC Pixabay Hebifot CC Pixabay Alemon. Restituer le passé sonore de Paris – Mondes Sociaux. Crédits Mylène Pardoen Une ville silencieuse ? Ca n’existe pas ! Dans une ville, on lime, on fond, on déchire les matières, on s’apostrophe ; les cris des animaux se confondent avec les sons de l’environnement.

Or la majeure partie des restitutions 3 D touchant au passé et à l’Histoire sont souvent muettes, tout à l’inverse du Projet Bretez dont la spécificité est d’être construit autour du son. Cette maquette virtuelle restitue le Paris de la seconde moitié du XVIIIe siècle – un Paris, aujourd’hui, complètement disparu. Pardoen M., 2015, « Les oreilles à l’affût – Restitution d’un paysage sonore : œuvre de l’imaginaire ou recherche d’authenticité ? Le projet Bretez est né d’un « coup de foudre » pour le plan dit de Turgot, levé entre 1734 et 1739 par l’ingénieur-géographe Louis Bretez. À défaut de restituer tout Paris – trop vaste – le choix s’est porté sur une aire de vingt-cinq hectares située autour de l’actuelle place du Châtelet, soit : Pourquoi cette sélection ?

CC Pixabay Hebifot. Les figures de migrants paysans en Chine. CC Pixabay OpenClipartVectors Si l’on s’en tient aux informations distillées par les médias occidentaux, la Chine ne semble guère être confrontée à la « question migratoire ». Et pourtant… En 2014, la Chine compte 245 millions de migrants à l’intérieur de son territoire, du moins si l’on entend par « migrants » ceux qui ne vivent pas dans leur lieu de résidence enregistré. Ils représentent 17% de la population chinoise, et la grande majorité d’entre eux sont des paysans. Les migrations produisent des parcours différents et non linéaires. A travers les histoires de vie individuelles et les itinéraires professionnels de quatorze migrants chinois, cet ouvrage tente de rendre sensible la pluralité des processus de migration et de rompre avec les stéréotypes qui sont le plus souvent associés à cette partie de la population considérée comme des paysans pauvres, peu qualifiés, voire comme des éléments perturbateurs de la société urbaine moderne.

CC Pixabay PublicDomainPictures CC Flickr Evil Paul. Quelles nuits pour quels territoires ? – Mondes Sociaux. Si la nuit trouve désormais – et enfin ! – sa place comme objet scientifique à part entière dans le champ des sciences sociales et plus particulièrement dans celui de la géographie, elle y reste cependant essentiellement abordée par son versant urbain. Plusieurs géographes ont investi « la ville nocturne », montrant notamment les spécificités de ses configurations spatiales et temporelles. Les analyses sur la lumière urbaine – principal outil d’aménagement des espaces et temps nocturnes – sont ici souvent polarisées par les différentes « fonctions consensuelles » qui lui sont attribuées : sécurisation des biens et des personnes, facilitation des déplacements, mise en valeur du patrimoine bâti et recomposition des espaces.

Les travaux de RENOIR abordent deux questions centrales. La première est celle de la manière dont la gouvernance territoriale des ressources environnementales est discutée et organisée autour de la protection et la valorisation de la nuit et de son ciel étoilé. La ville durable, la norme et ses limites – Mondes Sociaux. L’intérêt suscité par la ville tient autant aux problèmes qu’elle pose qu’aux conditions dans lesquelles elle est perçue et analysée.

Il tient aussi aux problématiques sociétales qui sous-tendent l’importance de son rôle dans les développements futurs d’une société de plus en plus urbanisée : en effet, dans les vingt prochaines années, la population urbaine représentera près de 80% de la population mondiale. Le développement durable constitue par ailleurs un enjeu de société majeur et les conditions dans lesquelles ses principes vont devoir être reconnus et mis en vigueur interpellent la société dans ses différentes composantes. Méquignon M., Mignot J. -P., 2014, « Habitat, bâti et développement durable : les ambivalences de la norme », 9ème Congrès RIODD (Réseau Internationnal de recherche sur l’Organisation et le Développement Durable), Environnement et travail : quelles relations ? CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Tianjin Dongtan Bouchardy I., Méquignon M., Mignot J. Load story : la logistique piétonne à Toulouse.

À quoi pourrait tenir l’avènement d’une vie quotidienne plus douce et plus durable à Toulouse ? Certainement à un usage accru de la marche plutôt que des transports motorisés ! Toutefois, la pratique de la marche en ville pose des problèmes logistiques trop souvent négligés. Pour saisir les enjeux de la logistique piétonne et imaginer son futur, nous proposons paradoxalement une plongée dans son histoire. Plus précisément, nous présenterons les résultats d’une étude menée à partir d’un siècle d’archives photographiques de vie piétonne toulousaine. Nous avons sélectionné trois sites principaux de centre-ville — la Place du Capitole, la rue Alsace-Lorraine et le Carrefour Lafayette — qui ont été photographiés de façon répétitive à des moments différents de l’histoire, et nous avons suivi à partir de là les évolutions observables sur quatre périodes distinctes : le début du vingtième siècle, l’entre-deux-guerres, les années 1950-1970, et la période actuelle. Fig. 1. Fig. 2.

Fig. 3. Fig. 4. Les cités du désert – Mondes Sociaux. CC Flickr Dick Mooran Les cités du désert. Des villes sahariennes aux saharatowns : une vision quelque peu onirique sans doute, mais aussi et surtout un ouvrage d’Olivier Pliez, géographe au LISST-CIEU (Université Toulouse 2). Un livre qui entend conduire le lecteur bien au-delà des oasis imaginées. A priori, le lecteur visualise mieux le désert que ses cités. Et ce désert ne peut être que le Sahara tant il est porteur de fortes représentations, particulièrement pour les lecteurs Européens habitués à le voir en images, à en entendre parler et, pour certains, à le consommer en touristes. Mais ces représentations qui font la part belle aux ondulations des ergs et à la progression sereine des méharées sont aux antipodes de ce « petit voyage en géographie saharienne » que propose Olivier Pliez. Le Sahara que l’on découvre au fil des pages n’est pas si désert que cela. Ceci n’est PAS le Sahara Pas plus qu’on ne rencontre Le Sahara, on ne trouve La ville du Sahara.

CC Flickr Jake Brewer. Agriculture et urbanisation en Tanzanie – Mondes Sociaux. CC Flickr, détail Carsten ten Brink Où s’arrête la ville ? Où commence la campagne ? L’agriculture est-elle un moteur du développement urbain ou serait-ce le développement des villes qui engendrerait l’essor de l’agriculture ? Quelles sont les relations entre la montagne et la ville ? En privilégiant les flux de produits agricoles comme entrée, le chercheur interroge les relations entre le développement agricole et l’urbanisation en Tanzanie. Racaud S., 2013, Les montagnes Uporoto entre ville et campagne, géographie des flux et intégration territoriale en Tanzanie, Thèse de Géographie et Aménagement, Dynamiques Rurales, Université Toulouse 2-le Mirail Dans ce contexte, l’analyse intègre les apports des géographies rurales et urbaines – et de mettre ces derniers en perspective avec des recherches s’inscrivant dans le paradigme de la complexité.

Transect entre Uyole (1700 m) et Busale (600 m). CC Wikimedia Commons SiBr4 CC Flickr Geof Wilson Crédits Sylvain Racaud.