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Santé

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Hôpital, Maladie, Médecine, Soin, Travail

La couleur de l’amour. « Race(s) » et adoption. « Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu’au jour où Sali reçoit l’appel qu’ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d’adoption est approuvé. Il est adorable, il a 6 mois, il s’appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. La farce est lancée. Pourtant, derrière son apparente légèreté, il permet d’interroger sur le ton de l’humour ce qu’on peine trop souvent à voir : la force d’un ordre racial qui distribue les enfants sur une base phénotypique et agence les familles selon des hiérarchies établies. Roux S., 2017 « The Colour of Family Happiness. En France, toute mention de la « race » dans les dossiers administratifs est strictement interdite. Et la France s’enorgueillit de résister à un mouvement que l’on désigne souvent « anglo-saxon » ou « libéral » (malgré – et peut-être à cause… – d’un passé colonial obnubilé par la détermination systématique des catégories raciales et des privilèges associés).

Sur quelle aide compter quand on est gravement malade ? – Mondes Sociaux. De nombreux travaux sociologiques traitant de l’expérience de la maladie, particulièrement des pathologies de longue durée, indiquent le rôle primordial que jouent les proches pendant cette période singulière vécue par les individus. Ils apportent leur aide en effectuant certaines tâches du quotidien, ils soutiennent affectivement le malade, ils peuvent donner des conseils et fournir des informations précieuses concernant la maladie ou son traitement, etc.

Effectivement l’entourage du malade peut lui être d’un grand soutien. La question de la quantification de l’aide reçue par le malade n’est pas accessoire lorsqu’on s’intéresse à la manière dont les individus vivent l’expérience de la maladie et comment ils y font face. Autrement dit, il s’agit de savoir qui apporte quoi au malade. Akermann G., Barthe J. CC PIxabay Clker-Free-Vector-Images Mais, de ce point de vue, les différences entre malades sont importantes. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Pixabay Magnusmagnusson More Posts. Quand les Mongols font la guerre aux agents infectieux hautement contagieux – Mondes Sociaux.

CC Pixabay Geralt Depuis vingt ans, les crises sanitaires se multiplient et des maladies animales, dont certaines transmissibles à l’homme, (ré)émergent dans le monde entier. En Mongolie et en Sibérie, différents éléments contribuent à l’apparition d’agents infectieux, certains ayant disparu depuis des centaines ou des milliers d’années : le surpâturage, qui entraîne des dérèglements climatiques extrêmes (zud) provoquant l’épuisement et la mort des troupeaux, ainsi que le réchauffement climatique qui conduit au dégel du pergélisol. En Occident, on étudie la question des maladies animales du point de vue de l’humain et des conséquences sur sa santé. La Mongolie, pays dont l’économie repose sur un élevage nomade de type extensif (46 millions de tête de bétail sur un territoire grand comme 3,5 fois la France) n’échappe pas à cette tendance : la santé animale est un élément déterminant pour le bien-être de l’homme. CC Flickr François Philipp Fearnley L., 2008, « Signals come and go.

Risques et travail dans un gros livre rouge – Mondes Sociaux. C’est un livre épais, qui fait son poids, doté d’une couverture écarlate, et qui parle du travail… Mais ce n’est pas le Code du Travail édité par Dalloz. Il s’intitule Les Risques du Travail, avec comme sous-titre Pour ne pas perdre sa vie à la gagner. Cet ouvrage collectif, paru en 2015 aux éditions La Découverte, a été coordonné par quatre chercheurs de disciplines différentes, dont l’auteur de ces lignes. Il prend la suite, à trente ans de distance (1985), d’un ouvrage publié sous le même titre, chez le même éditeur, avec une couverture de la même couleur. Ces quelques éléments de signalement – un titre, un volume, une coloration – méritent que l’on y revienne, car cela permet de préciser les objectifs que les auteurs se sont assignés, et la nature des articles que le lecteur y trouvera. La compréhension des liens entre santé et travail pose des problèmes méthodologiques ou techniques parfois complexes.

Gérard Depardieu et Renaud dans « Germinal » (1993) de Claude Berri. Santé et travail : nouvelles perspectives de recherche et d’action – Mondes Sociaux. CC Pixabay ClkerFreeVectorImages Dans notre société à hautes exigences sanitaires, il paraît pourtant acceptable que le travail fasse mal. Qu’il soit pénible, qu’il provoque souffrances, usure et pathologies dont témoignent le vieillissement différentiel et les écarts d’espérance de vie entre catégories socioprofessionnelles, qu’il soit dangereux (en France dix décès par semaine sont dus à des accidents de travail) : tous ces maux paraissent intrinsèquement liés au travail-même. Pourtant, de multiples événements manifestent une remise en cause de ce fatalisme : ne serions-nous pas à un moment de changement de posture ? CC Flickr Jean Pierre Gallot Ces évolutions suggèrent que la santé au travail pourrait être en train de gagner le statut d’objet de santé publique, après une longue histoire marquée surtout par son confinement dans la sphère du travail et des relations professionnelles, et par la priorité donnée à la réparation plutôt qu’à la prévention.

CC Flickr Florian Simeth CC Pixabay. De l’hôpital au domicile des malades – Mondes Sociaux. Détail de l’affiche de Terreur à l’hôpital central, Jean-Claude Lord, 1982. Au début des années 2000, le sociologue François-Xavier Schweyer écrivait que l’hôpital était passé de « l’hébergement sans soins aux soins sans hébergement ». Cette formule traduisait le changement d’organisation de l’hôpital au cours des siècles qui, après avoir été essentiellement un lieu d’accueil des malades où l’activité de soins était limitée (dans des établissements de type hôtel-Dieu, par exemple), tend désormais à devenir une structure délivrant des soins de haute qualité… mais avec un temps de présence restreint du malade au sein de l’établissement.

La prise en charge en ambulatoire qui se substitue peu à peu à l’hospitalisation classique est une bonne illustration de cette transformation de l’organisation des soins. CC Pixabay ClkerFreeVectorImages CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Lutter contre le cancer – Mondes Sociaux. D’aucuns pensent que la « vocation » de Toulouse en matière de cancérologie est tardive et liée à la volonté des élus de « casser l’image de ruine industrielle du site AZF en faisant disparaitre du paysage les traces de l’explosion », comme le souligne le géographe Guy Jalabert dans Mémoires de Toulouse. Or, aussi importante soit-elle, cette reconversion ne doit pas faire oublier que Toulouse tient, depuis le XVIIIe siècle, une place singulière dans la lutte contre le cancer. © Patrick Mignard Traditionnellement cantonnée à la médecine, la question du cancer est devenue un objet de recherche pour les sciences humaines et sociales.

L’ouvrage collectif Lutter contre le cancer (1740-1960) en est une bonne illustration. Son objectif est avant tout de dresser un état des lieux de la recherche sur l’histoire du cancer. Pour donner à leur travail plus de clarté, les auteurs ont privilégié une approche chronologique découpée en quatre parties. Dessin de Jacques Nam réalisé en 1919. Enfants en précarité – Mondes Sociaux. CC Vimeo Georges Kirsteller Ryoki Inoue La période de l’enfance est parfois jalonnée de barrières à dépasser, de défis à relever, d’épreuves à surmonter qui sont autant d’obstacles au devenir. On estime qu’en France un enfant sur cinq (soit 2.666.000) vivent en dessous du seuil de pauvreté (956 euros par mois). Ainsi, les différentes mesures étatiques pour lutter contre l’exclusion et la pauvreté n’ont pas fait reculer le nombre d’enfants en situation de pauvreté. Alors que les Droits de l’enfant sont sans cesse rappelés, les indices de pauvreté objective et subjective les remettent toujours en cause dans la mesure où tous les domaines d’existence (famille, santé, logement, éducation…) sont forcément interdépendants.

Cyrulnik B., Zaouche-Gaudron C., 2014, « Précarité, traumatisme et résilience : regards croisés », Colloque Rupture, précarité, blessures sociales et psychiques : aider, mais comment ? CC Flickr Sylvain Masson Affiche du film Là-haut, Pete Docter et Bob Peterson, 2009. Le frisson et le baume – Mondes Sociaux. CC AV Dezign Cette thèse croise histoire des femmes et histoire du genre pour revisiter le phénomène de médicalisation de la société d’Ancien Régime.

En adoptant un point de vue largement occulté, celui des femmes, malades ou bien-portantes, elle pose un nouveau regard sur l’histoire de la médecine et du corps au siècle des Lumières. À partir d’un corpus constitué pour l’essentiel d’écrits du for privé (correspondances, journaux intimes, mémoires, livres de raison…) et de consultations épistolaires (lettres envoyées par les malades à un soignant), cette recherche retrace les apprentissages du corps au féminin, les représentations corporelles des non-soignants, les enjeux de pouvoir de la relation thérapeutique ainsi que les pratiques de santé féminines. Le recours aux écrits féminins et le parti pris de privilégier des discours « de » femmes et non « sur » les femmes limitent l’analyse aux membres de la haute bourgeoise et de la noblesse. Hanafi, N., 2012, Le frisson et le baume. Inculquer la santé ? – Mondes Sociaux. Cette thèse étudie la genèse des campagnes de prévention santé par l’exercice physique selon une perspective socio-historique et une démarche compréhensive.

D’une part, elle met en évidence les discours et dispositifs qui font de la thématique de la sédentarité un problème sanitaire de plus en plus préoccupant depuis les années 1960. D’autre part, elle reconstruit les fondements théoriques, éthiques et politiques des messages publics de promotion des activités physiques comme facteur de santé. La recherche révèle les grandes mobilisations successives impliquant les pouvoirs publics et décrypte l’évolution des discours envisageant la pratique physique comme une voie de salut face aux pathologies modernes liées au manque d’exercice.

L’analyse est centrée sur les variations des savoirs scientifiques et médicaux utilisés, des justifications sociales énoncées ainsi que des groupes d’influence et experts présentés comme les plus légitimes. Omniprésence de l’autorité médicale (1960-1980)