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Pratiques sociales

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Mes études, mes réussites, mes galères à l’Université. Avec plus de 50 % d’une classe d’âge inscrite dans l’enseignement supérieur, l’Université a fortement élargi son recrutement : elle accueille des étudiants en plus grand nombre, aux profils et aux parcours scolaires diversifiés. De nombreux travaux de recherche expliquent les causes de la réussite, de l’échec ou de l’abandon, en se centrant sur leurs caractéristiques sociodémographiques et scolaires et sur les différentes dimensions du métier d’étudiant (rapport au savoir, confiance en soi, stratégies d’apprentissage, temps de travail, assiduité, etc.). Cela sous-tend une hypothèse implicite faisant porter la responsabilité de la réussite ou de l’échec aux examens uniquement sur les étudiants, plus ou moins armés pour s’affilier au monde universitaire. Mais que sait-on des conditions de vie de ces jeunes et de leurs impacts sur leur parcours à l’université ?

Landrier S., Cordazzo P., Guégnard C. CC Wikimedia Commons Andrew Levine CC Pixabay mohamed_hassan More Posts. Les oreillers sextoys du Japon. Le Japon est un pays qui nous fascine, mélangeant à la fois la technologie de pointe et des traditions rituelles bien ancrées. Mais connaissez-vous leurs oreillers sextoys, ces objets qui ont une dimension bien plus profonde que la simple atteinte du plaisir ? Car à côté des objets explicitement sexuels, il existe bien des jouets déguisés en oreillers (mais aussi en matelas gonflables ou en édredons) qui offrent des services voisins à ceux qui les utilisent.

La chercheure Agnès Giard, anthropologue à l’Université Paris-Nanterre, s’est penchée sur le statut particulier de ces objets dans un article joliment intitulé « Étreindre les êtres du rêve », publié dans la revue Terrain. Son étude s’inscrit dans un courant socio-anthropologique visant à étudier le comportement des humains en interaction avec des objets. Agnès Giard a mis en avant la frontière, apparemment floue, entre les oreillers et les sextoys, qui existe au « pays du soleil levant ». Le non-recours aux droits sociaux.

Cuisine et médecine dans l’Antiquité Le mangeur contemporain est confronté chaque jour à plusieurs défis : trouver des aliments qui soient bons au goût, parfois en s’inscrivant dans une mode, mais aussi faire en sorte que ce qui est consommé ne soit pas une menace insidieuse pour le corps. Les innombrables informations qui circulent et les messages parfois alarmistes au sujet de notre alimentation induisent une profonde réflexion sur ce qui est bon ou non de manger. Jamais l’adage de Claude Lévi-Strauss, une nourriture « bonne à penser, bonne à manger » n’aura été aussi vrai. Pour l’époque romaine, l’alimentation est une thématique omniprésente dans les sources, qu’elles soient littéraires, iconographiques ou encore archéologiques. Le repas apparaît comme un rituel quotidien qui a pour fonction de répondre à un besoin physiologique.

CC Wikimedia Commons Yann Forget L’une des grandes difficultés pour l’étude des mondes anciens est la disponibilité des sources. CC Pixabay BookBabe. La figure du hacker : activisme et goût du défi. Tantôt représenté comme un individu cagoulé tapotant frénétiquement sur son clavier ou assimilé aux services secrets d’un État, la figure du hacker fascine et alimente de nombreuses spéculations. Depuis les révélations de Wikileaks (2010) ou d’Edward Snowden sur la surveillance menée par la National Security Agency (2013), les sujets traitant des hackers se sont considérablement multipliés dans les médias.

Se focalisant sur les actions illégales et les problèmes générés par l’anonymat sur Internet, les sujets passent souvent à côté de l’hétérogénéité du « pirate informatique ». Or, derrière cette figure se cache un monde plus riche et complexe que le tableau généralement dressé dans les films. S’agit-il de gentils bidouilleurs au service de l’intérêt collectif ? De méchants pirates prêts à faire tomber notre société libérale ? En bref, qui sont les individus qui se cachent derrière ce terme bien flou de hackers ? CC Wikimedia Commons Gustavb. La construction des corps par les discours médicaux. Le corps parfait n’existe pas. S’en souvenir demeure toujours pertinent devant les images de corps féminins ou masculins – souvent retouchés avec le logiciel Photoshop – s’inscrivant dans les canons de beauté occidentaux. Présentes dans les magazines, les films et les dessins animés, sur les affiches publicitaires ainsi que les réseaux sociaux, ces images mettent au jour un paradoxe : les corps fictifs apparaissant souvent plus légitimes que les corps réels.

Les critiques sur le physique (body shaming) mettent également ce paradoxe en lumière : mépriser un corps réel renvoie à des normes construites à partir de corps fictifs. Certains travaux de recherche, comme ceux de Simon Massei, étudient la construction de ces normes corporelles et genrées dans le cinéma. On retrouve cette idée d’excès et de déficit, qui se réfère à une « bonne » masculinité, dans le sujet traité ici : les discours médicaux sur les corps du criminel et de l’homosexuel. CC Pixabay OpenClipart-Vectors. L’école, une institution nécessaire ? Selon Alan Thomas et Harriet Pattison à qui l’on doit l’ouvrage À l’école de la vie, « tous les enfants apprennent à la maison. Dès la naissance, ils explorent le monde, faisant peu à peu de multiples découvertes sur leur environnement matériel, social et culturel ». Ces deux chercheurs en sciences de l’éducation ne s’intéressent pas seulement à l’école.

Ils étudient aussi l’éducation en famille ainsi que les apprentissages qui se déroulent dans le cadre familial, et plus généralement dans le cadre de la vie quotidienne. Mais que serait une société sans école ? C’est à cette question provocatrice qu’Ivan Illich tente de répondre dans son célèbre ouvrage paru en 1971 sous le titre Deschooling society. La traduction française – Une société sans école – est d’ailleurs ambiguë car ce qu’Illich propose, ce n’est pas une société sans école, mais une société déscolarisée.

CC Piwabay mattysimpson CC Pixabay Geralt Beckett D., Hager P. CC Pixabay OpenClipart-Vectors La convivialité ? Penser les dieux et les comparer. Les Grecs de l’Antiquité vénéraient des dieux ayant une forme humaine. Dotés d’un visage, d’un nom et d’un tempérament particulier, ils entraient en relation avec les autres dieux ou avec les humains en manifestant des sentiments très semblables aux nôtres : colère, amour, ambition, etc. Tout en reconnaissant que les mythes grecs donnent bien une telle image des dieux, Jean-Pierre Vernant, spécialiste reconnu de la Grèce Antique et de ses mythes, déclarait en 1960 dans un colloque sur les Problèmes de la personne : « Les dieux helléniques sont des Puissances, non des personnes ».

À travers cette phrase quelque peu énigmatique, Vernant récusait l’idée, partagée à son époque par presque tous les historiens des religions de l’Antiquité, qu’on pourrait étudier les dieux grecs, et plus généralement les dieux des polythéismes antiques, en les prenant isolément les uns des autres. Cette façon d’aborder les polythéismes antiques est-elle encore d’actualité ? Un volcan en éruption, la fin d’un territoire ? Le film Fogo na Boca, raconte l’histoire de la dernière éruption du volcan Pico de Fogo, au Cap-Vert qui a ravagé le petit village de Chã das Caldeiras, situé dans sa caldera, c’est-à-dire dans le chaudron créé par le volcan. Quoi ? Un village à l’intérieur de la caldera d’un volcan actif ?

Et des gens vivent là ? Mais ils sont fous, dirait ma grand-mère ! Le plus bizarre, ce n’est pas cela, c’est qu’ils ne veulent pas partir, tels les habitants d’un petit village gaulois résistant. Et ça, les autorités (et ma grand-mère), ne le comprennent pas. À première vue, il semble en effet improbable de vouloir à tout prix vivre dans cet espace aussi inhospitalier et à « haut risque » qu’est un cratère volcanique effondré. À la veille de l’éruption, les habitants sont chez eux dans la caldera, convertie en un havre de paix et de prospérité. CC Floriane Chouraqui Catégorie : film documentaire de recherche Année et mois de production : janvier 2016 Pays de production : France Durée : 38 minutes. Une théorie de l’amour pour les organisations ? L’amour et les organisations productives, et tout particulièrement les entreprises, n’ont jusqu’ici pas toujours fait bon ménage. Et ce constat pourrait être aussi bien celui des managers et des chefs d’entreprise que celui des chercheurs (sciences de gestion, économie, sociologie, sciences de la communication…) qui ont pignon sur rue dans le domaine pourtant très vaste des recherches sur les organisations.

Pourquoi les organisations auraient-elles besoin d’une théorie de l’amour ? Quels objectifs donner à un tel projet théorique ? Peut-on appréhender l’amour comme un calcul et établir à quelles conditions ce calcul est le meilleur ? Trois raisons principales expliquent ce besoin d’une théorie de l’amour. Les exemples abondent pourtant qui montrent que la lutte des classes n’est pas une fatalité, de même que celle des peuples et celle des ego. CC Flickr Denis Bocquet Faire de l’amour un commandement est antinomique. CC Pixabay OpenClipart-Vectors Getz I., 2016, La liberté, ça marche ! La couleur de l’amour. « Race(s) » et adoption. « Paul est marié à Sali. Tout irait pour le mieux s’ils arrivaient à avoir un enfant. Jusqu’au jour où Sali reçoit l’appel qu’ils attendent depuis si longtemps : leur dossier d’adoption est approuvé.

Il est adorable, il a 6 mois, il s’appelle Benjamin. Il est blond aux yeux bleus et il est blanc. La farce est lancée. Pourtant, derrière son apparente légèreté, il permet d’interroger sur le ton de l’humour ce qu’on peine trop souvent à voir : la force d’un ordre racial qui distribue les enfants sur une base phénotypique et agence les familles selon des hiérarchies établies. Roux S., 2017 « The Colour of Family Happiness. En France, toute mention de la « race » dans les dossiers administratifs est strictement interdite.

Et la France s’enorgueillit de résister à un mouvement que l’on désigne souvent « anglo-saxon » ou « libéral » (malgré – et peut-être à cause… – d’un passé colonial obnubilé par la détermination systématique des catégories raciales et des privilèges associés). Confiance, vous avez dit confiance ? En politique comme dans les mondes professionnels, la confiance est désormais largement invoquée. Or cette notion est complexe et ambivalente, qu’il s’agisse de la confiance envers la politique et ceux qui la pratiquent de manière « professionnelle » ou encore de la confiance placée dans les organisations productrices de biens et de services. La conjoncture actuelle semble en fait être à la défiance généralisée, alors même que la confiance devrait être le socle de toute démocratie digne de ce nom, mais aussi de toute relation organisations-clients, organisations-salariés.

Le paradoxe semble indépassable tant la confiance est le ressort de nombreuses activités sociales. Si la politique inspire le sourire, le rejet ou l’indifférence, elle le doit entre autres aux scandales politico-financiers qui ont agité la vie politique française ces dernières années (affaire Cahuzac, condamnations à répétition des époux Balkany, etc), ainsi qu’au non renouvellement du personnel politique. Éducation populaire, parents et citoyens. Les actions d’aide à la parentalité reposent toujours sur l’illusion qu’il y a chez les personnes dites défavorisées, un déficit de parentalité à combler, comme si la mission des experts était de leur enseigner à devenir des parents.

Une telle croyance ne peut que laisser perplexe car dès lors, comment expliquer qu’Homo Sapiens ait réussi à élever ses enfants depuis deux ou trois cent mille ans en se passant d’experts ? L’expérience que je vais maintenant relater me paraît démontrer l’absurdité de tels préjugés. Cette recherche-action, menée en collaboration avec un groupe d’habitants des quartiers populaires de l’Agglomération Montargoise, met en scène une doctorante en anthropologie, quelques acteurs institutionnels et, bien sûr, les habitants en question. Le travail de doctorat prend place au sein de l’AMA (Association Montargoise d’Animation), un centre social situé dans un quartier d’habitats sociaux et entend défendre une certaine conception de l’éducation populaire.

Agnès Pottier. Juger les migrants sans connaître leur culture ? Comment juger une personne d’origine étrangère quand on ne connaît pas sa culture ? Comment la justice, qui fonctionne largement dans le cadre d’une culture écrite (« la loi est gravée dans le marbre »), peut-elle prendre en compte la culture (surtout) orale des sociétés africaines ?

Les magistrats doivent-ils faire appel à des tiers pour « mieux » dialoguer avec les justiciables issus de ces dernières ? Ces questions, parmi tant d’autres, qui taraudent l’institution judiciaire française, font depuis longtemps l’objet de débats dans le monde judiciaire, mais aussi en dehors de lui (chercheurs en sciences humaines et sociales, associations d’aide aux migrants…). Ici, c’est un film ethnographique et sociologique qui vient enrichir la discussion. Présenté dans le cadre de l’exposition Paroles d’Afrique organisée par le Musée d’ethnographie de l’Université de Bordeaux (MEB), le film Magistrats et migrants. Le film Magistrats et migrants. Cliquez pour lancer le film Images : Claude Delhaye. Interpréter l’espace urbain en marchant.

Avez-vous déjà essayé de lire et d’explorer l’espace urbain par l’expérience de co-création procurée par une promenade collective ? C’est cette expérience réalisée avec Hendrik Sturm, artiste « marcheur-sculpteur d’espace » selon Élise Olmédo, qui a été proposée aux étudiants du Master de Géographie et Aménagement de l’Université de Pau et des Pays de l’Adour. Le film (Dé)marche retrace et reconstitue cette démarche d’interprétation des lieux où l’enseignant joue le rôle de pédagogue au sens premier de celui qui accompagne l’élève à l’école en cheminant à ses côtés.

La marche comme forme particulière de découverte, de lecture et d’appropriation des lieux, contient aussi un potentiel de (re)découverte de soi, des autres et de ce qui nous entoure. Elle relève bien ici de l’hodologie, cette science des cheminements qui permet une « conduite de l’individu (…) selon un ensemble de ‘détours’ et de chemins privilégiés, relatifs à ses investissements psychiques dans le monde (Besse, 2004) ».

L’amour comme pratique. Le plaisir et l’inquiétude, voilà bien résumée l’ambivalence des sentiments qui saisissent, dans les rayons d’une librairie, l’éventuel lecteur d’un essai sur l’amour. Il sait, dans son for intérieur, qu’une telle évocation est propice à (re)susciter le désir, l’excitation, tout le cortège du transport amoureux. Mais il craint aussi de voir décortiquée, déflorée, mise à nu sa propre expérience avec les conséquences réflexives, parfois funestes, que cela peut engendrer. S’il passe la barrière de l’appréhension, il tirera cependant un profit certain à la lecture de Pratique de l’amour.

Le plaisir et l’inquiétude de Michel Bozon, chercheur à l’Institut National d’Etudes Démographiques (INED). Dans cet essai, l’auteur choisit d’étudier l’amour précisément comme une histoire, en trois étapes, formant autant de chapitres : naissance, stabilisation et désamour. L’amour n’est pas un sentiment individuel qui naît soudainement lorsque l’on rencontre la bonne personne. CC Flickr Nana B Agyei. Retour sur l’histoire des Grands fermiers – Mondes Sociaux. Être juif en Catalogne au Moyen Âge – Mondes Sociaux. Les enfants du numérique à la recherche d’informations – Mondes Sociaux. Le mariage (paléo-babylonien) dans tous ses états – Mondes Sociaux. La course de taureau entre repli identitaire et culture populaire – Mondes Sociaux.

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