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Pratiques sociales

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Culture, Histoire, Populaire, Sport

Les jeux vidéo comme représentations du monde. Mario Bros., Tom Raider, mais aussi Assassin’s Creed ou Civilization : tous ces jeux vidéo proposent à leurs joueurs de s’immerger dans leurs univers. Ce faisant, ils invitent à (re)penser notre rapport au monde en étudiant le ludique dans les jeux vidéo. Grâce à cette approche, ils deviennent un objet de recherche à part entière tout autant qu’une source invitant au dialogue entre les différentes disciplines des sciences sociales. L’étude du jeu vidéo a connu ces dernières années un véritable bon qualitatif grâce aux travaux importants des Games Studies. Ces derniers ont su placer les caractéristiques du jeu au cœur de l’analyse – et notamment son rapport avec le joueur, modèle essentiel à l’évolution du système de jeu. Le jeu vidéo peut ainsi s’envisager comme une source pour le chercheur, quelle que soit sa discipline.

CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Wikimedia Commons Jeremy B. Tous droits réservés EA Games CC Justice. Préparer ses vieux jours ou pas : quelques facteurs explicatifs. Dans le contexte actuel de vieillissement de la population, journaux et magazines regorgent de conseils pour « planifier sa retraite » et « préparer ses vieux jours ». S’il est admis que la préparation des vieux jours améliore le sentiment de bien-être quelques années plus tard, les connaissances sur cette préparation restent néanmoins assez limitées. Quels sont les facteurs explicatifs de cette préparation au niveau individuel ? La plupart des études sur la préparation des vieux jours se concentrent sur son aspect financier, et en particulier sur l’achat d’une assurance dépendance, laissant de côté d’autres aspects comme le maintien de la vie sociale ou l’adaptation du domicile. En outre, il n’existe pas à ma connaissance de travaux qui décriraient précisément les attentes individuelles en termes de services (professionnels) favorisant le « bien vieillir » en France.

CC Pixabay SimonRei Un certain nombre d’hypothèses sont testées dans mes analyses. Les mondes du surf. Le surf est devenu un véritable phénomène de société. Tandis que certaines de ses figures médiatiques révolutionnent la pratique en suscitant l’adhésion de publics de plus en plus nombreux, des millions d’anonymes surfent à la belle saison ou bravent les intempéries les jours d’hiver pour aller chercher quelques secondes de bonheur. En même temps, le surf et ses acteurs nous en disent beaucoup sur les sociétés contemporaines et sur les manières de les vivre. Au milieu du XXème siècle, le surf se structure et s’institutionnalise avec la création de compétitions internationales. Il acquiert ainsi les attributs de la modernité sportive. Il devient un élément de la structuration socio-spatiale et de la communication des stations balnéaires. Le mouvement sportif accompagne son développement.

En marge de ce modèle sportif, le surf se transforme en espace d’expérimentation de dynamiques sociales et culturelles subversives. Falaix L., dir.,2017, Surf à contre-courant. La fabrique de l’hétérosexualité. Malgré la prolifération de recherches sur le genre, de débats sociétaux virulents, de luttes pour la reconnaissance où les enjeux identitaires se doublent d’enjeux citoyens, les sciences sociales demeurent peu bavardes sur l’hétérosexualité. Comment, en société, se manifeste le pouvoir normatif de l’hétérosexualité ? Ce pouvoir est appelé « hétéronormativité », c’est-à-dire l’ensemble de relations, actions, institutions, discours et savoirs qui constituent et reproduisent l’hétérosexualité comme « normale », souhaitable, voire naturelle et obligatoire. Jusqu’à ce jour, la notion d’hétéronormativité a été élaborée et interrogée essentiellement par des études qui cherchent à déconstruire le pouvoir exercé sur les sexualités et les genres qui ne se conforment pas à son ordre.

La recherche que nous présentons ici vise à l’interroger du point de vue de ceux et celles qui la reproduisent. Fidolini V., 2018, La production de l’hétéronormativité. Une norme hégémonique CC Pixabay Leo_65. Entretiens professionnels, carrières internes et sécurisation des parcours. « Formation », « parcours », « sécurisation », « mobilité », « entretiens »… Tous ces mots appartiennent désormais au vocabulaire courant tant des discours managériaux que syndicaux et politiques. Derrière eux se cachent des dispositifs, des pratiques et des usages multiples, souvent méconnus des non-spécialistes. Tel est, par exemple, le cas des entretiens professionnels. Les entretiens professionnels ont été rendus obligatoires par la loi de mars 2014. Toutes les entreprises sont tenues de les organiser avec chacun de leurs salariés, quel que soit leur contrat. Cet entretien doit aborder les perspectives d’évolution professionnelle et les projets de formations, et être distinct de l’entretien annuel d’évaluation.

Il s’inscrit, à l’instar des politiques de formation continue, dans un objectif de sécurisation des parcours professionnels. D’un outil de management interne présent de longue date dans les grandes entreprises, il deviendrait ainsi un instrument au service de l’emploi. Makers : les nouvelles communautés du changement social. Makers, hackers, do-ocratie, ces mots vous disent-ils quelque chose ? Depuis le milieu des années 2010, on assiste au développement d’espaces dédiés aux pratiques numériques (hacker spaces, fab labs, etc.) et au bricolage de toute sorte (recyclerie, friches artistiques, etc.).

Dans cette multiplicité de lieux, une même dénomination peut renvoyer à des usages très hétérogènes. À l’inverse, des activités similaires peuvent être recouvertes d’appellations différentes : plongée dans l’univers des makers. Ce monde a fait l’objet d’une recherche collective conduite par Isabelle Berrebi-Hoffmann, Marie-Christine Bureau et Michel Lallement, trois sociologues du travail. Dans une grande enquête qu’ils ont menée depuis le début des années 2010, ces trois chercheurs se sont intéressés aux makerspaces les considérants comme des laboratoires du changement social.

Leur enquête met en évidence la différence entre hackers et makers. Les hackers, une « utopie concrète » pour repenser le travail ? L’amour en ligne. Quand le musée devient une marque commerciale. Le musée et la marque répondent à deux anciennes préoccupations des sociétés relevant de deux mondes différents et de deux philosophies difficilement compatibles, la culture pour l’un, le commerce pour l’autre. Le musée est structuré autour de ses collections et de ses missions premières : conserver et montrer.

Des dispositifs juridiques de droit public organisent cette logique d’intérêt général, notamment autour de mesures interdisant la vente des objets composant les collections publiques (principe d’inaliénabilité). Par ailleurs, en France, le musée est porteur d’une identité forte forgée par l’histoire, en particulier en raison de son origine révolutionnaire et de valeurs puissantes traduites en termes de service public, au premier rang desquelles on peut pointer l’universalisme qui se traduit entre autres par l’accès de tous aux objets conservés et montrés. À l’opposé, la marque est issue du champ de l’entreprise.

Regourd M., dir., 2018, Marques muséales. CC Pxhere CC SVG Silh. À la radio, de l’histoire pour tous ? L’histoire est communément qualifiée de « passion française ». Signe de la place qu’elle occupe dans la société française et de l’enjeu politique majeur qu’elle constitue, elle s’invite régulièrement dans les débats politiques et les campagnes présidentielles. Que l’on tente de diminuer la part qu’elle occupe dans les emplois du temps ou que les nouveaux programmes fassent l’objet de désaccords, son rôle dans l’enseignement secondaire devient régulièrement un sujet d’actualité. Dès le XIXe siècle, Clio et Marianne dialoguaient déjà l’une avec l’autre : nombre de supports ont permis aux Français de satisfaire leur goût pour l’histoire, grâce aux romans historiques ou aux magazines de vulgarisation comme Historia (créé en 1909 et encore publié de nos jours !).

Dès leurs débuts, cinéma et télévision s’inspirent des événements du passé pour produire films, documentaires, émissions de plateau, feuilletons, dramatiques puis téléfilms historiques. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. La monnaie : sa vie, son œuvre. La monnaie est omniprésente dans nos sociétés contemporaines. Pour autant, elle reste un objet aux contours assez flous, entouré d’une aura de mystère aussi bien que de malentendus et incompréhensions. Sans doute est-elle un sujet qui fait souvent la une des médias, particulièrement depuis le début de la « Grande Récession » contemporaine. Mais quand on discute de monnaie, est-ce qu’on se comprend vraiment ? Il paraît légitime d’en douter.

Au cours des dernières années, tout et son contraire a été dit et écrit à propos de l’essor des monnaies dites « virtuelles », tel le Bitcoin ; de l’implantation des monnaies dites « complémentaires », telles celles parrainées par nombreuses associations et collectivités locales ; de l’opportunité de revenir à une monnaie « pleine », comme proposé par le (pourtant échoué) référendum suisse du 10 juin 2018 ; ou encore de la nécessité de sortir d’une monnaie « supranationale », comme argumenté par les adversaires de l’Euro. CC Pixabay 3dman_eu. Love as a Practice. Racisme et ventre des femmes. Juin 1970 : un scandale éclate à l’Île de la Réunion. Des milliers d’avortements et de stérilisations forcées sont pratiqués par des médecins blancs sur des femmes réunionnaises venues consulter pour des opérations bénignes.

Trente d’entre elles portent plainte et témoignent contre leurs oppresseurs. L’île est à l’époque marquée par un climat antinataliste, perceptible dans les campagnes de prévention et de favorisation de l’avortement. Les médecins de la clinique de Saint-Benoît, responsables de ces avortements, l’invoquent pour justifier leurs interventions et obtenir des remboursements de l’Assistance médicale gratuite, allant parfois jusqu’à majorer le coût des opérations déclarées. Les accusés n’auraient fait qu’obéir aux ordres de la clinique, au motif que la natalité augmentait la pauvreté. L’affaire est médiatisée mais tombe rapidement dans l’oubli. Au même moment, en métropole, l’avortement et la contraception sont prohibés. Vergès F., 2017, Le ventre des femmes. Natacha Guay. Les pauvres, acteurs discrets de la mondialisation. La mondialisation ne se résume pas au succès de multinationales et à la richesse d’une minorité de nantis. D’autres acteurs sont présents, mais ils restent discrets, souvent invisibles, dans des espaces souvent méconnus ou inattendus.

Si la mondialisation crée des inégalités, la place qu’elle accorde aux pauvres est souvent expliquée de manière simpliste. Analysée par les uns comme un processus soit inéluctable, soit organisé par la main invisible du marché mondialisé, elle permettrait aux pauvres de se transformer peu à peu en une classe moyenne globale. Pour d’autres, les pauvres seraient avant tout les laissés pour compte de la mondialisation. Si l’on analyse de plus près ces populations définies comme « pauvres », on constate qu’elles sont bel et bien victimes de la mondialisation, en subissant celle-ci. Mais qui sont donc ces pauvres ? Si la mondialisation parle de classes sociales, elle parle aussi des espaces. Choplin A., Pliez O., 2018, La mondialisation des pauvres. More Posts. L’arbitre de rugby dans la presse sportive.

En France, comme dans plusieurs pays anglo-saxons, le rugby fait désormais partie des sports les plus médiatisés. Ses joueurs, ses entraîneurs, ses publics et quelquefois ses dirigeants sont régulièrement placés sous les feux des projecteurs des médias généralistes ou spécialisés. Mais un de ses acteurs majeurs, l’arbitre, ne bénéficie pas du même type de traitement médiatique, alors même que l’arbitrage fournit depuis toujours aux commentateurs sportifs (et aux supporters) des motifs pour discourir sans fin sur les jugements, décisions et évaluations de « l’homme en noir ». Autrement dit, sur un ensemble de considérations qui renvoient au droit, à la justice, à la morale et aux valeurs. Excusez du peu ! Pour notre part, nous nous sommes intéressées au traitement réservé aux arbitres dans L’Équipe, seul quotidien sportif français, et Midi Olympique, principal hebdomadaire du rugby, au cours des quatre dernières coupes du monde (2003, 2007, 2011, 2015).

CC Pixabay Hirobi. Prendre en charge les troubles du comportement alimentaire. Les « pro-ana », vous connaissez ? Ce sont des sites web faisant l’apologie de l’anorexie grâce à la valorisation de corps anorexiques et de discours prônant la maigreur extrême. Loin de présenter cette maigreur comme une maladie, les auteurs de ces sites voient dans les symptômes le moyen d’accéder à un idéal esthétique. L’essor de ces sites dans les années 2000 a créé un débat public autour de la prise en charge des troubles alimentaires. Les pouvoirs publics étaient inquiets: ils craignaient que cette publicité ne «convertisse» de nouvelles personnes aux Troubles du comportement alimentaire (TCA). C’est pour s’y opposer qu’une proposition de loi visant à « lutter contre les incitations à la recherche d’une maigreur extrême ou à l’anorexie », notamment sur Internet, a été déposée en 2008 avant d’être finalement abandonnée.

CC Pixabay Geralt Si la censure semble être une solution intuitive, elle pose aussi de nombreux problèmes. CC Pixabay kropekk_pl. Mes études, mes réussites, mes galères à l’Université. Avec plus de 50 % d’une classe d’âge inscrite dans l’enseignement supérieur, l’Université a fortement élargi son recrutement : elle accueille des étudiants en plus grand nombre, aux profils et aux parcours scolaires diversifiés. De nombreux travaux de recherche expliquent les causes de la réussite, de l’échec ou de l’abandon, en se centrant sur leurs caractéristiques sociodémographiques et scolaires et sur les différentes dimensions du métier d’étudiant (rapport au savoir, confiance en soi, stratégies d’apprentissage, temps de travail, assiduité, etc.).

Cela sous-tend une hypothèse implicite faisant porter la responsabilité de la réussite ou de l’échec aux examens uniquement sur les étudiants, plus ou moins armés pour s’affilier au monde universitaire. Mais que sait-on des conditions de vie de ces jeunes et de leurs impacts sur leur parcours à l’université ? Landrier S., Cordazzo P., Guégnard C. CC Wikimedia Commons Andrew Levine CC Pixabay mohamed_hassan More Posts. Les oreillers sextoys du Japon. Le Japon est un pays qui nous fascine, mélangeant à la fois la technologie de pointe et des traditions rituelles bien ancrées. Mais connaissez-vous leurs oreillers sextoys, ces objets qui ont une dimension bien plus profonde que la simple atteinte du plaisir ? Car à côté des objets explicitement sexuels, il existe bien des jouets déguisés en oreillers (mais aussi en matelas gonflables ou en édredons) qui offrent des services voisins à ceux qui les utilisent.

La chercheure Agnès Giard, anthropologue à l’Université Paris-Nanterre, s’est penchée sur le statut particulier de ces objets dans un article joliment intitulé « Étreindre les êtres du rêve », publié dans la revue Terrain. Son étude s’inscrit dans un courant socio-anthropologique visant à étudier le comportement des humains en interaction avec des objets.

Agnès Giard a mis en avant la frontière, apparemment floue, entre les oreillers et les sextoys, qui existe au « pays du soleil levant ». Le non-recours aux droits sociaux. Cuisine et médecine dans l’Antiquité La figure du hacker : activisme et goût du défi. La construction des corps par les discours médicaux. L’école, une institution nécessaire ? Penser les dieux et les comparer. Un volcan en éruption, la fin d’un territoire ? Une théorie de l’amour pour les organisations ? La couleur de l’amour. « Race(s) » et adoption. Confiance, vous avez dit confiance ? Éducation populaire, parents et citoyens. Juger les migrants sans connaître leur culture ? Interpréter l’espace urbain en marchant. L’amour comme pratique.

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