background preloader

Numérique

Facebook Twitter

Connexion, Déconnexion, Digital, Web, Internet

Peut-on mettre le monde social en équations ? Croissance économique, classements des lycées et des universités, publicités sur le Web : de plus en plus, nos actions sont mises en chiffres, en équations, pour aiguiller ou prédire nos comportements. Les big data, ces abondantes traces numériques que nous produisons constamment, nous permettront-elles de créer une nouvelle science de la société, aussi « performante » que les sciences de la nature ? Je me suis appuyé sur ma double pratique de la physique et des sciences sociales pour décortiquer de nombreux cas concrets de quantification de nos activités, en les comparant aux mathématisations réussies de la physique. Depuis quelques années, on observe de nombreuses tentatives de physiciens, informaticiens et ingénieurs qui, armés de leurs outils mathématiques, cherchent à créer une nouvelle science de la société en utilisant la nouvelle avalanche de données sociales.

Pour juger de l’intérêt de ces approches, il faut d’abord comprendre d’où vient la légitimité des sciences de la nature. La figure du hacker : activisme et goût du défi. Tantôt représenté comme un individu cagoulé tapotant frénétiquement sur son clavier ou assimilé aux services secrets d’un État, la figure du hacker fascine et alimente de nombreuses spéculations. Depuis les révélations de Wikileaks (2010) ou d’Edward Snowden sur la surveillance menée par la National Security Agency (2013), les sujets traitant des hackers se sont considérablement multipliés dans les médias.

Se focalisant sur les actions illégales et les problèmes générés par l’anonymat sur Internet, les sujets passent souvent à côté de l’hétérogénéité du « pirate informatique ». Or, derrière cette figure se cache un monde plus riche et complexe que le tableau généralement dressé dans les films. S’agit-il de gentils bidouilleurs au service de l’intérêt collectif ? CC Wikimedia Commons Gustavb Pour l’internaute ordinaire, la menace semble grande de devenir une victime du piratage. CC Pixabay Clker-Free-Vector-Images CC Pixabay Th0m4z. Le selfie : expression contemporaine de soi. En quelques années, les réseaux socio-numériques (Facebook, Instagram, Twitter, Linkedin…) ont bouleversé les manières de se (re)présenter, tout particulièrement à travers la photo de profil des utilisateurs. Liée à l’apparition du selfie capturé à bout de bras avec un smartphone, le genre de l’autoportrait photographique semble être en mutation.

Fondé en 2004, Facebook est aujourd’hui le leader des réseaux socio-numériques de contenus. L’ampleur et la généralisation de cette plateforme est perceptible en quelques chiffres avec près de 2 milliards d’utilisateurs dans le monde, parmi lesquels 20 millions de français se connectent quotidiennement. Le nombre de contenus publiés (commentaires, articles, images, vidéos, etc.) donne le tournis, les photographies représentent à elles-seules des millions d’images diffusées chaque jour. Impossible de passer à côté de ce phénomène entré rapidement dans le quotidien et la sphère publique. CC Pixabay OpenClipart-Vectors CC Pxhere. Numériser les articles de presse de François Mauriac.

La numérisation massive des ressources patrimoniales promue ces vingt dernières années par les pouvoirs publics s’est progressivement matérialisée sur le web par la multiplication de sites et de plateformes cherchant à valoriser ces dernières. Or même quand ils se présentent – ce qui n’est pas toujours le cas – comme des bases de données documentaires dédiées à la quête de ressources inédites, le vocabulaire de ces outils numériques ne cesse de rappeler les musées et, plus particulièrement, leurs pratiques de valorisation culturelle (collections, parcours, expositions virtuelles). Arrimés au départ à des institutions bien tangibles, des corpus de ressources sont en outre aujourd’hui parfois réunis et valorisés pour leur seule mise en ligne.

Des dispositifs de même nature sont également réalisés dans le cadre de programmes de recherche universitaires ayant pour objet la numérisation et à la structuration de corpus documentaires. CC Pixabay UpstartByEAD CC Pixabay OpenClipart-Vectors. Digital History – Mondes Sociaux. In recent years, a shared space has become imperative: in our modern world of data, a revolution is underway in the humanities and social sciences.

With the digitization of primary sources, historians are not immune to these changes, particularly historians of the contemporary period whose sources in the future will be ‘born’ in digital format. Not only are historical sources being digitized, they are being made available online—researchers can now consult them without having to visit the archives. These two changes will force us – or have already pushed us – to adopt new tools and new methods and to think about a new epistemology. This collection of essays brings together feedback and assessments, both positive and negative, to foster broader reflection on the historical profession in the digital age.

The chapters provide a better understanding of the tools and methods that are useful for historians trying to make their way through the now ubiquitous digital environment. CC Pokepedia. Quand Baudrillard nous aide à penser le monde contemporain – Mondes Sociaux. CC Mondes Sociaux « Ceci n’est pas Baudrillard » Il est devenu courant de distinguer les contributions d’un Baudrillard « première manière », centré autour de l’analyse critique de la société de consommation, de celles qui, à partir des années 1980, se concentrent davantage sur les simulacres, l’hyper-réalité, la société de surveillance et de contrôle généralisé.

Le premier Baudrillard a bénéficié de l’attention des universitaires. Issus d’une thèse dirigée par Henri Lefebvre, ses travaux – du Système des objets (1968) à L’échange symbolique et la mort (1976), quoique déjà très singuliers, s’articulent sur des auteurs reconnus, qu’il s’agisse de Marx, Bourdieu, Barthes, Mauss, Bataille, Canetti… même s’il n’y fait référence qu’avec parcimonie. Opérant une rupture radicale avec la pensée critique traditionnelle, le second Baudrillard brille par sa désinvolture vis-à-vis de toute discipline académique. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Tibo pour Mondes Sociaux CC Pixabay Geralt. Se déconnecter de Facebook… – Mondes Sociaux. CC Flickr C_osett Chez les jeunes et les jeunes adultes, les réseaux socio-numériques en général et Facebook en particulier occupent une place très importante.

Mais parfois, devant le trop plein de notifications, la futilité de certains usages ou la peur de perte de contrôle sur la vie privée, certains décident de se déconnecter. Pourtant, la plupart du temps ils finissent par y revenir. Pourquoi cette déconnexion n’est-elle que temporaire ? Les étudiants utilisent Facebook pour partager des photos, entretenir des liens d’amitié, publier des billets d’humeur et des articles et ils ont souvent recours utilisent aux groupes privés pour le travail universitaire.

Ce 6e épisode d’Avides de recherche, la chaine Youtube de Mondes Sociaux, présente en son et en images l’article de Marie Jane Kwok Choon : « La déconnexion temporaire à Facebook : entre le FOMO et l’intériorisation douce du contrôle social », publié en 2016 dans le n°118 de la revue Terminal. Un jour nous vivrons dans des villes intelligentes – Mondes Sociaux. Vous connaissez tous les smartphones, ces téléphones intelligents, ultra connectés qui, en plus de téléphoner, proposent un tas de services pour améliorer notre quotidien.

Et si demain nous vivions dans des villes intelligentes ? Les smart cities sont des espaces urbains qui utilisent les données issues de capteurs ainsi que les nouvelles technologies, pour mieux consommer leurs ressources, faire des économies d’énergie, répondre plus efficacement à nos besoins, renforcer la sécurité et mieux gérer leur territoire à court terme. Cette question intéresse bien évidemment les chercheurs, mais jusqu’à présent, les études avaient surtout été menées par les sciences dites « dures ».

Désormais les Sciences humaines s’emparent à leur tour de cet objet multiforme, multidimensionnel… et multidisciplinaire. Texte/voix : Manon BrilMusique : OTAM CC Flickr Smart Cities Crédits image à la Une : CC Wikimedia Commons SA Internationales Stadtbauatelier. Restoring the Historical Sound of Paris – Mondes Sociaux. CC Pixabay Alexas_Fotos A silent city? Such a thing does not exist! In cities, people grate and scratch, meld together or tear materials, and shout at each other; the cries of animals mingle with the sounds of the environment. Yet most 3D reconstructions of the historical past are often silent—just the opposite of the Bretez Project, which has been created around sound.

This virtual model reproduces Paris in the second half of the eighteenth century – a Paris that has completely disappeared today. Pardoen M., 2015, « Les oreilles à l’affût – Restitution d’un paysage sonore : œuvre de l’imaginaire ou recherche d’authenticité ? In this spirit, the main destination of this sound model are museums, which does not prevent the research from being rigorously scientific.

Since it is not yet possible to reconstruct all of Paris due to its size, the choice was made to focus on a twenty-five hectare area around the present Place du Châtelet: Why choose this area? CC Pixabay Hebifot CC Pixabay Alemon. La surveillance de la société, une question pas vraiment nouvelle… – Mondes Sociaux. CC Wikipedia Commons EFF-Graphics La question de la surveillance de la société impliquant le contrôle des individus à partir d’acteurs publics et privés et associant les techniques et les ressources de l’informatique est plus que jamais d’actualité.

Le profilage des individus, développé notamment à l’occasion de crises économiques et sociales ou de mutations politiques majeures, fait pénétrer dans la société des moyens de surveillance et des techniques de contrôle utilisant des informations extraites des individus eux-mêmes, mais prélevées à leur insu. De sorte qu’ils perdent tout ou partie de la maîtrise des informations les concernant. Mais la surveillance destinée à anticiper les comportements des individus ne date ni d’aujourd’hui, ni même d’hier. En France, l’instauration d’un livret permettant de suivre les ouvriers à la trace date du 17 août 1781 et donc de l’Ancien Régime. Contrôle du livret ouvrier, 1851, Delord CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Des jeux vidéo dans nos musées – Mondes Sociaux. Les technologies numériques sont partout autour de nous et changent nos pratiques. Les supports que nous utilisons aussi bien dans la vie pratique que dans nos loisirs évoluent très vite : alors que l’écran tactile est monnaie courante, le recours aux capteurs dans le jeu vidéo tend à éliminer totalement toute interface matérielle.

Les institutions telles que les musées tentent de s’approprier ces nouveaux supports pour diversifier leurs contenus. Ces dispositifs modifient forcément l’expérience muséale du visiteur et les chercheurs s’intéressent à ces questions. Comment réagissons-nous devant un dispositif inconnu ? Quelles sont nos attentes dans une exposition traitant du jeu vidéo ? La chercheure a observé les réactions des visiteurs face à une installation vidéo-ludique dans le cadre de l’exposition Jeu vidéo : l’expo, présentée en 2013-2014 à la Cité des Sciences et de l’Industrie (Paris). Avides de Recherche est une émission du magazine Mondes Sociaux. Le numérique diversifie-t-il vraiment les goûts musicaux ? – Mondes Sociaux. Demandez à quelqu’un, et plus particulièrement à un jeune, ce qu’il écoute comme musique.

Souvent, sa réponse spontanée sera : « de tout ». C’est en tout cas cette réponse que j’ai obtenue de manière dominante au cours des entretiens réalisés dans le cadre de ma thèse sur les pratiques d’écoute musicale des adolescents à l’heure du numérique. Mais en affinant les questions sur les genres écoutés, les artistes préférés et les moments particuliers d’écoute, les musicophiles – c’est-à-dire ceux qui ont un lien faible ou fort avec l’écoute musicale – délaissent pourtant systématiquement des genres musicaux et/ou des artistes. En fait, nul n’écoute « de tout », même quand il affirme le contraire. Derrière ce « de tout » se cache une croyance en l’éclectisation des goûts musicaux, notamment chez les jeunes, que l’on met souvent en perspective avec la digitalisation de l’écoute musicale. CC Pixabay OpenClipart-Vectors CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Pixabay ComFreak.

Politique et Internet : une citoyenneté renouvelée ? – Mondes Sociaux. CC Youtube Guillaume CABIOC’H La contribution du numérique au fonctionnement des régimes démocratiques est régulièrement mise en question, qu’il s’agisse de faire sa critique ou de faire perdurer son existence, en améliorant l’expression et la participation citoyennes. On assiste à un foisonnement d’initiatives démocratiques portées tantôt par des institutions, tantôt par des citoyens, de manière individuelle ou collective. Par exemple, si le « projet de loi El Khomri » (appelé aussi « Projet de loi Travail ») a suscité au printemps 2016 des mécontentements manifestés notamment par voie et/ou voix numérique, celui d’Axelle Lemaire, Secrétaire d’Etat chargée du Numérique, relatif à la « République numérique » a bénéficié de contributions postées par les internautes sur une plateforme dédiée à la consultation, puisque cinq nouveaux articles ont été rajoutés.

CC Youtube Démocratie Ouverte CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Wojcik S., 2011, « Prendre la démocratie électronique au sérieux. Peut-on être absent à sa propre présence numérique ? – Mondes Sociaux. CC PixabayPublicDomainPictures Etre ou ne pas être présent sur les réseaux sociaux ? Telle est la question… Il existe en fait plusieurs façons d’y répondre, et nos pratiques en attestent. Certains éteignent rageusement leur téléphone pour affirmer leur indépendance, quand d’autres, technophiles, utilisent des robots pour envoyer automatiquement des tweets alors qu’ils sont en vacances.

De même, des hôtels proposent des séjours sans smartphone où le premier geste, ô combien symbolique, consiste à déposer l’objet du litige dans un coffre-fort. Si les réseaux sociaux sont bien présents dans nos existences, on peut se demander si nous ne sommes pas parfois absents de nos vies numériques, malgré les traces que nous laissons. Sur cet apparent paradoxe, deux chercheurs, Louise Merzeau et Albert Piette, ont proposé des pistes de réflexion différentes et à certains égards complémentaires. Suivons-les ! CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Pixabay Geralt CC Pixabay Ijmaki.

L’histoire à la sauce numérique – Mondes Sociaux. CC Mondes Sociaux Un lieu commun s’est désormais imposé depuis quelques années : dans notre « monde de données », les sciences humaines et sociales sont en pleine mutation. Avec la numérisation de leurs sources primaires, les historien.ne.s n’échappent pas à ces changements, notamment les historien.ne.s du contemporain dont les sources à venir seront « nées » numériques. À cette « mise en données » des sources historiennes s’ajoute leur mise en réseau, c’est-à-dire leur mise à disposition en ligne et la possibilité offerte aux chercheur.se.s de les utiliser dans leurs travaux sans nécessairement se rendre dans un centre d’archives.

Mise en données et mise en réseaux nous forceront — voire nous ont déjà poussé — à adopter de nouveaux outils, de nouvelles méthodes, à penser une nouvelle épistémologie. Ce livre collectif réunit des retours d’expériences et des réflexions, positives et négatives, afin de susciter une réflexion sur le métier d’historien.ne à l’ère numérique. CC Pokepedia. La vie et les réseaux. Le panel de Caen – Mondes Sociaux. Restituer le passé sonore de Paris. Google : la possibilité d’un biais – Mondes Sociaux. Jean Baudrillard. Quand l’événementiel l’emporte. Industries créatives et territoires périphériques – Mondes Sociaux. Questions de recherche autour des serious games – Mondes Sociaux. Dossier : Les usages sociaux du numérique – Mondes Sociaux. Quand la science fait le « buzz » #EP2014 ou les élections européennes depuis Twitter.

Le dilemme du touriste équipé – Mondes Sociaux. Ladépêche.fr, un succès en trompe l’œil – Mondes Sociaux. Jeunesse : des livres numériques par milliers – Mondes Sociaux. Le capitalisme cognitif à l’ère du numérique – Mondes Sociaux.