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Mondialisation

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Globalisation, Internationalisation, Marché, Migration, Monde

Les pauvres, acteurs discrets de la mondialisation. La mondialisation ne se résume pas au succès de multinationales et à la richesse d’une minorité de nantis. D’autres acteurs sont présents, mais ils restent discrets, souvent invisibles, dans des espaces souvent méconnus ou inattendus. Si la mondialisation crée des inégalités, la place qu’elle accorde aux pauvres est souvent expliquée de manière simpliste. Analysée par les uns comme un processus soit inéluctable, soit organisé par la main invisible du marché mondialisé, elle permettrait aux pauvres de se transformer peu à peu en une classe moyenne globale.

Pour d’autres, les pauvres seraient avant tout les laissés pour compte de la mondialisation. Si l’on analyse de plus près ces populations définies comme « pauvres », on constate qu’elles sont bel et bien victimes de la mondialisation, en subissant celle-ci. Mais notre approche veille à compléter ce premier constat en essayant de comprendre comment les pauvres, eux aussi, participent, portent et réclament cette mondialisation. More Posts. Carrières internationales : tout se joue en France. Le 19 septembre 2017, dans un discours devant les Français de New-York, le président de la République Emmanuel Macron exhortait les expatriés à rentrer en France, nouvelle « terre de conquête ».

Le 26 septembre, dans un discours consacré cette fois à l’Europe, il annonçait vouloir élargir le programme Erasmus à quelques 200 000 étudiants français, contre 75 000 actuellement. Deux messages différents à une semaine d’intervalle : « revenez en France ! » et « partez à l’étranger ! ». Voilà qui illustre de façon frappante les injonctions contradictoires en matière de mobilité internationale. Derrière cet apparent paradoxe, il y a le principal usage que font les travailleurs qualifiés français de la mondialisation : un mode de certification, une forme d’école.

De quoi est-ce révélateur ? Colombi D., 2016, Les usages de la mondialisation. CC Pixabay OpenClipart-Vectors La perception du phénomène est souvent exagérée. De plus, le débat public ne s’intéresse souvent qu’aux départs. Bono P. Globalization by Rickshaw – Mondes Sociaux. CC Pixabay Gounder Have you ever heard of the auto rickshaw?

Probably not. But you might know it by its other name: the tuk-tuk, the motorized version in Southeast Asia. An iconic object of globalization, studying the auto rickshaw reveals much about the issues involved in globalization. At the turn of the century, the arrival of India’s reinvention of the Italian Piaggio three-wheeler in Egypt certainly went unnoticed on the map of international commerce. Yet by observing the circulation of this object, we can understand how one locality, a simple dot on the world map, connects to other, different points. By following the path of Nayan, an Indian trader, between India and Egypt, we will see how transnational sales careers are being built today among Egyptians and Indians.

CC Pixabay OpenClipartVectors Born in 1950, Nayan graduated with a business degree from the University of Bombay, and then worked in his uncle’s textile business. This struggle was fundamental in Nayan’s career. La mondialisation en triporteur – Mondes Sociaux. CC Wikimedia Commons Bernard Gagnon – Le rickshaw à moteur, vous connaissez ? Non, vraisemblablement pas. Mais vous le connaissez peut-être sous un autre nom : le pousse-pousse, ou pour mieux dire, l’auto-pousse – sa version motorisée dans l’Asie du Sud-Est. Objet iconique de la mondialisation, il est possible d’en comprendre les enjeux à partir de l’étude de l’un d’entre eux, le fameux rickshaw à moteur. Au tournant du XXIe siècle, l’arrivée de la réinvention indienne du triporteur italien de Piaggio en Égypte est évidemment passée inaperçue sur la carte des flux internationaux de marchandises.

En suivant la trajectoire de Nayan, courtier indien entre l’Inde et l’Egypte, nous verrons comment se construisent aujourd’hui des carrières commerciales transnationales entre Egyptiens et Indiens. CC Pixabay OpenClipartVectors Né en 1950, Nayan est diplômé de la Faculté de commerce de l’Université de Bombay. L’épreuve est fondatrice de la carrière de Nayan. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Quand passent les étrangers… – Mondes Sociaux. CC Wikimedia Les migrations internationales sont désormais présentées comme un « sujet majeur de préoccupation » des Etats, des regroupements d’Etats – l’Union européenne, par exemple –, des forces politiques de chaque pays, voire de ce qu’il est convenu d’appeler les « opinions publiques nationales ».

Face à la cacophonie, au choc, quand ce n’est pas au scandale des discours, il est nécessaire, du moins quand on veut comprendre ces phénomènes migratoires, de se reporter aux travaux de recherche de ceux qui les étudient depuis longtemps. Incontestablement, le sociologue Alain Tarrius fait partie de ces spécialistes qui ont longuement centré leurs investigations sinon sur les migrations internationales (quoique…), du moins sur certaines d’entre elles.

CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Enfin, il propose deux autres notions-clés pour aborder les migrations « sur le terrain ». CC Wikimedia Commons, détail Parc Ornithologique du Teich CC Flickr Claire André. Globalisation et illégalismes. CC Wikimedia Commons, Protest against the G8-meeting in Heiligendamm, 2007. La globalisation semble avoir multiplié à des niveaux exponentiels les pratiques de contournement de la loi, tout en diversifiant les visages de ceux qui y sont impliqués : migrants de la « mondialisation par le bas » et grands acteurs économiques – entreprises du bâtiment ou exploitations agricoles qui emploient des travailleurs sans-papiers (et sans droits) dans les centres du capitalisme mondial, grands exportateurs et/ou importateurs de produits manufacturés et petits commerçants de marchés populaires dits « marchés des pauvres » ; sans parler des États qui tantôt facilitent, tantôt limitent le mouvement illégal d’êtres humains et de marchandises selon des principes à géométrie variable.

Comment mettre en perspective des spécificités locales et des enjeux plus larges ? Comment surmonter l’obstacle que représente la difficile quantification de ces pratiques ? CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Où vit la science ? Si l’on n’est pas toujours en mesure de savoir où va la science, on peut se demander où elle se fabrique, où elle s’épanouit, où elle vit. Géoscience, programme de l’Agence Nationale de la Recherche a réuni pendant trois ans (2010-2013) géographes, historiens ainsi que sociologues français et canadiens.

Leur mission ? Etudier les logiques spatiales de l’activité scientifique contemporaine aux échelles locale, régionale, nationale et internationale. Pour y parvenir, les chercheurs ont élaboré une analyse historique de la construction des institutions scientifiques et de leur déploiement dans l’espace durant les deux derniers siècles. Le procédé est obligatoire, les processus actuels de mondialisation de la science s’appuyant sur des espaces nationaux façonnés par des décennies de politiques publiques et de logiques sociales. Leurs interrogations sont multiples : comment l’activité scientifique est-elle spatialement distribuée ? CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Où va l’industrie aéronautique mondiale ? – Mondes Sociaux.

Dans une livraison récente de la revue Entreprises et Histoire, des chercheurs en gestion et en économie, des historiens et des acteurs de l’industrie se sont rassemblés pour contribuer à éclairer les mutations à l’oeuvre dans l’industrie aéronautique mondiale et dégager de nouvelles pistes de recherche. Depuis 1945, l’industrie aéronautique a connu des transformations majeures en matière économique, technologique et managériale.

Si son ancrage étatique renvoie au concept « d’industrie de souveraineté », elle s’est progressivement internationalisée pour reposer sur des marchés et des processus aujourd’hui mondialisés. En effet, les programmes civils et militaires imposent des investissements toujours plus massifs qui nécessitent une coopération à tous les niveaux. CC Flickr Thetaxhaven Colette Depeyre démontre que la dualité des domaines d’intervention de Boeing entraîne l’émergence de compétences transversales, notamment en matière d’intégration de grands systèmes. CC Wikimedia Commons. L’économie par les territoires – Mondes Sociaux. CC Pixabay ArtsyBee Vers une nouvelle géographie économique est un ouvrage collectif franco-canadien, à la fois bilan, feuille de route de la discipline et hommage à Claude Manzagol décédé en 2008, référence de la géographie économique et urbaine francophone.

Parmi les auteurs qui ont tous eu l’occasion de travailler avec Claude Manzagol, les chercheurs toulousains sont particulièrement présents au fil des chapitres : soit en raison de leur engagement ancien sur les terrains de l’économie productive – et l’on pense notamment aux travaux de Guy Jalabert sur le pôle aéronautique toulousain -, soit à travers les recherches interdisciplinaires menées actuellement au sein du Labex Structuration des Mondes Sociaux (SMS). Guillaume R., Klein J. -L., dirs., 2014, Vers une nouvelle géographie économique, Québec : Presses de l’Université du Québec, Coll.

CC Flickr Missy Schmidt CC Datar.gouv.fr Le texte inédit de Claude Manzagol propose une analyse des liens entre le territoire et l’innovation. World Trade par le bas – Mondes Sociaux. CC Pixabay Geralt Et si les transformations sociales et économiques du monde pouvaient être éclairées par les couleurs d’un marché montagnard d’Afrique de l’Est, dans le cambouis d’un bord de route au Bengladesh ou depuis une ruelle d’un souk tunisois ? Tel est l’objectif du projet de recherche international Other Markets qui s’intéresse aux marchés informels en tant que lieux décisifs, mais négligés, de l’analyse des transformations urbaines et des négociations entre exigences politiques, acteurs sociaux et contraintes environnementales.

Un objectif qui s’est traduit, entre autres, par la publication d’un Atlas. À l’heure où le centre de gravité du dynamisme économique mondial glisse vers les « suds », les périphéries supposées se placent au centre du dispositif, contestant les anciennes hégémonies et parfois le système sur lequel repose l’ordre mondial établi. Mörtenbröck P., coord., 2014, Informal Market World’s Atlas, Rotterdam : Nai010 Publisher. CC Flickr Egui_ CC Wikimedia Commons.