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Résister à l’urbanisation des terres agricoles. La face cachée des « serious games » En 2010 l’Observatoire des Territoires Numériques (OTeN) estime que le jeu sérieux représente un marché ayant généré près de 40 millions d’euros, pour moitié issue de subventions publiques. Les jeux sérieux apparaissent donc comme des outils séduisants sur le plan économique, mais également pour les acteurs politiques recherchant une pédagogie futuriste, numérisée et innovante.

En 2010 l’Observatoire des Territoires Numériques (OTeN) estime que le jeu sérieux représente un marché ayant généré près de 40 millions d’euros, pour moitié issue de subventions publiques. Les jeux sérieux apparaissent donc comme des outils séduisants sur le plan économique, mais également pour les acteurs politiques recherchant une pédagogie futuriste, numérisée et innovante. La réalité est plus nuancée. Akrich M., 2010. Les « serious games » et leurs acteurs Le « serious game » remobilise un vieux fantasme : celui du film Matrix et de sa technologie magique pour apprendre instantanément tout et sans effort.

L’histoire par le bas. Questionner la proximité. La proximité est désormais reconnue à l’échelle internationale par les chercheurs, les décideurs politiques et les professionnels comme un outil pertinent d’analyse de la dimension territoriale des phénomènes économiques et sociaux. Mais sait-on que cette notion est développée et popularisée par des chercheurs réunis depuis 25 ans dans le groupe « Dynamiques de proximité » ? Dès le départ, ce groupe se donne comme perspective centrale d’établir des ponts solides entre l’économie industrielle (recherches sur l’innovation, la production…) et l’économie spatiale et régionale, en considérant qu’un croisement d’approches qui s’ignoraient encore serait fertile. Il s’agit pour ce collectif de chercheurs en sciences sociales d’intégrer le rôle de l’espace dans l’analyse, en le considérant non pas comme obstacle, mais comme une ressource.

De façon plus explicite, il veut se saisir des enjeux sociétaux et empiriques du moment, sur la toile de fond de la fin annoncée des « Trente Glorieuses ». Étrangers dans la Résistance. Des étrangers risquant leur vie pour la liberté… et pour la France ? Ah vous avez oublié ! Alors lisez attentivement ce qui suit et laissez-vous emporter chez les « métèques » et autres « terroristes » par le film-recherche de Rolande Trempé Mémoires de résistance : FTP-MOI. Dans ce « documentaire historiographique » réalisé en 1992 en collaboration avec Raphaël Réquéna, Rolande Trempé donne la parole aux étrangers émigrés en France et qui ont pour caractéristique commune de s’être battus au sein de la Résistance durant la Deuxième Guerre Mondiale. En historienne pionnière de l’utilisation du documentaire comme moyen de fixer la parole et de mettre en lumière le témoignage dans une visée historique, elle prend pour exemple la branche lyonnaise et grenobloise des Francs-Tireurs Partisans-Main-d’Oeuvre Immigrée (FTP-MOI), le groupe Carmagnole-Liberté.

Rolande Trempé (avec Raphaël Réquéna), 1992, Mémoires de résistance : FTP-MOI, Toulouse, Centre Audiovisuel de l’UTM/INA. Fiche technique. Quand la série Black Mirror raconte l’homme « augmenté » par le numérique… La surveillance de la société, une question pas vraiment nouvelle… CC Wikipedia Commons EFF-Graphics La question de la surveillance de la société impliquant le contrôle des individus à partir d’acteurs publics et privés et associant les techniques et les ressources de l’informatique est plus que jamais d’actualité.

Le profilage des individus, développé notamment à l’occasion de crises économiques et sociales ou de mutations politiques majeures, fait pénétrer dans la société des moyens de surveillance et des techniques de contrôle utilisant des informations extraites des individus eux-mêmes, mais prélevées à leur insu. De sorte qu’ils perdent tout ou partie de la maîtrise des informations les concernant. Mais la surveillance destinée à anticiper les comportements des individus ne date ni d’aujourd’hui, ni même d’hier. En France, l’instauration d’un livret permettant de suivre les ouvriers à la trace date du 17 août 1781 et donc de l’Ancien Régime. Contrôle du livret ouvrier, 1851, Delord CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux.

La figure du hacker : activisme et goût du défi ? Tantôt représenté comme un individu cagoulé tapotant frénétiquement sur son clavier ou assimilé aux services secrets d’un État, la figure du hacker fascine et alimente de nombreuses spéculations. Depuis les révélations de Wikileaks (2010) ou d’Edward Snowden sur la surveillance menée par la National Security Agency (2013), les sujets traitant des hackers se sont considérablement multipliés dans les médias. Se focalisant sur les actions illégales et les problèmes générés par l’anonymat sur Internet, les sujets passent souvent à côté de l’hétérogénéité du « pirate informatique ». Or, derrière cette figure se cache un monde plus riche et complexe que le tableau généralement dressé dans les films. S’agit-il de gentils bidouilleurs au service de l’intérêt collectif ? CC Wikimedia Commons Gustavb Pour l’internaute ordinaire, la menace semble grande de devenir une victime du piratage.

CC Pixabay Clker-Free-Vector-Images CC Pixabay Th0m4z. Où la révolution numérique mène t-elle ? CC Pixabay OpenClipart-Vectors La révolution numérique s’est imposée à la fin des années 2000 quand des milliards de personnes ont pu se connecter à Internet. Cette révolution technique n’obéit à aucune volonté politique de transformation sociale et personne ne connaît la direction qu’elle nous fait prendre. Même si elle est jugée en général positivement grâce au surcroît de liberté qu’elle apporte, des évaluations plus critiques mettent en cause les nouvelles formes de contrôle et de domination qui l’accompagnent. « Quand on ne sait pas où l’on va, dit le proverbe, il vaut mieux savoir d’où l’on vient ». Et nous venons de cinquante ans d’informatisation au cours desquels sont apparues quatre grandes problématiques sociétales, au fur et à mesure de la progression des applications : Revisiter et expliciter ces problématiques est indispensable si on veut comprendre la dynamique de l’incertaine révolution numérique en cours.

Black E., 2001, IBM et l’holocauste, Paris : Robert Laffont. Et la lumière fut… mais à quel prix ! Les temporalités entrecroisées des réseaux sociaux. Les stratégies des lycéens face aux fiches de renseignements scolaires. En France, à la rentrée scolaire, les enseignants demandent souvent à leurs élèves de compléter des fiches de renseignements. Comment les élèves vivent-ils ce moment bien particulier ? Ecrivent-ils, dans ces fiches, « toute la vérité, rien que la vérité » ?

En 1994, Pierre Merle publie une recherche sur les fiches de renseignements que les enseignants demandent parfois aux élèves de compléter en début d’année. L’auteur montre que les informations obtenues peuvent inciter les enseignants à se décharger de la responsabilité de la réussite de leurs élèves ; en effet, des caractéristiques des élèves telles un redoublement, la profession de leurs parents, le niveau que les élèves disent avoir dans la matière, peuvent être perçues comme des facteurs pesant largement sur leur réussite, quelles que soient les pratiques des enseignants.

Une majorité de lycéens est gênée de remplir ces fiches CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Toute la vérité, rien que la vérité ? CC Pxhere CC Pixabay Geralt. Choisir sa religion en Suisse au XVIe siècle. Destructions d’image saintes, refus de célébrer la messe, invectives contre les clercs ou interruptions de prêches : dès 1520, les cantons suisses sont confrontés aux tensions suscitées par la diffusion des idées de la Réforme, dont les promoteurs veulent replacer la Bible et le Christ au cœur de la vie spirituelle.

Les cantons relèvent ce défi de deux manières : – par le vote, où la sagesse de la majorité montre la voie du juste choix confessionnel ; – par la dispute de religion, qui prend la forme d’un débat d’arguments et d’où la Vérité émerge de l’assemblée inspirée par Dieu. Le recours à ces dispositifs s’avère directement influencé par la nature républicaine des États helvétiques, au sein desquels la décision procède des conseils élus et des assemblées d’hommes libres. Flückiger F., 2018, Dire le vrai. Une histoire de la dispute religieuse au début du XVIe siècle, Neuchâtel : Alphil.Aberle M., Christin O.

L’idéal de la décision collective CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Le terroir est-il soluble dans le vin bio ? Issu de cépages et de pratiques viticoles et œnologiques d’une diversité étonnante, le vin est devenu un produit de consommation de première importance au niveau mondial. Le film Gaillac : Faire du bio, faire du terroir ? Qui donne largement la parole aux viticulteurs, apporte un éclairage particulier sur un terroir viticole du Sud-ouest de la France qui, comme d’autres, s’est « mis au bio », du moins pour partie. Situé à 50 km au Nord-est de Toulouse, Gaillac (Tarn) s’inscrit parmi les vignobles du Sud-ouest français. Il illustre les orientations prises par nombre de ces vignobles à partir des années 1970 : le renforcement de la discipline collective (interprofessions), la préservation de spécificités dans la conduite de la vigne et la vinification, l’amélioration des chais et le retour à de plus fortes proportions de cépages locaux, quelquefois oubliés.

Ces pratiques ont assuré le développement d’une viticulture dite « de qualité ». Date de réalisation : Février 2014 Durée : 55’ Quand le musée devient une marque commerciale. Le musée et la marque répondent à deux anciennes préoccupations des sociétés relevant de deux mondes différents et de deux philosophies difficilement compatibles, la culture pour l’un, le commerce pour l’autre. Le musée est structuré autour de ses collections et de ses missions premières : conserver et montrer. Des dispositifs juridiques de droit public organisent cette logique d’intérêt général, notamment autour de mesures interdisant la vente des objets composant les collections publiques (principe d’inaliénabilité).

Par ailleurs, en France, le musée est porteur d’une identité forte forgée par l’histoire, en particulier en raison de son origine révolutionnaire et de valeurs puissantes traduites en termes de service public, au premier rang desquelles on peut pointer l’universalisme qui se traduit entre autres par l’accès de tous aux objets conservés et montrés. À l’opposé, la marque est issue du champ de l’entreprise. Regourd M., dir., 2018, Marques muséales. CC Pxhere CC SVG Silh. Compter les fonctionnaires ou réduire les services publics ? « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts » : de sketchs en tweets, et blogs journalistiques, le succès de cette petite phrase attribuée à Clémenceau témoigne de la persistance d’une vision de la fonction publique réduite à un coût pour le contribuable.

De là, probablement, la surenchère de certaines promesses électorales, et le soutien que les politiques de réduction du nombre des fonctionnaires semblent obtenir dans « l’opinion publique ». Début mars 2018, comme plusieurs autres avant lui, un sondage réalisé pour Libération faisait ainsi apparaître que 45 % des personnes interrogées considéraient que « de manière générale il y a trop de fonctionnaires » en France, tandis que 54 % seraient favorables à la réforme de leur statut via « rémunération au mérite, recours aux contractuels et plan de départs volontaires ».

Haro sur le nombre des fonctionnaires ! CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Pixxabay OpenIcons. Les pauvres, acteurs discrets de la mondialisation. La mondialisation ne se résume pas au succès de multinationales et à la richesse d’une minorité de nantis. D’autres acteurs sont présents, mais ils restent discrets, souvent invisibles, dans des espaces souvent méconnus ou inattendus. Si la mondialisation crée des inégalités, la place qu’elle accorde aux pauvres est souvent expliquée de manière simpliste. Analysée par les uns comme un processus soit inéluctable, soit organisé par la main invisible du marché mondialisé, elle permettrait aux pauvres de se transformer peu à peu en une classe moyenne globale. Pour d’autres, les pauvres seraient avant tout les laissés pour compte de la mondialisation. Si l’on analyse de plus près ces populations définies comme « pauvres », on constate qu’elles sont bel et bien victimes de la mondialisation, en subissant celle-ci. Mais qui sont donc ces pauvres ?

Si la mondialisation parle de classes sociales, elle parle aussi des espaces. Choplin A., Pliez O., 2018, La mondialisation des pauvres. Mondes Sociaux. The Commons: A Debated Concept. Common goods (such as the air, water, rivers, seas, knowledge) are in fashion. And as such, they run through many discourses and practices, and are claimed by many so-called « alternative » movements, of which the Indignados are one of the most emblematic examples.

Therefore, we can consider that the notion of ‘the common’ broadens the theoretical foundations of the collaborative economy, while also giving us tools to deepen the socio-political approach of the movements that claim the commons. In fact, this notion covers a great variety of situations: experiments in the sharing and solidarity economy, urban struggles, and environmental movements (in particular on natural and energy resources), even debates about open source and free software.

It therefore figures prominently in the wide range of alternatives proposed by « activist collaborative » groups (on the cooperative model of sharing ownership, values, and decision-making). CC Pixabay gibbysocks Detour through History. Accompagner et renouveler l’historiographie du féminisme. Qu’est-ce que le féminisme au juste ? Quelle est l’histoire du mouvement féministe en France ?

Où, comment et dans quelles conditions son historiographie s’est-elle construite ? C’est à ces questions, mais aussi à bien d’autres, que le Dictionnaire des féministes. France, XVIII-XXI siècle, souhaite répondre. Ce dictionnaire à la fois biographique et thématique, par ailleurs très attendu, est le premier du genre en France. Il répond à un besoin de légitimation du féminisme et de son histoire.

Christine Bard et Sylvie Chaperon, les directrices de publication, le soulignent en avant-propos : l’ouvrage est issu des recherches en cours. Bard C., Chaperon S., dir., 2017, Dictionnaire des féministes. Cet article est mis en ligne conjointement par Mondes Sociaux et L’Histoire dans le cadre d’un partenariat de co-publication. Du collectif au biographique Masclet C., 2017, Sociologie des féministes des années 1970. Faire jouer les échelles géographiques et chronologiques CC Pixabay Free-Photos.

Ignace Meyerson (1888-1983), un psychologue à redécouvrir. Selon le psychologue américain Jerome Seymour Bruner, principal fondateur de la psychologie cognitive, Ignace Meyerson serait « le secret le mieux gardé de France ». C’est en tout cas en ces termes qu’il exprime son regret de ne pas avoir connu plus tôt les travaux du psychologue français. En effet, ce physiologiste s’est converti à la psychologie. Il ne s’est pas contenté d’œuvrer au développement scientifique et institutionnel de cette discipline en France : il a surtout jeté les bases de la psychologie historique.

Il a aussi établi des ponts avec d’autres disciplines et avec leurs membres, éminents ou peu connus. Il faut cependant attendre la fin des années 1990 pour que des hommages lui soit rendus. Le présent article choisit de mettre l’accent sur les éléments saillants de sa biographie et de sa trajectoire intellectuelle. Les années de formation d’Ignace Meyerson Ignace Meyerson est né en 1888 à Varsovie, dans une famille juive intellectuelle où le père est médecin. Filmer avec les femmes rurales au Brésil 

Faut-il lire les textes des expositions ? Cuisine et médecine dans l’Antiquité Makers : les nouvelles communautés du changement social. Explotación de hidrocarburos no convencionales e implicaciones territoriales en Argentina. Quand des femmes étaient internées dans des camps réservés… Filmer la lumière… Berlin, du film à la carte. Le développement personnel, nouvel opium du peuple ? Peut-on mettre le monde social en équations ? Histoire et conflits de mémoires en Espagne. Athéna, déesse grecque au service de la France. Crainte et vanité ? La soumission des universitaires à la gestion néolibérale.

Mondes Sociaux. Politique et Internet : une citoyenneté renouvelée ? Friches industrielles et fêtes techno clandestines. L'amour en ligne – Avides de Recherche #23. When Paris was the Whorehouse of Europe. Bernard Miège, un chercheur critique en information – communication. Qui détient les entreprises françaises ? Une histoire du Conseil national de la Résistance. Mondes Sociaux. Faire sa peine. L’histoire à la sauce numérique. Mark Granovetter : les institutions et l’activité économique. Quand la série Black Mirror raconte l’homme « augmenté » par le numérique… Animated GIF. Relire « Vers une civilisation du loisir ? »

Allemagne : au secours, la Heimat revient ! Aux sources du numérique, le modèle Turing. La course de taureau entre repli identitaire et culture populaire. Avides de Recherche #9 : Des voitures de métro réservées aux femmes, une réponse au harcèlement ? Quand Baudrillard nous aide à penser le monde contemporain. La franc-maçonnerie, un objet délaissé par les sciences humaines et sociales ? Can Innovation Save the Environment? Ecologie environnement. Le rôle de l’économie dans la protection de l’environnement. Aviation.

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