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France

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Histoire, Recherche, Chercheurs, Identité, Géographie, Hexagone

Le terroir est-il soluble dans le vin bio ? Issu de cépages et de pratiques viticoles et œnologiques d’une diversité étonnante, le vin est devenu un produit de consommation de première importance au niveau mondial. Le film Gaillac : Faire du bio, faire du terroir ? Qui donne largement la parole aux viticulteurs, apporte un éclairage particulier sur un terroir viticole du Sud-ouest de la France qui, comme d’autres, s’est « mis au bio », du moins pour partie.

Situé à 50 km au Nord-est de Toulouse, Gaillac (Tarn) s’inscrit parmi les vignobles du Sud-ouest français. Il illustre les orientations prises par nombre de ces vignobles à partir des années 1970 : le renforcement de la discipline collective (interprofessions), la préservation de spécificités dans la conduite de la vigne et la vinification, l’amélioration des chais et le retour à de plus fortes proportions de cépages locaux, quelquefois oubliés. Mais à Gaillac comme ailleurs, le modèle AOC est mis en question et de nouvelles voies sont explorées. Durée : 55’ Mai 1968 dans la BD. En 2018, la France célèbre les 50 ans de mai-juin 1968. Ce mouvement de contestation sociale, politique et culturelle a marqué fortement l’histoire contemporaine et l’imaginaire collectif, au point que certains n’hésitent pas à le qualifier de « mythe ».

En tout état de cause, il ne laisse personne indifférent. Il constitue un héritage que chacun, à des degrés divers, s’approprie ou rejette. Matthew Screech, maître de conférences à la Manchester Metropolitan University, a analysé l’évolution de cette mythologie nationale dans un média particulier, la bande dessinée. Le neuvième art se présente en effet comme un support idéal pour explorer toutes les potentialités narratives, mais aussi fantastiques, d’un événement historique qui a tant marqué les esprits.

Dans son article « The Myth of May 1968 in bandes dessinées », publié en 2017 dans la revue Belphégor, il retrace chronologiquement l’évolution des représentations de Mai 1968, des symboles et des modèles qui lui sont associés. L’arbitre de rugby dans la presse sportive. En France, comme dans plusieurs pays anglo-saxons, le rugby fait désormais partie des sports les plus médiatisés. Ses joueurs, ses entraîneurs, ses publics et quelquefois ses dirigeants sont régulièrement placés sous les feux des projecteurs des médias généralistes ou spécialisés. Mais un de ses acteurs majeurs, l’arbitre, ne bénéficie pas du même type de traitement médiatique, alors même que l’arbitrage fournit depuis toujours aux commentateurs sportifs (et aux supporters) des motifs pour discourir sans fin sur les jugements, décisions et évaluations de « l’homme en noir ».

Autrement dit, sur un ensemble de considérations qui renvoient au droit, à la justice, à la morale et aux valeurs. Excusez du peu ! Pour notre part, nous nous sommes intéressées au traitement réservé aux arbitres dans L’Équipe, seul quotidien sportif français, et Midi Olympique, principal hebdomadaire du rugby, au cours des quatre dernières coupes du monde (2003, 2007, 2011, 2015).

CC Pixabay Hirobi. Les grands ensembles ont leurs raisons. En France, entre 1950 et 1970, élus, architectes, entreprises et artisans œuvrent pour loger dans des villes des milliers de familles. Cette démarche, qui donne naissance à ce que l’on a très rapidement appelé les « grands ensembles », est un phénomène d’une ampleur sans précédent dans l’histoire des villes et de l’urbanisme en raison de la quantité de logements construits, du nombre de villes et de personnes concernées et, chose ignorée, de l’originalité de chacune des réalisations : « Nous avons emménagé le 21 mai 1967.

Mon mari était rentré du travail un soir en nous annonçant la bonne nouvelle : on nous avait trouvé un logement ! Un quatre pièces, avec beaucoup de lumière et tous les équipements modernes. Trois ans que nous attentions ! ». Courbebaisse A., 2018, Le sens caché des grands ensembles, Toulouse : PUM, coll. CC Gallica Villemot, Bernard De nombreuses villes sont d’ailleurs peu touchée par les destructions de guerre.

CC Pxhere CC Pixabay Zorro4. La sexualité à travers les paroles des garçons des années 1968. Le film présenté ici traite d’une histoire de la sexualité des garçons (et des filles) dans la France des années 1950 et 1960, mais une histoire étudiée uniquement à partir de la parole des garçons. En s’appuyant sur les archives du COPES (Centre d’observation public de l’éducation surveillée), le chercheur Régis Révenin met en évidence une grande liberté sexuelle dont bénéficiaient les garçons, bien avant 1968, liberté dont ne disposaient pas les filles. L’histoire est marquée par un grand fossé entre deux éducations, deux socialisations, celle des femmes et des hommes que soulignait déjà Simone de Beauvoir.

L’historien remet en cause la réelle importance de Mai 68 du point de vue de la libération sexuelle. Il s’appuie sur les archives du COPES pour montrer que cette liberté existait déjà pour les garçons, y compris en matière de pratiques homosexuelles. Révenin R., 2015, Une histoire des garçons et des filles. CC Wikimedia COmmons Wellcome Trust Le film Une histoire de garçons. Compter les fonctionnaires ou réduire les services publics ? « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts » : de sketchs en tweets, et blogs journalistiques, le succès de cette petite phrase attribuée à Clémenceau témoigne de la persistance d’une vision de la fonction publique réduite à un coût pour le contribuable.

De là, probablement, la surenchère de certaines promesses électorales, et le soutien que les politiques de réduction du nombre des fonctionnaires semblent obtenir dans « l’opinion publique ». Début mars 2018, comme plusieurs autres avant lui, un sondage réalisé pour Libération faisait ainsi apparaître que 45 % des personnes interrogées considéraient que « de manière générale il y a trop de fonctionnaires » en France, tandis que 54 % seraient favorables à la réforme de leur statut via « rémunération au mérite, recours aux contractuels et plan de départs volontaires ».

Haro sur le nombre des fonctionnaires ! CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Pixxabay OpenIcons. L’enseignement supérieur et la recherche face à l’évaluation et à la performance. L’évaluation fait partie des traditions, voire des routines universitaires, qu’il s’agisse de porter une appréciation sur la copie d’un étudiant, sur les travaux de chercheurs en vue de leur éventuelle publication, sur le recrutement d’un futur collègue, ou encore sur l’organisation et le fonctionnement de telle ou telle institution universitaire (institut, laboratoire, etc.).

Mais alors pourquoi inquiète-t-elle tant les chercheurs et les enseignants-chercheurs ? Tout simplement parce que celle qui s’installe depuis les années 1980 ne ressemble guère à celle qui faisait auparavant partie du paysage académique. Pour dire les choses autrement, dans le cadre d’un nouveau contexte national et international, on serait en présence d’un « nouvel esprit de l’évaluation (…) incarné et agissant dans et par des discours, des pratiques, des instruments, des acteurs, des institutions, des processus et des relations, qui suscite des critiques et qui a des conséquences ». CC Pixabay Perlinator. Mai-juin 1968 en France : mémoires plurielles, histoire méconnue ? Comme l’ont rappelé Pierre Nora et d’autres historiens, la mémoire et son processus de « mise en histoire » sont l’objet de luttes incessantes, de désirs de reconnaissance et de combats.

Toutefois, certains conflits demeurent difficiles à pacifier, surtout ceux qui ont entraîné dans l’opinion publique des oppositions très tranchées, à l’image de mai-juin 1968. 2018 marque la commémoration du cinquantenaire d’un événement pouvant être considéré comme le plus grand mouvement de masse de l’histoire de France, et plus largement d’une partie du monde. Nous proposons ici de revenir sur la manière dont s’est construite au plan national, la mémoire de cet événement. Nous souhaitons particulièrement insister sur le rôle joué par les salariés français au cours de cette période. Leur place a été progressivement oubliée au profit des étudiants. CC Flickr Yann Caradec À l’occasion du XXe anniversaire, les historiens font une entrée discrète dans le débat.

CC Mondes Sociaux Quelques références récentes. Mai-juin 1968 en France : mémoires plurielles, histoire méconnue ? Rendez-vous au monument aux morts. La Première Guerre mondiale marque l’entrée du XXe siècle dans la mort de masse. Afin de garantir la permanence du souvenir de tous les soldats « morts pour la patrie », on a érigé dès le début des années 1920 des monuments aux morts dans toutes les communes françaises. Ils sont si nombreux, parfois communs et souvent d’une symbolique d’un autre temps, que l’on finit par ne plus les voir… Et pourtant les monuments aux morts de la Guerre de 1914-1918 sont forts de sens, aussi bien complexes, paradoxaux, qu’inattendus.

En mettant en parallèle le rituel qui les fait revivre chaque 11 novembre, date anniversaire de l’Armistice de la Grande Guerre, leur étude offre un témoignage et une compréhension des mentalités de l’après-guerre autant qu’un éclairage sur la façon dont notre société a géré, gère et sans doute gérera le souvenir des différents conflits. Le film Magistrats et migrants. Cliquez pour lancer le film Producteur : CNRS Image, 2014 Durée : 47 minutes. Mémoires et actualités de la contraception et de l’avortement en France. Pendant plus d’un siècle, la législation française a réprimé sévèrement la contraception et l’avortement. Cette interdiction, assortie de sanctions, a entraîné de vastes mobilisations avant et après la légalisation relativement récente de la contraception et de l’avortement par les lois Neuwirth (1967), Veil (1974 et 1979) et enfin Roudy (1982).

La contraception et l’avortement sont restés au cœur de l’actualité, en raison de leurs remises en cause régulières, tantôt frontales, tantôt plus feutrées. Revenir sur leur histoire permet de mieux éclairer le présent, comme le souligne l’historienne Bibia Pavard : « Faire l’histoire de la contraception et de l’avortement (…) en France, c’est faire l’histoire de l’un des changements majeurs de la seconde moitié du XXe siècle dans ce pays : celle de l’instauration d’une liberté de procréer ». Pavard B., 2012, Si je veux, quand je veux : contraception et avortement dans la société française, 1956-1979, Rennes :, PUR. Retrouver la Résistance ? Fin 1945, Charles Perret, maire d’Étobon, petit village protestant niché au pied des Vosges, publie un récit de quelques pages des derniers temps de l’Occupation : Les crimes du fascisme nazi.

Étobon, village de terroristes. Il raconte le massacre le 27 septembre 1944 de 39 habitants parmi 67 hommes âgés de 16 à 60 ans rassemblés au centre du village. Parmi ceux-ci figure Charles Nardin, alors maire du village, dont le successeur précise qu’il « avait connu et favorisé l’existence et les actions du groupe local de Résistance. Il n’a dénoncé personne. » Autre lieu, même scénario. Au début des années 1950, Paul Laval, instituteur de Sousceyrac (Lot), parcourt les bourgs du Ségala pour recueillir des renseignements sur l’implantation des maquis.

Même vocabulaire dépréciatif (« terroristes »), mêmes méthodes : 48 hommes âgés de moins de 60 ans sont pour la plupart envoyés à Montauban puis déportés en juin 1944 dans les camps nazis. Perret C., 1945, Les crimes du fascisme nazi. Trois mois ? Retour sur l’histoire des Grands fermiers – Mondes Sociaux. Il est difficile aujourd’hui de proposer à un large public un essai universitaire centré sur l’histoire rurale. Les modes et les préoccupations des professionnels de l’histoire se sont éloignées des sillons tracés par Lucien Febvre et Marc Bloch dans les années 1930 et des grandes enquêtes menées par Joseph Goy et Emmanuel Le Roy Ladurie sur les dîmes et la rente foncière. Par ailleurs la coupure avec les réalités de l’ancien monde rural – celui qui a précédé la révolution agricole et le laminage des paysans, entre 1950 et 1980 –, est béante à tel point que tout est à expliquer avant de se lancer, avec pertinence, dans des chantiers nouveaux.

C’est donc l’un des enjeux de ce livre que de relancer l’attention sur les sociétés rurales et sur l’empreinte de l’agriculture dans nos territoires. Au cœur de l’objectif, un groupe social scruté sur la longue durée : les grands fermiers de l’Ile-de-France, installés dès la fin du Moyen Age, et toujours représentés en 2017. Moriceau J. Le fleuve Adour raconte son histoire… – Mondes Sociaux. La carte de la France l’atteste, l’Adour traverse quatre départements du Sud-Ouest. Mais qui connaît l’histoire de ce fleuve domestiqué très tôt, notamment pour le transport de marchandises (surtout les vins gascons), puis oublié et que l’on s’efforce depuis peu de reconquérir dans une problématique qui s’inscrit dans un triptyque eau, territoire et société.

Dans le film Et au milieu coule l’Adour, j’ai voulu raconter l’histoire de l’Adour et faire de lui un personnage à part entière, c’est-à-dire le faire parler et faire parler sur lui ceux qui vivent dans sa proximité. Ma première préoccupation a été de donner la parole aux acteurs pour bien montrer la complexité des représentations. J’ai constaté, que nous n’avions plus un regard pour les cours d’eau que nous traversions, que nous nous étions éloignés de la rivière.

Le prologue présente l’Adour, son bassin, le pays du Val d’Adour. CC Wikimedia Commons Pierre Selim Le fleuve oublié : le fleuve coule étranger à la vie. Type de média Auteur. Le Président de la République au risque des caricatures – Mondes Sociaux. Les élections présidentielles et leurs candidats sont depuis plusieurs décennies fortement médiatisés. Et bien évidemment – démocratie oblige – la satire est aussi au rendez-vous. En fait, ce phénomène ne date ni d’aujourd’hui, ni même d’hier. Dès la toute première élection présidentielle en 1848, la presse satirique et la caricature s’emparent de ces sujets, composant des doubles caricaturaux des divers candidats parfois redoutés par ces derniers. Les historiens Guillaume Doizy et Pascal Dupuy se sont penchés sur le sujet de la caricature présidentielle en analysant les caricatures de Nicolas Sarkozy et de François Hollande avec l’éclairage de l’histoire de cette pratique depuis 1848. Leur article « De 1848 à nos jours : le Président de la République face à son double caricatural » décortique les mécanismes de construction de la caricature d’un homme politique.

Texte/voix/montage : Manon BrilImage : Jean JimenezMusique : OTAM CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Le jazz habite aussi à Marciac… – Mondes Sociaux. CC Wikimedia Commons Morburre Qui connaissait Marciac, modeste commune rurale du département du Gers, avant que le jazz ne s’y installe le temps de quelques festivals estivaux ? Il faut dire que le territoire, ses habitants, ses associations et ses édiles ont fait ce qu’il fallait pour qu’il y reste, y prospère et attire chaque année davantage de musiciens et de spectateurs des cinq continents.

A partir de ce modèle combinant culture, tourisme, consommation de produits locaux de qualité (foies gras, confits, vins locaux, Armagnac…), mais aussi fête et convivialité, d’autres territoires se sont dotés de dispositifs pour faire de la culture un axe fort de stratégie de développement dans la durée. L’étude menée dans le cadre de l’Unité Mixte de Recherche toulousaine Dynamiques Rurales sur le festival de jazz de Marciac en est un exemple et a donné lieu à la réalisation d’un film-recherche : Le village qui fait jazzer. Le jazz est une forme de conversation. CC Freesound Benboncan Type de média. Restoring the Historical Sound of Paris – Mondes Sociaux. Charles Martel, une récupération identitaire – Mondes Sociaux. Restituer le passé sonore de Paris – Mondes Sociaux. Les coopératives agricoles dans les filières et les territoires – Mondes Sociaux.

L’expatriation « à la française » au prisme des médias – Mondes Sociaux. Etrangers dans la Résistance. Les usines à gaz de l’évaluation. Épisode 2 – Mondes Sociaux. Les modes d’évaluation de l’enseignement et de la recherche. Épisode 1 – Mondes Sociaux. Quand la publicité enlève le bas… – Mondes Sociaux. Les recompositions de l’exploitation agricole familiale – Mondes Sociaux. Quand un économiste français fascinait les gestionnaires allemands (1868-1914) – Mondes Sociaux. Géographie de la France en mutations – Mondes Sociaux. Sexe, drogues et transmigrations – Mondes Sociaux. La Grande Guerre à travers ses témoins. Les racines historiques du système français d’enseignement supérieur et de recherche – Mondes Sociaux. Pourquoi la recherche se déconcentre en France ? – Mondes Sociaux. Être Français aujourd’hui – Mondes Sociaux.