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Économie

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Marché, entreprise, performance, développement

Les origines du débat sur l’organisation du travail. Dans plusieurs pays européens, et notamment en France, l’organisation du travail fait aujourd’hui l’objet d’un débat qui met aux prises partis et mouvements politiques, syndicats et organisations professionnelles, citoyens et opinion publique, mais aussi chercheurs relevant de plusieurs disciplines. Mais est-ce si « nouveau » que cela ? Pour répondre à cette question, un détour par l’histoire est indispensable. En 1791, au cœur de la Révolution française, les parlementaires français suppriment les corporations de métiers et interdisent les coalitions d’ouvriers.

Cette décision empêche un libre débat sur l’organisation du travail, qui reste longtemps du seul ressort des patrons. Son livre est divisé en deux parties : la première porte sur cinq concepts de base (le travail, l’argent, la propriété, l’impôt, le commerce), et la seconde sur la concordance à établir entre les théories de l’économie politique et les règles de l’administration publique. CC Pixabay Clker-Free-Vector-Images. Prendre en compte la diversité des territoires. La métropole serait l’échelle la plus pertinente pour créer richesses économiques et emplois. C’est du moins cette idée qui domine le débat public. Or rien n’est moins sûr. On peut en effet se demander si d’autres territoires ne recèlent pas des opportunités de développement, en analysant par exemple les données disponibles à l’échelle des zones d’emploi.

Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), une zone d’emploi est « un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». La définition des zones d’emploi actuelles – la France métropolitaine en compte 304 – se base sur les flux de déplacement domicile-travail des actifs observés lors du recensement de la population de 2006. Bouba-Olga B. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Sur ces questions, cf. CC Pixabay Kaz CC Pixabay Geralt. Rendre l’économie écologique et le développement soutenable – Mondes Sociaux. Comment sait-on qu’une espèce peut survivre ? Pour l’écologue Charles A. S. Hall, une espèce ne peut espérer survivre que si elle tire plus d’énergie de sa nourriture que la dépense nécessaire pour l’obtenir, par exemple, par la chasse (Hall et al., 1986).

Le fait que nos sociétés développées aient besoin de toujours plus d’énergie pour fonctionner devrait nous interroger sur les conditions mêmes de notre survie. Dans quelle mesure une société qui travaille contre sa survie ou contre celle d’une partie de ses membres, peut-elle (doit-elle) être considérée comme « développée » ? Douai A., Plumecocq G., 2017, L’économie écologique, Paris : La Découverte.Hall C. . « L’homme n’est pas fait pour travailler. En effet, en suivant les travaux pionniers de l’économiste Nicolas Georgescu-Roegen (1979), les chercheurs que se réclament de ce courant ont tendance à saisir les activités économiques comme des phénomènes thermodynamiques. Mais revenons à notre aphorisme. Universités : la professionnalisation dans tous ses états – Mondes Sociaux.

Sur la période récente, la professionnalisation de l’Université s’est développée via un discours européen articulant compétitivité de l’Europe et efficacité des formations supérieures, notamment dans leur capacité à développer l’employabilité des étudiants. Il s’est agi alors de professionnaliser tant les contenus de formation que les parcours des étudiants. Concernant les contenus, la professionnalisation passe par la création de filières professionnelles, comme les licences professionnelles en France, ou encore la multiplication des spécialités de Master entendant répondre au mieux aux besoins supposés des marchés du travail locaux. Pour sa part, la professionnalisation des parcours d’études s’inscrit dans la « logique compétences », censée favoriser la sécurisation des parcours d’insertion. CC Mademoiselle Sandrillana CC Pixabay OpenClipart-Vectors CC Viaggiando s’impara Lifelong Learning Programme – European Commission.

Externalités et anguilles grillées – Mondes Sociaux. CC Pixabay Clker-Free-Vector-Images Si l’on en juge par son usage croissant dans le discours public, la notion d’externalité est un des grands succès de la science économique dans le domaine de l’environnement. Elle est quasiment devenue un terme générique, et néanmoins savant, pour parler d’une pollution. C’est elle qui sert également souvent à justifier théoriquement de nombreux instruments d’intervention publique, tels que la taxe carbone ou les marchés de « droit à polluer ». Comme on va le constater à travers une histoire japonaise d’anguille grillée tirée d’un livre pour enfants, cette notion pose pourtant de nombreux problèmes, notamment de définition. Cette semaine, j’ai lu Le festin de Yoshi à ma fille de 6 ans, un livre illustré de Kimiko Kajikawa et Yumi Heo emprunté à la médiathèque du coin.

CC Pixabay schuldnerhilfe L’activité de Sabu génère un surcroit de bien-être à Yoshi sans que celui-ci n’ait à payer pour. Mais poursuivons l’histoire. Poursuivons. Taille des villes et performance économique : une légende urbaine – Mondes Sociaux. CC Pixabay ClkerFreeVectorImages Les discours sur les métropoles se sont multipliés dans la période récente, tant dans la sphère académique que dans le monde des experts et des politiques. Une idée revient dans de nombreux textes et discours : il existerait des effets de « masse critique » et des « effets d’agglomération », qui favoriseraient les territoires de plus grande taille.

Il conviendrait donc de soutenir ces territoires plus performants, le surcroît de richesses permettant de financer les transferts sociaux et, en quelque sorte, de dédommager les perdants. Il y a un peu plus d’un an, nous avions diffusé un texte (L’avantage économique apparent des métropoles : un problème de méthode de calcul ? , voir aussi Pourquoi les habitants de L’Île-de-France sont-ils plus productifs « en moyenne » ?) CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Pixabay Eme Veltz P., 2015, Entretien avec, propos recueillis par Sandra Moatti, « « L’industrie est dans les métropoles ! CC Pixabay Gellinger. L’économie par les territoires – Mondes Sociaux. CC Pixabay ArtsyBee Vers une nouvelle géographie économique est un ouvrage collectif franco-canadien, à la fois bilan, feuille de route de la discipline et hommage à Claude Manzagol décédé en 2008, référence de la géographie économique et urbaine francophone.

Parmi les auteurs qui ont tous eu l’occasion de travailler avec Claude Manzagol, les chercheurs toulousains sont particulièrement présents au fil des chapitres : soit en raison de leur engagement ancien sur les terrains de l’économie productive – et l’on pense notamment aux travaux de Guy Jalabert sur le pôle aéronautique toulousain -, soit à travers les recherches interdisciplinaires menées actuellement au sein du Labex Structuration des Mondes Sociaux (SMS).

Guillaume R., Klein J. -L., dirs., 2014, Vers une nouvelle géographie économique, Québec : Presses de l’Université du Québec, Coll. CC Flickr Missy Schmidt CC Datar.gouv.fr Le texte inédit de Claude Manzagol propose une analyse des liens entre le territoire et l’innovation. Les trois « chances » économiques de Toulouse – Mondes Sociaux. Toulouse est l’une des agglomérations françaises qui, à l’échelle de la France, est une sorte de réussite au regard des indicateurs relatifs aux activités technologiques. Celles-ci tirent la croissance locale et créent des emplois. Cela ne va pas sans problèmes pour la ville, qui connaît un accroissement régulier de la différenciation sociale de ses espaces, ainsi qu’une tendance à l’étalement urbain qui pose des problèmes d’engorgement du trafic automobile, de pollution et d’adaptation difficile des réseaux de transport en commun. Mais ce sont là principalement des problèmes de gestion urbaine d’une croissance économique qui a connu des moments de ralentissement et de crise (1991, 2001, 2010), mais reste régulièrement au-dessus de la moyenne nationale depuis une trentaine d’années.

Pour expliquer ce relatif succès, il faut revenir sur l’histoire économique, industrielle et scientifique de la ville. Grossetti M., Zuliani J. CC Wikimedia Albert Bedouce CC Flickr Thomas Baudoin. Toulouse, des avions et des hommes – Mondes Sociaux. Affiche du film Le petit Prince Dix-sept articles de contributeurs venus d’horizons complémentaires sont rassemblés dans Toulouse, des avions et des hommes, numéro hors-série de Midi-Pyrénées Patrimoine. Sous la direction de Bernard Seiden, les auteurs livrent une « synthèse des recherches récentes sur l’histoire de l’aéronautique toulousaine » agrémentée de nombreuses photographies.

Cette publication est une étape importante pour le développement des recherches sur le patrimoine industriel local et régional. Seiden B., dir., 2010, Toulouse, des avions et des hommes : un siècle de succès aéronautiques, Midi-Pyrénées Patrimoine, Toulouse : Éd. Dans la première partie, les pionniers de l’industrie aéronautique toulousaine sont mis à l’honneur. Pascal Gaste (Archives départementales de la Haute-Garonne) s’intéresse à un « concepteur d’avions aux idées novatrices », « l’un des plus grands créateurs d’avions » de l’entre-deux-guerres : Émile Dewoitine (1892-1979). Liaisons financières et liaisons humaines selon François Morin – Mondes Sociaux. Pour le chercheur s’intéressant aux réseaux inter-organisationnels, les travaux de François Morin constituent une source d’inspiration majeure. Comment se structurent les relations de pouvoirs entre firmes ?

Quels sont les déterminants de l’autorité de la décision dans une société de capitaux, support juridique des grands groupes financiers et industriels ? François Morin propose une réponse théorique (1984, 1994) et pratique (1974, 1993, 1998, 2002, 2006, 2011) à ces questions. Elle repose sur la règle capitaliste « une action-une voix » qui prévaut depuis la fin du 19ème siècle et qui associe le pouvoir de décision à la propriété des parts sociales. Le détenteur des actions qui se voit conférer le droit de participer à la sélection des administrateurs de la société de capitaux est le contrôleur ultime des grandes décisions, parmi lesquelles la nomination de la Direction générale. Bibliographie indicative Qui contrôle une firme ?

Qui contrôle une firme ?