background preloader

Économie

Facebook Twitter

Marché, entreprise, performance, développement

Le terroir est-il soluble dans le vin bio ? Issu de cépages et de pratiques viticoles et œnologiques d’une diversité étonnante, le vin est devenu un produit de consommation de première importance au niveau mondial. Le film Gaillac : Faire du bio, faire du terroir ? Qui donne largement la parole aux viticulteurs, apporte un éclairage particulier sur un terroir viticole du Sud-ouest de la France qui, comme d’autres, s’est « mis au bio », du moins pour partie. Situé à 50 km au Nord-est de Toulouse, Gaillac (Tarn) s’inscrit parmi les vignobles du Sud-ouest français.

Il illustre les orientations prises par nombre de ces vignobles à partir des années 1970 : le renforcement de la discipline collective (interprofessions), la préservation de spécificités dans la conduite de la vigne et la vinification, l’amélioration des chais et le retour à de plus fortes proportions de cépages locaux, quelquefois oubliés. Mais à Gaillac comme ailleurs, le modèle AOC est mis en question et de nouvelles voies sont explorées.

Durée : 55’ Les grands ensembles ont leurs raisons. En France, entre 1950 et 1970, élus, architectes, entreprises et artisans œuvrent pour loger dans des villes des milliers de familles. Cette démarche, qui donne naissance à ce que l’on a très rapidement appelé les « grands ensembles », est un phénomène d’une ampleur sans précédent dans l’histoire des villes et de l’urbanisme en raison de la quantité de logements construits, du nombre de villes et de personnes concernées et, chose ignorée, de l’originalité de chacune des réalisations : « Nous avons emménagé le 21 mai 1967. Mon mari était rentré du travail un soir en nous annonçant la bonne nouvelle : on nous avait trouvé un logement ! Un quatre pièces, avec beaucoup de lumière et tous les équipements modernes. Trois ans que nous attentions !

». Courbebaisse A., 2018, Le sens caché des grands ensembles, Toulouse : PUM, coll. CC Gallica Villemot, Bernard De nombreuses villes sont d’ailleurs peu touchée par les destructions de guerre. CC Pxhere CC Pixabay Zorro4. La consommation stigmatise-t-elle les personnes en situation de handicap ? Comment percevoir la consommation ?

S’agit-il d’un moyen d’expression de soi, un marqueur qui assigne ou les deux ? À l’heure actuelle, certains travaux représentent le monde marchand comme un espace d’émancipation. Grâce à lui, les consommateurs pourraient se bricoler des identités à partir des ressources symboliques disponibles sur le marché. Ce n’est toutefois pas la seule représentation: a contrario, d’autres dynamiques de recherche considèrent la consommation comme un marqueur qui assigne à une position sociale ou à une identité de genre par exemple. Dans cette perspective, qu’en est-il des personnes en situation de handicap moteur ? Nau J.

CC Pixabay Tumisu On distingue traditionnellement deux approches du handicap. Considérer le rôle de l’environnement dans la mise en situation de handicap implique de questionner les activités liées au monde marchand. CC Pixabay Clker-Free-Vector-Images La distinction et l’étiquetage d’une différence. CC Pixabay TayebMEZAHDIA. Compter les fonctionnaires ou réduire les services publics ? « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts » : de sketchs en tweets, et blogs journalistiques, le succès de cette petite phrase attribuée à Clémenceau témoigne de la persistance d’une vision de la fonction publique réduite à un coût pour le contribuable. De là, probablement, la surenchère de certaines promesses électorales, et le soutien que les politiques de réduction du nombre des fonctionnaires semblent obtenir dans « l’opinion publique ». Début mars 2018, comme plusieurs autres avant lui, un sondage réalisé pour Libération faisait ainsi apparaître que 45 % des personnes interrogées considéraient que « de manière générale il y a trop de fonctionnaires » en France, tandis que 54 % seraient favorables à la réforme de leur statut via « rémunération au mérite, recours aux contractuels et plan de départs volontaires ».

Haro sur le nombre des fonctionnaires ! CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Pixxabay OpenIcons. Accéder par le numérique aux services financiers en Afrique. Le développement d’Internet et de la téléphonie mobile dans les pays en développement a eu un impact considérable sur la fourniture de services financiers aux catégories sociales à faible revenu. Aujourd’hui, l’une des activités à la mode dans l’univers des transactions électroniques consiste à offrir des services bancaires et de paiement via internet ou via le téléphone portable — le mobile-banking. C’est essentiellement ce dernier qui a retenu l’attention des experts. Son taux d’adoption est en effet largement supérieur à celui d’Internet dans les pays du Sud, notamment en Afrique subsaharienne, où les marges de développement de l’activité financière sont évidemment bien plus larges que dans les pays du Nord.

Une innovation technique ou financière ? Il s’agit davantage d’une innovation technique que financière. CC Pixabay jeffjacobs1990 Le terme est défini différemment selon les contextes et les auteurs. Qui sont les usagers ? CC Pixabay OpenClipart-Vectors Les phases de l’adoption. L’enseignement des sciences économiques contre le pluralisme ? Le regard d’un lycéen. L’étudiant désirant s’orienter vers l’économie à la sortie du lycée s’aperçoit, en général très rapidement, que la discipline qu’il s’apprête à découvrir est loin de rendre compte de la diversité des approches avec lesquelles on peut penser et réfléchir la complexité de l’économie. En effet, pourtant adeptes de la libre concurrence dans leurs discours, les économistes qui se réclament de la théorie néoclassique siègent aujourd’hui en maîtres incontestés et incontestables sur la discipline universitaire.

Or s’il y a toujours eu dans l’histoire de l’économie des écoles ayant une diffusion et donc une influence plus fortes que les autres, la situation actuelle apparaît toutefois préoccupante. Mondes Sociaux met habituellement en ligne des articles de synthèse relatifs à des publications académiques. Les textes sont en général rédigés par des chercheurs, que ceux-ci soient les auteurs des publications, des spécialistes du domaine, des doctorants ou plus rarement des étudiants de master. Crises économiques, discours et brouhaha. « Oui, mais on disait précisément la même chose avant la crise de 1929. Les années 1920 connurent le plein-emploi, sur fond de croissance insolente et de spéculation boursière, à l’image des années 1990 […] Les autorités politiques et financières martelaient alors le même discours sur la confiance, la croissance, la prospérité durable.

Le cycle actuel est similaire » (entretien avec l’économiste James K. Galbraith, Libération, 24/09/2007). Deux discours sur les crises économiques – l’une du passé, l’autre à-venir – s’entrecroisent dans cet extrait : celui, rassurant, attribué aux autorités politiques et financières et celui, plus pessimiste, formulé par un économiste qui profite d’une critique adressée au premier discours pour construire le sien et renforcer sa sombre expertise. Envisager cette production soulève deux difficultés immédiates : celle du discours et celle de la crise. Extrait de l’affiche du film La vérité si je mens ! CC Pixabay Felipeblasco.

Transférer une capitale, l’expérience allemande. La décision du président américain Donald Trump, fin 2017, de reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël et d’y installer l’ambassade des États-Unis illustre l’actualité des rapports complexes, chargés d’une symbolique évidente, qu’entretiennent certaines villes avec la politique, voire la géopolitique. Catégorie urbaine incontournable et atypique, la capitale d’État voit pourtant son rôle questionné en contexte de mondialisation, du fait de la redéfinition du rôle de l’État et de l’apparition d’un « archipel métropolitain mondial », qui repose davantage sur les grands réseaux de transport et d’information.

Dans les deux décennies qui suivent la réunification, l’Allemagne se trouve en situation de refonder son rapport à sa capitale, notamment par le choix, en 1991, de transférer ses institutions de Bonn, le centre politique de l’Allemagne de l’Ouest (RFA), à Berlin, ancienne capitale du Reich et de l’Allemagne de l’Est (RDA). Laporte A., 2016, De Bonn à Berlin. CC Mondes Sociaux. Une théorie de l’amour pour les organisations ? L’amour et les organisations productives, et tout particulièrement les entreprises, n’ont jusqu’ici pas toujours fait bon ménage. Et ce constat pourrait être aussi bien celui des managers et des chefs d’entreprise que celui des chercheurs (sciences de gestion, économie, sociologie, sciences de la communication…) qui ont pignon sur rue dans le domaine pourtant très vaste des recherches sur les organisations. Pourquoi les organisations auraient-elles besoin d’une théorie de l’amour ?

Quels objectifs donner à un tel projet théorique ? Peut-on appréhender l’amour comme un calcul et établir à quelles conditions ce calcul est le meilleur ? Cet article présente les premiers éléments d’une théorie de l’amour exposée au Colloque EGOS 2017. Trois raisons principales expliquent ce besoin d’une théorie de l’amour. Les exemples abondent pourtant qui montrent que la lutte des classes n’est pas une fatalité, de même que celle des peuples et celle des ego.

CC Flickr Denis Bocquet. Confiance, vous avez dit confiance ? En politique comme dans les mondes professionnels, la confiance est désormais largement invoquée. Or cette notion est complexe et ambivalente, qu’il s’agisse de la confiance envers la politique et ceux qui la pratiquent de manière « professionnelle » ou encore de la confiance placée dans les organisations productrices de biens et de services. La conjoncture actuelle semble en fait être à la défiance généralisée, alors même que la confiance devrait être le socle de toute démocratie digne de ce nom, mais aussi de toute relation organisations-clients, organisations-salariés. Le paradoxe semble indépassable tant la confiance est le ressort de nombreuses activités sociales. Si la politique inspire le sourire, le rejet ou l’indifférence, elle le doit entre autres aux scandales politico-financiers qui ont agité la vie politique française ces dernières années (affaire Cahuzac, condamnations à répétition des époux Balkany, etc), ainsi qu’au non renouvellement du personnel politique.

Carrières internationales : tout se joue en France. Le 19 septembre 2017, dans un discours devant les Français de New-York, le président de la République Emmanuel Macron exhortait les expatriés à rentrer en France, nouvelle « terre de conquête ». Le 26 septembre, dans un discours consacré cette fois à l’Europe, il annonçait vouloir élargir le programme Erasmus à quelques 200 000 étudiants français, contre 75 000 actuellement. Deux messages différents à une semaine d’intervalle : « revenez en France ! » et « partez à l’étranger ! ». Voilà qui illustre de façon frappante les injonctions contradictoires en matière de mobilité internationale.

Derrière cet apparent paradoxe, il y a le principal usage que font les travailleurs qualifiés français de la mondialisation : un mode de certification, une forme d’école. De quoi est-ce révélateur ? Colombi D., 2016, Les usages de la mondialisation. CC Pixabay OpenClipart-Vectors La perception du phénomène est souvent exagérée.

De plus, le débat public ne s’intéresse souvent qu’aux départs. Bono P. Les origines du débat sur l’organisation du travail. Dans plusieurs pays européens, et notamment en France, l’organisation du travail fait aujourd’hui l’objet d’un débat qui met aux prises partis et mouvements politiques, syndicats et organisations professionnelles, citoyens et opinion publique, mais aussi chercheurs relevant de plusieurs disciplines. Mais est-ce si « nouveau » que cela ? Pour répondre à cette question, un détour par l’histoire est indispensable. En 1791, au cœur de la Révolution française, les parlementaires français suppriment les corporations de métiers et interdisent les coalitions d’ouvriers.

Cette décision empêche un libre débat sur l’organisation du travail, qui reste longtemps du seul ressort des patrons. Son livre est divisé en deux parties : la première porte sur cinq concepts de base (le travail, l’argent, la propriété, l’impôt, le commerce), et la seconde sur la concordance à établir entre les théories de l’économie politique et les règles de l’administration publique. CC Pixabay Clker-Free-Vector-Images. Prendre en compte la diversité des territoires. La métropole serait l’échelle la plus pertinente pour créer richesses économiques et emplois. C’est du moins cette idée qui domine le débat public.

Or rien n’est moins sûr. On peut en effet se demander si d’autres territoires ne recèlent pas des opportunités de développement, en analysant par exemple les données disponibles à l’échelle des zones d’emploi. Selon l’Institut national de la statistique et des études économiques (INSEE), une zone d’emploi est « un espace géographique à l’intérieur duquel la plupart des actifs résident et travaillent, et dans lequel les établissements peuvent trouver l’essentiel de la main d’œuvre nécessaire pour occuper les emplois offerts ». La définition des zones d’emploi actuelles – la France métropolitaine en compte 304 – se base sur les flux de déplacement domicile-travail des actifs observés lors du recensement de la population de 2006. Bouba-Olga B. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Sur ces questions, cf. CC Pixabay Kaz CC Pixabay Geralt.

Rendre l’économie écologique et le développement soutenable – Mondes Sociaux. Comment sait-on qu’une espèce peut survivre ? Pour l’écologue Charles A. S. Hall, une espèce ne peut espérer survivre que si elle tire plus d’énergie de sa nourriture que la dépense nécessaire pour l’obtenir, par exemple, par la chasse (Hall et al., 1986). Le fait que nos sociétés développées aient besoin de toujours plus d’énergie pour fonctionner devrait nous interroger sur les conditions mêmes de notre survie. Dans quelle mesure une société qui travaille contre sa survie ou contre celle d’une partie de ses membres, peut-elle (doit-elle) être considérée comme « développée » ?

Douai A., Plumecocq G., 2017, L’économie écologique, Paris : La Découverte.Hall C. . « L’homme n’est pas fait pour travailler. En effet, en suivant les travaux pionniers de l’économiste Nicolas Georgescu-Roegen (1979), les chercheurs que se réclament de ce courant ont tendance à saisir les activités économiques comme des phénomènes thermodynamiques. Mais revenons à notre aphorisme. Universités : la professionnalisation dans tous ses états – Mondes Sociaux. Sur la période récente, la professionnalisation de l’Université s’est développée via un discours européen articulant compétitivité de l’Europe et efficacité des formations supérieures, notamment dans leur capacité à développer l’employabilité des étudiants.

Il s’est agi alors de professionnaliser tant les contenus de formation que les parcours des étudiants. Concernant les contenus, la professionnalisation passe par la création de filières professionnelles, comme les licences professionnelles en France, ou encore la multiplication des spécialités de Master entendant répondre au mieux aux besoins supposés des marchés du travail locaux. Pour sa part, la professionnalisation des parcours d’études s’inscrit dans la « logique compétences », censée favoriser la sécurisation des parcours d’insertion. CC Mademoiselle Sandrillana CC Pixabay OpenClipart-Vectors CC Viaggiando s’impara Lifelong Learning Programme – European Commission. Externalités et anguilles grillées – Mondes Sociaux. Taille des villes et performance économique : une légende urbaine – Mondes Sociaux.

L’économie par les territoires – Mondes Sociaux. Les trois « chances » économiques de Toulouse – Mondes Sociaux. Toulouse, des avions et des hommes – Mondes Sociaux. Liaisons financières et liaisons humaines selon François Morin – Mondes Sociaux.