background preloader

Dispositifs

Facebook Twitter

Prévention, Évaluation, Pratique, Formation, Numérique

La monnaie : sa vie, son œuvre. La monnaie est omniprésente dans nos sociétés contemporaines. Pour autant, elle reste un objet aux contours assez flous, entouré d’une aura de mystère aussi bien que de malentendus et incompréhensions. Sans doute est-elle un sujet qui fait souvent la une des médias, particulièrement depuis le début de la « Grande Récession » contemporaine. Mais quand on discute de monnaie, est-ce qu’on se comprend vraiment ? Il paraît légitime d’en douter. Au cours des dernières années, tout et son contraire a été dit et écrit à propos de l’essor des monnaies dites « virtuelles », tel le Bitcoin ; de l’implantation des monnaies dites « complémentaires », telles celles parrainées par nombreuses associations et collectivités locales ; de l’opportunité de revenir à une monnaie « pleine », comme proposé par le (pourtant échoué) référendum suisse du 10 juin 2018 ; ou encore de la nécessité de sortir d’une monnaie « supranationale », comme argumenté par les adversaires de l’Euro.

CC Pixabay 3dman_eu. Chiens policiers : gueules armées de la République ? Vous connaissez forcément cette image, vue dans la rue ou dans le journal télévisé : un policier effectue un contrôle d’identité. Il est assisté d’un autre fonctionnaire, tenant en laisse un chien muselé : c’est un cynopolicier, un policier « maître-chien ». Mais vous êtes-vous déjà demandé comment étaient formés ces curieux tandems ? Dans son article « Les chiens de patrouille de la police nationale : les gueules armées de la République », publié dans la revue Sociologie du travail, le sociologue Sébastien Mouret s’est penché sur les conditions de dressage et de travail de ces animaux. Il a mené une étude de terrain et s’est appliqué à démontrer combien les entraînements des animaux visaient à décupler leur agressivité, mais aussi à les intégrer comme des éléments à part entière du corps policier, considérés par les humains au même titre que leurs collègues.

Les animaux sont d’abord sélectionnés en fonction de leur race ou de ce que l’on estime être leur courage. Shanghai: A Chinese Vision of the Universal. The Universal Exposition Shanghai 2010: Better City, Better Life was a key moment in China’s urbanisation. An ethnographic study of this great ritual founding China’s modernity uncovered the ways in which urban crowds are managed as well as the country’s strategic positioning in a globalised world.

As an anthropologist of religion and having lived in Shanghai from 2006 to 2009, here I want to focus on the use of traditional conceptions and practices of urban planning in building this Asian megacity, which also involved trying to position the city as a world centre. Favraud, G., 2015, « Les « Voies rapides surélevées », gaojia lu. Structuration d’une aire de mobilité urbaine à Shanghai », in Baptandier B. et Houdart S., Dir., Ethnographier l’Universel. Visitors to Shanghai are often impressed by some 80 km of elevated expressways (gaojia lu) that criss-cross the metropolis. Kaltenmark, M., 1948, « Le dompteur des flots », Han Hiue III, Centre d’études sinologiques de Pékin. CC Pxhere. Compter les fonctionnaires ou réduire les services publics ? « La France est un pays extrêmement fertile : on y plante des fonctionnaires et il y pousse des impôts » : de sketchs en tweets, et blogs journalistiques, le succès de cette petite phrase attribuée à Clémenceau témoigne de la persistance d’une vision de la fonction publique réduite à un coût pour le contribuable.

De là, probablement, la surenchère de certaines promesses électorales, et le soutien que les politiques de réduction du nombre des fonctionnaires semblent obtenir dans « l’opinion publique ». Début mars 2018, comme plusieurs autres avant lui, un sondage réalisé pour Libération faisait ainsi apparaître que 45 % des personnes interrogées considéraient que « de manière générale il y a trop de fonctionnaires » en France, tandis que 54 % seraient favorables à la réforme de leur statut via « rémunération au mérite, recours aux contractuels et plan de départs volontaires ». Haro sur le nombre des fonctionnaires ! CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux CC Pixxabay OpenIcons. Penser la prison depuis l’Amérique latine.

Début 2018, le conflit ouvert par les surveillants pénitentiaires a donné une large visibilité à la tension sourde qui règne depuis plusieurs années sur le monde carcéral en France : surpopulation, conditions de détention, politiques répressives ou encore absence d’alternatives et de réinsertion. La prison représente un espace craint et méconnu de nos sociétés, celui d’un enfermement punitif où sont regroupées les personnes jugées nuisibles. Directement liée aux thématiques délinquantes et criminelles, elle est longtemps demeurée entourée de mystère, y compris au regard des sciences humaines et sociales. Si ce regard a sensiblement évolué depuis 40 ans aux Etats-Unis ou en France, il révèle des réalités extrêmement diverses, et souvent cruelles. Il suffit d’un regard attentif porté sur les prisons d’Amérique latine pour s’en convaincre. Le droit et la criminologie ont longtemps représenté les disciplines par excellence qui donnaient à connaître la réalité pénitentiaire.

Chloé Constant. Accéder par le numérique aux services financiers en Afrique. Le développement d’Internet et de la téléphonie mobile dans les pays en développement a eu un impact considérable sur la fourniture de services financiers aux catégories sociales à faible revenu. Aujourd’hui, l’une des activités à la mode dans l’univers des transactions électroniques consiste à offrir des services bancaires et de paiement via internet ou via le téléphone portable — le mobile-banking. C’est essentiellement ce dernier qui a retenu l’attention des experts. Son taux d’adoption est en effet largement supérieur à celui d’Internet dans les pays du Sud, notamment en Afrique subsaharienne, où les marges de développement de l’activité financière sont évidemment bien plus larges que dans les pays du Nord. Une innovation technique ou financière ? Il s’agit davantage d’une innovation technique que financière.

Le m-banking lui-même n’est pas un produit financier, mais plutôt un canal nouveau de distribution de services financiers. CC Pixabay jeffjacobs1990 Qui sont les usagers ? Peut-on mettre le monde social en équations ? Croissance économique, classements des lycées et des universités, publicités sur le Web : de plus en plus, nos actions sont mises en chiffres, en équations, pour aiguiller ou prédire nos comportements. Les big data, ces abondantes traces numériques que nous produisons constamment, nous permettront-elles de créer une nouvelle science de la société, aussi « performante » que les sciences de la nature ? Je me suis appuyé sur ma double pratique de la physique et des sciences sociales pour décortiquer de nombreux cas concrets de quantification de nos activités, en les comparant aux mathématisations réussies de la physique. Depuis quelques années, on observe de nombreuses tentatives de physiciens, informaticiens et ingénieurs qui, armés de leurs outils mathématiques, cherchent à créer une nouvelle science de la société en utilisant la nouvelle avalanche de données sociales.

Pour juger de l’intérêt de ces approches, il faut d’abord comprendre d’où vient la légitimité des sciences de la nature. Le non-recours aux droits sociaux. Et l’égyptologie entra au musée… C’est au XIXe siècle que les magnifiques collections d’objets égyptiens, qui nous fascinent toujours autant, s’installent dans les grands musées européens tels que le Louvre et le British Museum. Mais au départ, la présentation de ces collections a pour principal objectif des considérations visuelles et esthétiques, autrement dit « faire joli ». Leur organisation sur un mode davantage « pensé », plus « intellectuel », ne se mettra en place que progressivement. Juliette Tanré-Szewczyck, doctorante et conservatrice du patrimoine, a publié dans la revue des Cahiers de l’Ecole du Louvre un article sur la mise en place des collections d’égyptologie au début du XIXe siècle en comparant les deux grands musées européens que sont le Louvre et le British Museum. La chercheuse compare ensuite les évolutions de ces deux grands musées dans la première moitié du XIXe siècle.

Texte/voix/montage : Manon BrilImage : Sébastien PoublancMusique : OTAM. Juger les migrants sans connaître leur culture ? Comment juger une personne d’origine étrangère quand on ne connaît pas sa culture ? Comment la justice, qui fonctionne largement dans le cadre d’une culture écrite (« la loi est gravée dans le marbre »), peut-elle prendre en compte la culture (surtout) orale des sociétés africaines ? Les magistrats doivent-ils faire appel à des tiers pour « mieux » dialoguer avec les justiciables issus de ces dernières ? Ces questions, parmi tant d’autres, qui taraudent l’institution judiciaire française, font depuis longtemps l’objet de débats dans le monde judiciaire, mais aussi en dehors de lui (chercheurs en sciences humaines et sociales, associations d’aide aux migrants…).

Ici, c’est un film ethnographique et sociologique qui vient enrichir la discussion. Présenté dans le cadre de l’exposition Paroles d’Afrique organisée par le Musée d’ethnographie de l’Université de Bordeaux (MEB), le film Magistrats et migrants. Le film Magistrats et migrants. Cliquez pour lancer le film Images : Claude Delhaye. Des voitures de métro réservées aux femmes, une réponse au harcèlement ? – Mondes Sociaux. CC Osez le féminisme Le harcèlement sexuel est une forme de violence envers les femmes désormais de plus en plus dénoncée mais qui ne date ni d’aujourd’hui, ni d’hier.

En effet, dès les débuts du métro fin XIXe siècle, début XXe siècle, le problème s’est posé. Pour y répondre, certaines villes ou compagnies ont mis en place des voitures exclusivement réservées aux femmes, toute la journée ou aux heures de pointe. Et ce dans de nombreux pays et à différentes périodes. Ce dispositif est-il vraiment efficace et surtout, est-ce bien pour répondre à ce problème qu’il a été réellement mis en place ? Elle présente deux cas historiques de voitures de métro réservées aux femmes : New York et Tokyo.

Elle présente ensuite deux exemples contemporains, Le Caire et São Paulo, afin de se demander si les problématiques liées aux classes sociales sont toujours présentes. Texte/voix/montage Manon BrilImage Jean JimenezMusique OTAM Crédits image à la Une : CC Pixnio. Prévention des désastres : plus on sait et plus on perd ? – Mondes Sociaux. CC Flickr Thibaut Chéron Photographies Les années 1990 ont été décrétées Décennie internationale pour la réduction des risques de désastres par les Nations Unies. Au tournant des années 2000, une stratégie internationale a même été institutionnalisée au travers de l’UNISDR, l’agence des Nations Unies en charge de la prévention des désastres. Depuis, on ne compte plus les programmes de recherche et d’investissements pour connaître, gérer les risques de désastres, et en réduire les dommages.

Dans le même temps, documents à l’appui, les discours alarmistes sur l’accroissement inéluctable des désastres et des pertes qu’ils entraînent sont légion. Comment comprendre ce paradoxe qui consiste à dire que « plus on connaît, plus on gère, et plus on perd » ? Ce paradoxe de l’étude et de la gestion des risques est fondateur de l’ouvrage de Patrick Pigeon (Université de Savoie-Mont-Blanc) et de Julien Rebotier (CNRS – Université de Toulouse-Jean Jaurès).

CC Pixabay Geralt « Effrayer pour alerter ». Des jeux vidéo dans nos musées – Mondes Sociaux. Les technologies numériques sont partout autour de nous et changent nos pratiques. Les supports que nous utilisons aussi bien dans la vie pratique que dans nos loisirs évoluent très vite : alors que l’écran tactile est monnaie courante, le recours aux capteurs dans le jeu vidéo tend à éliminer totalement toute interface matérielle. Les institutions telles que les musées tentent de s’approprier ces nouveaux supports pour diversifier leurs contenus. Ces dispositifs modifient forcément l’expérience muséale du visiteur et les chercheurs s’intéressent à ces questions. Comment réagissons-nous devant un dispositif inconnu ? Quelles sont nos attentes dans une exposition traitant du jeu vidéo ? Quel type de réaction génèrent ces expériences ? Tel est l’objet de l’article de Marion Coville, docteure en études culturelles à l’Université Paris 1, que nous vous présentons aujourd’hui.

Avides de Recherche est une émission du magazine Mondes Sociaux. Texte/voix : Manon BrilMusique : OTAM. Faut-il lire les textes des expositions ? – Mondes Sociaux. L’exposition est devenue un média, fabriquée par les professionnels (muséographes ou expositeurs) en vue de provoquer des effets sur les publics. Selon la thématique dans laquelle elle est inscrite, ces effets sont de différente nature : esthétiques, scientifiques, sociaux… La spécificité du média exposition est qu’il déploie dans un espace, aménagé et ordonnancé, des œuvres ou des objets exhibés afin qu’ils soient vus, compris ou appréciés par les publics.

Comme d’autres médias, l’exposition combine plusieurs registres de sens afin de construire un contenu à transmettre ou de produire des effets sur les visiteurs. Ces registres (objets, son, décor, éclairage, audiovisuel…) ont pour mission de mettre en valeur les objets ou les œuvres exhibés dans un parcours architecturé. Or, l’un d’eux est parfois laissé de côté ou oublié, le registre textuel. En dépit du peu de cas qu’on lui accorde, l’écrit joue un rôle primordial dans la conception et l’appropriation du discours d’exposition. L’expatriation « à la française » au prisme des médias – Mondes Sociaux. CC Flickr Giovanni Orlando En France, un travail de mystification est à l’œuvre quand on parle de ceux qu’on a pris l’habitude de nommer les « expatriés ».

Les médias nous abreuvent de discours tantôt alarmistes, tantôt enthousiastes, sur les jeunes diplômés et autres entrepreneurs dynamiques qui choisissent de quitter le pays pour d’autres contrées plus attractives, davantage propices à la réussite personnelle. Et d’attribuer la responsabilité de l’exode de nos forces vives à un manque général de compétitivité. Absente du débat public, l’existence d’une stratégie commerciale puissante et subtile au service de programmes d’immigration choisie dans d’autres pays mériterait cependant toute notre attention.

Non, les Français ne fuient pas spontanément la France ! Ils y sont incités par de multiples experts en mobilité internationale et des dispositifs migratoires taillés sur mesure pour les attirer dans un pays ou une région donnée. CC Pixabay OpenClipartVectors CC Flickr Roberto Rizzato. La « crise des migrants » et sa médiatisation – Mondes Sociaux.

CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Calais, Lampedusa, Kos, Lesbos, Vintimille, Budapest… ces lieux frontaliers et de transit pour les migrants sont au centre de l’actualité médiatique. Politique ou symbolique, perméable ou contrôlée, la frontière de l’Europe du XXIème siècle est porteuse d’un paradoxe : au sein d’une société qui se veut circulatoire et toujours plus connectée à l’échelle planétaire via des réseaux transnationaux en tout genre, la mobilité humaine s’accompagne d’un ensemble d’instruments de contrôle et de fermeture des frontières qui visent à sélectionner et à hiérarchiser les individus candidats à l’immigration. CC Pixabay OpenClipartVectors Le déploiement de ces dispositifs est particulièrement intensif, quoi que non exclusif, au niveau des frontières externes de l’UE.

Le règlement européen dit « de Dublin » (n° 604/2013 du 26 juin 2013, dans sa version actuelle) détermine les conditions de l’octroi du statut de réfugié et de la protection humanitaire en Europe. Les usines à gaz de l’évaluation. Épisode 2 – Mondes Sociaux. Les modes d’évaluation de l’enseignement et de la recherche. Épisode 1 – Mondes Sociaux. Marchés et controverses morales – Mondes Sociaux. L’activité entrepreneuriale vue par les sociologues. Dossier : Les usages sociaux du numérique – Mondes Sociaux. Comment former les adultes ? – Mondes Sociaux. Les pétitions politiques en ligne – Mondes Sociaux. Inculquer la santé ? – Mondes Sociaux.