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Prévention, Évaluation, Pratique, Formation, Numérique

Juger les migrants sans connaître leur culture ? Comment juger une personne d’origine étrangère quand on ne connaît pas sa culture ? Comment la justice, qui fonctionne largement dans le cadre d’une culture écrite (« la loi est gravée dans le marbre »), peut-elle prendre en compte la culture (surtout) orale des sociétés africaines ? Les magistrats doivent-ils faire appel à des tiers pour « mieux » dialoguer avec les justiciables issus de ces dernières ? Ces questions, parmi tant d’autres, qui taraudent l’institution judiciaire française, font depuis longtemps l’objet de débats dans le monde judiciaire, mais aussi en dehors de lui (chercheurs en sciences humaines et sociales, associations d’aide aux migrants…).

Ici, c’est un film ethnographique et sociologique qui vient enrichir la discussion. Présenté dans le cadre de l’exposition Paroles d’Afrique organisée par le Musée d’ethnographie de l’Université de Bordeaux (MEB), le film Magistrats et migrants. Le film Magistrats et migrants. Cliquez pour lancer le film Images : Claude Delhaye. Des voitures de métro réservées aux femmes, une réponse au harcèlement ? – Mondes Sociaux. CC Osez le féminisme Le harcèlement sexuel est une forme de violence envers les femmes désormais de plus en plus dénoncée mais qui ne date ni d’aujourd’hui, ni d’hier.

En effet, dès les débuts du métro fin XIXe siècle, début XXe siècle, le problème s’est posé. Pour y répondre, certaines villes ou compagnies ont mis en place des voitures exclusivement réservées aux femmes, toute la journée ou aux heures de pointe. Et ce dans de nombreux pays et à différentes périodes. Ce dispositif est-il vraiment efficace et surtout, est-ce bien pour répondre à ce problème qu’il a été réellement mis en place ? Elle présente deux cas historiques de voitures de métro réservées aux femmes : New York et Tokyo. Elle présente ensuite deux exemples contemporains, Le Caire et São Paulo, afin de se demander si les problématiques liées aux classes sociales sont toujours présentes.

Texte/voix/montage Manon BrilImage Jean JimenezMusique OTAM Crédits image à la Une : CC Pixnio. Prévention des désastres : plus on sait et plus on perd ? – Mondes Sociaux. CC Flickr Thibaut Chéron Photographies Les années 1990 ont été décrétées Décennie internationale pour la réduction des risques de désastres par les Nations Unies. Au tournant des années 2000, une stratégie internationale a même été institutionnalisée au travers de l’UNISDR, l’agence des Nations Unies en charge de la prévention des désastres. Depuis, on ne compte plus les programmes de recherche et d’investissements pour connaître, gérer les risques de désastres, et en réduire les dommages.

Dans le même temps, documents à l’appui, les discours alarmistes sur l’accroissement inéluctable des désastres et des pertes qu’ils entraînent sont légion. Comment comprendre ce paradoxe qui consiste à dire que « plus on connaît, plus on gère, et plus on perd » ? Ce paradoxe de l’étude et de la gestion des risques est fondateur de l’ouvrage de Patrick Pigeon (Université de Savoie-Mont-Blanc) et de Julien Rebotier (CNRS – Université de Toulouse-Jean Jaurès).

CC Pixabay Geralt « Effrayer pour alerter ». Des jeux vidéo dans nos musées – Mondes Sociaux. Les technologies numériques sont partout autour de nous et changent nos pratiques. Les supports que nous utilisons aussi bien dans la vie pratique que dans nos loisirs évoluent très vite : alors que l’écran tactile est monnaie courante, le recours aux capteurs dans le jeu vidéo tend à éliminer totalement toute interface matérielle. Les institutions telles que les musées tentent de s’approprier ces nouveaux supports pour diversifier leurs contenus. Ces dispositifs modifient forcément l’expérience muséale du visiteur et les chercheurs s’intéressent à ces questions. Comment réagissons-nous devant un dispositif inconnu ? Quelles sont nos attentes dans une exposition traitant du jeu vidéo ? Quel type de réaction génèrent ces expériences ? Tel est l’objet de l’article de Marion Coville, docteure en études culturelles à l’Université Paris 1, que nous vous présentons aujourd’hui.

Avides de Recherche est une émission du magazine Mondes Sociaux. Texte/voix : Manon BrilMusique : OTAM. Faut-il lire les textes des expositions ? – Mondes Sociaux. L’exposition est devenue un média, fabriquée par les professionnels (muséographes ou expositeurs) en vue de provoquer des effets sur les publics. Selon la thématique dans laquelle elle est inscrite, ces effets sont de différente nature : esthétiques, scientifiques, sociaux… La spécificité du média exposition est qu’il déploie dans un espace, aménagé et ordonnancé, des œuvres ou des objets exhibés afin qu’ils soient vus, compris ou appréciés par les publics. Comme d’autres médias, l’exposition combine plusieurs registres de sens afin de construire un contenu à transmettre ou de produire des effets sur les visiteurs. Ces registres (objets, son, décor, éclairage, audiovisuel…) ont pour mission de mettre en valeur les objets ou les œuvres exhibés dans un parcours architecturé.

Or, l’un d’eux est parfois laissé de côté ou oublié, le registre textuel. En dépit du peu de cas qu’on lui accorde, l’écrit joue un rôle primordial dans la conception et l’appropriation du discours d’exposition. L’expatriation « à la française » au prisme des médias – Mondes Sociaux. CC Flickr Giovanni Orlando En France, un travail de mystification est à l’œuvre quand on parle de ceux qu’on a pris l’habitude de nommer les « expatriés ». Les médias nous abreuvent de discours tantôt alarmistes, tantôt enthousiastes, sur les jeunes diplômés et autres entrepreneurs dynamiques qui choisissent de quitter le pays pour d’autres contrées plus attractives, davantage propices à la réussite personnelle.

Et d’attribuer la responsabilité de l’exode de nos forces vives à un manque général de compétitivité. Absente du débat public, l’existence d’une stratégie commerciale puissante et subtile au service de programmes d’immigration choisie dans d’autres pays mériterait cependant toute notre attention. Non, les Français ne fuient pas spontanément la France ! Ils y sont incités par de multiples experts en mobilité internationale et des dispositifs migratoires taillés sur mesure pour les attirer dans un pays ou une région donnée. CC Pixabay OpenClipartVectors CC Flickr Roberto Rizzato. La « crise des migrants » et sa médiatisation – Mondes Sociaux.

CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Calais, Lampedusa, Kos, Lesbos, Vintimille, Budapest… ces lieux frontaliers et de transit pour les migrants sont au centre de l’actualité médiatique. Politique ou symbolique, perméable ou contrôlée, la frontière de l’Europe du XXIème siècle est porteuse d’un paradoxe : au sein d’une société qui se veut circulatoire et toujours plus connectée à l’échelle planétaire via des réseaux transnationaux en tout genre, la mobilité humaine s’accompagne d’un ensemble d’instruments de contrôle et de fermeture des frontières qui visent à sélectionner et à hiérarchiser les individus candidats à l’immigration.

CC Pixabay OpenClipartVectors Le déploiement de ces dispositifs est particulièrement intensif, quoi que non exclusif, au niveau des frontières externes de l’UE. Le règlement européen dit « de Dublin » (n° 604/2013 du 26 juin 2013, dans sa version actuelle) détermine les conditions de l’octroi du statut de réfugié et de la protection humanitaire en Europe. Les usines à gaz de l’évaluation. Épisode 2 – Mondes Sociaux. L’évaluation collégiale qui reposait sur « un tiers partagé » par la communauté scientifique cède peu à peu la place à l’évaluation par un tiers spécialisé, situé « à distance » de cette communauté (voir, Episode 1, Mondes Sociaux : L’idée de confier des évaluations à ce type d’instance connaît en fait une première concrétisation à partir des années 1980, dans un contexte marqué notamment par la réorganisation de la recherche publique (suppression de la Délégation Générale à la Recherche Scientifique et technique, réforme du CNRS…) et la contractualisation des universités.

C’est ainsi que se crée en 1984 le Comité national d’évaluation (CNE) chargé principalement d’évaluer les universités, les grandes écoles et les organismes de recherche relevant du ministère de l’enseignement supérieur. Boure R., 2015, « Les modes d’évaluation de l’enseignement et de la recherche. Episode 1 », Mondes Sociaux, mai.CEREQ, 2014, Evaluer les universités. Les modes d’évaluation de l’enseignement et de la recherche. Épisode 1 – Mondes Sociaux. L’évaluation renvoie non seulement à une notion travaillée depuis longtemps par les Sciences humaines et sociales, mais aussi à des pratiques sociales diversifiées et à des dis positifs multiples. A partir des années 1990, elle s’installe dans de nombreux domaines (aménagement, santé, action sociale, diplomatie, police, culture, enseignement, recherche…) et pour toutes les catégories d’acteurs (collectivités publiques, entreprises, associations…).

De sorte que l’on est fondé à parler d’évaluation généralisée et à ériger l’évaluation en impératif catégorique. En même temps, elle est présentée comme un fondement essentiel de la prise de décision et plus généralement de l’action. Dans l’enseignement supérieur et la recherche, sa généralisation et l’évolution rapide de ses formes ont une signification particulière, notamment en raison du rôle traditionnellement attribué à l’évaluation par la communauté scientifique. Inscription dans une double tradition. Réunion collégiale de pingouins. Marchés et controverses morales – Mondes Sociaux. Les plaisirs sexuels, les drogues, le tabac, les défunts, les enfants, les organes humains ou les jeux d’argent, mais aussi les données personnelles ou les poissons génétiquement modifiés sont des marchandises contestées, au sens où leur commercialisation soulève des controverses morales.

Celles-ci tiennent à la crainte de voir entrer la logique marchande dans des sphères jugées sensibles, car elles touchent à l’intimité des personnes, à leur intégrité, à la santé publique ou au maintien de l’ordre public. Si certaines de ces marchandises parviennent à se frayer un chemin jusqu’au marché, d’autres sont moins avancées et d’autres encore semblent durablement incapables d’y parvenir. Ces marchés, effectifs, potentiels ou bannis, sont des marchés contestés destinés à la commercialisation de marchandises contestées. Steiner P., Trespeuch M., dir., 2015, Marchés contestés. CC Patrick Mignard Ces effets, réels ou escomptés, irriguent les argumentaires d’entrepreneurs de cause. L’activité entrepreneuriale vue par les sociologues. A l’issue d’une recherche collective financée par l’Agence Nationale de la Recherche, Pierre-Marie Chauvin, Pierre-Paul Zalio et moi avons coordonné un ouvrage collectif présentant la façon dont les sociologues analysent l’entrepreneuriat.

Rédigé par une trentaine d’auteurs et publié en 2014 par Les Presses de Science Po, le Dictionnaire sociologique de l’entrepreneuriat explore les différentes facettes de cette activité, depuis les figures diverses de l’« entrepreneur » (le créateur d’entreprise, le dirigeant de groupe industriel, l’entrepreneur migrant ou le travailleur indépendant) jusqu’aux dispositifs qui l’encadrent (les « business plans », les lois relatives à la propriété intellectuelle), en passant par les concepts qui leur sont souvent associés (innovation, incertitude, profit) et les réseaux interpersonnels qui la sous-tendent dans les créations d’entreprises comme dans les petits mondes des dirigeants du CAC40. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. Dossier : Les usages sociaux du numérique – Mondes Sociaux.

Internet, Web 2.0, Web mobile, réseaux sociaux, médias sociaux… Ces mots que l’on imagine volontiers interconnectés mais qui ne désignent pas les mêmes dispositifs socio-techniques font désormais partie du vocabulaire courant non seulement des individus et des groupes, mais aussi des sciences humaines et sociales. Ces dernières ont très rapidement et très massivement traité leurs multiples dimensions – socio-technique, économique, politique, culturelle, communicationnelle –, de sorte qu’il est aujourd’hui impossible de porter un regard panoramique synthétique sur l’ensemble des recherches, même si on se limite à un seul pays.

C’est la raison pour laquelle ce dossier proposé par Mondes Sociaux n’est consacré qu’aux seuls usages des dispositifs socio-numériques. Mais au fait, à quoi fait-on référence quand on parle des « usages sociaux » ? CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Internet : ressources démocratiques et menaces Nathalie Paton …………………………………………………………………………… Michel Grossetti. Comment former les adultes ? – Mondes Sociaux. Dans La Formation professionnelle pour adultes. De l’éducation pour tous à la gestion individuelle des carrières, ouvrage paru au début de l’année 2013, Benjamin Saccomanno, post-doctorant associé au laboratoire CERTOP (Centre d’Étude et de Recherche Travail Organisation Pouvoir), s’intéresse à l’évolution historique et sociale de la formation professionnelle pour adultes (FPA) sur le temps long (1800-2009). Pour lui, le système de FPA est une « entité aussi complexe que composite », située au carrefour de deux univers : l’école et le travail.

La pluralité des acteurs (État, employeurs, syndicats, politiques et bénéficiaires de la formation), la diversité des structures, des enjeux ou encore des modes et niveaux de coordination et d’action, en rendent très difficile l’étude globale. L’auteur fait le choix de baser son analyse sur un corpus de documents institutionnels, tout en considérant les « concepts mobilisateurs », la sémantique et les aspects cognitifs. Les pétitions politiques en ligne – Mondes Sociaux. CC massimo ankor Les pratiques de pétitionnement connaissent un renouvellement, en lien avec le développement de l’Internet grand public, mais aussi avec l’évolution des modes d’expression des mouvements sociaux et au-delà, des formes d’expression politique.

En effet, plusieurs milliers de pétitions françaises circulent ou ont circulé sur la Toile, beaucoup ayant une dimension politique revendiquée ou implicite. Des sites de pétition en ligne sont apparus, offrant gratuitement aux acteurs sociaux individuels et collectifs la possibilité, grâce à des logiciels libres, de créer, gérer et faire circuler leurs pétitions, sans oublier les outils permettant d’installer soi-même une pétition sur son site ou sur les réseaux sociaux. Ainsi, tout semble en place pour que la pratique de la signature en ligne fasse partie des répertoires de mobilisation contemporains. Pour autant, la pétition électronique n’est guère un objet d’étude pour les SHS françaises. Affiche s.l. n.d., auteur inconnu. Inculquer la santé ? – Mondes Sociaux. Cette thèse étudie la genèse des campagnes de prévention santé par l’exercice physique selon une perspective socio-historique et une démarche compréhensive. D’une part, elle met en évidence les discours et dispositifs qui font de la thématique de la sédentarité un problème sanitaire de plus en plus préoccupant depuis les années 1960.

D’autre part, elle reconstruit les fondements théoriques, éthiques et politiques des messages publics de promotion des activités physiques comme facteur de santé. La recherche révèle les grandes mobilisations successives impliquant les pouvoirs publics et décrypte l’évolution des discours envisageant la pratique physique comme une voie de salut face aux pathologies modernes liées au manque d’exercice.

L’analyse est centrée sur les variations des savoirs scientifiques et médicaux utilisés, des justifications sociales énoncées ainsi que des groupes d’influence et experts présentés comme les plus légitimes. Omniprésence de l’autorité médicale (1960-1980)