background preloader

Crises

Facebook Twitter

Économie, Emploi, Exil, Exode, Guerre, Marché, Politique, Social

Rendre l’économie écologique et le développement soutenable – Mondes Sociaux. Comment sait-on qu’une espèce peut survivre ? Pour l’écologue Charles A. S. Hall, une espèce ne peut espérer survivre que si elle tire plus d’énergie de sa nourriture que la dépense nécessaire pour l’obtenir, par exemple, par la chasse (Hall et al., 1986). Le fait que nos sociétés développées aient besoin de toujours plus d’énergie pour fonctionner devrait nous interroger sur les conditions mêmes de notre survie. Dans quelle mesure une société qui travaille contre sa survie ou contre celle d’une partie de ses membres, peut-elle (doit-elle) être considérée comme « développée » ?

Douai A., Plumecocq G., 2017, L’économie écologique, Paris : La Découverte.Hall C. . « L’homme n’est pas fait pour travailler. En effet, en suivant les travaux pionniers de l’économiste Nicolas Georgescu-Roegen (1979), les chercheurs que se réclament de ce courant ont tendance à saisir les activités économiques comme des phénomènes thermodynamiques. Mais revenons à notre aphorisme. Mémoires d’un exode : la Retirada – Mondes Sociaux. Véronique Moulinié et Sylvie Sagnes, ethnologues au CNRS, mènent des recherches sur les notions de mémoire et d’identité.

C’est à ce titre qu’elles se sont intéressées à un moment très particulier de la guerre d’Espagne. Début 1939, cette guerre civile entraîne le départ de milliers de réfugiés républicains qui franchissent la frontière des Pyrénées vers la France, c’est la Retirada. Dans le film Mémoires de la Retirada réalisé par Marie Mora Chevais, les chercheures proposent une analyse ethnologique de la mémoire de cet exode et en étudient les variations et leurs articulations. Faisant suite à un travail d’enquête réalisé dans le cadre du projet Des exilés politiques aux vaincus magnifiques : mémoire des républicains espagnols (février 1939), le film tente de restituer la manière dont se construit la mémoire des républicains espagnols exilés en France. Le film Mémoires de la Retirada est diffusé par Mondes Sociaux dans le cadre d’une coopération avec CNRS Images. Support XDCam EX.

De Thucydide à Varoufakis : leçons grecques sur l’Euro – Mondes Sociaux. Et les faibles subissent ce qu’ils doivent ? , de Yanis Varoufakis, est un des meilleurs livres d’économie, dans ce genre particulier qu’est l’analyse de l’actualité, que j’ai lu ces dernières années. Economiste grec formé en Angleterre, enseignant dans plusieurs universités anglo-saxonnes, Varoufakis fut un observateur et un commentateur attentif des politiques économiques européennes avant de devenir le Ministre des finances du Premier gouvernement formé après la victoire électorale du parti Syriza – et à ce titre chargé des négociations avec l’Eurogroupe au premier semestre 2015. Avec ce double regard, et une belle culture historique, politique et littéraire, il montre de façon convaincante pourquoi la stratégie économique que suit actuellement l’Europe la conduit au désastre.

Le livre commence par cette scène stupéfiante où le tout niveau Ministre des Finances grec vient rencontrer à Berlin son homologue allemand. Varoufakis Y., 2016, Et les faibles subissent ce qu’ils doivent? L’Espagne en mouvement – Mondes Sociaux. L’Espagne connaît depuis dix ans de nombreux soubresauts. Chez ce bon élève de l’Union Européenne (début des années 2000), la crise économique de 2008, marquée notamment par l’explosion de la bulle immobilière, s’est poursuivie par une crise sociale (montée brutale du chômage et de la précarité), puis par une crise politique, celle-là même qui traverse encore le pays.

Incapable de se doter d’un gouvernement, l’Espagne a voté en octobre 2016 pour la troisième fois en un an. Les Français regardent leurs voisins ibériques avec un intérêt prononcé pour un objet politique non identifié : Podemos. Il suffit de consulter la rubrique « International » du Monde ou du Figaro pour s’apercevoir que, lorsque la presse française traite de l’Espagne, c’est en braquant les projecteurs sur le parti du charismatique Pablo Iglesias. Podemos joue certes un rôle crucial dans la situation actuelle car, sans nul doute, ses succès électoraux redessinent en profondeur les équilibres politiques du pays. Les origines lointaines de la crise grecque. Caricature du film Zorba le Grec, Copyright Burki Cet été, un troisième plan d’aide a été élaboré pour financer la dette grecque, énième épisode d’une histoire à rebondissements, ponctuée de débats tendus et de déclarations contradictoires.

La Grèce, présentée comme « un État clientéliste, bureaucratique, corrompu », s’est ainsi vu imposer un ensemble de réformes « drastiques et rapides » en échange d’une aide financière. Déjà, en 2010, un député allemand avait proposé que le pays mette en gage quelques îles. Désormais, la Troïka (le Fonds monétaire international, la Banque centrale européenne et la Commission européenne), qui impose la vente d’îles et autres biens publics, intervient directement dans le processus démocratique grec, « d’où la critique récurrente de mise sous tutelle de la Grèce », souligne sur France Info la journaliste Marie Viennot. Que ces critiques soient fondées ou pas, il est curieux de constater qu’elles ne font que reprendre un discours ancien. La monnaie comme langage performatif – Mondes Sociaux. CC Flickr Bill Brooks L’euro va-t-il disparaître ? Le bitcoin, monnaie virtuelle circulant sur le Net, est-il un feu de paille ?

Le sol violette, monnaie toulousaine, est-il seulement une élucubration altermondialiste ? Ce billet tente d’apporter des éclairages originaux sur ces questions en proposant d’appréhender la monnaie comme langage performatif, autrement dit « qui fait faire ». Mais d’abord, quelques éclairages sur les actes de langage, puis sur le langage des chiffres (Fauré, 2013). CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Une approche performative du langage met l’accent sur le fait que le langage n’est pas seulement utilisé pour décrire ce qui existe mais pour agir sur le réel en l’ordonnant, le constituant, le transformant.

Mais comme le disent les bavardages lycéens et estudiantins contemporains, les salles de cours et les amphithéâtres ne sont plus les sanctuaires d’antan pour la parole professorale (Serres, 2012). « Dire » un cours est de plus en plus difficile. . © SalFalko. Un économiste pas très distingué – Mondes Sociaux. CC Truthout.org – Patrick Mignard, dessinateur de presse occasionnel de Mondes Sociaux vient de publier un manuel d’économie ! – Tiens donc ! (étonnement)– Rassure-toi, c’est aussi un économiste ! – Ah bon ! En fait notre mi-dessinateur-bénévole, mi-économiste-plus-qu’atterré propose une nouvelle édition, préfacée par François Morin, revue, complétée, augmentée… mais toujours illustrée de petits dessins caustiques, de l’un de ses ouvrages dont le titre fleure bon la vulgarisation à usage citoyen.

CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux La première partie dédiée à « L’économie réelle » est consacrée à quelques catégories économiques de base, autrement dit essentielles, quelquefois tirées –horresco referens– du lexique marxien. . © Thierry Ehrmann © George Comme pour la première partie, le développement se prolonge par un bouquet de questions : toutes expriment des demandes d’explication pour mieux cerner la crise et mieux se situer par rapport aux explications dominantes. Le capitalisme cognitif à l’ère du numérique – Mondes Sociaux. CC Flickr Jacob Bøtter Nous voudrions ici mettre l’accent sur une série de mutations qui se sont produites à l’échelle mondiale depuis les années 1980, en lien avec ce que l’on appelle souvent « l’ère du numérique » ou « la révolution numérique ».

Ces mutations s’inscrivent dans la perspective d’un capitalisme que l’on qualifiera volontiers de « cognitif ». Ce capitalisme ne fonctionne pas pour l’instant sur une base stable et il n’est pas fondé sur un mode de régulation qui en assure la cohérence. Ses contradictions internes sont importantes, en particulier entre finance et connaissance, ce qui induit des chocs de temporalité très forts. En effet, la finance (mais également la circulation des informations) s’inscrit dans un temps très court, tandis que la construction des connaissances et des compétences suppose un temps long. Colletis G., 2010, L’urgence industrielle ! Crédits : Evi Widiarti CC Pixabay OpenClipart-Vectors CC Université Toulouse Jean Jaurès CC Flickr Andreas Kontokanis. La crise économique et financière en débat – Mondes Sociaux.

© Flickr / cc La crise économique et financière sévit toujours et même s’aggrave un peu partout, surtout en Europe. Il y a une convergence de vue chez les économistes sur une partie du diagnostic de la crise actuelle et de sa sortie possible. Quelques divergences… CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Mais il existe aussi de vrais points de divergence que l’on peut ramener à une question centrale : la crise financière et la crise des dettes souveraines doivent-elles faire fondamentalement l’objet d’un traitement séparé, ou bien la crise des dettes souveraines s’articule t-elle étroitement sur la crise financière ? Ou encore : le surendettement des Etats les plus développés provient-il, oui ou non, de la crise financière ? C’est très simple : le surendettement actuel des Etats provient de la crise financière pour deux raisons essentielles. Crédits Patrick Mignard S’attaquer aux causes de la crise financière, c’est comprendre les causes de l’instabilité financière et monétaire.

Crise de la représentation ? – Mondes Sociaux. Affiche Mai 68 s.a. « Populisme », « démagogie », « abstentionnisme », « rupture de confiance », « défiance citoyenne », « médiacratie », « affaiblissement de l’État », « perte de contenu de la citoyenneté », la liste des qualificatifs n’est jamais close quand on évoque la représenttaion politique… Reste-t-il encore quelque chose « d’intéressant » à dire sur ces sujets ? Peut-être, si l’on veut bien rompre avec une vision normative et abstraite. Et donc si l’on observe la représentation politique en train de se faire, dans une situation donnée, et non pas comme un objet abstrait. Telle est la posture que j’ai adoptée dans ma thèse De la démocratie en Argentine. Représenter le peuple après « le 2001 ». J’ai tenté de comprendre comment, après une forte contestation de la représentation politique, celle-ci demeure un élément essentiel dans la régulation du collectif. CC Gustave Deghilage Affiche d’époque. François Morin, un économiste éclairé – Mondes Sociaux.

François Morin, spécialiste reconnu de l’économie financiarisée, est aujourd’hui Professeur émérite de sciences économiques à l’Université Toulouse I – Capitole. Il est une personnalité marquante de cette discipline dont les évolutions ont transformé l’environnement socio-économique des 40 dernières années. Acteur et penseur de son temps dans une société soumise à une succession rapide de changements économiques, politiques, technologiques, culturels, il est un chercheur à la fois « pointu », érudit et critique.

Dès les années 1970, il est un des rares économistes à mettre fortement en exergue le rôle de la finance dans ses interactions avec la sphère de l’économie réelle. Son souci est l’anticipation qui permet d’éclairer les déterminismes croissants induits par le contrôle du pouvoir des firmes, préoccupation qu’il exprime déjà dans sa thèse d’Etat (1974) consacrée à La structure financière du capitalisme français. Du LEREP au LEREPS Photo LEREPS Qui détient le pouvoir financier ?