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Communication

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Crises économiques, discours et brouhaha. « Oui, mais on disait précisément la même chose avant la crise de 1929. Les années 1920 connurent le plein-emploi, sur fond de croissance insolente et de spéculation boursière, à l’image des années 1990 […] Les autorités politiques et financières martelaient alors le même discours sur la confiance, la croissance, la prospérité durable. Le cycle actuel est similaire » (entretien avec l’économiste James K. Galbraith, Libération, 24/09/2007). Deux discours sur les crises économiques – l’une du passé, l’autre à-venir – s’entrecroisent dans cet extrait : celui, rassurant, attribué aux autorités politiques et financières et celui, plus pessimiste, formulé par un économiste qui profite d’une critique adressée au premier discours pour construire le sien et renforcer sa sombre expertise.

Envisager cette production soulève deux difficultés immédiates : celle du discours et celle de la crise. Extrait de l’affiche du film La vérité si je mens ! CC Pixabay Felipeblasco. Une théorie de l’amour pour les organisations ? L’amour et les organisations productives, et tout particulièrement les entreprises, n’ont jusqu’ici pas toujours fait bon ménage. Et ce constat pourrait être aussi bien celui des managers et des chefs d’entreprise que celui des chercheurs (sciences de gestion, économie, sociologie, sciences de la communication…) qui ont pignon sur rue dans le domaine pourtant très vaste des recherches sur les organisations.

Pourquoi les organisations auraient-elles besoin d’une théorie de l’amour ? Quels objectifs donner à un tel projet théorique ? Peut-on appréhender l’amour comme un calcul et établir à quelles conditions ce calcul est le meilleur ? Cet article présente les premiers éléments d’une théorie de l’amour exposée au Colloque EGOS 2017. Trois raisons principales expliquent ce besoin d’une théorie de l’amour. Les exemples abondent pourtant qui montrent que la lutte des classes n’est pas une fatalité, de même que celle des peuples et celle des ego. CC Flickr Denis Bocquet. Rousseau a-t-il inventé le tweet ? Ces propos doivent vous paraître totalement anachroniques et absolument pas pertinents. Pourtant, l’anachronisme est un outil de réflexion parfois utilisé par les chercheurs pour mettre en lumière certains aspects de leurs objets d’étude. C’est en tout cas ce qu’a fait Maria Leone, doctorante en littérature française à l’Université Paris IV et enseignante en classe préparatoire à Lyon, dans un article audacieusement intitulé « Rousseau : Jean-Jacques inventeur du tweet ?

». Au fil de son article, elle propose un parallèle entre les expériences vécues par plusieurs auteurs du XVIIIe siècle lors de leurs échanges privés, de leurs productions écrites et de leur relation avec leurs publics et celles que nous vivons aujourd’hui dans nos modes de communication sur Internet ou par SMS. Texte : Manon BrilImage : Sébastien PoublancMusique : OTAM Crédits image à la Une : CC Sketchport Zakeena et crédits image d’entrée : CC Mondes Sociaux. Les émotions en ligne ou l’économie du « like » Sur le Web, quand on aime on ne compte pas ses clics. Pas plus d’ailleurs que ses joies, ses peines ou sa colère. Dans un ouvrage consacré au Web affectif, on se propose de parler d’amour. L’amour que les plateformes Web permettent de transmettre et de recevoir via de nombreux signes émotionnels (emoji, likes, émoticônes, cœur…). L’amour que ces plateformes portent à nos énonciations émotionnelles afin d’affiner la collecte et le traitement des données nous concernant.

L’amour, enfin, que les professionnels de la communication et du marketing semblent ressentir envers des technologies et des méthodes qui permettraient de capter, analyser et comprendre ce que nous ressentons. En somme, dans cet essai, nous tentons de penser l’économie du numérique au travers d’un prisme affectif. Alloing C., Pierre J., 2017, Le Web affectif. Cc pixabay Clker-Free-Vector-Images Alloing C., 2016, (E)réputation. CC Pixabay Pixaline Kramer A., Di Guillory J. CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux. La presse féminine est-elle le tombeau de l’émancipation féminine ? – Mondes Sociaux. Nombre de journalistes et de scientifiques partagent une même posture : la presse féminine ne serait qu’un amas de normes aliénantes pour les femmes. Pire, leur production ne vanterait que le soin des apparences, la gestion du foyer et de la famille, les soins des enfants, une sexualité libre et épanouie, un travail émancipateur, un mode de vie plus écologique etc.

Autant de recommandations indiquant aux femmes comment faire, comment être, selon des modèles figés et des injonctions commerciales. Il ne s’agit pas de s’opposer à ce constat mais de revenir sur l’histoire de cette presse et de ses contenus pour tenter de comprendre les enjeux complexes de la première presse de France. Pour étudier l’histoire de la presse féminine française et des normes de féminité qui y sont diffusées, le magazine Marie-Claire représente une bonne source. Cet article est mis en ligne conjointement par Mondes Sociaux et L’Histoire dans le cadre d’un partenariat de co-publication. CC Gallica Marie-Claire. Les musées entre séduction et course à l’audience – Mondes Sociaux.

Au début des années 1980, alors que se termine un cycle de recherche sur la vulgarisation scientifique, la nouvelle cité des Sciences et de l’Industrie de La Villette (qu’on avait délibérément décidé de ne pas appeler musée) sollicite l’auteur de ces lignes en tant que spécialiste de culture scientifique et des sciences du langage. L’idée est d’y développer un nouveau secteur de recherche pour accompagner le programme de création d’expositions et surtout leur réception par les publics. Le sociolinguiste, amateur d’art et visiteur dilettante de musées, s’engage alors dans une nouvelle direction de recherche.

Ce qui va le conduire à travailler sur les panneaux d’expositions, les étiquettes et plus généralement la présence de l’écrit dans les expositions, les monuments et les musées. En dehors de quelques travaux sociologiques et de recherches en didactique des sciences, la recherche française sur les musées est encore balbutiante. Tous droits réservés MKF éditions Sociologique ensuite. François Cooren : l’exigence du regard – Mondes Sociaux. Qui est François Cooren ? En quoi ses travaux bouleversent-ils les approches traditionnelles de la responsabilité et de l’autorité dans les organisations ? Mais avant d’évoquer les travaux d’un chercheur aux questions perturbantes et aux réponses exigeantes, il est nécessaire de « tirer » brièvement son portrait académique.

François Cooren effectue ses recherches au sein du Groupe de Recherche en Langage, Organisation et Gouvernance (LOG). Il est l’ancien directeur du Département de communication de l’Université de Montréal (2006-2015), le Président de l’International Association of dialogue Analyse, l’ancien Président et actuellement membre émérite de l’International Communication Association. Il est surtout l’auteur de plus d’une cinquantaine d’articles dans des revues de référence telles que Communication Theory, Human Relations, Journal of Pragmatics.

Il a aussi publié plusieurs ouvrages en anglais sur la thématique des propriétés organisantes de la communication. Sur et sous les pseudosciences du décryptage du langage non verbal – Mondes Sociaux. Arrêtons de décoder ! Tout discours se réclamant de la science se doit d’être pondéré, mesuré. Il en va de son acceptation par une sphère académique rompue à des codes rhétoriques intangibles. Mais à côté de l’Université, institution de production et de légitimation de la science, prospèrent dans la sphère des relations interpersonnelles des pseudosciences arrogantes et ineptes. Elles font commerce de recettes et de prescriptions censées permettre de « lire » infailliblement dans autrui en décryptant sa gestuelle. Il va sans dire que les périodes d’élections (et donc de meetings et de débats) donnent lieu à des « décryptages » débridés de la gestualité des candidats, qui révélerait leurs émotions voire leur personnalité !

Lardellier P., 2017, Enquête sur le business de la communication non verbale. Au plus près des acteurs sociaux, il y a l’ordre des interactions. On pourrait commenter longuement l’apport d’Erving Goffman, véritable « entomologiste du social ». CC Pixabay Prawny. Quand un club de foot communique comme une entreprise… – Mondes Sociaux. CC Pixabay Clker-Free-Vector-Images « Le football est-il une entreprise comme les autres ? », s’interrogeait en 2014 Frédéric Thiriez, alors Président de la Ligue de football professionnel (LFP), dans la Revue Internationale et Stratégique.

Définir le club de football professionnel comme une entreprise suppose de le saisir comme une organisation à but lucratif combinant le travail et le capital afin de produire des biens et/ou des services marchands dans le but de réaliser des profits. On est alors très loin du sport associatif, à but non lucratif et fondé sur des valeurs comme le don de soi, la solidarité, le partage d’une passion.

On est par contre de plain pied dans des débats « sans fin », très polémiques, mais aussi très anciens, puisqu’ils remontent pratiquement aux origines de ce sport. Nous n’allons pas, à notre tour, nous demander s’il est bon ou non de comparer le club professionnel et l’entreprise. CC Tibo pour Mondes Sociaux CC Pixabay Maiconfz. L’intime dans les réseaux sociaux – Mondes Sociaux. CC Pixabay Johnhain Dans son ouvrage Raison, bonnes raisons (2003), le sociologue Raymond Boudon s’est intéressé aux « bonnes raisons » que les individus peuvent invoquer pour expliquer que leurs actions sont moins irrationnelles qu’il n’y paraît, mais obéissent à des rationalités que le chercheur doit révéler.

Autrement dit, si leurs choix ne sont pas tous nécessairement rationnels, ils ont aussi de bonnes raisons pour agir comme ils le font. Dans ma thèse soutenue en 2016, qui traite des pratiques de l’intime dans les réseaux sociaux, j’ai voulu chercher les bonnes raisons qu’ont les internautes de se livrer sur leur vie privée. Il me fallait pour cela dépasser les jugements hâtifs très négatifs qui les relèguent, entre autres, dans la zone trouble du narcissisme et me pencher sur les bénéfices espérés par ces nouveaux pratiquants de l’intime.

Lemeilleur S., 2016, L’expressivité de l’intime sur les dispositifs du web. CC Pixabay OpenClipart-Vectors CC Flickr Incase Jeudy H. Des jeux vidéo dans nos musées – Mondes Sociaux. Les technologies numériques sont partout autour de nous et changent nos pratiques. Les supports que nous utilisons aussi bien dans la vie pratique que dans nos loisirs évoluent très vite : alors que l’écran tactile est monnaie courante, le recours aux capteurs dans le jeu vidéo tend à éliminer totalement toute interface matérielle. Les institutions telles que les musées tentent de s’approprier ces nouveaux supports pour diversifier leurs contenus. Ces dispositifs modifient forcément l’expérience muséale du visiteur et les chercheurs s’intéressent à ces questions. Comment réagissons-nous devant un dispositif inconnu ?

La chercheure a observé les réactions des visiteurs face à une installation vidéo-ludique dans le cadre de l’exposition Jeu vidéo : l’expo, présentée en 2013-2014 à la Cité des Sciences et de l’Industrie (Paris). Avides de Recherche est une émission du magazine Mondes Sociaux. Texte/voix : Manon BrilMusique : OTAM. Faut-il lire les textes des expositions ? – Mondes Sociaux. L’exposition est devenue un média, fabriquée par les professionnels (muséographes ou expositeurs) en vue de provoquer des effets sur les publics. Selon la thématique dans laquelle elle est inscrite, ces effets sont de différente nature : esthétiques, scientifiques, sociaux… La spécificité du média exposition est qu’il déploie dans un espace, aménagé et ordonnancé, des œuvres ou des objets exhibés afin qu’ils soient vus, compris ou appréciés par les publics.

Comme d’autres médias, l’exposition combine plusieurs registres de sens afin de construire un contenu à transmettre ou de produire des effets sur les visiteurs. Ces registres (objets, son, décor, éclairage, audiovisuel…) ont pour mission de mettre en valeur les objets ou les œuvres exhibés dans un parcours architecturé. Or, l’un d’eux est parfois laissé de côté ou oublié, le registre textuel. En dépit du peu de cas qu’on lui accorde, l’écrit joue un rôle primordial dans la conception et l’appropriation du discours d’exposition. Où la révolution numérique mène t-elle ? – Mondes Sociaux. CC Pixabay OpenClipart-Vectors La révolution numérique s’est imposée à la fin des années 2000 quand des milliards de personnes ont pu se connecter à Internet. Cette révolution technique n’obéit à aucune volonté politique de transformation sociale et personne ne connaît la direction qu’elle nous fait prendre. Même si elle est jugée en général positivement grâce au surcroît de liberté qu’elle apporte, des évaluations plus critiques mettent en cause les nouvelles formes de contrôle et de domination qui l’accompagnent. « Quand on ne sait pas où l’on va, dit le proverbe, il vaut mieux savoir d’où l’on vient ».

Revisiter et expliciter ces problématiques est indispensable si on veut comprendre la dynamique de l’incertaine révolution numérique en cours. Au début des années 1970, l’automatisation des fichiers de personnes fait naître des craintes pour les libertés individuelles dans la mesure où l’Etat a désormais les moyens de rendre totalement transparents ses administrés. CC Wikimedia Commons. Quand le roquefort fait Société – Mondes Sociaux. Affiche publicitaire début XXe siècle. Crédits : Roquefort Société Fromage affiné dans les caves d’un petit village du sud de l’Aveyron qui lui a donné son nom, le roquefort est connu dans le monde entier pour symboliser « un certain art de vivre alimentaire, opposé aux dégâts de la ‘malbouffe’ ». Dans Le sacre du roquefort, Sylvie Vabre s’intéresse à Société, une des entreprises les plus emblématiques de sa fabrication, dont l’histoire est indissociable du produit qu’elle fabrique.

Comment cette entreprise a-t-elle réussi « à imposer dans l’imaginaire collectif un fromage moisi, veiné de ridules bleuâtres (ou verdâtres), à l’odeur et au goût très marqués et ce, sur (presque) tous les continents ? » Vabre S., 2015, Le sacre du roquefort. L’émergence d’une industrie agroalimentaire (fin XVIIIe-1925), Rennes : PUFR/PUR, Tables des Hommes, 580 pages.

CC Flickr Franck Barre Roquefort-sur-Soulzon (Aveyron) CPA Les cabanières CC Patrick Mignard pour Mondes Sociaux Illustration thèse Sylvie Vabre. Quand la publicité enlève le bas… – Mondes Sociaux. Il est des publicités qui font date et dont on se souvient : le spot de Perrier (1976) évoquant l’éjaculation, ou la campagne de l’afficheur Avenir dans laquelle Myriam « enlevait le bas » en 4×3 dans les villes de France (1981) sont de celles-là. Le striptease publicitaire ne s’est pas arrêté là et aujourd’hui tout y passe : parfums, vêtements, électroménager, produits d’entretiens, alimentation, tous participent au Kâma-Sûtra médiatique, chacun choisissant son degré de sexe. Pourtant, malgré la multiplication et l’intensification des connotations sexuelles dans la publicité qui auraient dû les interpeller, les sciences humaines et sociales françaises sont restées timides dans l’exploration des fantasmes publicitaires et de leurs effets supposés ou réels.

Campagne Avenir publicité, 1981 Loubradou E., 2015, La Pub enlève le bas, sexualisation de la culture et séduction publicitaire, Paris : Editions le Bord de l’Eau/INA, 340 pages. Loup des villes, loup des champs, Tex Avery Paveau M. La Guerre de 14-18 racontée aux touristes – Mondes Sociaux. Journal interne et intelligence collective – Mondes Sociaux. #EP2014 ou les élections européennes depuis Twitter – Mondes Sociaux. Vous avez dit « organizing » ? – Mondes Sociaux. La performativité du langage des chiffres – Mondes Sociaux. Politiques et presse people – Mondes Sociaux. Inculquer la santé ? – Mondes Sociaux.