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Intersectionnalité

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Judith Butler : “L’homophobie est un mot passionnant” - Idées. Sexisme, racisme, homophobie : il a bon dos, le politiquement correct ! | Ladies & gentlemen. Etre féministe est globalement une joie. C'est être porté-e chaque jour par un idéal d'égalité. C'est se stimuler en permanence pour chercher des arguments pertinents, en évitant les pièges et les impasses de sa propre pensée. C'est faire l'effort de chercher le bon ton pour parler aussi à celles et ceux qui ne pensent pas comme soi. C'est encore s'obliger à une forme d'honnêteté intellectuelle, en reconnaissant quand il le faut, qu'on a tort, qu'on a soi-même des réflexes sexistes, qu'on n'a pas pris la bonne direction pour aborder une question compliquée...

C'est réfléchir, en somme, et ça c'est vraiment super bon! Mais être féministe, c'est aussi prendre des coups. Être féministe, c'est aussi se confronter régulièrement à un argument d'une malhonnêteté accomplie : celui du "politiquement correct". Le politiquement correct, il faut le savoir, c'est très très mal! Ne pas être politiquement correct, en revanche, c'est super cool. Le politiquement correct, c'est comme tout. Cyborg Thatcher. Parmi les innombrables réactions suscitées au Royaume-Uni par la mort de Margaret Thatcher, celle-ci est assez remarquable.

La députée travailliste Glenda Jackson a tenu ce discours à la House of Commons pendant la session d’hommage à l’ancienne Première Ministre: Après avoir longuement détaillé les méfaits du thatchérisme, elle conclut en réagissant aux discours saluant en Thatcher la première femme Première Ministre (à partir de 5’42): I am of a generation that was raised by women, as the men had all gone to war to defend our freedoms. They did not just run a Government; they ran a country. The women whom I knew, who raised me and millions of people like me, who ran our factories and our businesses, and who put out the fires when the bombs dropped, would not have recognised their definition of womanliness as incorporating an iconic model of Margaret Thatcher.

To pay tribute to the first Prime Minister denoted by female gender, okay; but a woman? Not on my terms. AC Husson Like this: « Dans l’amour des homosexuels : personne n’est homophobe. Il faut se réjouir de la manifestation du 13 janvier – mais si, je vous assure. On a effectivement appris à cette occasion que s’opposer au mariage pour les couples de même sexe, ce n’est pas être homophobe. D’ailleurs, c’est celui qui dit qui y’est: c’est le gouvernement qui est homophobe, lui qui prétend réduire les homosexuel·le·s à leurs "instincts".

Frigide Barjot, organisatrice de cette manifestation, a commenté sur BFM TV la mobilisation en déclarant qu’« un million de personnes se sont mobilisées dans l’amour des homosexuels". On peut se demander ce qu’il en serait si ces personnes n’aimaient effectivement pas les homosexuel·le·s. Le mot d’ordre de la manifestation était d’ailleurs aux bonnes moeurs anti-homophobes, et on a pu voir des slogans aussi touchants que "mariageophile, pas homophobe" (à prononcer la bouche en cœur et les yeux candides). A noter aussi à gauche: "On veut du sexe pas du genre". Qu’est-ce que l’homophobie, et pourquoi ces protestations? Pour Eric Fassin, L’islam ce nouveau déterminisme selon Eliacheff et ELLE. Ce qu'il y a de formidable avec notre vision du racisé-e, c'est qu'il est tout entier contenu dans ce qui le racialise ; sa culture, sa religion, sa couleur de peau.

Il serait comme incapable de s'en sortir, incapable de voir plus loin que son taux de mélanine ou le tissu qu'il porte sur la tête.Dans cet entretien, publié dans le désormais très antiraciste magazine Elle (qui, tel Charlie hebdo, demandera bientôt aux copains du Monde une grande tribune pour expliquer combien ils sont antiracistes) , Eliacheff nous montre de façon magistrale comment elle pense les racisés. Les racisés ne sont pas vus comme des êtres pensants, mais des êtres agis et tout entiers contenus dans leur religion, leur couleur de peau, leur culture. Une femme voilée est ainsi tout entière contenue dans son voile, qui devient un élément naturalisé au même titre que la couleur de peau chez d'autres. Une femme voilée est agie par un bout de tissu alors que je ne suis pas agie par mes talons de 7 cm. Ces bobeaufs machos qui se font passer pour de grands libéraux | Ladies & gentlemen. Entre le pathétique billet de deux blogueurs "tendances" visant à défendre le cas Guillaume Pley (vous savez l'animateur de NRJ qui saute sur des filles dans la rue pour les embrasser avec ou sans leur consentement), les navrants editos de Lui, la ration quotidienne d'élucubrations anti-féministes de Libé (dont le récent et étrange papier de politique fiction pro-DSK de Luc Levaillant) et tant d'autres, j'observe comme une figure qui s'impose chez le macho bien loti (qui bosse préférabelement dans la comm ou les médias) : c'est le grand libéral ouvert d'esprit que rien ne choque...

Sauf ce qu'il appelle les dérives "fascisantes" du féminisme. Le grand-libéral-d'esprit-que-rien-ne-choque et la liberté d'expression Le grand-libéral-d'esprit-que-rien-ne-choque et la séduction Le grand-libéral-d'esprit-que-rien-ne-choque et l'humour Car il le sens de l'humour, et cite volontiers Desproges qui voulait "rire de tout", même si ce n'est pas possible "avec n'importe qui". Lui, il est réaliste. Christiane Taubira ; un traitement entre racisme et sexisme. Toutes les femmes politiques subissent du sexisme c'est à dire qu'elles sont critiquées sur ce qu'elles sont mais pas sur ce qu'elles font.

Elles sont ainsi renvoyées à leur genre lorsque leurs idées politiques, leurs propositions de loi ne conviennent pas à leurs opposants. On va ainsi renvoyer une femme à "garder les enfants" ou "à ses casseroles". Lors de la proposition de loi sur les 35 heures, un chef d'entreprise proposa d'envoyer à Martine Aubry un bataillon de parachutistes ; pour lui, il était évident qu'une telle proposition ne pouvait avoir été dictée par la raison, mais par la frustration sexuelle. Lors de l'élection à la députation de Marion Maréchal-Le Pen, beaucoup ne se privèrent pas de créer des photo-montages pornographiques au lieu de l'attaquer sur le terrain des idées.

Les femmes sont ainsi renvoyées au sexe et à leur sexe. Christiane Taubira est ministre de la justice ; elle est également une femme, noire et âgée. Le critère de baisabilité Une femme noire. Anti-homophobie et anti-racisme: la question de l’intersectionnalité. Le titre de cet article fait référence à la polémique liée à l’essai Les féministes blanches et l’empire de Stella Magliani-Belkacem et Félix Boggio Ewanjé-Epée (La Fabrique, 2012). Une polémique cantonnée, certes, aux milieux militants de gauche, mais sur laquelle il me semble important de revenir, ce qui me permettra de développer la définition du concept d’«intersectionnalité » évoqué dans un précédent article.

L’homosexualité, « imposée par l’Occident »? Drame en 5 actes. [I] Tout est parti d’un article paru sur Street Press le 7/02 et intitulé « Plus forts que Frigide Barjot, les Indigènes de la République dénoncent l’«impérialisme gay' ». [II] l’article est repris par Rue 89 sous le titre « Les Indigènes de la République contre l’«homosexualité imposée' ».

De quoi s’agit-il, au fait? L’essai avait déjà fait l’objet d’une critique acérée en décembre sous le titre « Les féministes blanches et l’empire ou le récit d’un complot féministe fantasmé ». La question de l’intersection.